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Groupe d'intervention action-santé

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15 sept. 2005 08h00 HE

AMC-Un an après l'adoption du Plan décennal pour consolider les soins de santé : beaucoup d'espoir mais peu de confiance

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 15 sept. 2005) - Un sondage réalisé par Ipsos-Reid, pour le compte de l'Association médicale canadienne (AMC) et de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), montre que même si les Canadiens croient que le Plan sur la santé adopté par les premiers ministres en septembre 2004 peut aider à reconstruire le système de santé, beaucoup craignent que les gouvernements ne respectent pas leur échéance d'intervention.

L'AMC et l'AIIC ont annoncé les résultats du sondage aujourd'hui, en compagnie de l'Association canadienne des soins de santé (ACS), de l'Association des pharmaciens du Canada (APhC) et du Groupe d'intervention Action santé (HEAL), au cours d'un événement conjoint organisé pour souligner le premier anniversaire de l'Accord sur la santé signé par les premiers ministres en 2004. Les cinq organisations nationales représentant les médecins, les infirmières et autres travailleurs du système de santé de même que les établissements et organismes de santé, ont demandé aux dirigeants politiques d'accélérer leurs interventions afin de respecter les échéances fixées dans le plan de 2004 sur la santé.

A la veille du premier anniversaire du plan, la plupart des Canadiens (54 %) sondés ont déclaré être moins optimistes qu'il y a un an au sujet de l'avenir des services de santé dans leur communauté.

"L'an dernier à cette époque, les premiers ministres se sont engagés à produire des points de repère sur les temps d'attente et des objectifs d'augmentation du nombre de professionnels de la santé oeuvrant dans le système", a déclaré la présidente de l'AMC, le Dr Ruth Collins-Nakai. "Ces promesses ont incité les Canadiens à croire que nous avions réussi un virage dans la santé. La population craint maintenant que leurs dirigeants aient tourné la page sur la santé avant de tenir les promesses de l'accord."

Sharon Sholzberg-Gray, présidente-directrice générale de l'ACS, a déclaré que même si les Canadiens sont prêts à investir dans le système de santé, ils s'attendent en retour à des résultats concrets, à de l'information publique sur les résultats pour la santé et sur les coûts, à des obligations d'imputabilité claires et, avant tout, à l'accès en temps opportun à des soins de santé de qualité. "Nous avons hâte de collaborer avec les gouvernements pour atteindre nos objectifs communs, a-t-elle ajouté, et nous avons l'intention de les tenir sur le qui-vive."

L'établissement, avant le 31 décembre 2005, de points de repère pour les temps d'attente médicalement acceptables dans le cas des traitements contre le cancer et les problèmes cardiaques, de l'imagerie diagnostique, des arthroplasties et du rétablissement de la vue, ainsi que d'indicateurs comparables de l'accès aux professionnels de la santé, constituent deux éléments clés du plan des premiers ministres.

"En septembre dernier, les gouvernements ont rassuré les Canadiens en affirmant attacher une grande priorité au renforcement du système de santé", a déclaré Mme Deborah Tamlyn, PhD, présidente de l'AIIC. "Les professionnels de la santé et les citoyens du Canada cherchent des preuves démontrant que le gouvernement a donné suite à cette promesse."

Même si trois Canadiens sur quatre reconnaissent que les points de repère sur les temps d'attente sont une bonne idée, le tiers seulement (33 %) sont convaincus que le gouvernement fédéral et celui de leur province ou territoire tiendront leur promesse d'établir des points de repère d'ici à décembre 2005.

"A l'exception de la nomination récente d'un conseiller sur les temps d'attente, le Dr Brian Postl, et de quelques autres activités, les prestateurs de soins de santé et les gestionnaires du Canada semblent exclus du processus", a déclaré Pamela Fralick, présidente du Groupe HEAL. "Un an après la signature de l'accord, nous nous demandons ce qu'est devenue la promesse des dirigeants politiques de solliciter dès le début et de façon soutenue une contribution véritable des professionnels de la santé."

Le plan décennal comprenait l'engagement de fixer des objectifs en matière de formation, recrutement et maintien en poste des professionnels de la santé, avant le 31 décembre 2005. Les premiers ministres se sont engagés aussi à élaborer et à mettre en oeuvre une stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques avant le 30 juin 2006.

"Compte tenu de l'augmentation continue du coût des médicaments, des préoccupations au sujet de leur innocuité et des lacunes des soins, le besoin d'une Stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques est d'une importance vitale", a ajouté Jeff Poston, PhD, directeur général de l'Association des pharmaciens du Canada. "Or, la consultation réelle des prestateurs de soins de santé a été limitée jusqu'à maintenant, et les progrès, dans l'ensemble, semblent lents."

Tout comme les Canadiens ne croient pas que l'on établira des points de repère sur les temps d'attente, un Canadien sur trois seulement (34 %) est convaincu que les gouvernements tiendront leur promesse d'établir avant la date limite des objectifs relativement aux professionnels de la santé.

La plupart des Canadiens (62 %) conviennent aussi que le gouvernement fédéral devrait retenir une partie (41 %) ou la totalité (21 %) de l'augmentation du financement consacré à la santé qui n'a pas encore été transférée aux provinces et territoires n'ayant pas satisfait aux engagements jusqu'à ce qu'ils tiennent leurs promesses. Un Canadien sur trois seulement (34 %) croit qu'il ne faudrait pas retenir l'augmentation du financement et qu'il faudrait accorder aux provinces et aux territoires une prolongation pour leur permettre de tenir ces engagements.

Les résultats du sondage proviennent d'entrevues téléphoniques menées auprès de 1001 Canadiens adultes entre le 6 et le 8 septembre 2005. Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,2 %, 19 fois sur 20. Les marges d'erreur sont plus élevées dans les sous-groupes régionaux et démographiques.

Pour accéder au sondage Ipsos-Reid, consulter amc.ca

Renseignements

  • AMC
    Carole Lavigne
    (613) 731-8610, poste 1266
    ou
    AIIC
    Joanna Filion
    (613) 237-2159, poste 312
    ou
    ASC
    Natalie Rochon
    (613) 241-8005, poste 205
    ou
    APhC
    Louise Crandall
    (613) 523-7877
    ou
    HEAL
    Anthony Fuchs
    (416) 932-1888, poste 223