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16 mai 2013 15h30 HE

Amélioration du rendement, de la durabilité et de la rentabilité du blé canadien

L'Alliance canadienne du blé appuiera des projets de R-D visant le développement de nouvelles variétés de blé

SASKATOON, SASKATCHEWAN--(Marketwired - 16 mai 2013) - Le gouvernement du Canada, le gouvernement de la Saskatchewan et l'Université de la Saskatchewan ont annoncé aujourd'hui la création de l'Alliance canadienne du blé (ACB). Cette alliance coordonnera des projets de recherche et de développement visant à améliorer le rendement de la culture du blé au Canada en réduisant les pertes attribuables aux conditions climatiques extrêmes comme la sécheresse, la chaleur, le froid et les maladies.

« L'Alliance canadienne du blé améliorera la qualité et la productivité du blé canadien, et contribuera à rehausser la position concurrentielle du Canada sur ce marché mondial en pleine croissance », a déclaré le ministre de l'Agriculture du Canada, M. Gerry Ritz au nom de l'honorable Gary Goodyear, ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie. « Les bienfaits de cette alliance se feront sentir sur l'ensemble de la chaîne de valeur, améliorant les résultats de nos producteurs et renforçant l'ensemble de notre économie. »

L'Alliance canadienne du blé investira environ 97 millions de dollars au cours des cinq premières années de cette initiative en appui à la recherche visant à accroître la rentabilité de la culture du blé au Canada, à en favoriser le développement et à assurer la compétitivité mondiale des producteurs agricoles canadiens. L'Alliance se penchera aussi sur les moyens de réduire le recours aux engrais chimiques afin d'accroître la durabilité écologique du blé canadien.

« La Saskatchewan est un chef de file de la recherche en agriculture et de la production agricole, et cette initiative contribuera à la croissance de notre industrie et à l'ensemble de l'économie provinciale », a déclaré le ministre de l'Agriculture de la Saskatchewan, M. Lyle Stewart. « Notre gouvernement demeure très engagé dans le secteur de l'agriculture et ces recherches contribueront à augmenter la production de blé, créeront de nouvelles possibilités de promotion et de commercialisation du blé de la Saskatchewan et offriront des avantages à long terme à nos producteurs. »

« Grâce à son savoir-faire réputé dans la sélection génétique des plantes, et plus particulièrement à celui du Crop Development Centre, l'Université de la Saskatchewan est un chef de file reconnu dans la recherche en agriculture et en production alimentaire », a déclaré Mme Ilene Busch-Vishniac, présidente de l'Université de la Saskatchewan. « Cette alliance nous permettra de poursuivre avec nos partenaires les travaux visant à consolider nos connaissances et à créer les outils nécessaires à l'amélioration du blé, une culture dont la valeur à la ferme atteint près de 4 milliards de dollars par année au Canada ».

Cet important réseau regroupera le savoir-faire du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, du gouvernement de la Saskatchewan et de l'Université de la Saskatchewan. Le gouvernement du Canada investira dans cette alliance près de 85 millions de dollars en espèces et en nature. Le gouvernement de la Saskatchewan a réservé des crédits additionnels de 10 millions de dollars afin d'appuyer la recherche sur le blé dans la province au cours des cinq prochaines années, dont 5 millions de dollars réservés expressément aux activités de l'ACB, et afin de mobiliser des contributions d'autres parties intéressées. L'Université de la Saskatchewan investira 1,4 million de dollars par année en nature dans l'Alliance. L'ACB réunit donc le savoir-faire fédéral, provincial et universitaire et souhaite accueillir dans ses rangs des organisations publiques et privées.

Le 7 mai dernier, le gouvernement du Canada a annoncé la réorientation du CNRC et expliqué en quoi sa nouvelle structure comblera le fossé entre le savoir et la découverte, et l'innovation industrielle. L'Alliance canadienne du blé est un exemple du genre d'activité de recherche et de développement technologique que le CNRC entend poursuivre à l'avenir pour le grand avantage des Canadiens.

Le Conseil national de recherches du Canada est une organisation de recherche et technologie qui se concentre sur des applications concrètes afin de contribuer à l'édification d'un Canada plus fort et plus prospère. Le CNRC procure un accès à des activités stratégiques de recherche et de développement, à des services techniques et à une infrastructure scientifique spécialisée.

DOCUMENT D'INFORMATION

À propos de l'Alliance canadienne du blé

Le blé est l'un des aliments de base les plus prisés dans le monde et actuellement, il n'est dépassé que par le riz en tant que culture vivrière de base pour consommation humaine. Selon les prévisions, la population mondiale dépassera les neuf milliards de personnes d'ici 2050 et la demande alimentaire ne peut donc qu'augmenter, ce qui impose au secteur agricole et alimentaire canadien une grave responsabilité qui s'accompagne cependant d'un débouché important.

