Conseil national de recherches Canada-CNRC

Conseil national de recherches Canada-CNRC

07 mars 2012 16h01 HE

Au Canada, soyons à la bonne heure

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 7 mars 2012) - L'heure avancée entre en vigueur le deuxième dimanche de mars pour prendre fin à deux heures du matin, heure locale, le premier dimanche de novembre. La plupart des Canadiens ajustent alors leurs montres et horloges d'une heure, sauf à quelques endroits de la Colombie-Britannique et du Québec, et dans la majeure partie de la Saskatchewan, où l'heure ne change pas, quel que soit le moment de l'année.

Au Canada, l'heure avancée n'était réglementée par l'État qu'en temps de guerre, cette mesure servant à accroître la production durant ces temps difficiles. De nos jours, le soin d'ajuster l'heure locale officielle est du ressort des provinces, voire de la municipalité, et a trait davantage à la nécessité d'assurer une certaine cohérence ou compatibilité entre les échanges commerciaux transfrontaliers, les opérations bancaires et juridiques ou la régulation du trafic aérien, pour ne nommer qu'eux.

Qu'il faille régler le réveille-matin, lancer une offre sur eBay ou arriver à l'heure à l'aéroport, tout le monde doit établir l'heure à partir d'une source crédible.

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a pour mission de fixer l'heure officielle du Canada (mais pas l'heure avancée) et concourt au calcul du Temps universel coordonné (UTC), l'étalon international du temps que préservent quelque 400 horloges dans des laboratoires spécialisés un peu partout sur le globe.

Pour la majorité d'entre nous, une précision d'une minute ou deux suffit à régler la vie quotidienne. Cependant, les systèmes électroniques modernes comme les téléphones cellulaires, les réseaux informatiques, les appareils GPS et les réseaux de distribution de l'électricité s'avèrent plus tatillons. Une exactitude d'une microseconde ou moins est nécessaire pour gérer le flot d'informations qui circule littéralement à la vitesse de la lumière.

La série d'horloges atomiques dont les scientifiques du CNRC prennent soin au laboratoire des étalons du temps d'Ottawa fait en sorte que l'heure officielle du Canada ne rate qu'une seconde tous les trois millions d'années. En tant que gardien du temps de la nation, le CNRC diffuse l'heure précise grâce à des émissions radio sur ondes courtes, à une horloge parlante téléphonique, à une horloge sur le Web, à un protocole de temps réseau (NTP) et aux chaînes française et anglaise de la Société Radio-Canada. Un sondage de Radio-Canada révèle que plus de 430 000 personnes écoutent chaque jour le signal horaire. Le service d'horloge parlante reçoit annuellement 500 000 appels, contre 40 000 pour le code informatique, 300 000 pour l'horloge du Web et 11 milliards pour le service NTP. L'évidence est là : l'heure officielle compte pour les Canadiens.

Face à la demande grandissante pour une synchronisation plus étroite et une précision accrue, les chercheurs qui étudient les étalons du temps internationaux bâtissent des horloges à fontaine de césium, variante de l'horloge atomique cent fois plus précise environ, et des horloges atomiques optiques qui donneront l'heure avec dix fois plus de stabilité. Même s'il pouvait paraître futile de mesurer le temps par fractions de nanoseconde avant l'avènement de l'électronique moderne, repousser encore plus loin ces limites donnera naissance à des technologies qui dépassent actuellement l'imagination.

Dans l'immédiat cependant, nos montres à quartz, qui ne sautent qu'une demi-seconde par jour, permettront à la plupart d'entre nous d'arriver à l'heure pour cette partie de squash, cette pièce de théâtre à l'école ou ce vol à l'aéroport. Rappelez-vous simplement qu'avec l'heure avancée, on avance au printemps et on recule à l'automne.

Photographie et porte-parole disponibles sur demande.

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