BMO Groupe financier
TSX : BMO
NYSE : BMO

BMO Groupe financier
BMO Banque de Montréal

BMO Banque de Montréal

23 mai 2012 07h26 HE

BMO Groupe financier annonce encore de solides résultats trimestriels, le bénéfice net ayant atteint 1,03 milliard de dollars, soit 27 % de plus qu'il y a un an

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 23 mai 2012) - BMO Groupe financier (TSX:BMO)(NYSE:BMO) et BMO Banque de Montréal -

Rapport aux actionnaires pour le deuxième trimestre de 2012

BMO Groupe financier annonce encore de solides résultats trimestriels, le bénéfice net ayant atteint 1,03 milliard de dollars, soit 27 % de plus qu'il y a un an

Points saillants des résultats financiers 1) :

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011

  • Bénéfice net de 1 028 millions de dollars, pour une augmentation de 215 millions ou de 27 %

  • Bénéfice net ajusté 2) de 982 millions de dollars, pour une augmentation de 212 millions ou de 28 %

  • BPA 3) de 1,51 $, en hausse de 14 %

  • BPA ajusté 2),3) de 1,44 $, en hausse de 15 %

  • RCP de 16,2 %, contre 17,5 %

  • RCP ajusté 2) de 15,4 %, contre 16,6 %

  • Dotations à la provision pour pertes sur créances de 195 millions de dollars, en baisse de 102 millions

  • Le ratio des capitaux propres ordinaires établi selon une méthode prescrite par Bâle II demeure élevé, se situant à 9,90 %

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011

  • Bénéfice net de 2 137 millions de dollars, pour une augmentation de 499 millions ou de 31 %

  • Bénéfice net ajusté 2) de 1 954 millions de dollars, pour une augmentation de 367 millions ou de 23 %

  • BPA 3) de 3,14 $, en hausse de 18 %

  • BPA ajusté 2),3) de 2,86 $, en hausse de 11 %

  • Dotations à la provision pour pertes sur créances de 336 millions de dollars, en baisse de 284 millions

BMO Groupe financier (TSX:BMO)(NYSE:BMO) a annoncé un bénéfice net élevé, soit 1 028 millions de dollars ou 1,51 $ par action, pour le deuxième trimestre clos le 30 avril 2012. Après ajustement, le bénéfice net a été de 982 millions ou de 1,44 $ par action.

« BMO a encore obtenu de solides résultats financiers au deuxième trimestre, a déclaré Bill Downe, président et chef de la direction, BMO Groupe financier. L'attention constante que nous portons à nos clients et à leur réussite est soutenue par une marque forte et cohérente. Elle est aussi basée sur la conviction qu'une banque axée sur les relations d'affaires est pertinente pour les ménages et les entreprises qui souhaitent mieux gérer leurs finances et améliorer leur situation financière. En d'autres mots, l'importance que nous accordons à aider nos clients à se sentir plus en confiance nous a permis de nous tailler une place unique sur le marché - et nous permettra d'accélérer notre croissance rentable. »

« À PE Canada, nos efforts de vente font augmenter les volumes de la plupart des produits et les revenus tirés des services tarifés. Notre compréhension plus approfondie des besoins changeants de nos clients continue de nous avantager. Prévoyant les conditions du marché, nous avons présenté des offres que nous estimons mieux convenir à tous les clients, ce qui a pour effet d'aider à faire bouger les choses sur le marché, pour le mieux. »

« Aux États-Unis, l'intégration de notre plateforme de services bancaires est sur la bonne voie. Nos activités se sont nettement renforcées grâce à un accès élargi aux marchés régionaux, qu'ils soient nouveaux ou non pour nous, à la connaissance de notre marque par un plus grand nombre, et à une meilleure compétitivité sur des marchés très attrayants. L'équipe des Services aux entreprises continue d'obtenir d'excellents résultats, comme en témoigne la croissance marquée de notre volume d'affaires avec nos clients commerciaux et industriels. »

« BMO Marchés des capitaux a obtenu de bons résultats : ses revenus et son bénéfice net sont en hausse par rapport au trimestre dernier. Bien sûr, l'incertitude persiste sur les marchés, mais notre portefeuille d'entreprises diversifié et notre clientèle élargie nous placent en bonne position pour tirer parti des occasions de revenus. »

« Le bénéfice net du groupe Gestion privée a fortement augmenté; il s'agit de son meilleur rendement financier en deux ans. Les résultats ont été solides, et nous continuons de croître. Nous avons conclu deux ententes fermes pour l'acquisition d'entreprises qui améliorent encore nos capacités de gestion de patrimoine et étendent la portée géographique de nos activités. Plus tôt au cours du mois, nous avons aussi ouvert un bureau de représentation dans les États du Conseil de coopération du Golfe pour nous rapprocher de clients avec qui nous faisons affaire depuis des décennies et accroître la visibilité de nos services de gestion mondiale d'actifs. »

« Nos secteurs d'activité ont bien performé dans un contexte très concurrentiel. L'automne dernier, nous nous sommes engagés dans un important plan à long terme pour rendre la Banque encore plus compétitive et améliorer notre rendement des capitaux propres; le travail avance à bon rythme, et nous simplifions tant les structures que les processus. En fin de compte, la marque BMO et le message qu'elle véhicule sont notre meilleure ressource pour assurer l'essor de notre organisation - et ils sont aussi notre meilleure protection contre l'incertitude. Rien ne peut être plus important pour gérer la complexité des changements réglementaires que notre engagement reconnu à clarifier les questions d'argent », a conclu M. Downe.

Concurremment à la publication de ses résultats, BMO a annoncé un dividende de 0,70 $ par action ordinaire pour le troisième trimestre, soit le même montant que pour le trimestre précédent, ce qui correspond à un dividende annuel de 2,80 $ par action ordinaire.

1) Depuis le premier trimestre de 2012, les états financiers consolidés de BMO et le Rapport de gestion intermédiaire qui les accompagne sont établis conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS), tel qu'il est décrit à la note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités. Les montants des périodes correspondantes de 2011 ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude. Sauf indication contraire, toute mention des PCGR renvoie aux IFRS.

2) Les résultats et mesures figurant dans le présent document sont présentés selon les PCGR. Ils le sont également après ajustement de sorte à exclure l'incidence de certains éléments. Les éléments exclus des résultats du deuxième trimestre de 2012 aux fins du calcul des résultats ajustés ont représenté 46 millions de dollars du bénéfice net après impôts, soit un avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 55 millions eu égard au portefeuille de prêts productifs acquis de Marshall & Ilsley Corporation (M&I), des coûts de 74 millions (47 millions après impôts) aux fins de l'intégration de l'entreprise acquise, une charge de 33 millions (24 millions après impôts) au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées à toutes les acquisitions, l'avantage de 76 millions (73 millions après impôts) découlant des activités de crédit structuré en voie de liquidation, des charges de restructuration de 31 millions (23 millions après impôts) visant à harmoniser notre structure de coûts et le contexte commercial actuel et celui à venir, et une diminution de la dotation à la provision générale de 18 millions (12 millions après impôts). Les éléments exclus des résultats ajustés du premier semestre de 2012 ont représenté 183 millions de dollars du bénéfice net après impôts, soit un avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 169 millions eu égard au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I, une charge de 144 millions (90 millions après impôts) aux fins de l'intégration de l'entreprise acquise, une charge de 67 millions (48 millions après impôts) au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées à toutes les acquisitions, l'avantage de 212 millions (209 millions après impôts) découlant des activités de crédit structuré en voie de liquidation, des charges de restructuration de 99 millions (69 millions après impôts) visant à harmoniser notre structure de coûts et le contexte commercial actuel et celui à venir, et une diminution de la dotation à la provision générale de 18 millions (12 millions après impôts).
Tous les éléments d'ajustement sont pris en compte dans les résultats des Services d'entreprise, à l'exception de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions qui, lui, est imputé à tous les groupes d'exploitation. La direction évalue la performance à l'aide de mesures et résultats conformes aux PCGR ainsi que de mesures et résultats ajustés, et considère que ces deux bases sont utiles aux fins de l'appréciation de la performance sous-jacente des secteurs d'activité. Le fait de recourir à un tel mode de présentation donne aux lecteurs une meilleure compréhension de la façon dont la direction analyse les résultats et peut contribuer à améliorer leur analyse de la performance. Les résultats et mesures ajustés ne sont pas conformes aux PCGR et sont expliqués en détail dans la section intitulée Bénéfice net ajusté, et (pour toutes les périodes présentées) dans celle intitulée Mesures non conformes aux PCGR du Rapport de gestion, où sont également présentés ces mesures non conformes aux PCGR et leurs plus proches équivalents selon les PCGR.

3) Sauf indication contraire, lorsqu'il est question du bénéfice par action (BPA) dans ce document, il s'agit toujours du bénéfice dilué par action. Le bénéfice par action est calculé au moyen du bénéfice net après déduction du bénéfice net attribuable à la participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales et des dividendes sur actions privilégiées.

Revue des résultats des groupes d'exploitation

PE Canada

Le bénéfice net s'est chiffré à 446 millions de dollars, pour une hausse de 32 millions ou de 7,8 % par rapport à celui d'il y a un an. Les résultats reflètent la hausse des revenus qu'a engendrée l'élargissement des volumes de la plupart des produits ainsi que celle des revenus tirés des services tarifés, ce qui a été atténué par le recul des marges nettes d'intérêts. Les charges n'ont pour ainsi dire pas changé, ce qui témoigne de la rigueur de leur gestion et a donné lieu à un levier d'exploitation positif, soit de 2,3 %.

Même si le trimestre à l'étude a compté moins de jours, le bénéfice net a été comparable à celui du trimestre précédent.

Comme notre objectif est toujours de clarifier les questions d'argent pour nos clients, nous constatons que nos produits novateurs et notre meilleure capacité de distribution multicircuits font une réelle différence. Le nombre moyen de catégories de produits auxquelles ont recours nos clients, qu'ils soient des particuliers ou des entreprises, ainsi que la loyauté de la clientèle, telle qu'elle est établie par le taux de recommandation net, s'améliorent sans cesse, et ce, tant pour les clients des services aux particuliers que pour ceux des services aux entreprises. Durant la première moitié de 2012, nous avons rehaussé notre réseau de succursales en ouvrant ou en rénovant 17 d'entre elles au pays et en installant 200 guichets automatiques. Nous avons récemment annoncé notre projet d'ajouter plus de 800 guichets automatiques au Canada d'ici la fin de 2014, ce qui en portera le nombre total à près de 3 000.

Pour ce qui est des services aux particuliers, notre produit hypothécaire qui a été primé aide nos clients, qu'ils soient nouveaux ou non, à se libérer plus rapidement de leur hypothèque et contribue à les fidéliser et à tisser avec eux de nouvelles relations à long terme. Depuis deux ans déjà, nous faisons une promotion active de produits assortis de taux fixes et de périodes d'amortissement plus courtes. Grâce à eux, les Canadiens paient moins d'intérêts, remboursent plus rapidement leur prêt hypothécaire, se protègent contre les hausses de taux et peuvent plus facilement jouir d'une retraite sans dette.

En ce qui concerne les services aux entreprises, nous sommes toujours au deuxième rang pour ce qui est de la part du marché des prêts aux entreprises canadiennes. Notre campagne « BMO s'ouvre aux entreprises canadiennes » est amorcée et, dans les trois prochaines années, nous mettrons à la disposition de celles-ci 10 milliards de dollars afin de les aider à accroître leur productivité et à pénétrer de nouveaux marchés. Nous avons encore accru les ventes de solutions de gestion de trésorerie grâce à notre excellente plateforme de services bancaires en ligne pour les entreprises ainsi qu'à l'élargissement du personnel responsable de ces ventes. Notre but est de devenir la banque de choix des entreprises canadiennes en procurant le savoir-faire, les conseils et les renseignements que nos clients recherchent.

PE États-Unis (tous les montants sont en dollars américains)

Le bénéfice net, qui s'est chiffré à 122 millions de dollars, a dépassé de 68 millions celui de 54 millions dégagé dans la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice net ajusté a été de 137 millions, ayant augmenté de 78 millions depuis un an par suite de l'acquisition de Marshall & Ilsley Corporation.

Le bénéfice net ajusté s'est contracté de 15 millions de dollars par rapport au premier trimestre à cause surtout du recul des revenus nets d'intérêts qu'a entraîné la contraction des marges sur les prêts.

Les prêts aux entreprises, exclusion faite des portefeuilles de prêts immobiliers commerciaux et de ceux en voie de liquidation, ont augmenté pour un deuxième trimestre consécutif. La moyenne des dépôts s'est accrue de 0,8 milliard de dollars par rapport au trimestre précédent grâce à l'essor continu de ceux des entreprises.

Au cours du trimestre à l'étude, nous avons célébré l'inauguration de notre première succursale construite sous la bannière BMO Harris Bank. Misant sur l'ouverture et la transparence, son aménagement témoigne de notre volonté d'être la banque qui offre une expérience client exceptionnelle en permettant à son personnel de mieux se concentrer sur le client. Cette succursale est beaucoup plus qu'un lieu où on effectue des transactions bancaires : on y obtient une gamme complète de services de formation, de planification et de consultation financière.

Notre équipe des services aux entreprises a récemment lancé un projet qui témoigne de notre engagement à demeurer un chef de file du secteur. Grâce à l'initiative de leadership éclairé, nous transmettons à nos clients existants et potentiels de précieuses informations émanant de nos experts financiers et sectoriels. Ces outils sont accessibles sous l'onglet du centre de ressources du site Web des services aux entreprises de BMO Harris Bank, lequel renferme des blogues, des bulletins d'information, des livres blancs, des webinaires et des histoires de réussite des clients et est régulièrement mis à jour. De plus, en association avec le Wall Street Journal, nous avons créé « Boss Talk », chronique hebdomadaire dans laquelle des chefs d'entreprise d'envergure mondiale expriment leurs points de vue sur les défis et occasions que pose leur secteur. Nous avons également joint nos forces à celles de Forbes pour réaliser deux études de recherche qui porteront expressément sur les questions qui touchent les entreprises de taille moyenne.

Durant le trimestre, nous avons officiellement démarré la seconde phase de nos activités de renouvellement de la marque, phase durant laquelle nous regrouperons toutes les anciennes succursales de M&I et de Harris Bank sous la marque BMO Harris Bank à la conversion de leurs systèmes. L'élan que nous a donné la première phase et les leçons que nous en avons tirées nous aideront à mener à bien ce projet.

Groupe Gestion privée (groupe GP)

Le bénéfice net, soit 145 millions de dollars, a dépassé de 54 millions ou de 59 % celui du même trimestre de l'exercice précédent. Le bénéfice net ajusté s'est dégagé à 150 millions, soit 57 millions ou 62 % de plus qu'il y a un an. Le bénéfice net ajusté du groupe GP, compte non tenu des activités d'assurance, a été de 98 millions, ayant augmenté de 5 millions sur douze mois. Les acquisitions et la hausse des revenus tirés des services tarifés et de ceux liés aux marges ont contribué à l'essor des résultats, ce qui a été atténué par le repli des volumes de transaction des activités de courtage. Le bénéfice net ajusté des activités d'assurance s'est chiffré à 52 millions. Leurs résultats il y a un an avaient été affaiblis par l'incidence, au montant de 47 millions, de réclamations de réassurance liées à des tremblements de terre exceptionnellement élevées. Le bénéfice net ajusté a progressé de 40 millions ou de 37 % comparativement au trimestre précédent, car il avait alors subi les conséquences négatives de variations défavorables des taux d'intérêt à long terme.

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 159 milliards de dollars par rapport à il y a un an et ont atteint 445 milliards en raison surtout des acquisitions. Comparativement au premier trimestre, les actifs sous gestion et sous administration se sont accrus de 2,4 %. Nous continuons d'obtenir de nouveaux actifs des clients et profitons de l'amélioration des conditions des marchés boursiers.