L'Alliance a pour objet de faciliter le développement de variétés nouvelles et améliorées de blé résistantes aux maladies; plus tolérantes à la sécheresse, à la chaleur et au froid; moins gourmandes en engrais à base d'azote et offrant des rendements accrus. Grâce à des méthodes de travail intégrées et au recrutement de nouveaux collaborateurs, l'Alliance s'efforce actuellement d'assurer la compétitivité mondiale des producteurs de blé canadiens et veut accroître la valeur à la ferme des récoltes d'un total de 4,5 milliards de dollars d'ici 2031.

À propos des partenaires de l'Alliance

Agriculture et Agroalimentaire Canada et l'Université de la Saskatchewan ont fait les preuves de leur excellence dans la recherche sur le blé et le développement de nouvelles variétés, et ils offrent déjà des programmes de calibre mondial dans l'amélioration et la génomique du blé, les pathologies du blé et la qualité des grains. Par exemple, pour identifier les gènes que les sélectionneurs de blé utiliseront pour développer les générations à venir de cultivars, des scientifiques du très réputé Crop Development Centre de l'Université de la Saskatchewan mènent actuellement un projet international de grande envergure sur le séquençage du génome du blé. Les variétés de blé commercialisées grâce aux recherches de ces deux organisations occupent actuellement 86 % de la superficie des emblavures des Prairies canadiennes.

Le Conseil national de recherches du Canada possède une capacité de recherche appréciable en génomique, en biotechnologie et en recherche sur les cultures, et met en place une infrastructure de recherche pour le grand avantage de l'industrie agricole canadienne. Le CNRC a récemment fait du blé canadien une de ses priorités, ce qui est conforme au mandat qui lui a été confié par la Loi sur le Conseil national de recherches d'améliorer l'agriculture.

Le gouvernement de la Saskatchewan a engagé des crédits de 10 millions de dollars pour appuyer la recherche sur le blé dans la province au cours des cinq prochaines années. De cette somme, 5 millions de dollars sont réservés expressément à l'Alliance canadienne du blé. La Saskatchewan est un chef de file mondial dans la production du blé, cultivant 84 % du blé dur canadien et exportant 37 % du blé dur vendu dans le monde.

Situation actuelle au Canada

  • Le blé est une culture de base majeure du secteur agricole canadien. La valeur à la ferme annuelle des récoltes se situe à près de 4 milliards de dollars.

  • Les fluctuations des conditions météorologiques placent une contrainte additionnelle sur la culture du blé à l'échelle mondiale, d'où l'instabilité des prix et les pénuries alimentaires. À terme, les changements climatiques auront vraisemblablement un effet sur la production agricole du Canada. Les modèles de prévision climatique suggèrent que le climat de l'Ouest du Canada pourrait devenir plus aride et les hivers y être moins rigoureux, de telle sorte que les insectes nuisibles pourraient survivre à l'hiver et s'attaquer aux cultures plus tôt dans la saison de croissance.

  • Actuellement, dans les Prairies, la culture du blé n'est pas aussi rentable que d'autres, bien connues. Il s'ensuit qu'un effort important et consolidé est nécessaire pour rehausser le rendement de la culture du blé et en faire une option attrayante pour les producteurs canadiens.

Potentiel de croissance du secteur

Selon les prévisions, le commerce mondial du blé, l'une des plus importantes céréales dans le monde, devrait croître à un rythme beaucoup plus rapide que la consommation globale et doubler pour atteindre 240 millions de tonnes ou plus d'ici 2050. Cette demande devrait avoir un effet favorable sur les prix. Appartenant au groupe des plus grands exportateurs de blé dans le monde, le Canada devra accroître considérablement sa production d'ici 40 ans s'il souhaite profiter de la vigueur de la demande mondiale. Grâce à sa capacité de produire des récoltes dont le volume dépasse largement ses besoins intérieurs, le Canada se trouve dans une position idéale pour produire le blé qui répondra autant à ses propres besoins qu'à ceux de la population mondiale.

La recherche scientifique sur le blé peut avoir des retombées économiques si elle est effectuée à l'intérieur d'une structure à volets multiples dans le but d'augmenter les rendements, d'accroître la résistance aux stress abiotiques (environnementaux) et biotiques (maladies) comme les sécheresses, le chaud et le froid, les maladies et les insectes nuisibles, de créer des gains d'efficacité par le développement de nouveaux outils de sélection génétique, et d'en venir à une utilisation plus efficace des engrais chimiques.

Les producteurs agricoles tireront un meilleur rendement de leurs cultures et les consommateurs canadiens et étrangers auront accès à des produits alimentaires de qualité supérieure à prix abordable malgré l'augmentation de la population mondiale et la variabilité climatique.

Renseignements

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