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11 mars 2009 11h13 HE

Audience du CRTC sur la radiodiffusion canadienne dans les nouveaux médias

Pour Quebecor Media, taxer les fournisseurs d'accès Internet, c'est taxer les consommateurs canadiens

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 11 mars 2009) - La production de contenu canadien original pour Internet n'a pas besoin d'une nouvelle taxe pour croître. A ce titre, taxer les fournisseurs d'accès Internet, c'est taxer les consommateurs canadiens sous un faux prétexte.

"Il est essentiel de maintenir les exemptions de réglementation qui s'appliquent aux nouveaux médias et aux services mobiles. Nous croyons également qu'il est tout aussi vital, pour l'avenir du contenu canadien, d'accélérer la déréglementation des médias conventionnels et de ne pas imposer le paiement de redevances pour financer la production de contenus destinés aux nouveaux médias. Les citoyens canadiens sont suffisamment taxés et il serait indécent, dans le climat de crise économique actuel, d'alourdir encore plus leur fardeau. Une telle initiative serait improductive et, de toute façon, illégale", a affirmé le président et chef de la direction de Quebecor, M. Pierre Karl Péladeau. "Si l'on veut véritablement favoriser la production de contenu canadien original, l'industrie doit être libérée d'un carcan réglementaire qui, à sa face même, est incompatible avec la liberté qui caractérise l'univers des nouveaux médias."

"Nous sommes fiers de contribuer à l'économie canadienne conformément aux objectifs de la Loi sur les télécommunications et de pouvoir offrir jour après jour à un nombre croissant de Canadiens les meilleurs services de télécommunications qu'ils ont connus depuis la fin de l'ère des monopoles. Depuis notre entrée dans Internet en 1985, nous avons investi 1,9 milliard de dollars dans nos infrastructures. L'imposition de toute nouvelle taxe sur nos revenus de fournisseur d'accès Internet et de services de téléphonie sans fil limiterait notre capacité à remplir notre mission au bénéfice de l'ensemble de nos clients." a-t-il ajouté.

Réinventer les façons de faire

Pour Quebecor Media, la révolution qui a cours dans le monde des médias oblige les entreprises à repenser leur modèle d'affaires, notamment parce que les frontières entre l'imprimé, la radiodiffusion et les télécommunications disparaissent les unes après les autres. "Les nouveaux médias ont libéré les citoyens de la contrainte des grilles horaire, en leur permettant d'écouter les émissions de leur choix quand bon leur semble. Ces contenus sont de plus en plus sur l'Internet ou sur les appareils mobiles", d'observer M. Péladeau. "S'ils souhaitent rejoindre leurs publics là où ils se trouvent, les médias doivent avoir la latitude et les moyens nécessaires pour devenir des concepteurs et producteurs de contenus destinés à toutes les plateformes, notamment le sans-fil, appelé à devenir un véhicule de premier plan."

Aider les télévisions généralistes

Enfin, Quebecor Media a ramené la question de l'avenir des télévisions généralistes à l'avant-scène en rappelant leur situation précaire, tout en soulignant leur importance pour assurer une présence davantage soutenue du contenu canadien dans les nouveaux médias. L'entreprise estime que, afin de pouvoir se transformer en générateurs de contenus originaux susceptibles d'attirer des auditoires majeurs là où ils se trouvent, les télédiffuseurs doivent pouvoir obtenir les droits de diffusion d'une production sur l'ensemble des plateformes en contrepartie de leur participation à son financement.

C'est la seule façon d'assurer l'avenir de la production canadienne, tant à l'antenne conventionnelle que dans les nouveaux médias, le financement et la perspective de rentabilité n'étant maintenant disponibles que s'ils visent l'ensemble des plateformes.

"Nous croyons que, plutôt que de chercher à imposer des mesures de contrôle, le CRTC devrait questionner les obligations faites aux télédiffuseurs de recourir à la production indépendante et aussi, accepter de considérer les frais de licence payés par les télédiffuseurs comme étant de réels investissements permettant d'exploiter, sur l'ensemble des plateformes de diffusion, les droits de programmes dont ils font un succès", d'ajouter M. Péladeau.

"De la même façon, le CRTC devrait revoir l'approche qui vise à intervenir par quotas, par choix de programmes dits prioritaires et qui oriente les investissements des télédiffuseurs. Alors qu'ils font face à une crise sans précédent, les télédiffuseurs canadiens ont tout intérêt à investir dans le succès de leurs programmes plutôt que de poursuivre une pratique qui fait en sorte que les investissements dans ce contenu ont pour premier objectif de remplir des obligations réglementaires."

Une question de droits d'exploitation

Selon Quebecor Media, la présence accrue de contenus canadiens sur Internet n'est ni liée à l'éventuelle imposition de mesures de contrôle d'Internet, ni à une contribution financière additionnelle des Canadiens. Il s'agit avant tout d'un problème de gestion de droits et de droits d'auteur.

A ce titre, l'entente collective conclue le 25 février dernier entre l'Union des artistes et TVA est un jalon important dans l'avenir de la production télévisuelle, puisqu'elle permet, pour la première fois, de définir précisément les paramètres de la déclinaison des contenus sur l'ensemble des nouvelles fenêtres. Elle démontre en outre que TVA est en mesure de conclure des ententes spécifiques avec les différents joueurs de l'industrie afin d'accroître la présence de contenus canadiens dans les nouveaux médias. Les ententes "parapluie" communément appelées "terms of trade" ne sont aucunement nécessaires pour ce faire, la négociation dans un contexte de libre marché étant une solution gagnante pour toutes les parties.

"Nous devons refuser d'appliquer le modèle de la radiodiffusion traditionnelle aux nouveaux médias, un modèle dont les limites sont plus évidentes que jamais à l'ère numérique", estime Pierre Karl Péladeau. "Cela ne ferait qu'aggraver la déroute de ce système, en plus de nuire aux chances de succès du Canada dans le nouveau monde numérique."

Quebecor Media inc. est une filiale de Quebecor inc. (TSX:QBR.A)(TSX:QBR.B), société de communication qui exerce ses activités en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Quebecor Media possède plusieurs sociétés actives dans divers domaines liés aux médias. Elle est, grâce à sa filiale Vidéotron ltée, le premier câblodistributeur du Québec et un important fournisseur d'accès Internet, de services de téléphonie et de télécommunications d'affaires. Par l'intermédiaire de Corporation Sun Media, Quebecor Media est le plus grand éditeur de journaux du Canada. Dans le domaine de la télédiffusion, Quebecor Media exploite, par l'entremise de Groupe TVA inc., le premier réseau de télévision francophone généraliste du Québec, diverses chaînes spécialisées et la chaîne généraliste de langue anglaise, Sun TV. En outre, Quebecor Media exploite Canoe inc. et son réseau de propriétés Internet au Canada en langues française et anglaise. Une autre filiale de Quebecor Media, Nurun inc., est une importante agence de technologies et de communications interactives au Canada, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Quebecor Media est active dans l'édition de magazines (TVA Publications inc.), dans l'édition et la distribution de livres (Groupe Livre Quebecor Media inc.), dans la production, la distribution et la vente au détail de produits culturels (Groupe Archambault inc., TVA Films), dans la location et la vente au détail de DVD et de jeux vidéos (Le SuperClub Vidéotron ltée), et dans l'édition d'annuaires imprimés et en ligne par l'intermédiaire de Quebecor MediaPages.

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