Le 12 avril 2012, BMO a annoncé la conclusion d'une entente définitive en vue de l'acquisition de CTC Consulting, entreprise américaine indépendante de services-conseils en placement qui offre des services de recherche et de consultation dynamiques à ses clients, à des bureaux de gestion de patrimoine plurifamilial et à des conseillers en gestion de patrimoine. Cette acquisition enrichira et renforcera nos capacités de recherche de gestionnaires et de services-conseils ainsi que la gamme de solutions de placement destinée aux clients très fortunés en plus de consolider notre présence aux États-Unis. Cette opération devrait être réalisée d'ici le 30 juin 2012, sous réserve des conditions de clôture habituelles.

Au deuxième trimestre, BMO a également conclu une convention définitive en vue d'acquérir une entreprise asiatique du secteur de la gestion de patrimoine. Ayant des bureaux à Hong Kong et à Singapour, cette entreprise fournit des services bancaires de gestion privée à des particuliers très fortunés de la région Asie-Pacifique, et ses actifs sous gestion atteignaient près de 2 milliards de dollars au 31 mars 2012. Cette opération est assujettie à certaines conditions de clôture, dont son approbation par les organismes de réglementation, et devrait être menée à terme d'ici le début de 2013.

Pour la deuxième année d'affiliée, le portail en ligne Global Banking and Finance Review a décerné à BMO Banque privée Harris le titre de meilleure banque privée au Canada, soulignant ainsi la qualité inégalée de ses services et de ses vastes compétences.

Durant le trimestre, Private Asset Management Magazine a remis à Harris MyCFO des États-Unis le prix du meilleur service à la clientèle par un bureau de gestion de patrimoine plurifamilial pour 2012, reconnaissant sa capacité à offrir des services à des particuliers et à des familles très fortunés dans un cadre économique et législatif de plus en plus complexe.

BMO Marchés des capitaux

Le bénéfice net du trimestre à l'étude s'est chiffré à 225 millions de dollars, ce qui se rapproche des 229 millions inscrits un an plus tôt. Le bénéfice net s'est accru de 27 millions ou de 14 % par rapport au premier trimestre grâce à l'amélioration de la conjoncture des marchés financiers. Au cours du trimestre à l'étude, les activités du marché des investissements et des services aux grandes entreprises se sont quelque peu intensifiées, et ce, surtout au Canada, tandis que les revenus de négociation ont légèrement fléchi en regard du trimestre précédent.

Au cours du deuxième trimestre, le magazine Global Finance nous a décerné, pour la deuxième fois, le titre de meilleure banque d'investissement au Canada et, pour la troisième année d'affilée, celui de meilleure banque d'investissement pour le secteur des métaux et des mines. De plus, BMO Marchés des capitaux a décroché le prix de meilleure banque de change - Amérique du Nord lors de la remise des prix, par pays et pour 2012, de la publication Dealmakers Monthly ainsi que celui de meilleur fournisseur de services de change - Chine lors de la remise des prix du Global Banking and Finance Review pour 2012. Ces honneurs reflètent la reconnaissance, par sa clientèle, des services exceptionnels que lui a fournis BMO Marchés des capitaux durant l'année.

Au cours du trimestre à l'étude, BMO Marchés des capitaux a participé à 128 nouvelles émissions, soit 40 émissions de titres d'emprunt de sociétés, 27 émissions de titres d'emprunt d'administrations publiques, 49 émissions d'actions ordinaires et 12 émissions d'actions privilégiées, pour un total de 57 milliards de dollars.

Services d'entreprise

Les Services d'entreprise ont enregistré un bénéfice net de 91 millions de dollars pour le trimestre, ce qui représente une progression de 65 millions en regard d'il y a un an. Le bénéfice net ajusté a été de 21 millions, soit 47 millions de plus qu'à la même période de l'exercice précédent. Les éléments d'ajustement sont décrits en détail dans les sections intitulées Bénéfice net ajusté et Mesures non conformes aux PCGR. Les revenus ajustés ont fléchi de 62 millions en raison surtout du fait que des intérêts avaient été reçus au règlement de certaines questions fiscales l'exercice précédent. Les charges autres que d'intérêts ajustées ont augmenté de 38 millions, ce qui est essentiellement imputable à l'incidence de l'entreprise acquise. Le montant ajusté des dotations à la provision pour pertes sur créances a fléchi de 162 millions en raison d'une reprise de 117 millions (72 millions après impôts) sur les dotations à la provision pour pertes sur créances du portefeuille de prêts douteux acquis de M&I ainsi que de la baisse des dotations imputées aux Services d'entreprise aux termes de la méthode de dotation selon les pertes prévues qu'emploie BMO, méthode qui est décrite dans la section qui traite des résultats des Services d'entreprise à la fin du présent rapport de gestion.

Acquisition de Marshall & Ilsley Corporation (M&I)

Le 5 juillet 2011, BMO a procédé à l'acquisition de M&I. Dans le présent document, M&I est généralement appelée « l'entreprise acquise » et les autres entités qui ont été acquises sont désignées par leur raison sociale. Les activités de l'entreprise acquise sont essentiellement prises en compte par PE États-Unis, le groupe Gestion privée et les Services d'entreprise, mais une petite partie l'est par BMO Marchés des capitaux.

L'entreprise acquise a généré 171 millions de dollars du bénéfice net déjà établi et 181 millions du bénéfice net ajusté du trimestre à l'étude. Pour le premier semestre, son apport au bénéfice net déjà établi et au bénéfice net ajusté a été de 440 millions et de 396 millions, respectivement.

Bénéfice net ajusté

La direction a désigné certains montants comme éléments d'ajustement et a ajusté les résultats établis selon les PCGR afin de pouvoir en traiter et de les présenter en ignorant les effets des éléments d'ajustement et ainsi faciliter la compréhension du rendement et des tendances connexes. La direction évalue le rendement à l'aide de mesures conformes aux PCGR et de mesures ajustées, et considère qu'elles sont toutes utiles pour l'appréciation de la performance sous-jacente des secteurs. Le fait de recourir à un tel mode de présentation donne aux lecteurs une meilleure compréhension de la façon dont la direction analyse les résultats. Les résultats et mesures ajustés ne sont pas conformes aux PCGR et, à l'instar des éléments qui ont été exclus de leur calcul, ils sont décrits plus en détail dans la section intitulée Mesures non conformes aux PCGR, tout comme le sont nos commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures. Les éléments qui ont été retranchés des résultats du deuxième trimestre de 2012 aux fins du calcul des résultats ajustés ont représenté 46 millions de dollars du bénéfice net, soit 0,07 $ par action, et ont été les suivants :

  • l'avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 55 millions de dollars eu égard au portefeuille de prêts productifs de M&I qui a été acquis, ce qui englobe une somme de 152 millions au titre de la constatation, dans les revenus nets d'intérêts, d'une portion de l'ajustement au titre des pertes sur créances du portefeuille (y compris une reprise de 49 millions liée au remboursement anticipé de prêts), déduction faite d'une dotation de 62 millions à la provision pour pertes sur créances (constituée d'une hausse de 18 millions de la provision générale et de dotations de 44 millions à la provision spécifique) et des impôts sur le résultat connexes de 35 millions. Ces éléments liés au crédit et ayant trait au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I peuvent influer de façon importante sur les revenus nets d'intérêts et sur la dotation à la provision pour pertes sur créances dans différentes périodes au cours de la durée de ce portefeuille;
  • des coûts d'intégration de l'entreprise acquise de 74 millions de dollars (47 millions après impôts), ce qui comprend des montants liés à la conversion des systèmes, des charges de restructuration et autres charges associées au personnel, des honoraires de consultation ainsi que des frais de marketing en lien avec les communications des clients et le renouvellement de la marque;
  • l'avantage de 76 millions de dollars (73 millions après impôts) découlant des activités de crédit structuré en voie de liquidation (notre entité de protection de crédit et notre entité de gestion de placements structurés). Ces entités sont consolidées dans notre bilan aux termes des IFRS, et les résultats reflètent essentiellement des changements d'évaluation associés à ces activités et pris en compte dans les revenus de négociation;
  • une charge de restructuration de 31 millions de dollars (23 millions après impôts) visant à harmoniser notre structure de coûts et le contexte commercial actuel et celui à venir. Cette mesure s'inscrit dans nos initiatives en cours qui sont de plus vaste portée et qui visent à rehausser la productivité;
  • une diminution de la provision générale pour pertes sur créances de 18 millions de dollars (12 millions après impôts) relativement à des prêts qui ne font pas partie du portefeuille de prêts acquis de M&I; et
  • l'amortissement, au montant de 33 millions de dollars (24 millions après impôts), des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions.

Le bénéfice net ajusté du deuxième trimestre de 2012 s'est établi à 982 millions de dollars, en hausse de 212 millions ou de 28 % en regard de la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action ajusté a été de 1,44 $, ayant augmenté de 15 % par rapport à celui de 1,25 $ dégagé un an plus tôt. Tous les éléments d'ajustement indiqués ci-dessus ont été comptabilisés par les Services d'entreprise, à l'exception de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions qui, lui, a été imputé aux groupes d'exploitation. La section intitulée Mesures non conformes aux PCGR donne des détails sur l'incidence des éléments d'ajustement des périodes correspondantes.

Mise en garde

Les sections précédentes renferment des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Elles contiennent également des résultats et mesures non ajustés, lesquels ne sont pas conformes aux PCGR. Voir la section qui en traite.

Rapport de gestion

Les commentaires contenus dans le présent Rapport de gestion sont en date du 23 mai 2012. Sauf indication contraire, tous les montants sont en dollars canadiens et ont été établis à partir d'états financiers préparés conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS). Sauf indication contraire, toute mention des PCGR renvoie aux IFRS. Le présent Rapport de gestion doit être lu à la lumière des états financiers consolidés intermédiaires non audités pour la période close le 30 avril 2012, qui sont inclus dans le présent document, et du Rapport de gestion annuel pour l'exercice clos le 31 octobre 2011, qui est inclus dans le Rapport annuel 2011 de BMO. L'information qui précède cette section fait partie du présent Rapport de gestion.

La Banque de Montréal utilise une marque unifiée reliant toutes les sociétés membres de l'organisation. La Banque de Montréal et ses filiales sont désignées par l'appellation BMO Groupe financier. Ainsi, dans le présent document, les appellations BMO et BMO Groupe financier désignent la Banque de Montréal et ses filiales.

Sommaire des résultats déjà établis

(non audité) (en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts 2 120 428 25 % (198 ) (9 %) 4 438 1 029 30 %
Revenus autres que d'intérêts 1 839 198 12 % 40 2 % 3 638 246 7 %
Revenus 3 959 626 19 % (158 ) (4 %) 8 076 1 275 19 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 195 (70 ) (26 %) 73 60 % 317 (265 ) (46 %)
Dotation à la provision générale pour pertes sur créances - (32 ) (100 %) (19 ) (100 %) 19 (19 ) (50 %)
Dotation totale à la provision pour pertes sur créances 195 (102 ) (34 %) 54 38 % 336 (284 ) (46 %)
Charges autres que d'intérêts 2 499 469 23 % (55 ) (2 %) 5 053 965 24 %
Charge d'impôts sur le résultat 237 44 23 % (76 ) (24 %) 550 95 21 %
Bénéfice net 1 028 215 27 % (81 ) (7 %) 2 137 499 31 %
Attribuable aux actionnaires de la Banque 1 010 215 27 % (80 ) (7 %) 2 100 498 31 %
Attribuable à la participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales 18 - - (1 ) (3 %) 37 1 2 %
Bénéfice net 1 028 215 27 % (81 ) (7 %) 2 137 499 31 %
Résultat de base par action ($) 1,52 0,18 13 % (0,13 ) (8 %) 3,16 0,46 17 %
Résultat dilué par action ($) 1,51 0,19 14 % (0,12 ) (7 %) 3,14 0,48 18 %
Rendement des capitaux propres (RCP) 16,2 % (1,3 %) (1,0 %) 16,7 % (1,0 %)
Ratio de productivité 63,1 % 2,2 % 1,1 % 62,6 % 2,5 %
Levier d'exploitation (4,4 %) n.s. n.s. (4,9 %) n.s.
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif 1,89 % 0,07 % (0,16 %) 1,97 % 0,17 %
Taux d'impôt effectif 18,7 % (0,5 %) (3,3 %) 20,5 % (1,3 %)
Ratios de capital déjà établis
Ratio du capital de première catégorie, selon Bâle II 11,97 % (1,85 %) 0,28 % 11,97 % (1,85 %)
Ratio des capitaux propres ordinaires - établi au moyen d'une méthode prescrite par Bâle II 9,90 % (0,77 %) 0,25 % 9,90 % (0,77 %)
Bénéfice net par groupe d'exploitation :
Services bancaires Particuliers et entreprises 567 100 22 % (16 ) (3 %) 1 150 152 15 %
PE Canada 446 32 8 % - - 892 1 -
PE États-Unis 121 68 +100 % (16 ) (12 %) 258 151 +100 %
Groupe Gestion privée 145 54 59 % 40 39 % 250 15 6 %
BMO Marchés des capitaux 225 (4 ) (1 %) 27 14 % 423 (66 ) (13 %)
Services d'entreprise, y compris T&O 91 65 +100 % (132 ) (59 %) 314 398 +100 %
Bénéfice net de BMO Groupe financier 1 028 215 27 % (81 ) (7 %) 2 137 499 31 %
T&O désigne l'unité Technologie et opérations.
n.s. - non significatif

Sommaire des résultats ajustés 1)

(non audité) (en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts ajustés 1 969 261 15 % (123 ) (6 %) 4 061 627 18 %
Revenus autres que d'intérêts ajustés 1 758 222 14 % 107 6 % 3 409 151 5 %
Revenus ajustés 3 727 483 15 % (16 ) - 7 470 778 12 %
Dotation totale à la provision spécifique et à la provision générale pour pertes sur créances, après ajustement 151 (114 ) (43 %) 60 66 % 242 (340 ) (58 %)
Charges autres que d'intérêts ajustées 2 357 363 18 % (21 ) (1 %) 4 735 692 17 %
Charge d'impôts sur le résultat ajustée 237 22 10 % (65 ) (22 %) 539 59 12 %
Bénéfice net ajusté 982 212 28 % 10 1 % 1 954 367 23 %
Attribuable aux actionnaires de la Banque 964 212 28 % 11 1 % 1 917 366 24 %
Attribuable à la participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales 18 - - (1 ) (3 %) 37 1 2 %
Bénéfice net ajusté 982 212 28 % 10 1 % 1 954 367 23 %
Résultat de base par action ($), après ajustement 1,45 0,19 15 % 0,02 1 % 2,88 0,27 10 %
Résultat dilué par action, après ajustement ($) 1,44 0,19 15 % 0,02 1 % 2,86 0,29 11 %
Rendement des capitaux propres ajusté 15,4 % (1,2 %) 0,4 % 15,2 % (1,9 %)
Ratio de productivité ajusté 63,2 % 1,7 % (0,3 %) 63,4 % 3,0 %
Levier d'exploitation ajusté (3,3 %) n.s. n.s. (5,5 %) n.s.
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement 1,76 % (0,07 %) (0,09 %) 1,81 % -
Taux d'impôt effectif ajusté 19,5 % (2,3 %) (4,2 %) 21,7 % (1,5 %)
Ratios de capital déjà établis
Ratio du capital de première catégorie, selon Bâle II 11,97 % (1,85 %) 0,28 % 11,97 % (1,85 %)
Ratio des capitaux propres ordinaires - établi au moyen d'une méthode prescrite par Bâle II 9,90 % (0,77 %) 0,25 % 9,90 % (0,77 %)
Bénéfice net ajusté par groupe d'exploitation :
Services bancaires Particuliers et entreprises 585 111 24 % (17 ) (3 %) 1 187 175 17 %
PE Canada 449 32 8 % 1 - 897 1 -
PE États-Unis 136 79 +100 % (18 ) (11 %) 290 174 +100 %
Groupe Gestion privée 150 57 62 % 40 37 % 260 22 9 %
BMO Marchés des capitaux 226 (3 ) (1 %) 28 14 % 424 (65 ) (13 %)
Services d'entreprise, y compris T&O 21 47 +100 % (41 ) (68 %) 83 235 +100 %
Bénéfice net ajusté de BMO Groupe financier 982 212 28 % 10 1 % 1 954 367 23 %
1) Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR et qui décrit l'utilisation des mesures non conformes aux PCGR dans le présent document.
n.s. - non significatif

Responsabilité de la direction à l'égard de l'information financière

Le chef de la direction et le chef des finances de la Banque de Montréal ont signé des attestations certifiant l'exactitude de l'information financière contenue dans notre Rapport de gestion intermédiaire et dans nos états financiers consolidés intermédiaires non audités de la période close le 30 avril 2012 et portant également sur la conception de nos contrôles et procédures de communication de l'information et du contrôle interne à l'égard de l'information financière. La direction de la Banque de Montréal, sous la supervision du chef de la direction et du chef des finances, a évalué, au 30 avril 2012, l'efficacité des contrôles et procédures de communication de l'information de la Banque de Montréal, tels qu'ils sont définis dans les règles de la Securities and Exchange Commission et des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, et elle a conclu que ces contrôles et procédures étaient efficaces.

