Association médicale canadienne

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10 août 2006 14h43 HE

AMC : Les patients et les médecins le reconnaissent... Le Canada a besoin d'une soupape de sécurité

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 10 août 2006) - Les Canadiens et les médecins reconnaissent que les gouvernements doivent établir des points de repère sur les temps d'attente pour l'accès aux soins de santé et créer une "soupape de sécurité" financée par le secteur public afin de permettre aux patients de chercher à obtenir les soins dont ils ont besoin si l'on ne respecte pas les points de repère.

Selon des sondages réalisés par Ipsos-Reid auprès du public pour le compte de l'AMC et un sondage auprès des médecins réalisé par l'AMC, 71 % des Canadiens et 68 % des médecins reconnaissent qu'il faut établir des points de repère sur les temps d'attente. Les deux groupes approuvent aussi par une majorité écrasante (84 % et 85 % respectivement) le principe d'une soupape de sécurité en soins de santé qui permettrait aux patients d'avoir accès à des soins ailleurs (que ce soit au Canada ou à l'étranger) s'ils doivent attendre plus longtemps que les délais médicalement acceptables.

"C'est la preuve la plus solide jusqu'ici qui indique que les Canadiens comprennent le besoin de nouvelles lignes directrices et mesures pour que notre système de santé fonctionne, a déclaré le Dr Collins-Nakai. Les Canadiens nous ont dit qu'ils croient toujours aux principes qui sous-tendent notre système national d'assurance-maladie, mais veulent que les gouvernements garantissent le fonctionnement de ces principes pour les patients."

Outre l'appui aux points de repère et à une soupape de sécurité, le sondage a aussi révélé que le public (83 %) et les médecins (75 %) appuient fermement la couverture continue par le gouvernement de tous les services de base (médicalement nécessaires).

"Il s'est dit beaucoup de choses au cours des dernières semaines au sujet du glissement des priorités et du fléchissement de l'engagement à réaliser des progrès réels au sujet des temps d'attente, a déclaré le Dr Collins-Nakai. Or, rien n'a changé, ni pour la population canadienne, ni pour les médecins du Canada. Les gouvernements doivent s'attaquer à la grande priorité nationale : garantir l'accès en temps opportun à des services de santé de qualité."

Les médecins et la population (76 % et 60 % respectivement) sont d'avis que si les médecins fournissent des services financés à la fois par le secteur public et par le secteur privé, ils devraient consacrer au système public un pourcentage précis de leurs heures de travail. De leur côté, les médecins continuent d'appuyer solidement la participation au système public, mais n'appuient pas la réglementation des honoraires ou des heures de travail comme moyen d'imposer la participation.

"Les médecins du Canada demeurent voués à fournir des soins de grande qualité sans égard à la capacité de payer des patients. D'ailleurs, ils et elles sont d'avis, dans une proportion de 60 %, que les médecins devraient travailler un certain nombre d'heures dans un système public, a conclu le Dr Collins-Nakai. Les résultats de cette enquête montrent clairement que les médecins du Canada continuent à se ranger carrément du côté des patients, et nous sommes engagés à agir dans leur meilleur intérêt."

Pour obtenir le sondage de Ipsos-Reid sur Les soins dans les secteurs public et privé selon les Canadiens, consulter amc.ca

Renseignements

  • Association Médicale Canadienne
    Carole Lavigne
    Relations avec les médias
    (613) 731-8610 ou 1-800-663-7336, poste 1266