Conseil canadien du porc

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Conseil des viandes du Canada

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Canada Porc International

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17 nov. 2011 13h45 HE

Avis : Conseil canadien du porc

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 17 nov. 2011) - L'industrie canadienne du porc demande une fois de plus au gouvernement fédéral de reprendre sans délai les négociations de libre-échange avec la République de Corée.

Au cours de réunions avec des membres du Parlement concernés, les producteurs et les exportateurs de porcs ont souligné que les différends qui avaient entraîné l'interruption des négociations en 2008 ont été résolus dans l'accord de libre-échange entre la Corée et les États-Unis.

« Les négociations avec la Corée sont au point mort depuis 2008 », observe Édouard Asnong, président de Canada Porc International. « Le Canada est le deuxième plus important exportateur de porc vers la Corée avec des exportations d'une valeur de 300 millions de dollars, surtout en provenance du Québec, du Manitoba et de l'Alberta ».

L'industrie porcine s'inquiète de constater que des concurrents comme le Chili et l'Union européenne, qui ont déjà conclu un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, y bénéficient d'un accès préférentiel et qu'ils sortiront complètement le porc canadien de cet important marché. Les exportateurs américains profitent déjà par anticipation du retrait rapide des tarifs élevés, prévu dans l'accord de libre-échange (KORUS) entre la Corée et les États-Unis, lequel entrera en vigueur dès son approbation par le parlement sud-coréen.

Au cours des deux prochaines années, l'industrie canadienne risque de perdre ses exportations actuelles d'une valeur de 300 millions de dollars auxquels s'ajouteront les centaines de millions qui pourraient être obtenus si les tarifs existants qui atteignent jusqu'à 25 % étaient éliminés comme c'est le cas pour les États-Unis. Le Comité permanent du commerce international, dans une étude réalisée en 2008 sur les négociations de libre-échange entre la Corée et le Canada, n'a pas recommandé d'abandonner ces pourparlers. Le Comité avait plutôt souligné que la poursuite des négociations permettrait de résoudre les différends.

Selon M. Richard Davies d'Olymel, les États-Unis n'auront plus de tarifs sur le porc réfrigéré et le porc congelé à compter de 2016, alors que les tarifs imposés au Canada seront respectivement de 22,5 et 25,0 %. Même si la totalité des réductions n'entre pas en vigueur immédiatement, le cumul se fait rapidement. Avec ce désavantage, notre commerce avec la Corée disparaîtra d'ici deux ans ».

M. Barry Sutton, vice-président des Aliments Maple Leaf affirme les négociations avec la Corée doivent reprendre. « Les exportateurs de porc n'étaient pas satisfaits des offres de la Corée en 2007, tout comme nos homologues américains, mais les États-Unis ont quand même poursuivi leurs négociations jusqu'à ce qu'un meilleur traitement soit accordé au porc américain. Nous demandons au gouvernement du Canada de défendre les intérêts de ses marchés Korea. »

« Il est déplorable, ajoute Jurgen Preugschas, président du Conseil canadien du porc (CCP), qu'aucune réunion ou négociation n'ait eu lieu au cours des trois dernières années. Le Canada a besoin d'avoir accès à la Corée et il est décevant qu'après 13 séances de négociations dont presque toutes contenaient des signaux positifs, les discussions se soient interrompues. »

Renseignements

  • Gary Stordy
    Directeur des relations publiques
    Conseil canadien du porc
    613-236-9239 poste 277
    stordy@cpc-ccp.com