Le contrôle interne de la Banque de Montréal à l'égard de l'information financière comprend des normes et méthodes qui : concernent la tenue de dossiers suffisamment détaillés pour donner une image précise et fidèle des transactions et des sorties d'actifs de BMO; fournissent une assurance raisonnable que les opérations sont comptabilisées comme il se doit pour permettre l'établissement des états financiers consolidés conformément aux principes comptables généralement reconnus canadiens et aux exigences de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, le cas échéant; assurent que les encaissements et décaissements de BMO ne sont faits qu'avec l'autorisation de la direction et des administrateurs de la Banque de Montréal et fournissent une assurance raisonnable que toute acquisition, utilisation ou cession non autorisée des actifs de BMO qui pourrait avoir une incidence importante sur ses états financiers consolidés est interdite ou détectée à temps.

En raison de ses limites intrinsèques, le contrôle interne à l'égard de l'information financière ne peut fournir qu'une assurance raisonnable et il est possible qu'il ne permette pas de prévenir ou de détecter les inexactitudes. De plus, les projections d'une appréciation d'efficacité sur les périodes futures comportent le risque que les contrôles deviennent inadéquats en raison de changements dans les conditions ou que le degré de conformité aux normes et méthodes se détériore.

Au cours du trimestre clos le 30 avril 2012, il n'y a eu aucun changement à notre contrôle interne à l'égard de l'information financière qui a eu un effet important, ou qui est raisonnablement susceptible d'avoir un effet important, sur notre contrôle interne à l'égard de l'information financière.

Comme lors des trimestres précédents, le Comité d'audit de la Banque de Montréal a examiné le présent document, y compris les états financiers consolidés intermédiaires non audités, et le Conseil d'administration de la Banque de Montréal a approuvé ce document avant sa publication.

On trouvera une analyse détaillée de nos secteurs d'activité, de nos stratégies et de nos objectifs dans le Rapport de gestion figurant dans le Rapport annuel 2011 de BMO, lequel est accessible sur notre site Web à l'adresse www.bmo.com/relationsinvestisseurs. Nous invitons également les lecteurs à visiter ce site pour y obtenir d'autres renseignements financiers trimestriels.

Mise en garde concernant les déclarations prospectives

Les communications publiques de la Banque de Montréal comprennent souvent des déclarations prospectives, écrites ou verbales. Le présent document contient de telles déclarations, qui peuvent aussi figurer dans d'autres documents déposés auprès des organismes canadiens de réglementation des valeurs mobilières ou de la Securities and Exchange Commission des États-Unis ou dans d'autres communications. Toutes ces déclarations sont énoncées sous réserve des règles d'exonération de la loi américaine Private Securities Litigation Reform Act of 1995 et des lois canadiennes sur les valeurs mobilières applicables, et elles sont conçues comme des déclarations prospectives aux termes de ces lois. Les déclarations prospectives peuvent comprendre notamment des observations concernant nos objectifs et nos priorités pour l'exercice 2012 et au-delà, nos stratégies ou actions futures, nos cibles, nos attentes concernant notre situation financière ou le cours de nos actions, et les résultats ou les perspectives de notre exploitation ou des économies canadienne et américaine.

De par leur nature, les déclarations prospectives exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes. Il existe un risque appréciable que les prévisions, pronostics, conclusions ou projections se révèlent inexacts, que nos hypothèses soient erronées et que les résultats réels diffèrent sensiblement de ces prévisions, pronostics, conclusions ou projections. Nous conseillons aux lecteurs du présent document de ne pas se fier indûment à ces déclarations, étant donné que les résultats, les conditions, les actions ou les événements réels futurs pourraient différer sensiblement des cibles, attentes, estimations ou intentions exprimées dans ces déclarations prospectives, en raison d'un certain nombre de facteurs.

Les résultats futurs ayant trait aux déclarations prospectives peuvent être influencés par de nombreux facteurs, notamment la situation économique générale et la conjoncture des marchés dans les pays où nous sommes présents, des marchés financiers ou du crédit faibles, volatils ou illiquides, les fluctuations des taux d'intérêt et des cours de change, les changements de politique monétaire, fiscale ou économique, l'intensité de la concurrence dans les secteurs géographiques et les domaines d'activité dans lesquels nous œuvrons, les changements de législation ou les changements dans les attentes ou les exigences des organismes de supervision, y compris les exigences ou directives en matière de capital, de taux d'intérêt et de liquidités, les procédures judiciaires ou démarches réglementaires, l'exactitude et l'exhaustivité de l'information que nous obtenons sur nos clients et nos contreparties, notre capacité de mettre en œuvre nos plans stratégiques, de conclure des acquisitions et d'intégrer les entreprises acquises, les estimations comptables critiques et l'incidence des modifications des normes comptables, des règlements et des interprétations sur ces estimations, les risques opérationnels et infrastructurels, les modifications de nos cotes de solvabilité, la situation politique générale, les activités des marchés financiers internationaux, les répercussions possibles de guerres ou d'activités terroristes sur nos activités, les répercussions de maladies sur les économies locales, nationales ou mondiale, les catastrophes naturelles et les répercussions de perturbations des infrastructures publiques telles que les services de transport et de communication et les systèmes d'alimentation en énergie ou en eau, les changements technologiques et notre capacité à prévoir et à gérer efficacement les risques liés aux facteurs susmentionnés.

Nous tenons à souligner que la liste de facteurs qui précède n'est pas exhaustive. D'autres facteurs pourraient influer défavorablement sur nos résultats. La section paraissant aux pages 30 et 31 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO donne plus d'informations sur l'incidence que pourraient avoir certains facteurs clés sur les résultats futurs de la Banque de Montréal. Les investisseurs et les autres personnes qui se fient à des déclarations prospectives pour prendre des décisions à l'égard de la Banque de Montréal doivent tenir soigneusement compte de ces facteurs, ainsi que d'autres incertitudes et événements potentiels, et de l'incertitude inhérente aux déclarations prospectives. La Banque de Montréal ne s'engage pas à mettre à jour les déclarations prospectives, verbales ou écrites, qui peuvent être faites, à l'occasion, par elle-même ou en son nom, sauf si la loi l'exige. L'information prospective contenue dans le présent document est présentée dans le but d'aider nos actionnaires à comprendre notre situation financière aux dates indiquées ou pour les périodes closes à ces dates ainsi que nos priorités et objectifs stratégiques, et peut ne pas convenir à d'autres fins.

Aux fins du calcul de l'incidence pro forma de Bâle III sur notre capital réglementaire, notre actif pondéré en fonction des risques (y compris le risque de contrepartie et le risque de marché) et nos ratios de capital réglementaire, nous avons présumé que notre interprétation des règles proposées et des propositions annoncées par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) en date des présentes et que les modèles que nous utilisons pour évaluer ces exigences concordaient avec les exigences définitives qui seront promulguées par le CBCB et le Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF). Nous avons également présumé que les changements proposés à l'égard des déductions du capital, de l'actif pondéré en fonction des risques, du traitement du capital réglementaire pour les instruments de capital autres que des actions ordinaires (à savoir les instruments de capital faisant l'objet d'une clause de droits acquis) et des ratios de capital réglementaire minimums étaient adoptés par le BSIF dans leur version proposée par le CBCB. De plus, nous avons présumé que les instruments de capital existants qui ne respectent pas Bâle III mais respectent Bâle II pourraient être entièrement pris en compte dans les calculs pro forma au 30 avril 2012. L'incidence intégrale des propositions de Bâle III a été quantifiée d'après nos positions financières et nos positions en matière de risque à la clôture du trimestre ou à une date la plus rapprochée que possible de la clôture du trimestre. Aux fins de la présentation de notre prévision selon laquelle nous serons en mesure de refinancer certains de nos instruments de capital à l'avenir lorsque nécessaire pour respecter les exigences en matière de capital réglementaire, nous avons présumé que les facteurs échappant à notre contrôle, y compris l'état de la conjoncture économique et de la conjoncture des marchés financiers, n'entravera pas notre capacité de le faire.

Les hypothèses relatives aux ventes d'actifs, aux prix de vente prévus pour les actifs, au coût net de mobilisation des fonds, à la qualité du crédit et au risque de défaillance et de pertes sur défaillance des actifs sous-jacents de l'entité de gestion de placements structurés sont des facteurs importants dont nous avons tenu compte lors de l'établissement de nos attentes concernant cette entité et dont il est question dans le présent Rapport de gestion intermédiaire, y compris le caractère adéquat de la protection de premier niveau. Selon certaines de nos principales hypothèses, des actifs continueront à être vendus dans le but de réduire la taille de l'entité de gestion de placements structurés, selon diverses hypothèses de prix d'actifs, et le niveau des défauts et des pertes sera conforme à la qualité du crédit des actifs sous-jacents et à nos attentes actuelles concernant la persistance des difficultés sur les marchés.

Les hypothèses relatives au niveau de défauts et aux pertes en cas de défaut sont des facteurs importants dont nous avons tenu compte lors de l'établissement de nos attentes concernant les résultats futurs des opérations que notre entité de protection du crédit a conclues. Selon certaines de nos principales hypothèses, le niveau des défauts et les pertes en cas de défaut seront comparables à ceux de l'expérience historique. En établissant nos attentes concernant le risque de pertes sur créances lié à notre entité de protection du crédit et le risque de perte par BMO à l'avenir, nous avons tenu compte de facteurs importants dont la diversification sectorielle dans les portefeuilles, la qualité initiale du crédit de chaque portefeuille, la protection de premier niveau intégrée à la structure et les couvertures que BMO a conclues.

Pour déterminer l'incidence des réductions des frais d'interchange analysées dans la section Faits nouveaux concernant la législation et la réglementation américaines, nous avons présumé que les volumes d'activité resteront conformes à nos attentes et que certaines mesures seront prises par la direction pour atténuer quelque peu l'effet des règlements sur nos revenus.

Les hypothèses relatives au comportement des économies canadienne et américaine, ainsi que sur la conjoncture de marché globale et leur effet combiné sur nos activités, sont des facteurs importants dont nous tenons compte lors de l'établissement de nos priorités et objectifs stratégiques et des perspectives de nos divers secteurs d'activité. Pour élaborer nos prévisions en matière de croissance économique, en général et dans le secteur des services financiers, nous utilisons principalement les données économiques historiques fournies par les administrations publiques du Canada et des États-Unis et leurs agences. Se reporter à la section Perspectives économiques et survol du présent rapport de gestion intermédiaire.

Documents déposés auprès des organismes de réglementation

Nos documents d'information continue, y compris nos documents intermédiaires, Rapport de gestion annuel, États financiers consolidés audités, Notice annuelle et Avis de convocation à l'assemblée annuelle des actionnaires et circulaire de sollicitation de procurations, sont accessibles sur notre site Web, au www.bmo.com/relationsinvestisseurs, sur le site des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, au www.sedar.com et dans la section EDGAR du site Web de la SEC, au www.sec.gov.

Perspectives économiques et survol

Soutenue par de faibles taux d'intérêt, mais freinée par la vigueur du dollar canadien, la croissance économique au Canada est modérée. L'économie canadienne devrait croître à un taux de 2 % en 2012 avant d'atteindre 2,5 % en 2013 grâce au raffermissement de la demande aux États-Unis. Devant composer avec un niveau élevé d'endettement et la hausse des prix de l'essence, les ménages dépensent avec plus de parcimonie. Le marché du logement a ralenti dans la plupart des régions et certains signes indiquent que la croissance des prêts hypothécaires est en voie de faire de même. Les administrations publiques cherchent à ralentir le rythme de leurs dépenses afin de réduire leur déficit budgétaire. Les investissements des entreprises demeurent le moteur de l'expansion, et ce, surtout dans les provinces riches en ressources que sont l'Alberta et la Saskatchewan, puisque les prix de la plupart des produits de base demeurent élevés. En général, le dollar canadien devrait se négocier au-dessus de la parité avec le dollar américain pendant quelques années à venir et le raffermissement de la demande aux États-Unis devrait favoriser les exportations en 2013. Dans un contexte caractérisé par une croissance modérée, un faible taux d'inflation et une monnaie vigoureuse, il est probable que la Banque du Canada maintiendra ses taux d'intérêt pour le reste de 2012. Cependant, il se peut qu'elle les augmente plus tôt que prévu si la situation économique se révèle meilleure que celle attendue.

L'économie américaine affiche toujours une certaine expansion grâce à de faibles taux d'intérêt et à l'assainissement des finances des ménages. Sa croissance devrait être de 2,4 % en 2012 et de 2,6 % en 2013, taux qui ne sont pas élevés, mais néanmoins supérieurs à ceux des autres pays du G7. En dépit du manque de tonus de la conjoncture économique européenne, l'essor des exportations aux États-Unis est toujours important grâce à l'amélioration, en regard d'autres pays, des frais de main-d'œuvre et à la dépréciation du dollar américain. Une hausse des niveaux d'emploi a redonné confiance aux consommateurs et stimulé leurs dépenses, atténuant de ce fait les conséquences néfastes de la majoration des coûts de l'essence. Le marché du logement se stabilise, mais les prix des habitations demeurent faibles, car le nombre de saisies est toujours important. Les investissements des entreprises continuent de catalyser la croissance et la montée de leurs bénéfices demeure soutenue. Même si l'amélioration des finances des ménages devrait favoriser une légère hausse des dépenses de consommation et une certaine intensification des activités du marché du logement en 2013, des politiques budgétaires restrictives freineront sans doute la croissance. Le chômage devrait diminuer très lentement, incitant ainsi la Réserve fédérale américaine à maintenir les taux d'intérêt à court terme à des niveaux très bas, et ce, pendant au moins deux annnées de plus.

Soutenue par une hausse de la production automobile, une demande toujours forte à l'échelle mondiale pour les produits de l'agriculture et une augmentation de la production provenant de la réserve d'huile de schiste de Bakken, l'économie de la région du Midwest des États-Unis affiche toujours un certain essor, même si des politiques budgétaires contraignantes freinent sa croissance.

