Secrétariat de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Secrétariat de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
Cardinal communication

08 oct. 2011 00h01 HE

APNQL : Le premier ministre devrait vendre un Plan Sud aux Québécois

WENDAKE, QUEBEC--(Marketwire - 8 oct. 2011) - Le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) est scandalisé et totalement insulté de voir les premiers ministres Fillon et Charest se partager les supposés territoires vierges du nord du 49e parallèle du Québec, faisant la promotion de cette nouvelle fièvre klondikienne du XXIe siècle.

« Le job de premier ministre du Québec est facile par les temps qui courent. Quoi de mieux que de parcourir les vieux pays pour séduire afin de vendre les ressources des nouveaux pays. Et pourquoi ne pas laisser à d'autres le soin de répondre sur les collusions, collisions et autres colles, servies abondamment au gouvernement du Québec » s'est indigné le Chef de l'APNQL.

Les Premières Nations de ces territoires que l'on présente au monde comme étant des territoires vierges et offrant au premier venu des ressources à perte de vue, rappelle une fois de plus au gouvernement du Québec qu'il a des obligations envers ces peuples qui n'ont rien à voir avec les devoirs du gouvernement provincial envers ses municipalités.

« En vertu de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, que le Canada a endossée et qui s'applique au Québec indépendamment du cadre constitutionnel, le Québec doit consulter et accommoder nos peuples sur des bases qui ne sont pas celles applicables aux municipalités » a rappelé M. Picard. Les municipalités sont les créations du gouvernement du Québec, pas les Premières Nations. Le premier ministre Jean Charest le sait très bien. Autrement dit, on ne consulte pas les Innus de Ékuanishit selon les mêmes règles que l'on utiliserait pour consulter Hâvre Saint-Pierre, car celle-ci ne peut prétendre aux mêmes droits que les Innus. « C'est de cette réalité dont le premier ministre ne parle pas lorsqu'il parle du Plan Nord au Québec, et encore moins en Europe » affirme Ghislain Picard.

Des questions fondamentales doivent être posées au gouvernement du Québec et il revient au premier ministre d'y répondre. En effet, les nombreuses controverses entourant le milieu de la construction, ici au Québec, jointes à l'inaptitude de son gouvernement à prendre la seule décision évidente à prendre, soit celle de tenir une commission d'enquête publique, soulèvent des doutes sérieux quant à sa sincérité sur les questions qui touchent les communautés des Premières Nations dans le contexte du Plan Nord.

« Les Indiens sont-ils vraiment tous d'accord pour laisser leurs ressources au premier venu? À la place de M. Charest, je vérifierais avant de vendre la peau d'un ours qui est toujours bien vivant » de conclure le Chef Picard.

À propos de l'APNQL :

L'APNQL est l'organisme régional qui regroupe les 43 Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Renseignements