Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

12 juin 2012 08h15 HE

Baisse du taux d'inoccupation des logements locatifs au Canada

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 12 juin 2012) - Selon les résultats, diffusés aujourd'hui, de l'Enquête sur les logements locatifs1 réalisée au printemps par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation moyen des appartements locatifs a légèrement diminué dans les 35 grands centres urbains2 du Canada : il est passé de 2,5 % en avril 2011 à 2,3 % en avril 2012.

« L'amélioration générale du marché du travail durant la dernière année et l'afflux de migrants dans les grands centres urbains du Canada favorisent la demande de logements locatifs au pays, a déclaré Mathieu Laberge, économiste en chef adjoint au Centre d'analyse de marché de la SCHL. Les immigrants, tout comme les jeunes travailleurs, ont tendance à louer un logement avant d'en acquérir un. »

Selon les résultats de l'Enquête réalisée au printemps par la SCHL, les plus bas taux d'inoccupation en avril 2012, parmi les grands centres urbains, ont été enregistrés à Regina (0,6 %), Québec (0,7 %), Saguenay (0,7 %) et Guelph (1,0 %). À l'échelle des provinces, c'est au Manitoba qu'on relevait le plus faible pourcentage de logements locatifs vacants, c'est-à-dire 1,2 %.

Les grands centres où l'on trouvait les plus hauts taux d'inoccupation sont Saint John (8,4 %), Windsor (7,7 %), Kelowna (5,2 %), Moncton et Charlottetown (5,0 %). Le Nouveau-Brunswick figurait au premier rang des provinces, avec un taux de 6,2 %.

Au Canada, le loyer moyen des appartements de deux chambres, immeubles neufs et existants confondus, s'est chiffré à 887 $ en avril 2012. Les plus élevés, parmi les grands centres urbains, ont été enregistrés à Vancouver (1 210 $), Toronto (1 164 $), Calgary (1 113 $), Ottawa-Gatineau (partie ontarienne, 1 104 $), Victoria (1 046 $) et Edmonton (1 036 $), seuls grands centres où le loyer mensuel moyen atteignait ou dépassait 1 000 $. À l'échelle des provinces, c'est en Alberta (1 055 $), en Colombie-Britannique (1 036 $) et en Ontario (1 014 $) que les logements se louaient le plus cher en moyenne.

Les loyers mensuels moyens les plus bas dans la catégorie des appartements de deux chambres ont été observés à Trois-Rivières (543 $), Saguenay (553 $) et Sherbrooke (581 $). Les provinces où ces logements se louaient le moins cher en moyenne sont le Québec (677 $), le Nouveau-Brunswick (696 $) et Terre-Neuve-et-Labrador (727 $).

Comparer, d'année en année, les loyers moyens des logements neufs et existants confondus peut mener à des conclusions légèrement trompeuses, car les unités neuves ont tendance à se louer plus cher que celles de construction moins récente. En excluant les immeubles neufs pour ne garder que les immeubles existants qu'ont en commun les univers d'enquête d'avril 2011 et avril 2012, il est possible de se faire une meilleure idée de l'augmentation réelle qu'ont subie les locataires. Dans les 35 grands centres urbains réunis, le loyer moyen des appartements de deux chambres dans les immeubles existants a augmenté de 2,2 % d'avril 2011 à avril 2012, soit autant que durant les 12 mois précédents.

Toujours selon les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs réalisée au printemps par la SCHL, le taux de disponibilité moyen des appartements locatifs dans les 35 grands centres urbains du Canada s'est établi à 4,4 % en avril 2012; il présente une légère hausse par rapport à son niveau d'avril 2011, mois où il s'était chiffré à 4,3 %. On considère qu'un logement locatif est disponible s'il est vacant (c'est-à-dire s'il n'est pas occupé et qu'il pourrait l'être sur-le-champ) ou si le locataire actuel a envoyé ou reçu un avis de déménagement officiel et qu'aucun futur locataire n'a signé de bail. Les taux de disponibilité les plus élevés ont été enregistrés à Windsor (9,3 %), Saint John (8,8 %), Sherbrooke (8,0 %), Peterborough (7,4 %) et London (7,0 %), et les plus bas, à Regina (1,1 %), Winnipeg (1,5 %), Thunder Bay et Toronto (3,1 %).

Mettant à contribution plus de 65 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l'habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l'habitation à prendre des décisions éclairées.

Ce communiqué est également diffusé sur le site Web de la SCHL, au www.schl.ca.

Pour consulter l'édition 2012 des rapports sur le marché locatif produits par la SCHL, veuillez cliquer sur les liens suivants :

- Rapport sur le marché locatif : Faits saillants pour le Canada - Pour obtenir en un coup d'œil des renseignements sur le marché locatif des 35 grands centres urbains du Canada.

- Rapport sur le marché locatif : Faits saillants pour l'une ou l'autre des provinces - Présente un sommaire des statistiques sur le marché locatif des centres urbains comptant 10 000 habitants ou plus, et ce, pour chaque province ainsi que pour Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest).

- Statistiques sur le marché locatif - Recueil de tableaux contenant des données sur le marché locatif aux échelles nationale, provinciale et locale.

Nota : Un tableau présentant des données sur les taux d'inoccupation, les taux de disponibilité et les loyers est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/CMHC_FR_0612.pdf

1 La SCHL mène l'Enquête sur les logements locatifs deux fois l'an, en avril et en octobre, afin de connaître les taux d'inoccupation, les taux de disponibilité et les loyers dans les immeubles d'initiative privée qui sont situés dans tous les centres urbains de 10 000 habitants ou plus au Canada. Des rapports sont publiés en juin et en décembre. Il y a des différences entre les enquêtes de l'automne et du printemps. L'Enquête du printemps porte sur les immeubles comptant au moins trois appartements ou logements en rangée locatifs. Contrairement à celle de l'automne, elle ne fournit pas de données sur : a) les zones géographiques dont sont constitués les centres urbains; b) le marché locatif secondaire (appartements en copropriété, maisons individuelles, jumelés, duplex et appartements accessoires offerts en location).
2 Les grands centres urbains correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) définies par Statistique Canada. Font exception la RMR d'Ottawa-Gatineau, qui est considérée comme deux centres distincts pour les besoins de l'Enquête sur les logements locatifs, et Charlottetown, qui est une agglomération de recensement (AR).

(Also available in English)

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