La présente section qui traite des perspectives économiques et qui en fait le survol contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Change

Les équivalents en dollars canadiens du bénéfice net, des revenus, des charges, des dotations à la provision pour pertes sur créances et des impôts sur le résultat en dollars américains de BMO ont augmenté par rapport au deuxième trimestre et au premier semestre de 2011 en raison de l'appréciation du dollar américain. Ces équivalents ont fléchi comparativement au premier trimestre de 2012 à cause d'un léger repli du dollar américain. Au cours du trimestre à l'étude, le cours de change moyen du dollar canadien et du dollar américain, exprimé par le coût de un dollar américain en dollars canadiens, a dépassé de 3,1 % celui d'il y a un an, mais a fléchi de 2,1 % par rapport au cours moyen du premier trimestre de 2012. Depuis le début du présent exercice, le taux de change moyen s'est accru de 1,8 %. Le tableau ci-après fait état des cours de change moyens des dollars canadien et américain et de l'incidence de leurs fluctuations.

Effets des fluctuations des cours de change par rapport au dollar américain sur les résultats de BMO

(en millions de dollars canadiens, T2-2012 Cumul 2012
sauf indication contraire) c. T2-2011 c. T1-2012 c. cumul 2011
Cours de change entre les dollars canadien et américain (moyenne)
Période à l'étude 0,9917 0,9917 1,0026
Période précédente 0,9623 1,0133 0,9852
Incidence sur les résultats déjà établis
Revenus nets d'intérêts augmentés (diminués) 26 (19 ) 32
Revenus autres que d'intérêts augmentés (diminués) 14 (10 ) 17
Revenus augmentés (diminués) 40 (29 ) 49
Charges diminuées (augmentées) (27 ) 18 (32 )
Dotation à la provision pour pertes sur créances diminuée (augmentée) 1 - -
Impôts sur le résultat diminués (augmentés) (1 ) 1 (1 )
Bénéfice net augmenté (diminué) 13 (10 ) 16
Incidence sur les résultats ajustés
Revenus nets d'intérêts augmentés (diminués) 21 (16 ) 26
Revenus autres que d'intérêts augmentés (diminués) 14 (10 ) 17
Revenus augmentés (diminués) 35 (26 ) 43
Charges diminuées (augmentées) (23 ) 17 (28 )
Dotation à la provision pour pertes sur créances diminuée (augmentée) 1 - -
Impôts sur le résultat diminués (augmentés) (1 ) - (1 )
Bénéfice net ajusté augmenté (diminué) 12 (9 ) 14
Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Au début de chaque trimestre, BMO détermine si elle doit ou non prendre part à des opérations de couverture qui sont censées compenser partiellement l'effet avant impôts des fluctuations des cours de change durant le trimestre sur son bénéfice net libellé en dollars américains prévu pour ce trimestre. Ainsi, les activités de couverture atténuent l'incidence des fluctuations des cours de change, mais ce, uniquement au cours du trimestre concerné. L'incidence de ces activités de couverture a été négligeable.

Pour les périodes à venir, les profits ou pertes résultant des opérations de couverture dépendront à la fois des fluctuations des monnaies et du montant des opérations de couverture sous-jacentes, car celles-ci sont conclues chaque trimestre en fonction du bénéfice net prévu en dollars américains pour le trimestre suivant.

Les effets des fluctuations des cours de change sur nos investissements dans des établissements à l'étranger sont analysés dans la section Impôts sur le résultat.

Autres mesures de la valeur

Pour la période de cinq ans close le 30 avril 2012, le rendement total des capitaux propres annuel moyen de BMO a été de 2,0 %.

Le profit économique net s'est établi à 366 millions de dollars, comparativement à 434 millions au premier trimestre de 2012 et à 315 millions au deuxième trimestre de 2011. Le profit économique net ajusté s'est situé à 296 millions, comparativement à 273 millions au trimestre précédent et à 264 millions au deuxième trimestre de 2011. Les variations du profit économique net ajusté depuis un an reflètent la hausse du bénéfice et du capital, ce qui a découlé en grande partie de l'acquisition de M&I. Les variations survenues depuis le premier trimestre ont résulté de l'amélioration du bénéfice. Le profit économique net de 366 millions représente le bénéfice net attribuable aux actionnaires (1 010 millions), moins les dividendes sur actions privilégiées (34 millions), plus l'amortissement après impôts des immobilisations incorporelles (24 millions), déduction faite d'une charge au titre du capital (634 millions) et est considéré comme une mesure efficace de la valeur économique ajoutée. Le profit économique net ajusté se calcule de la même manière, mais au moyen du bénéfice net ajusté et non du bénéfice net déjà établi et compte non tenu de l'amortissement des immobilisations incorporelles. Le profit économique net et celui ajusté sont des mesures non conformes aux PCGR. Se reporter à la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR pour des commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures.

Bénéfice net

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011

Le bénéfice net s'est chiffré à 1 028 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2012, en hausse de 215 millions ou de 27 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action a enregistré une hausse de 14 % et a ainsi atteint 1,51 $, contre 1,32 $ il y a un an.

Le bénéfice net ajusté du deuxième trimestre de 2012 s'est établi à 982 millions de dollars, en hausse de 212 millions ou de 28 % en regard de la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action ajusté a été de 1,44 $, ayant augmenté de 15 % par rapport à celui de 1,25 $ dégagé un an plus tôt. Les résultats ajustés et les éléments qui ont été exclus de leur calcul sont décrits plus en détail dans la section précédente qui traite du bénéfice net ajusté et dans celle intitulée Mesures non conformes aux PCGR, tout comme le sont nos commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures.

L'essor du bénéfice net ajusté témoigne des avantages des acquisitions et de l'expansion interne. PE États-Unis a affiché, à ce chapitre, une forte croissance en raison de l'entreprise acquise, et le bénéfice net ajusté du groupe Gestion privée a lui aussi augmenté fortement puisque les résultats d'il y a un an avaient été affaiblis par des réclamations de réassurance liées à des tremblements de terre d'un montant anormalement élevé, ces réclamations ayant retranché 47 millions du bénéfice net. PE Canada a lui aussi enregistré une bonne croissance pour son bénéfice net ajusté, car l'augmentation des volumes de la plupart des produits a renforcé les revenus, tandis que les charges sont demeurées pour ainsi dire inchangées. Le bénéfice net ajusté de BMO Marchés des capitaux a quelque peu fléchi tandis que celui des Services d'entreprise s'est amélioré.

Les dotations à la provision pour pertes sur créances ont baissé grâce à l'incidence d'une reprise de 72 millions de dollars après impôts sur les dotations à la provision pour pertes sur créances relativement aux prêts douteux acquis de M&I. Le taux d'impôt effectif a également fléchi, tel qu'il est expliqué dans la section intitulée Impôts sur le résultat.

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2012

Le bénéfice net a diminué de 81 millions de dollars ou de 7,3 % comparativement à celui du premier trimestre, et le bénéfice par action s'est comprimé de 0,12 $ ou de 7,4 %. Le bénéfice net ajusté a progressé de 10 millions ou de 1,0 %, et le bénéfice par action ajusté s'est accru de 0,02 $ ou de 1,4 %.

Après ajustement, le bénéfice net du groupe Gestion privée et celui de BMO Marchés des capitaux se sont grandement renforcés. Le bénéfice net ajusté de PE Canada a été comparable à celui dégagé au premier trimestre même si la période à l'étude a compté moins de jours. Quant au bénéfice net de PE États-Unis et des Services d'entreprise, il s'est comprimé.

Après ajustement, les revenus et les charges ont légèrement diminué par rapport au premier trimestre, ce qui a découlé en partie du fait qu'il y a eu deux jours de moins au cours du trimestre à l'étude. Les dotations à la provision pour pertes sur créances ont augmenté à cause de la hausse de celles imputées aux Services d'entreprise en vertu de notre méthode de dotation selon les pertes prévues et de la diminution des reprises sur la provision pour pertes sur créances constituée à l'égard des prêts douteux acquis auprès de M&I. Le taux d'impôt effectif a été moins élevé au trimestre à l'étude.

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011

Le bénéfice net s'est renforcé de 499 millions de dollars ou de 31 % pour se chiffrer à 2 137 millions. Le bénéfice par action a été de 3,14 $, ayant augmenté de 0,48 $ ou de 18 % depuis un an. Le bénéfice net ajusté a progressé de 367 millions ou de 23 % pour s'établir à 1 954 millions. Le bénéfice par action ajusté s'est dégagé à 2,86 $, en hausse de 0,29 $ ou de 11 % par rapport à la même période un an plus tôt. L'entreprise acquise a accru de 396 millions le bénéfice net ajusté du semestre à l'étude.

La présente section renferme des résultats ajustés et des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Revenus

Le total des revenus a dépassé de 626 millions de dollars ou de 19 % celui de la même période l'an dernier. Les revenus ajustés ont crû de 483 millions ou de 15 % grâce essentiellement à l'entreprise acquise. Les revenus de PE Canada ont été plutôt stables alors que ceux du groupe Gestion privée ont enregistré une forte hausse en raison de l'incidence des acquisitions et de l'augmentation des revenus d'assurance puisque les résultats un an plus tôt tenaient compte d'une charge de 50 millions au titre de réclamations de réassurance liées à des tremblements de terre. L'appréciation du dollar américain s'est traduite par une hausse des revenus ajustés de 35 millions.

Les revenus ont fléchi de 158 millions de dollars ou de 3,8 % par rapport au premier trimestre. Les revenus ajustés ont baissé de 16 millions ou de 0,4 %. Les revenus de PE Canada et de PE États-Unis ont fléchi, car le deuxième trimestre a compté moins de jours et les marges se sont rétrécies. Le groupe Gestion privée a vu ses revenus augmenter fortement puisque, au cours du trimestre précédent, les fluctuations des taux d'intérêt à long terme avaient été défavorables. Les revenus de BMO Marchés des capitaux ont augmenté en raison de l'accroissement des commissions sur les fusions et acquisitions, des profits nets sur les titres de placement et des revenus provenant des activités de prise ferme. Le repli du dollar américain a retranché 26 millions de la croissance des revenus ajustés.

Pour le premier semestre du présent exercice, les revenus ont augmenté de 1 275 millions de dollars ou de 19 % et, après ajustement, ils ont crû de 778 millions ou de 12 % grâce à l'entreprise acquise.

Les variations des revenus nets d'intérêts et des revenus autres que d'intérêts sont analysées dans les sections qui suivent.

La présente section renferme des résultats ajustés et des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Revenus nets d'intérêts

Les revenus nets d'intérêts du trimestre ont dépassé de 428 millions de dollars ou de 25 % ceux d'il y a un an, s'établissant ainsi à 2 120 millions. Après ajustement, ils se sont accrus de 261 millions ou de 15 % et ont atteint 1 969 millions. L'augmentation des revenus nets d'intérêts ajustés est essentiellement attribuable à PE États-Unis, ce qui a découlé de l'entreprise acquise, à la forte hausse enregistrée par le groupe Gestion privée et à l'augmentation moins prononcée qu'ont constatée PE Canada et BMO Marchés des capitaux. Les revenus nets d'intérêts ajustés des Services d'entreprise ont diminué en raison surtout du fait que, au cours de l'exercice précédent, des intérêts avaient été reçus au règlement de certaines questions fiscales.

La marge nette d'intérêts globale de BMO s'est élargie de 7 points de base depuis un an pour s'établir à 1,89 %. Après ajustement, elle a diminué de 7 points de base et s'est située à 1,76 %, les marges de tous les groupes d'exploitation s'étant comprimées. La réduction de celle de PE Canada a découlé principalement des pressions exercées par la concurrence et de la contraction des marges sur les dépôts qu'a causée la faiblesse des taux d'intérêt. Le repli de la marge de PE États-Unis a résulté du recul des marges sur les dépôts, ce qui a plus qu'annulé l'accroissement de leurs soldes, un changement favorable dans la composition des prêts et l'incidence positive qu'a eue l'entreprise acquise. Le repli de la marge du groupe Gestion privée a découlé surtout de la contraction de celles sur les dépôts, ce qui a été atténué par la hausse des soldes des dépôts et des prêts des services de gestion bancaire privée. Le recul de la marge nette d'intérêts de BMO Marchés des capitaux a découlé essentiellement de la diminution des marges du secteur des services aux grandes entreprises. Les revenus nets d'intérêts ajustés des Services d'entreprise se sont dégradés depuis un an, ce qui a affaibli la marge globale de BMO.

L'actif productif moyen du deuxième trimestre a progressé de 73 milliards de dollars ou de 19 % en regard d'il y a un an, la hausse du dollar américain ayant généré 5 milliards de cette progression. Il s'est produit une hausse des actifs de PE États-Unis en raison de l'entreprise acquise et de la forte augmentation interne des prêts aux entreprises. Les actifs du groupe Gestion privée se sont accrus par suite de l'essor des prêts aux particuliers des services de gestion bancaire privée au Canada. BMO Marchés des capitaux a lui aussi vu ses actifs augmenter en raison de la montée des titres pris en pension qui a découlé de la demande émanant des clients et de l'accroissement des dépôts auprès de la Réserve fédérale américaine. Les soldes des prêts de la plupart des produits de PE Canada ont grandement augmenté.

Par rapport au premier trimestre, les revenus nets d'intérêts ont reculé de 198 millions de dollars ou de 8,5 %. Après ajustement, ils se sont repliés de 123 millions ou de 5,9 %, et ce, en raison notamment du nombre moins élevé de jours au cours du trimestre à l'étude. Une saine croissance a été enregistrée par BMO Marché des capitaux, mais chacun des autres groupes, dont les Services d'entreprise, a accusé des baisses à ce chapitre.

La marge nette d'intérêts globale de BMO s'est comprimée de 16 points de base par rapport au premier trimestre. Après ajustement, elle a baissé de 9 points de base. La marge nette d'intérêts de BMO Marchés des capitaux s'est élargie grâce aux revenus nets d'intérêts plus élevés qu'ont générés les activités de négociation. Les autres groupes ont tous vu leur marge nette d'intérêts baisser. La marge de PE Canada a fléchi en raison surtout de la diminution des marges sur les dépôts, celles sur les prêts étant demeurées relativement stables. La baisse constatée par PE États-Unis est imputable au repli des marges sur les prêts, repli causé essentiellement par la concurrence exercée par les prix. La diminution inscrite par le groupe Gestion privée a découlé surtout du fait qu'au premier trimestre, un placement stratégique avait engendré des revenus de gestion d'actifs exceptionnellement élevés.

L'actif productif moyen a progressé de 6 milliards de dollars ou de 1,4 % en regard du premier trimestre. BMO Marchés des capitaux a enregistré une hausse de cet actif en raison de la montée des actifs de négociation. Quant à PE Canada et au groupe Gestion privée, leur actif productif moyen a légèrement augmenté. Celui de PE États-Unis a accusé une faible baisse.

Depuis le début du présent exercice, les revenus nets d'intérêts ont augmenté de 1 029 millions de dollars ou de 30 %. Après ajustement, ils se sont accrus de 627 millions ou de 18 %, ce qui est essentiellement attribuable à l'entreprise acquise, et se sont établis à 4 061 millions. Les revenus nets d'intérêts de PE Canada ont légèrement augmenté, tandis que ceux de BMO Marchés des capitaux ont fléchi tout comme l'ont fait ceux des Services d'entreprise, et ce, en raison surtout du fait qu'en 2011, des intérêts avaient été reçus au règlement de certaines questions fiscales.

Durant le semestre, la marge nette d'intérêts globale de BMO s'est élargie de 17 points de base pour s'établir à 1,97 %. Après ajustement, elle a été comparable à celle d'il y a un an, se situant à 1,81 %. Les hausses enregistrées par PE États-Unis et le groupe Gestion privée, ce qui a découlé surtout de l'incidence de l'entreprise acquise, ont compensé les réductions au sein de PE Canada et de BMO Marchés des capitaux et l'incidence de la baisse des revenus nets d'intérêts ajustés des Services d'entreprise.

