Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

13 déc. 2011 08h15 HE

Baisse du taux d'inoccupation des logements locatifs au Canada

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 13 déc. 2011) - Dans les 35 grands centres urbains(1) du Canada, le taux d'inoccupation moyen des appartements locatifs a légèrement diminué en octobre 2011 par rapport à un an plus tôt : il est passé de 2,6 à 2,2 %. C'est ce que révèlent les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs(2) de l'automne diffusés aujourd'hui par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

« La modeste hausse des niveaux d'emploi chez les personnes de 15 à 24 ans a probablement fait croître la formation de ménages chez les jeunes adultes, ce qui a stimulé la demande sur le marché locatif. Ce facteur, conjugué au léger repli de l'offre d'appartements locatifs construits récemment, a entraîné une baisse du taux d'inoccupation au Canada, a déclaré Mathieu Laberge, économiste en chef adjoint au Centre d'analyse de marché de la SCHL. La demande d'appartements en copropriété à louer est restée forte; le taux d'inoccupation de ce type de logement a diminué dans la majorité des grands centres urbains du Canada, y compris à Toronto, Montréal et Vancouver. »

Selon les résultats de l'Enquête réalisée à l'automne par la SCHL, les plus bas taux d'inoccupation parmi les grands centres urbains en octobre 2011 ont été enregistrés à Regina (0,6 %), Winnipeg, Kingston, Guelph (1,1 % dans les trois cas) et St. John's (1,3 %). À l'échelle des provinces, c'est au Manitoba qu'on relevait le plus faible pourcentage de logements locatifs vacants, c'est-à-dire 1,0 %. Deux autres provinces enregistraient un taux d'inoccupation inférieur à 2 % : Terre-Neuve-et-Labrador (1,3 %) et la Saskatchewan (1,9 %).

Les grands centres où l'on trouvait les plus hauts taux d'inoccupation sont Windsor (8,1 %), Abbotsford (6,7 %) et Saint John (5,9 %). Le Nouveau-Brunswick (4,8 %) occupait le premier rang du classement provincial.

Au Canada, le loyer moyen des logements de deux chambres, immeubles neufs et existants confondus, s'est chiffré à 883 $ en octobre 2011, alors qu'il était de 860 $ un an plus tôt. Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR), les loyers mensuels moyens les plus élevés dans la catégorie des appartements de deux chambres (immeubles neufs et existants confondus) ont été enregistrés à Vancouver (1 237 $), Toronto (1 149 $), Ottawa (1 086 $), Calgary (1 084 $), Victoria (1 045 $), Edmonton (1 034 $) et Barrie (1 001 $) - seuls grands centres urbains du Canada où le loyer mensuel moyen atteignait ou dépassait 1 000 $. À l'échelle des provinces, c'est en Colombie-Britannique (1 050 $), en Alberta (1 044 $) et en Ontario (1 002 $) que les logements se louaient le plus cher en moyenne.

Les loyers moyens les plus bas, toujours du côté des appartements de deux chambres situés dans les immeubles neufs et existants, ont été observés à Trois-Rivières (547 $), Saguenay (557 $) et Sherbrooke (577 $). Les provinces où ces logements se louaient le moins cher en moyenne sont le Québec (684 $), le Nouveau-Brunswick (687 $) et Terre-Neuve-et-Labrador (701 $).

Comparer, d'année en année, les loyers moyens des logements neufs et existants confondus peut mener à des conclusions légèrement trompeuses, car les unités neuves ont tendance à se louer plus cher que celles de construction moins récente. En excluant les immeubles neufs pour ne garder que les immeubles existants qu'ont en commun les univers d'enquête d'octobre 2010 et octobre 2011, il est possible de se faire une meilleure idée de l'augmentation réelle qu'ont subie la plupart des locataires. Dans les 35 grands centres urbains réunis, le loyer moyen des appartements de deux chambres dans les immeubles existants a augmenté de 2,2 % d'octobre 2010 à octobre 2011, soit un peu moins que d'octobre 2009 à octobre 2010 (2,4 %).

Toujours selon les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs réalisée à l'automne par la SCHL, le taux de disponibilité moyen des appartements locatifs dans les 35 grands centres urbains du Canada s'est établi à 3,2 % en octobre 2011, soit à un niveau inférieur à celui de 3,8 % enregistré un an plus tôt. On considère qu'un logement locatif est disponible s'il est vacant (c'est-à-dire s'il n'est pas occupé et qu'il pourrait l'être sur-le-champ) ou si le locataire actuel a envoyé ou reçu un avis de déménagement officiel et qu'aucun futur locataire n'a signé de bail. Les taux de disponibilité les plus élevés ont été observés à Windsor (9,2 %), Abbotsford (7,5 %), Saint John (6,7 %) et Hamilton (6,2 %), et les plus bas, à Regina (0,9 %), Winnipeg (1,6 %) et Saguenay (1,7 %).

Mettant à contribution plus de 65 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l'habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l'habitation à prendre des décisions éclairées.

(1). Les principaux centres urbains correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) définies par Statistique Canada. Font exception la RMR d'Ottawa-Gatineau, qui est considérée comme deux centres distincts pour les besoins de l'Enquête sur les logements locatifs, et Charlottetown, qui est une agglomération de recensement (AR).
(2). La SCHL mène l'Enquête sur les logements locatifs deux fois l'an, en avril et en octobre, afin de connaître les taux d'inoccupation, les taux de disponibilité et les loyers des logements locatifs d'initiative privée dans tous les centres urbains de 10 000 habitants ou plus au Canada. Des rapports sont publiés en juin et en décembre.
L'Enquête de l'automne porte sur les immeubles d'appartements et de maisons en rangée comptant au moins trois unités locatives. Contrairement à celle du printemps, elle fournit des données sur : a) les zones géographiques dont sont constitués les centres urbains; b) le marché locatif secondaire (appartements en copropriété, maisons individuelles, jumelés, duplex et appartements accessoires offerts en location).

Le présent communiqué est publié intégralement dans Internet, au www.cmhc-schl.gc.ca.

Pour consulter l'édition 2011 des rapports sur le marché locatif produits par la SCHL, veuillez cliquer sur les liens suivants :

- Rapport sur le marché locatif : Faits saillants pour le Canada - Pour obtenir en un coup d'œil des renseignements sur le marché locatif des 35 grands centres urbains du Canada.

- Rapport sur le marché locatif : Faits saillants pour l'une ou l'autre des provinces - Présente un sommaire des statistiques sur le marché locatif des centres urbains comptant 10 000 habitants ou plus, et ce, pour chaque province ainsi que pour Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest).

- Statistiques sur le marché locatif - Recueil de tableaux contenant des données statistiques sur le marché locatif aux échelles nationale, provinciale et locale.

Nota : un tableau présentant des données sur les taux d'inoccupation, les taux de disponibilité et les loyers est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/cmf1213.pdf

(Also available in English)

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