Association des Parents Catholiques du Québec

26 mai 2005 08h00 HE

Au nom de la liberté religieuse les parents doivent réagir !

Attention: Rédacteur à l'éducation, Rédacteur à la vie moderne, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales MONTREAL, QC.--(CCNMatthews - 26 mai 2005) - Le Gouvernement du Québec s'apprête à priver les parents du choix d'un enseignement religieux conforme à leurs propres convictions et croyances, un droit reconnu par la Charte québécoise des droits et liberté de la personne, selon madame Jocelyne St-Cyr, coordonnatrice du Comité pour le renouvellement de la clause dérogatoire (CCD).

Le CCD s'attend à ce que la population réagisse auprès du Gouvernement du Québec pour qu'il maintienne le droit à l'option. Présentement au Québec, plus de 80% des parents choisissent l'enseignement moral et religieux catholique au primaire et plus de 60% au secondaire. Depuis l'automne, près de 70,000 personnes ont signé une pétition demandant le respect du droit des parents de choisir. Cette pétition a été déposée à l'Assemblée nationale le 24 mars 2005 et les parents qui l'ont signée s'attendent à ce que le gouvernement respecte leur liberté religieuse et le fait qu'ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants.

Mais pour sa part, le gouvernement a annoncé son intention d'imposer un programme obligatoire «d'éthique et de culture religieuse » à tous les élèves du début du primaire à la fin du secondaire à partir de septembre 2008. Ce programme remplacerait les programmes optionnels d'enseignement moral et religieux catholique et protestant et d'enseignement moral sans religion présentement en vigueur. « Ce qui nous inquiète », déclare madame St-Cyr, «c'est que, déjà en 2005, le projet de loi permettra à une école d'offrir un programme d'éthique et de culture religieuse. C'est alors que l'élève qui fréquente cette école «devra», suivre ce nouveau programme, et sera ainsi privé du choix en enseignement religieux.

Madame St-Cyr déplore que ce nouveau programme de culture religieuse comprenne, en plus des contenus judéo-chrétiens, une exploration des «traditions religieuses » musulmanes, bouddhistes, hindoues ainsi que des «nouveaux mouvements religieux » et des «spiritualités amérindiennes ». De plus, le programme apportera «des précisions sur les représentations séculières du monde », dont «l'athéisme » et «le marxisme ».

Au premier abord, les parents peuvent penser que cela avantagera leurs enfants de recevoir des enseignements sur d'autres religions et visions du monde en plus de la leur, ce qui expliquerait peut-être les résultats de certains sondages, selon le CCD. Or la Docteure Jean Morse-Chevrier, psychologue et parent, met les parents en garde contre l'exposition d'enfants et de jeunes adolescents à des contenus religieux variés, avec des compréhensions de Dieu très différentes les unes des autres. « Cela comporte un risque sérieux de créer de la confusion chez les enfants et les jeunes adolescents, » dit-elle. « À cet âge, ceux-ci ne maîtrisent pas encore la pensée formelle qui permet de traiter et de comparer différentes religions avec objectivité et discernement. » « Cela pourrait aussi engendrer chez les adolescents» selon Docteure Morse-Chevrier, «du syncrétisme religieux ». Pourtant, il y aurait moyen de sensibiliser les jeunes aux autres religions sans qu'ils aient à renoncer à la leur. En fait, c'est là le vrai désir des parents, selon le CCD.

« Malheureusement, l'État, se substituant ainsi aux parents par l'imposition d'un cours unique à tous les élèves, usurpera leurs droits comme premiers responsables de l'éducation de leurs enfants » dit Madame Jocelyne St-Cyr, coordonnatrice du CCD. « Dans une société, dite pourtant démocratique, on privera une forte majorité de parents de la liberté d'exercer leur droit de choisir, pour leurs propres enfants, en matière d'éducation morale et religieuse » ajoute-t-elle. « Au Québec, l'État imposera à tous les citoyens un enseignement de la religion conçu par lui et dispensé par lui, à ses propres conditions. Et tout cela au nom… de la séparation de l'Église et de l'État », conclut-elle. IN: ÉDUCATION, POLITIQUE, RELIGION

Renseignements

  • Jocelyne St-Cyr, Coordonnatrice, Comité pour le renouvellement de la clause dérogatoire (CCD)
    Numéro de téléphone: 819-352-0760