Au cours du semestre, l'actif productif moyen a progressé de 70 milliards de dollars ou de 18 %, soit de 67 milliards après ajustement pour exclure l'incidence du renforcement du dollar américain. Les actifs ont augmenté grâce à l'acquisition, à la croissance interne des prêts aux entreprises de PE États-Unis et à l'essor enregistré par le groupe Gestion privée, lequel a également profité de l'expansion des services bancaires aux particuliers au Canada. Une croissance a également été notée au sein de BMO Marchés des capitaux, de PE Canada et des Services d'entreprise.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement (bic)*

(en points de base) T2-2012 Augmentation
(Diminution)
c. T2-2011
Augmentation
(Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation
(Diminution)
c. cumul 2011
PE Canada 281 (12 ) (9 ) 286 (11 )
PE États-Unis 435 (15 ) (8 ) 439 3
Services bancaires Particuliers et entreprises 323 6 (8 ) 327 9
Groupe Gestion privée 298 (18 ) (82 ) 339 32
BMO Marchés des capitaux 65 (12 ) 4 63 (17 )
Services d'entreprise, y compris T&O** n.s. n.s. n.s. n.s. n.s.
Total de la marge nette d'intérêts de BMO, après ajustement 1) 176 (7 ) (9 ) 181 -
Total de la marge nette d'intérêts déjà établie de BMO 189 7 (16 ) 197 17
Total de la marge des services de détail au Canada (avant et après ajustement)*** 281 (13 ) (9 ) 285 (13 )
* La marge nette d'intérêts est calculée et présentée par rapport à l'actif productif moyen plutôt que par rapport à l'actif total. Cette méthode produit une mesure plus pertinente des marges et de leurs variations. Les marges des groupes d'exploitation sont présentées sur une bic, tandis que la marge globale de BMO l'est selon les PCGR.
** Les revenus nets d'intérêts ajustés des Services d'entreprise sont négatifs dans toutes les périodes et leur variabilité influe sur les changements de la marge nette d'intérêts.
*** Le total de la marge des services de détail au Canada représente la marge nette d'intérêts des activités combinées des secteurs canadiens de PE Canada et du groupe Gestion privée.
1) Montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Revenus autres que d'intérêts

Les revenus autres que d'intérêts ont augmenté de 198 millions de dollars ou de 12 % par rapport au deuxième trimestre de l'exercice précédent et se sont situés à 1 839 millions. Les revenus autres que d'intérêts ajustés se sont accrus de 222 millions ou de 14 %, pour s'établir à 1 758 millions. Il s'est produit une forte hausse des frais des services de dépôt et de paiement de PE États-Unis ainsi que des commissions de gestion de placements et des autres revenus du groupe Gestion privée en raison de l'entreprise acquise. Les revenus d'assurance du groupe Gestion privée ont eux aussi augmenté de manière significative puisque les résultats un an plus tôt avaient été affaiblis par des réclamations de réassurance de 50 millions liées à des tremblements de terre. Les revenus autres que d'intérêts générés par les activités de négociation, les commissions de prise ferme et celles sur les fusions et acquisitions de BMO Marchés des capitaux ont diminué.

Par rapport au premier trimestre, les revenus autres que d'intérêts ont augmenté de 40 millions de dollars ou de 2,2 %. Les revenus autres que d'intérêts ajustés se sont améliorés de 107 millions ou de 6,5 %. Les revenus d'assurance ont augmenté en raison essentiellement du fait que, au cours du trimestre précédent, les fluctuations des taux d'intérêt à long terme avaient eu des conséquences défavorables. Les commissions sur les fusions et acquisitions ont grandement augmenté et les commissions et honoraires sur les valeurs mobilières se sont également améliorés. Quant aux revenus autres que d'intérêts qu'ont générés les activités de négociation, ils ont été nettement plus faibles et les commissions sur prêts ont elles aussi fléchi.

Pour le semestre, les revenus autres que d'intérêts ont augmenté de 246 millions de dollars ou de 7,2 % et ont atteint 3 638 millions. Les revenus autres que d'intérêts ajustés se sont améliorés de 151 millions ou de 4,6 %, se chiffrant à 3 409 millions. Les hausses résultant de l'entreprise acquise ont été annulées en partie par le recul des commissions de prise ferme et de consultation.

Les états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints donnent plus de détails sur les revenus autres que d'intérêts.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Charges autres que d'intérêts

Les charges autres que d'intérêts se sont accrues de 469 millions de dollars ou de 23 % depuis un an, s'établissant ainsi à 2 499 millions. Après ajustement, elles ont augmenté de 363 millions ou de 18 % sur douze mois, pour se situer à 2 357 millions. L'entreprise acquise a accru les charges ajustées de 311 millions et l'appréciation du dollar américain les a augmentées de 23 millions ou de 1,2 %. Le reste de leur hausse a découlé de l'acquisition de Lloyd George Management (LGM) qui a été menée à terme le 28 avril 2011, des investissements dans des initiatives stratégiques ainsi que de la hausse des frais de publicité et de gestion des risques et des autres frais de soutien.

En regard du premier trimestre, les charges autres que d'intérêts se sont contractées de 55 millions de dollars ou de 2,1 %. Après ajustement, elles ont baissé de 21 millions ou de 0,9 % grâce à une gestion rigoureuse des dépenses et au fait que le trimestre a compté deux jours de moins. La baisse imputable aux frais de litige constatés par PE États-Unis au cours du trimestre précédent et aux coûts de rémunération des membres du personnel admissibles à la retraite, coûts qui sont passés en charges au premier trimestre de chaque exercice, a été contrebalancée en partie par la hausse des frais liés aux revenus dans certains secteurs et par les placements dans des initiatives stratégiques.

Le fait d'avoir porté encore plus d'attention à la productivité a engendré un levier d'exploitation ajusté de 0,4 % et a permis au ratio de productivité ajusté de s'améliorer de 0,3 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent.

Pour le semestre, les charges autres que d'intérêts se sont accrues de 965 millions de dollars ou de 24 %, pour se situer à 5 053 millions. Après ajustement, elles ont augmenté de 692 millions ou de 17 %, pour atteindre 4 735 millions, ce qui a découlé des 618 millions de charges de l'entreprise acquise et de l'incidence de la poursuite des investissements dans nos secteurs, ce qui a inclus des projets de développement technologique.

Les états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints donnent plus de détails sur les charges autres que d'intérêts.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Gestion des risques

La reprise économique à l'échelle mondiale est toujours menacée par le caractère incertain du succès des mesures d'austérité et de sauvetage instaurées en Europe. Aux États-Unis, l'économie continue de croître de manière modérée, le taux de chômage s'améliorant lentement et le marché du logement commençant à se stabiliser.

Les dotations à la provision pour pertes sur créances de la période à l'étude et des périodes précédentes sont présentées conformément aux IFRS depuis le premier trimestre de 2012 et, par conséquent, englobent les dotations découlant de la comptabilisation de nos prêts titrisés et de certaines entités ad hoc dans notre bilan. Les IFRS exigent également que nous constations les revenus d'intérêts des prêts douteux et que nous comptabilisions une hausse correspondante de la dotation à la provision pour pertes sur créances.

La dotation à la provision pour pertes sur créances a totalisé 195 millions de dollars au deuxième trimestre de 2012. Après ajustement au titre d'une dotation à la provision spécifique de 44 millions relativement au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I, le montant ajusté de la dotation à la provision pour pertes sur créances a été de 151 millions de dollars. Les éléments d'ajustement ont également compris une hausse de 18 millions de la provision générale eu égard à ce portefeuille et une réduction de 18 millions de la dotation à la provision générale constituée à l'égard d'autres prêts.

Après ajustement, la dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances s'est chiffrée à 151 millions de dollars, soit un résultat annualisé de 28 points de base du solde net moyen des prêts et acceptations, contre 91 millions ou 17 points de base annualisés au premier trimestre de 2012 et 265 millions ou 52 points de base annualisés au deuxième trimestre de 2011. Le montant ajusté de cette dotation tient compte d'une reprise de 117 millions liée aux prêts douteux acquis de M&I et constatée ce trimestre, contre une reprise de 142 millions au trimestre précédent.

Sur le plan géographique, les dotations à la provision spécifique au Canada et dans tous les autres pays, exclusion faite des États-Unis, ont été de 177 millions de dollars au deuxième trimestre de 2012, de 153 millions au premier trimestre de 2012 et de 161 millions au deuxième trimestre de 2011. Quant à celles constatées aux États-Unis, elles ont été de 18 millions au deuxième trimestre de 2012 et ont représenté une reprise de 31 millions au premier trimestre de 2012 et une charge de 104 millions au deuxième trimestre de 2011. Après ajustement, les dotations à la provision spécifique aux États-Unis durant ces mêmes périodes ont représenté des reprises de 26 millions et de 62 millions et une charge de 104 millions, respectivement.

Aux termes de la méthode que BMO utilise pour présenter ses résultats sectoriels, les pertes sur créances sont imputées chaque trimestre aux groupes d'exploitation clients en fonction de leur quote-part des pertes sur créances prévues. L'écart entre les charges trimestrielles calculées en fonction des pertes prévues et les dotations à la provision trimestrielles requises, compte tenu des pertes réelles, est porté au débit (ou au crédit) des Services d'entreprise. Les paragraphes qui suivent indiquent les pertes sur créances par groupe d'exploitation client et en fonction des pertes sur créances réelles plutôt que d'après leur quote-part des pertes sur créances prévues.

Au deuxième trimestre de 2012, les pertes sur créances réelles ont été de 161 millions de dollars pour PE Canada, de 94 millions (55 millions après ajustement) pour PE États-Unis, de 17 millions pour BMO Marchés des capitaux, de 6 millions (1 million après ajustement) pour le groupe Gestion privée et de 34 millions pour les Services d'entreprise, ce qui tient compte des prêts qui ont été transférés de PE États-Unis aux Services d'entreprise au troisième trimestre de 2011 et des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux. Les pertes sur créances réelles ne tiennent pas compte de la reprise de 117 millions liée aux prêts douteux acquis auprès de M&I.

Au premier trimestre de 2012, les pertes sur créances réelles avaient été de 149 millions de dollars pour PE Canada et de 80 millions (56 millions après ajustement) pour PE États-Unis. Elles avaient représenté une reprise de 11 millions pour BMO Marchés des capitaux et une charge de 6 millions (4 millions après ajustement) pour le groupe Gestion privée et avaient été de 40 millions (35 millions après ajustement) pour les Services d'entreprise, ce qui a tenu compte des prêts qui ont été transférés de PE États-Unis aux Services d'entreprise au troisième trimestre de 2011 et des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux. Ces pertes sur créances réelles ne tiennent pas compte de la reprise de 142 millions de dollars liée aux prêts douteux acquis de M&I.

Au deuxième trimestre de 2011, les pertes sur créances réelles, avant et après ajustement, avaient été de 159 millions de dollars pour PE Canada, de 80 millions pour PE États-Unis, de 3 millions pour BMO Marchés des capitaux, de 5 millions pour le groupe Gestion privée et de 18 millions pour les Services d'entreprise en raison des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux.

Les nouveaux prêts douteux du portefeuille de base de BMO (ce qui exclut le portefeuille de prêts productifs acquis de M&I) ont totalisé 455 millions de dollars pour le trimestre à l'étude, contre 392 millions au premier trimestre de 2012 et 357 millions il y a un an. Les nouveaux prêts douteux liés au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I se sont situés à 444 millions durant le trimestre à l'étude, comparativement à 232 millions au premier trimestre de 2012. Au moment de son acquisition, nous avions tenu compte de la probabilité que ce portefeuille de prêts productifs renferme des prêts douteux et avions établi une provision adéquate au titre des pertes sur ces derniers.

Le solde brut des prêts douteux, compte non tenu des prêts douteux acquis, se chiffrait à 2 837 millions de dollars à la fin du trimestre à l'étude, comparativement à 2 657 millions à la fin du trimestre précédent et à 2 465 millions il y a un an. À la fin du trimestre écoulé, le solde brut des prêts douteux liés aux portefeuilles acquis se chiffrait à 705 millions et, de ce montant, une tranche de 116 millions était visée par une entente de partage des pertes qui expire en 2015 dans le cas des prêts aux entreprises et en 2020 dans celui des prêts aux particuliers.

Au Canada, la vigueur du marché de logement, la faiblesse des taux d'intérêt et le niveau élevé des dettes à la consommation posent toujours un risque potentiel. Le portefeuille canadien de prêts hypothécaires à l'habitation de BMO représente 6,3 % du marché des prêts hypothécaires à l'habitation au Canada, lequel se chiffrait à 1 116 milliards de dollars (source : Banque du Canada, mars 2012). Ce portefeuille est assuré à 70 %, son ratio prêt/valeur moyen étant de 65 % (ajusté en fonction des valeurs actuelles des habitations). Les 30 % restants du portefeuille ne sont pas assurés et leur ratio prêt/valeur moyen est de 56 %. Le portefeuille de prêts de la Marge-crédit sur valeur domiciliaire de BMO n'est pas assuré, mais 95 % de ces prêts sont visés par une créance prioritaire, et il n'existe aucun prêt dont le ratio prêt/valeur moyen était de plus de 80 % au moment de son montage. Nous jugeons toujours que nos normes d'octroi de crédit sont prudentes et uniformes tout au long du cycle de crédit, et nous continuerons de surveiller de près notre portefeuille.

Le cadre de gestion des risques de liquidité et de financement, de marché et d'assurance de BMO et les principales mesures de ces risques sont exposés aux pages 88 à 91 du Rapport de gestion de 2011 de BMO.

Le niveau de notre risque de liquidité et de financement n'a que peu changé durant le trimestre. Nous sommes toujours convaincus que notre cadre de gestion de ce risque nous procure une situation des plus saines au chapitre de la liquidité.

Le risque lié à la valeur de marché de nos activités de négociation et de prise ferme a, durant la période, augmenté principalement à cause d'une hausse des opérations sur titres à revenu fixe. L'exposition des portefeuilles de titres disponibles à la vente de la Banque a diminué durant ce trimestre, ce qui a découlé principalement d'un récent recalibrage des modèles.

Aucun changement majeur n'a été apporté à nos méthodes de gestion du risque structurel de marché durant le trimestre. Le risque structurel lié à la valeur de marché provient de la hausse des taux d'intérêt et reflète essentiellement le recul de la valeur de marché des prêts à taux fixe. Le risque structurel de volatilité du résultat découle du recul des taux d'intérêt et reflète essentiellement la possibilité qu'au moment de la révision des taux, les prêts dont les taux sont fondés sur le taux préférentiel se voient attribuer des taux moins élevés. Le risque lié à la valeur de marché et à la valeur économique advenant une hausse des taux d'intérêt s'est accru par rapport au trimestre précédent en raison principalement de l'essor du capital comptable et du fait que les clients ont préféré des prêts hypothécaires à taux fixe. La volatilité du résultat et le risque lié au bénéfice dans le cas de scénarios de baisse de taux d'intérêt ont diminué comparativement au trimestre précédent en grande partie parce que les clients ont préféré des prêts hypothécaires à taux fixe.

Aucun changement majeur n'est survenu, durant le trimestre, dans nos méthodes de gestion du risque ou dans le degré de risque que posent nos activités d'assurance.

La présente section qui traite de la gestion des risques contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Dotation à la provision pour pertes sur créances

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T2-2012 T1-2012 T2-2011 Cumul 2012 Cumul 2011
Nouvelles dotations à la provision spécifique 458 412 336 870 736
Reprises sur provisions établies précédemment (66 ) (67 ) (21 ) (133 ) (45 )
Recouvrements de prêts sortis du bilan précédemment (197 ) (223 ) (50 ) (420 ) (109 )
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 195 122 265 317 582
Variation de la provision générale - 19 32 19 38
Dotation à la provision pour pertes sur créances 195 141 297 336 620
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances, après ajustement 1) 151 91 265 242 582
Dotation à la provision pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations (annualisée) 2) 0,32 % 0,23 % 0,58 % 0,28 % 0,61 %
Dotation à la provision pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations, déduction faite des portefeuilles acquis (annualisée) 3) 0,46 % 0,49 % 0,61 % 0,47 % 0,63 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations (annualisée) 2) 0,32 % 0,20 % 0,52 % 0,26 % 0,57 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations, après ajustement (annualisée) 1) 0,28 % 0,17 % 0,52 % 0,23 % 0,57 %
1) La dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances après ajustement ne tient pas compte des dotations liées au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I.
2) Le ratio est présenté compte tenu des portefeuilles acquis.
3) Le ratio est présenté compte non tenu des portefeuilles acquis afin de permettre de meilleures comparaisons avec les données historiques.

Variation du solde brut des prêts et acceptations douteux (SBPAD) 1)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T2-2012 T1-2012 T2-2011 Cumul 2012 Cumul 2011
SBPAD au début de la période 2 657 2 685 2 739 2 685 2 894
Augmentation des prêts et acceptations douteux 899 624 357 1 523 831
Diminution des prêts et acceptations douteux 2) (427 ) (379 ) (398 ) (806 ) (794 )
Montants sortis du bilan 3) (292 ) (273 ) (233 ) (565 ) (466 )
SBPAD à la fin de la période 1) 2 837 2 657 2 465 2 837 2 465
SBPAD en pourcentage du solde brut des prêts et acceptations 4) 1,15 % 1,09 % 1,19 % 1,15 % 1,19 %
SBPAD en pourcentage du solde brut des prêts et acceptations, exclusion faite des portefeuilles acquis 4) 0,98 % 1,04 % 1,20 % 0,98 % 1,20 %
SBPAD en pourcentage du total des capitaux propres et des provisions pour pertes sur créances 4) 9,34 % 8,74 % 10,18 % 9,34 % 10,18 %
SBPAD en pourcentage du total des capitaux propres et des provisions pour pertes sur créances, exclusion faite des portefeuilles acquis 4) 7,07 % 7,39 % 10,20 % 7,07 % 10,20 %
1) Le SBPAD ne tient pas compte des prêts douteux qui ont été acquis.
2) Comprend le montant des prêts douteux classés de nouveau dans les prêts productifs, les ventes de prêts, les remboursements et l'incidence des fluctuations des cours de change et des prêts aux particuliers sortis du bilan qui n'ont pas été comptabilisés dans les nouveaux prêts douteux.
3) Ne tient pas compte de certains prêts qui sont directement sortis du bilan et qui ne sont pas classés dans les nouveaux prêts douteux (106 millions au T2-2012, 104 millions au T1-2012 et 105 millions au T2-2011).
4) Le ratio est présenté compte tenu des portefeuilles acquis. Il est également présenté compte non tenu des portefeuilles acquis afin de permettre de meilleures comparaisons avec les résultats passés.

La présente section renferme des résultats ajustés et des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Sommaire du risque total lié à la valeur de marché - Négociation et prise (en millions de dollars)*

Pour le trimestre clos le 30 avril 2012 Au
31 janvier 2012
Au
31 octobre 2011
(équivalent en dollars canadiens avant impôts) À la fin du trimestre Moyenne Haut Bas À la fin du trimestre À la fin de l'exercice
VaR liée aux produits de base (0,5 ) (0,5 ) (0,9 ) (0,3 ) (0,3 ) (0,3 )
VaR liée aux actions (6,3 ) (5,6 ) (7,0 ) (4,0 ) (4,9 ) (5,4 )
VaR liée au change (2,3 ) (3,2 ) (4,7 ) (1,8 ) (3,3 ) (0,9 )
VaR liée aux taux d'intérêt (évaluation à la valeur de marché) (9,5 ) (8,8 ) (12,7 ) (6,1 ) (6,7 ) (6,3 )
Diversification 7,9 8,6 n.s. n.s. 7,6 4,2
VaR liée à la valeur de marché - Négociation (10,7 ) (9,5 ) (12,0 ) (7,6 ) (7,6 ) (8,7 )
Risque lié à l'émetteur - Négociation et prise ferme (5,9 ) (5,5 ) (6,4 ) (4,9 ) (4,7 ) (3,6 )
Risque total lié à la valeur de marché - Négociation et prise ferme (16,6 ) (15,0 ) (18,2 ) (12,7 ) (12,3 ) (12,3 )
VaR liée aux taux d'intérêt (titres disponibles à la vente) (15,3 ) (17,8 ) (23,1 ) (13,7 ) (17,6 ) (11,3 )
* Mesure sur un jour selon un niveau de confiance de 99%. Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
n.s. - non significatif

Sommaire du total de la valeur à risque (VaR) liée à la valeur de marché en période de tension - Négociation (en millions de dollars)*

Pour le trimestre clos le 30 avril 2012 Au
31 janvier 2012
Au
31 octobre 2011
(équivalent en dollars canadiens avant impôts) À la fin du trimestre Moyenne Haut Bas À la fin du trimestre À la fin de l'exercice
VaR liée aux produits de base en période de tension (1,1 ) (1,1 ) (2,5 ) (0,4 ) (0,9 ) (0,3 )
VaR liée aux actions en période de tension (9,9 ) (9,3 ) (11,5 ) (5,7 ) (7,2 ) (6,4 )
VaR liée au change en période de tension (2,4 ) (4,8 ) (6,6 ) (2,4 ) (5,0 ) (1,2 )
VaR liée aux taux d'intérêt en période de tension (évaluation à la valeur de marché) (19,9 ) (15,1 ) (19,9 ) (12,3 ) (14,7 ) (13,2 )
Diversification 14,0 13,9 n.s. n.s. 12,2 6,7
VaR liée à la valeur de marché en période de tension - Négociation (19,3 ) (16,4 ) (19,5 ) (13,2 ) (15,6 ) (14,4 )
* Mesure sur un jour selon un niveau de confiance de 99%. Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
n.s. - non significatif

Risque structurel lié à la valeur de marché, au bilan, et volatilité du résultat (en millions de dollars)*

(équivalent en dollars canadiens) 30 avril 2012 31 janvier 2012 31 octobre 2011
Risque lié à la valeur de marché (avant impôts) (685,8) (619,1) (685,9)
Volatilité du résultat sur 12 mois (après impôts) (83,2) (96,2) (95,0)
* Les pertes sont entre parenthèses. Elles sont mesurées selon un niveau de confiance de 99%.

Sensibilité du résultat et de la valeur du portefeuille structurel inscrits au bilan à l'évolution des taux d'intérêt (en millions de dollars)* **

(équivalent en dollars canadiens) Sensibilité de la valeur
économique (avant impôts)
Sensibilité du résultat au cours des
12 mois à venir (après impôts)
30
avril
2012
31
janvier
2012
31
octobre
2011
30
avril
2012
31
janvier
2012
31
octobre
2011
Hausse de 100 points de base (562,6 ) (553,6 ) (614,3 ) 26,1 19,3 24,8
Baisse de 100 points de base 307,1 364,3 441,8 (81,1 ) (104,5 ) (102,5 )
Hausse de 200 points de base (1 244,6 ) (1 220,4 ) (1 295,7 ) 4,3 52,6 69,3
Baisse de 200 points de base 724,6 667,0 829,4 (34,7 ) (94,3 ) (63,3 )
* Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
** Une hausse de 100 points de base des taux d'intérêt au 30 avril 2012 donnerait lieu à une augmentation de 96 millions de dollars du résultat après impôts des activités d'assurance de BMO et à une hausse de 553 millions de leur valeur économique avant impôts (95 millions et 544 millions, respectivement, au 31 janvier 2012 et 88 millions et 436 millions, respectivement, au 31 octobre 2011). Une baisse de 100 points de base des taux d'intérêt au 30 avril 2012 donnerait lieu à une diminution de 86 millions du résultat après impôts et à une diminution de 634 millions de leur valeur économique avant impôts (85 millions et 653 millions, respectivement, au 31 janvier 2012 et 82 millions et 494 millions, respectivement, au 31 octobre 2011). Ces incidences ne sont pas reflétées dans le tableau ci-dessus.

Impôts sur le résultat

La charge d'impôts sur le résultat a augmenté de 44 millions de dollars depuis le deuxième trimestre de 2011, mais a baissé de 76 millions depuis le premier trimestre de 2012, pour s'établir à 237 millions. Le taux d'impôt effectif a été de 18,7 % pour le trimestre, contre 19,2 % il y a un an et 22,0 % au premier trimestre de 2012. En regard du deuxième trimestre de 2011, la baisse du taux d'impôt effectif durant le trimestre à l'étude a résulté surtout d'une réduction de 1,7 point de pourcentage du taux d'impôt prévu par la loi au Canada en 2012 et de la hausse des recouvrements d'impôts liés à des périodes antérieures. Ces facteurs ont été contrebalancés en partie par la plus forte proportion du bénéfice généré dans des territoires où les taux d'impôt sont plus élevés. La diminution du taux d'impôt effectif entre le premier trimestre de 2012 et celui à l'étude a découlé essentiellement des montants plus élevés des recouvrements d'impôts liés à des périodes antérieures. Le taux d'impôt effectif ajusté a été de 19,4 % pour le trimestre, contre 21,8 % au deuxième trimestre de 2011 et 23,7 % au premier trimestre de 2012. Le taux d'impôt ajusté est établi au moyen du bénéfice net ajusté et non du bénéfice net servant au calcul du bénéfice assujetti à l'impôt.

Comme il est expliqué dans la section du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO qui traite de la charge d'impôts sur le résultat, pour gérer l'incidence des fluctuations des cours de change sur les investissements de BMO dans des établissements à l'étranger, BMO peut couvrir le risque de change en finançant une partie ou la totalité de ses investissements à l'étranger en dollars américains. Le profit ou la perte provenant de telles opérations de couverture et le profit ou la perte latent découlant de la conversion des investissements dans des établissements aux États-Unis viennent diminuer ou augmenter les capitaux propres attribuables aux actionnaires. Aux fins des impôts sur le résultat, le profit ou la perte généré par des opérations de couverture entraîne une charge ou une économie d'impôts sur le résultat, durant la période en cours, qui est imputée aux capitaux propres attribuables aux actionnaires, tandis que le profit ou la perte latent sur les investissements dans des établissements aux États-Unis n'est pas assujetti aux impôts sur le résultat avant la réalisation de ces investissements. La charge ou l'économie d'impôts qui découle des profits ou pertes sur ces opérations de couverture est tributaire des fluctuations du cours de change entre les dollars canadien et américain d'une période à l'autre. Les opérations de couverture des investissements dans des établissements aux États-Unis ont entraîné une charge d'impôts sur le résultat, laquelle a été imputée aux capitaux propres attribuables aux actionnaires, de 23 millions de dollars pour le trimestre et de 6 millions pour le semestre. L'état consolidé du résultat global, qui fait partie des états financiers consolidés intermédiaires non audités, contient plus de détails à ce sujet. La section Analyse du capital réglementaire du deuxième trimestre de 2012, figurant sous la rubrique Gestion du capital, renferme des renseignements sur les autres opérations de couverture du risque de change découlant des investissements dans des établissements à l'étranger.

Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Sommaire des tendances trimestrielles relatives aux résultats 1) 2)

(en millions de dollars canadiens,
sauf indication contraire)
T2-2012 T1-2012 T4-2011 T3-2011 T2-2011 T1-2011 T4-2010 2) T3-2010 2)
Total des revenus 3 959 4 117 3 822 3 320 3 333 3 468 3 236 2 914
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 195 122 299 245 265 317 253 214
Dotation à la provision générale pour pertes sur créances - 19 63 (15 ) 32 6 - -
Charges autres que d'intérêts 2 499 2 554 2 432 2 221 2 030 2 058 2 030 1 905
Bénéfice net déjà établi 1 028 1 109 768 708 813 825 757 688
Bénéfice net ajusté 982 972 832 856 770 817 766 697
Bénéfice de base par action ($) 1,52 1,65 1,12 1,10 1,34 1,36 1,25 1,13
Bénéfice dilué par action ($) 1,51 1,63 1,11 1,09 1,32 1,34 1,24 1,13
Bénéfice dilué par action, après ajustement ($) 1,44 1,42 1,20 1,34 1,25 1,32 1,26 1,14
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (%) 1,89 2,05 2,01 1,76 1,82 1,78 1,89 1,88
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement (%) 1,76 1,85 1,78 1,78 1,83 1,79 1,89 1,88
Taux d'impôt effectif (%) 18,7 22,0 25,3 18,0 19,2 24,1 20,6 13,4
Cours de change moyen entre les dollars canadien et américain 0,99 1,01 1,01 0,96 0,96 1,01 1,04 1,05
Bénéfice net déjà établi :
PE Canada 446 446 439 443 414 477 427 431
PE États-Unis 121 137 155 90 53 54 46 52
Services bancaires Particuliers et entreprises 567 583 594 533 467 531 473 483
Groupe Gestion privée 145 105 137 104 91 144 120 98
BMO Marchés des capitaux 225 198 143 270 229 260 214 130
Services d'entreprise, incluant T&O 91 223 (106 ) (199 ) 26 (110 ) (50 ) (23 )
Bénéfice net de Groupe financier BMO 1 028 1 109 768 708 813 825 757 688
Bénéfice net ajusté :
PE Canada 449 448 441 444 417 479 429 433
PE États-Unis 136 154 172 99 57 59 51 57
Services bancaires Particuliers et entreprises 585 602 613 543 474 538 480 490
Groupe Gestion privée 150 110 143 105 93 145 121 100
BMO Marchés des capitaux 226 198 143 270 229 260 214 130
Services d'entreprise, incluant T&O 21 62 (67 ) (62 ) (26 ) (126 ) (49 ) (23 )
Bénéfice net ajusté de Groupe financier BMO 982 972 832 856 770 817 766 697
1) Les résultats ajustés présentés dans ce tableau sont des montants ou des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
2) Les montants des troisième et quatrième trimestres de 2010 n'ont pas été retraités en fonction des IFRS. Voir l'analyse ci-dessous.

Les tendances trimestrielles relatives aux résultats de BMO sont examinées en détail aux pages 98 et 99 de son Rapport de gestion annuel pour 2011. Nous invitons les lecteurs à se reporter à cette analyse pour obtenir des explications plus complètes de ces tendances et des facteurs qui ont influé sur les résultats trimestriels passés, dont la légère influence des variations saisonnières sur les résultats. Le tableau ci-dessus présente un sommaire des résultats obtenus entre le troisième trimestre de 2010 et le deuxième trimestre de 2012, inclusivement.

Depuis le 1er novembre 2011, les états financiers de BMO sont établis conformément aux IFRS. Les états financiers consolidés des périodes correspondantes de l'exercice 2011 ont été retraités. Nos résultats financiers des trimestres de l'exercice 2010 ne l'ont cependant pas été et sont toujours présentés conformément aux PCGR canadiens qui s'appliquaient alors.

Nous avons maintenu le cap sur nos objectifs et nos priorités, et nous avons réalisé d'importants progrès dans l'enracinement d'une culture qui place le client au centre de tout ce que nous faisons. La conjoncture économique a parfois représenté un défi pour certains de nos secteurs en 2011, mais dans l'ensemble, les conditions se sont améliorées et nous avons continué de mettre l'accent sur notre vision et notre stratégie tout en déclarant pour 2011 et pour la première moitié de 2012 des résultats supérieurs à ceux de 2010.

Dans l'ensemble, les résultats se sont améliorés en 2011 et durant la première moitié de 2012, ce qui reflète une tendance d'augmentation des revenus, de baisse des dotations à la provision pour pertes sur créances et de hausse du bénéfice net même si, au quatrième trimestre de 2011, les résultats ajustés se sont dégradés à cause des répercussions des craintes suscitées par l'endettement des pays européens. Les résultats des deux premiers trimestres de 2012 ont été solides. Les charges se sont accrues en 2011, ce qui témoigne des acquisitions, des sommes consacrées aux initiatives et de l'essor des activités.

PE Canada a affiché un bon rendement, ses revenus et sa rentabilité ayant, en général, augmenté. Cette unité a enregistré de fortes hausses des revenus tirés de ses services aux particuliers et aux entreprises, ce qui a découlé de l'essor des volumes de la plupart de ses produits. En général, le bénéfice net a affiché des tendances à la hausse tout au long de 2011 et au premier semestre de 2012, les revenus et les charges ayant augmenté de manière modérée durant cette période.

PE États-Unis évolue dans un contexte économique difficile depuis 2007. La conjoncture qui a prévalu en 2010 a entraîné une baisse du recours à des prêts, ce qui a nui à l'essor des revenus et au bénéfice net. Les résultats se sont grandement améliorés en 2011 et au premier semestre de 2012 après l'acquisition de M&I vers la fin du troisième trimestre, et le recours à des prêts de la part des entreprises commence à s'intensifier.

Depuis le troisième trimestre de 2011, les résultats du groupe Gestion privée reflètent les acquisitions de LGM ainsi que du secteur de la gestion de patrimoine de M&I. En règle générale, les résultats des récents trimestres témoignent de la croissance continue du groupe Gestion privée, compte non tenu des activités d'assurance. L'incidence des variations des taux d'intérêt à long terme a affaibli les résultats des activités d'assurance au premier trimestre de 2012. Les résultats du groupe Gestion privée affichent de la variabilité en raison des charges de réassurance et de l'incidence qu'ont les variations des taux d'intérêt à long terme sur nos activités d'assurance.

En 2010, les résultats de BMO Marchés des capitaux ont varié d'un trimestre à l'autre, ceux du deuxième trimestre ayant été excellents, mais le bénéfice net ayant été particulièrement faible dans celui qui a suivi. Les résultats du premier trimestre de 2011 ont été remarquablement bons, ceux du deuxième trimestre sont revenus à des niveaux plus courants et ceux du troisième ont bénéficié de recouvrements d'impôts liés à des périodes antérieures. Les résultats ont fléchi au quatrième trimestre de 2011 et, dans une moindre mesure, au premier trimestre de 2012 en raison d'une conjoncture de marché difficile, mais en voie de redressement, et ils se sont améliorés dans les trois derniers mois.

Les résultats des Services d'entreprise ont été touchés par des éléments d'ajustement. En général, les résultats ajustés ont été plus constants, ce qui témoigne de la baisse des dotations à la provision pour pertes sur créances et de la hausse des revenus.

Le taux d'impôt effectif peut varier puisqu'il est fonction de la date de résolution de certaines questions fiscales, des recouvrements d'impôts sur le résultat de périodes antérieures et de la proportion du revenu qui est dégagé dans les différents territoires où nous exerçons des activités.

Dans l'ensemble, le dollar américain s'est déprécié dans les deux derniers exercices. Il s'est affaibli davantage en 2011 et a presque atteint la parité avec le dollar canadien. Sa perte de valeur a cependant été moins prononcée qu'en 2010. Le dollar américain s'est quelque peu apprécié durant le premier trimestre de 2012, mais a fléchi durant le trimestre suivant. Un dollar américain plus fort augmente les valeurs, après conversion, des revenus et des charges de BMO qui sont libellés dans cette devise.

Bilan

Au 30 avril 2012, le total des actifs atteignait 525,5 milliards de dollars, ayant augmenté de 24,9 milliards depuis le 31 octobre 2011. Sa hausse reflète essentiellement les augmentations de 15,5 milliards de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des dépôts productifs d'intérêts à d'autres banques, de 6,6 milliards du solde net des prêts et acceptations, de 5,0 milliards des valeurs mobilières et de 4,3 milliards des titres pris en pension ou empruntés. Tous les autres actifs ont baissé d'un montant totalisant 6,5 milliards.

La hausse de 15,5 milliards de dollars de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des dépôts productifs d'intérêts à d'autres banques a résulté essentiellement de l'augmentation des soldes auprès de la Réserve fédérale américaine.

La hausse de 6,6 milliards de dollars du solde net des prêts et acceptations a résulté surtout d'une augmentation de 5,0 milliards des prêts aux entreprises et aux administrations publiques et d'une hausse de 1,2 milliard des prêts hypothécaires à l'habitation. Les autres prêts et acceptations ont augmenté d'un montant net de 0,4 milliard.

L'augmentation de 5,0 milliards de dollars des valeurs mobilières a résulté principalement de l'essor des titres disponibles à la vente.

L'accroissement de 4,3 milliards de dollars des titres pris en pension ou empruntés vient principalement de l'intensification des activités menées pour les clients.

La baisse de 6,5 milliards de dollars des autres actifs est essentiellement attribuable au recul des actifs dérivés, et ce, surtout des contrats de taux d'intérêt et des titres de participation américains. Les passifs financiers dérivés ont enregistré une baisse comparable.

Les passifs et les capitaux propres ont crû de 24,9 milliards de dollars depuis le 31 octobre 2011, ce qui reflète essentiellement la progression de 14,0 milliards des titres mis en pension ou prêtés, de 13,7 milliards des dépôts, de 3,6 milliards des titres vendus à découvert et de 0,6 milliard des capitaux propres attribuables aux actionnaires. Tous les autres passifs ont enregistré une baisse totalisant 7,0 milliards.

L'accroissement de 14,0 milliards de dollars des titres mis en pension ou prêtés vient principalement de l'intensification des activités menées pour les clients.

L'accroissement de 13,7 milliards de dollars des dépôts a résulté essentiellement d'une augmentation de 12,3 milliards des dépôts des entreprises et des administrations publiques, ce qui tient compte du financement de gros et de la hausse des dépôts aux États-Unis. Les dépôts des banques se sont accrus de 1,6 milliard, tandis que ceux des particuliers ont diminué de 0,2 milliard à cause du repli du dollar américain.

L'augmentation de 3,6 milliards de dollars des titres vendus à découvert a résulté essentiellement de besoins accrus de couverture.

La progression de 0,6 milliard de dollars des capitaux propres attribuables aux actionnaires au deuxième trimestre reflète la hausse des résultats non distribués.

La diminution de 7,0 milliards de dollars des autres passifs est essentiellement imputable à une baisse des passifs dérivés.

Le tableau 20, à la page 110 du Rapport annuel 2011 de BMO, indique les obligations contractuelles par année d'échéance présentées conformément aux PCGR canadiens qui étaient alors en vigueur. Selon ce référentiel, il ne s'est produit aucun changement important dans les obligations contractuelles hors du cadre normal des activités.

Gestion du capital

Analyse du capital réglementaire du deuxième trimestre de 2012

BMO demeure bien capitalisé, son ratio des capitaux propres ordinaires, selon Bâle II, se situant à 9,90 % et son ratio du capital de première catégorie, toujours selon Bâle II, s'établissant à 11,97 % au 30 avril 2012. À cette date, les capitaux propres ordinaires et le capital de première catégorie se chiffraient à 20,5 milliards de dollars et à 24,8 milliards, respectivement, et l'actif pondéré en fonction des risques, à 207 milliards.

Le ratio des capitaux propres ordinaires a augmenté de 31 points de base depuis la fin de l'exercice 2011 en raison de la montée des capitaux propres ordinaires et du recul de l'actif pondéré en fonction des risques, tel qu'il est décrit ci-dessous. Le ratio du capital de première catégorie, établi selon Bâle II, est demeuré pour ainsi dire le même depuis la fin de l'exercice 2011. En regard de ceux du premier trimestre, le ratio des capitaux propres ordinaires et le ratio du capital de première catégorie ont augmenté de 25 et de 28 points de base, respectivement.

En date du 1er novembre 2011, BMO a adopté les IFRS, ce qui influe sur ses ratios de capital. Le passage aux IFRS a réduit l'actif pondéré en fonction des risques et affaibli les résultats non distribués, ce qui, au bout du compte, retranchera environ 60 et 55 points de base, respectivement, au ratio du capital de première catégorie et au ratio du capital total de BMO selon Bâle II et augmentera son ratio de l'actif au capital de 1,45 fois. Conformément aux recommandations pour la transition qu'a émises le BSIF, BMO a choisi d'intégrer l'incidence du recul de son capital de première catégorie progressivement sur une période de cinq trimestres. L'incidence du passage aux IFRS sur notre ratio du capital de première catégorie et notre ratio du capital total selon Bâle II à la fin du deuxième trimestre a été une réduction de 19 et de 15 points de base, respectivement. Les répercussions de la baisse de l'actif pondéré en fonction des risques ne sont pas intégrées progressivement et ont été entièrement prises en compte au cours du premier trimestre de 2012.

L'actif pondéré en fonction des risques de 207 milliards de dollars au 30 avril 2012 a fléchi de 2 milliards en regard de celui au 31 octobre 2011 à cause d'une diminution survenue en lien avec le passage aux IFRS qui est décrit ci-dessus, d'une meilleure appréciation des risques, d'un recul associé aux actifs titrisés et de l'incidence du renforcement du dollar canadien sur l'actif pondéré en fonction des risques libellé en dollars américains. Ces facteurs ont été atténués par les exigences, imposées par les règles de Bâle 2.5, quant à un montant supplémentaire d'actif pondéré en fonction des risques eu égard à la valeur à risque en période de tension.

Au 30 avril 2012, les capitaux propres ordinaires, selon Bâle II, avaient augmenté de 0,5 milliard de dollars par rapport à 20,0 milliards au 31 octobre 2011 en raison de l'essor des résultats non distribués et de l'émission d'actions ordinaires aux termes du Régime de réinvestissement des dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires et de l'exercice d'options sur actions. Ces facteurs ont été atténués par la hausse des déductions aux termes des règles de Bâle 2.5.

La hausse des capitaux propres ordinaires a été contrebalancée en partie par les ajustements qui ont été apportés aux résultats non distribués en raison du passage aux IFRS et qui, tel qu'il est précisé ci-dessus, sont intégrés progressivement sur cinq trimestres, et par la hausse des déductions du capital selon Bâle II à cause de l'expiration des règles concernant les droits acquis liés aux déductions du capital des filiales d'assurance détenues avant le 1er janvier 2007. Compte non tenu de ces ajustements, les capitaux propres ordinaires ont augmenté de 1,2 milliard de dollars.

Le capital de première catégorie, selon Bâle II, de la Banque a diminué de 0,3 milliard de dollars depuis le 31 octobre 2011 puisque la croissance des capitaux propres ordinaires a été contrebalancée par le rachat de 400 millions de dollars de BMO BOaTS - série C en décembre 2011 et par celui de 300 millions de dollars américains d'actions privilégiées de catégorie B - série 10 qui a été annoncé en janvier et qui a eu lieu en février 2012.

Au 30 avril 2012, le ratio du capital total, selon Bâle II, était de 14,89 % et n'avait que peu changé par rapport à celui à la fin de 2011, soit de 14,85 %, mais dépassait de 31 points de base celui du premier trimestre. Le capital total a fléchi de 0,2 milliard de dollars depuis la fin de 2011, pour se situer à 30,8 milliards, et ce, en raison surtout des facteurs décrits ci-dessus.

Le ratio de l'actif au capital de BMO, qui est un ratio de levier financier que surveille le BSIF, était de 15,09 fois au 30 avril 2012. Selon les règles du BSIF, le total de l'actif d'une banque ne peut représenter plus de 20 fois son capital disponible. Cependant, selon la situation propre à une banque, le BSIF peut lui imposer un ratio inférieur ou autoriser un ratio supérieur d'au plus 23 fois.

Les investissements de BMO dans ses établissements américains sont essentiellement libellés en dollars américains. Tel qu'il est expliqué précédemment dans la section Impôts sur le résultat, les profits ou pertes de change découlant de la conversion, en dollars canadiens, de ces investissements sont pris en compte dans les capitaux propres attribuables aux actionnaires (sans être assujettis à l'impôt avant leur réalisation). Conjugué à l'incidence de la conversion de l'actif pondéré en fonction des risques libellé en dollars américains sur l'actif pondéré en fonction des risques en dollars canadiens et aux répercussions des déductions du capital en dollars américains sur notre capital en dollars canadiens, cela peut créer de la volatilité dans les ratios de capital de la Banque. Tel qu'il est expliqué précédemment dans la section Impôts sur le résultat, BMO peut couvrir entièrement ou partiellement ce risque de change en finançant ses investissements à l'étranger en dollars américains et peut conclure des contrats de change à terme ou choisir de financer ses investissements en dollars canadiens afin d'atténuer l'incidence des fluctuations des cours de change sur ses ratios de capital.

Changements proposés au capital réglementaire en vertu de Bâle III

Les règles de Bâle III relativement au capital qui entreront en vigueur à partir de janvier 2013 ont, pour la plupart, été définies, et les ratios de capital de BMO en vertu de Bâle III sont tels qu'elle sera en mesure de se conformer aux nouvelles exigences.

Nous jugeons qu'aux termes de Bâle III, le ratio le plus important est celui des capitaux propres ordinaires. Selon notre analyse et nos hypothèses, le ratio pro forma des capitaux propres ordinaires au 30 avril 2012 serait de 7,6 %, soit environ 40 points de base de plus que le ratio pro forma à la fin du trimestre précédent. Le BSIF a indiqué dans une lettre aux institutions de dépôts datée du 1er février 2011 qu'il s'attendait que les institutions qui acceptent des dépôts respectent les exigences en matière de capital de Bâle III, notamment qu'elles atteignent un ratio des capitaux propres ordinaires cible de 7 % (ratio minimal de 4,5 % plus un coussin de conservation du capital de 2,5 %), tôt au cours de la période de transition à Bâle III, qui s'amorcera au début de 2013. À l'heure actuelle, le capital et les ratios pro forma de BMO sont supérieurs à ces attentes.

Les capitaux propres ordinaires réglementaires de la Banque, ce qui correspond aux capitaux propres ordinaires déduction faite des ajustements du capital réglementaire applicables, diminueraient d'environ 2,7 milliards de dollars, passant de 19,6 milliards selon Bâle II, compte tenu de l'intégration de toutes les répercussions des IFRS, à 16,9 milliards selon Bâle III, et ce, au 30 avril 2012 dans les deux cas.

Notre actif pondéré en fonction des risques au 30 avril 2012, soit 207 milliards de dollars en vertu de Bâle II, augmenterait d'environ 13 milliards pour s'établir à 220 milliards en vertu de Bâle III, et ce, en raison surtout de l'accroissement de 11,3 milliards de l'actif pondéré en fonction du risque de contrepartie et de la conversion, en actif pondéré en fonction des risques, de certaines déductions du capital que prescrit actuellement Bâle II.

Au 30 avril 2012, le ratio du capital de première catégorie pro forma selon Bâle III, serait de 9,5 %, soit environ 40 points de base de plus qu'à la fin du trimestre précédent.

Au 30 avril 2012, le capital de première catégorie pro forma selon Bâle III diminuerait d'environ 2,8 milliards de dollars, passant de 23,9 milliards en vertu de Bâle II à 21,1 milliards, compte tenu de l'intégration de toutes les répercussions des IFRS.

Les ratios pro forma du capital de première catégorie, du capital total et de levier financier de BMO dépassent les exigences minimales de Bâle III.

Les calculs et éléments pro forma présentés dans cette section supposent l'instauration de toutes les exigences et propositions annoncées en matière de capital réglementaire en vertu de Bâle III. Aux fins du calcul du ratio du capital de première catégorie, du ratio du capital total et du ratio de levier financier de la Banque selon Bâle III, nous avons également supposé que les instruments de capital de première et de deuxième catégories existants, autres que des actions ordinaires, seraient entièrement pris en compte dans le capital réglementaire. Ces instruments ne respectent pas les exigences en matière de capital de Bâle III, mais feront l'objet des clauses de droits acquis et seront retranchés graduellement sur une période de neuf ans débutant le 1er janvier 2013. Nous prévoyons pouvoir refinancer les instruments de capital autres que des actions ordinaires au moment requis et au besoin afin de respecter les exigences imposées à l'égard de ces instruments.

Les ratios pro forma, selon Bâle III, ne tiennent pas compte des mesures que la direction pourrait prendre à l'avenir pour atténuer l'incidence des changements, de l'effet positif de la croissance à venir des résultats non distribués, de changements de règlements additionnels ou d'autres facteurs qui échappent à la volonté de la direction.

La section Gestion globale du capital, qui figure aux pages 61 à 65 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO, renferme d'autres renseignements sur les changements de capital réglementaire en vertu de Bâle III.

Autres faits nouveaux touchant le capital

Le 4 mai 2012, BMO a annoncé son intention de racheter, le 21 juin 2012, la totalité de la deuxième tranche de ses billets à moyen terme subordonnés - série D totalisant 1,2 milliard de dollars, ce qui aura pour effet d'abaisser de 60 points de base le ratio du capital total, selon Bâle II.

Au cours du trimestre, 2 984 000 actions ordinaires ont été émises aux termes du Régime de réinvestissement des dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires et de l'exercice d'options sur actions.

Au cours du dernier trimestre, nous avons racheté la totalité de nos 300 millions de dollars américains d'actions privilégiées perpétuelles à dividende non cumulatif de catégorie B - série 10.

Le 23 mai 2012, le Conseil d'administration de BMO a déclaré un dividende trimestriel de 0,70 $ par action payable aux détenteurs d'actions ordinaires, soit un dividende équivalant à celui d'il y a un an et à celui du trimestre précédent. Ce dividende doit être versé le 28 août 2012 aux actionnaires inscrits le 1er août 2012. Les détenteurs d'actions ordinaires peuvent choisir de le réinvestir dans des actions ordinaires supplémentaires en vertu du Régime de réinvestissement de dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires de BMO (le Régime). Aux termes de ce régime, le Conseil d'administration détermine si les actions ordinaires visées seront achetées sur le marché secondaire ou seront des actions nouvellement émises. À l'heure actuelle, il est prévu que les actions ordinaires achetées aux termes de ce régime seront des actions nouvellement émises et qu'elles le seront moyennant un escompte de 2 % par rapport au prix moyen du marché des actions ordinaires, tel qu'il est défini dans le Régime.

Capital réglementaire admissible

Capital réglementaire et actif pondéré en fonction des risques, selon Bâle II
(en millions de dollars canadiens) T2-2012 T4-2011
Capitaux propres ordinaires, montant brut 25 060 24 455
Application graduelle des IFRS non applicable aux capitaux propres ordinaires 66 -
Écart d'acquisition et immobilisations incorporelles excédentaires (3 702 ) (3 585 )
Déductions liées à la titrisation (35 ) (168 )
Pertes prévues en excédent de la provision, selon l'approche NI avancée (164 ) (205 )
Investissements importants / placements dans des filiales d'assurance (673 ) (481 )
Autres déductions (80 ) -
Capitaux propres ordinaires ajustés 20 472 20 016
Actions privilégiées à dividende non cumulatif 2 465 2 861
Instruments novateurs inclus dans le capital de première catégorie 1 866 2 156
Participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales 21 38
Application graduelle des IFRS applicable uniquement au capital de première catégorie (66 ) -
Capital de première catégorie ajusté 24 758 25 071
Dette subordonnée 5 721 5 896
Billets de fiducie secondaires 800 800
Cumul des profits nets latents après impôts sur des titres de participation disponibles à la vente 65 7
Portion admissible de la provision générale pour pertes sur créances 335 309
Total du capital de deuxième catégorie 6 921 7 012
Déductions liées à la titrisation (35 ) (31 )
Pertes prévues en excédent de la provision, selon l'approche NI avancée (164 ) (205 )
Investissements importants / placements dans des filiales d'assurance (673 ) (855 )
Capital de deuxième catégorie ajusté 6 049 5 921
Capital total 30 807 30 992
Actif pondéré en fonction des risques
(en millions de dollars canadiens) T2-2012 T4-2011
Risque de crédit 174 013 179 092
Risque de marché 7 546 4 971
Risque opérationnel 25 294 24 609
Total de l'actif pondéré en fonction des risques 206 853 208 672

Mise en garde

Les sections précédentes qui traitent de la gestion du capital renferment des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Ces sections contiennent également des résultats et mesures non ajustés, lesquels ne sont pas conformes aux PCGR. Voir la section Mesures non conformes aux PCGR.

Actions en circulation et titres convertibles en actions ordinaires

Au 23 mai 2012 Nombre d'actions ou
montant en dollars
Actions ordinaires 643 365 000
Actions privilégiées de catégorie B
Série 5 200 000 000 $
Série 13 350 000 000 $
Série 14 250 000 000 $
Série 15 250 000 000 $
Série 16 300 000 000 $
Série 18 150 000 000 $
Série 21 275 000 000 $
Série 23 400 000 000 $
Série 25 290 000 000 $
Options sur actions
- droits acquis 9 246 000
- droits non acquis 8 022 000
La note 20 afférente aux états financiers consolidés audités, aux pages 154 et 155 du Rapport annuel 2011, traite en détail du capital social.

Désignation des dividendes admissibles

Aux fins de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) et de toute autre loi provinciale ou territoriale similaire et à moins d'indication contraire, BMO désigne tous les dividendes versés ou jugés comme ayant été versés sur ses actions ordinaires et privilégiées comme étant des « dividendes admissibles ».

Cotes de crédit

Les cotes de crédit que des agences de notation externes attribuent aux titres d'emprunt à court terme et à ceux à long terme de premier rang de BMO jouent un rôle important dans sa capacité à se procurer du capital et à obtenir le financement que requiert le soutien de ses activités commerciales. Le fait de maintenir d'excellentes cotes de crédit nous permet d'avoir accès à des fonds sur les marchés financiers, et ce, à des taux attrayants. Si nos cotes se détérioraient de manière importante, il est probable que le coût de nos fonds augmenterait fortement et qu'il nous serait plus difficile d'obtenir du financement et du capital sur les marchés financiers. Un abaissement majeur de nos cotes aurait également d'autres conséquences, dont celles décrites à la note 10 afférente aux états financiers consolidés annuels, à la page 140.

Les cotes de crédit octroyées aux titres d'emprunt de premier rang de BMO sont demeurées inchangées durant le trimestre, et des perspectives stables leur ont été attribuées. Les quatre cotes sont celles d'émissions de premier ordre et de grande qualité, et sont les suivantes : AA pour DBRS, AA- pour Fitch, Aa2 pour Moody's et A+ pour Standard & Poor's (S&P). La section qui traite des points saillants des résultats financiers et qui se trouve dans les premières pages de ce document donne également des détails sur ces cotes de crédit.

Transactions avec des parties liées

Dans le cadre normal de nos activités, nous fournissons des services bancaires à nos administrateurs, à nos dirigeants et aux entités qui leur sont affiliées, ainsi qu'à nos coentreprises et à nos entreprises comptabilisées aux termes de la méthode de la mise en équivalence selon les mêmes modalités que celles que nous offrons à nos clients. Nous proposons à nos employés un éventail précis de produits de prêts hypothécaires et autres prêts qui sont assortis des taux que nous accordons généralement à nos clients privilégiés. Nous offrons également aux employés une subvention à l'égard des frais annuels de cartes de crédit basée sur ces frais.

Les options sur actions et les unités d'actions différées qui sont attribuées aux administrateurs ainsi que les contrats de prêt à taux réduit conclus avec les dirigeants, par suite de mutations effectuées à notre demande, sont analysés à la note 27 afférente aux états financiers consolidés audités, à la page 169 du Rapport annuel 2011 de BMO.

Arrangements hors bilan

Dans le cadre normal de ses activités, BMO conclut un certain nombre d'arrangements hors bilan, dont les plus importants sont les instruments de crédit, les entités ad hoc et les garanties, lesquels sont décrits aux pages 66 à 68 et à la page 70 de son Rapport de gestion annuel pour 2011 ainsi qu'aux notes 5 et 7 afférentes aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints. En vertu des IFRS, nous consolidons désormais nos entités de crédit structuré, notre entité de titrisation des clients américaine, la Fiducie de capital BMO II et la Fiducie de billets secondaires BMO. La section qui porte sur les instruments financiers désignés donne plus de détails sur les changements importants à ces arrangements qui sont survenus au cours du trimestre clos le 30 avril 2012.

Méthodes comptables et principales estimations comptables

Depuis le premier trimestre de 2012, les états financiers consolidés de BMO sont établis conformément aux IFRS. La note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints renferme la description des principales méthodes comptables aux termes des IFRS ainsi que des explications sur certaines estimations comptables qui sont considérées comme particulièrement importantes puisqu'elles exigent que la direction pose des jugements importants, dont certains portent sur des questions qui sont inévitablement incertaines. Nous invitons les lecteurs à prendre connaissance de ces explications. Les états financiers consolidés des périodes correspondantes ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude. Antérieurement, nos états financiers consolidés étaient dressés conformément aux PCGR canadiens qui s'appliquaient alors. Les changements de méthodes comptables par suite de l'application des IFRS sont décrits plus longuement à la note 19 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints ainsi qu'aux pages 73 à 77 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO.

Modifications futures de méthodes comptables

L'International Accounting Standards Board a publié des modifications à la norme portant sur les informations à fournir sur les instruments financiers, modifications qui exigent la présentation d'informations supplémentaires sur le transfert d'actifs financiers, y compris l'incidence éventuelle de tout risque résiduel que l'entité qui effectue le transfert conserve. BMO devra se conformer aux nouvelles exigences lorsqu'elle présentera ses renseignements annuels au 31 octobre 2012. En outre, en date du 1er novembre 2013, nous adopterons également les nouvelles normes concernant les avantages du personnel, l'évaluation de la juste valeur, les états financiers consolidés, les participations dans des entreprises associées et des coentreprises, et la compensation. La note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints renferme d'autres renseignements sur les nouvelles normes et les modifications aux normes existantes.

La présente section qui traite des modifications futures de méthodes comptables contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Instruments financiers désignés

Les pages 65 à 69 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO présentent de l'information supplémentaire sur des instruments financiers désignés qui, à compter de 2008 et d'après des évaluations ultérieures, ont commencé à être perçus par les marchés comme comportant un risque accru. Nous invitons les lecteurs à passer en revue cette information qui les aidera à comprendre la nature et l'ampleur des expositions de BMO. Nous avons pour pratique de signaler tout changement important, s'il en est, dans la section de notre Rapport de gestion intermédiaire qui traite des instruments financiers désignés.

En vertu des IFRS, nous consolidons désormais notre entité de gestion de placements structurés, notre entité de protection de crédit canadienne et notre entité de titrisation des clients américaine. Il n'y a pas eu de changement de la structure de notre exposition au risque économique.

Le montant prélevé sur la facilité de trésorerie que BMO a consentie à l'entité de gestion de placements structurés Links Finance Corporation (Links) était passé à 2,1 milliards de dollars américains à la fin du trimestre, contre 2,3 milliards de dollars américains au 31 janvier 2012, et à 2,6 milliards de dollars américains à la fin de l'exercice 2011. Ces baisses ont découlé des ventes et des échéances d'actifs. À la fin du trimestre, la valeur comptable des billets de capital subordonnés de Links était de 407 millions de dollars américains, comparativement à 420 millions de dollars américains au 31 janvier 2012 et à 440 millions de dollars américains au 31 octobre 2011. Au cours du trimestre, notre autre entité de gestion de placements structurés, Parkland Finance Corporation, a vendu le reste de ses actifs, a remboursé la totalité de sa facilité de trésorerie auprès de BMO et a distribué le reliquat du produit aux porteurs des billets de capital.

Expositions dans certaines régions

L'exposition de BMO dans certaines régions est assujettie à un cadre de gestion des risques pays qui met en jeu des évaluations économiques et politiques et la gestion de l'exposition conformément à des limites établies en fonction du produit, de l'entité et du pays où le risque final est assumé. Nous surveillons de près notre exposition en Europe et nos processus de gestion des risques comportent la réalisation de simulations de crise, lorsque cela est pertinent, afin d'évaluer notre risque potentiel. Notre exposition dans certaines régions au 30 avril 2012 est présentée dans les tableaux ci-après, lesquels résument nos expositions en Grèce, en Irlande, en Italie, au Portugal et en Espagne (pays GIIPE) ainsi que dans un groupe plus vaste de pays européens dans lesquels notre exposition brute est de plus de 500 millions de dollars.

Le premier tableau indique le total de l'exposition brute et nette du portefeuille relativement aux prêts, aux titres (y compris les expositions au risque de crédit découlant des activités touchant les swaps sur défaillance), aux opérations de mise en pension et aux dérivés (risque de contrepartie). Les totaux sont répartis par type de contrepartie dans les tableaux suivants. Pour faciliter la compréhension, l'exposition aux swaps sur défaillance par contrepartie est présentée séparément.

L'exposition directe de la Banque dans les pays GIIPE a essentiellement trait à des produits de financement commercial et des produits de négociation offerts par des banques. L'exposition nette demeure faible, s'établissant à 160 millions de dollars, plus des engagements non financés de 47 millions. De plus, notre filiale irlandaise est tenue de maintenir des réserves auprès de la Banque centrale d'Irlande, réserves totalisant 84 millions à la fin du trimestre.

Notre exposition directe nette dans les autres pays de la zone euro (soit les 12 autres pays qui ont l'euro comme monnaie commune) totalisait environ 4,5 milliards de dollars, dont une proportion de 67 % avait trait à des contreparties situées dans des pays auxquels Moody's et S&P ont attribué une cote de Aaa ou AAA, et une proportion d'environ 96 % s'est vu attribuer la cote Aaa ou AAA par l'une ou l'autre des agences de notation. Notre exposition directe nette dans le reste de l'Europe totalisait environ 3,2 milliards, dont une proportion de 95 % avait trait à des contreparties situées dans des pays auxquels S&P et Moody's ont attribué une cote de Aaa ou AAA. Une partie importante de l'exposition à des États souverains est constituée de produits de trésorerie négociables, alors que l'exposition à des banques a trait à des instruments de négociation, à des titres de créance à court terme, à des positions sur dérivés, à des lettres de crédit et à des garanties.

Outre les expositions montrées dans le tableau, nous sommes exposés à des institutions européennes supranationales à hauteur de 0,86 milliard de dollars, et ce, essentiellement par voie de produits de trésorerie négociables, ainsi qu'à des banques centrales européennes à hauteur de 0,66 milliard.

L'exposition de la Banque à des entités situées dans divers pays européens vient également de son entité de protection de crédit, de son entité de titrisation des clients américaine et de son entité de gestion de placements structurés. Ces expositions ne sont pas incluses dans les tableaux ci-dessus parce que leur structure comporte déjà une protection de crédit. Ces entités exposent la Banque à un risque de crédit direct et sont, à leur tour, exposées à un risque en raison des prêts ou des titres provenant d'entités situées en Europe. Tel qu'il est indiqué aux pages 67 et 68 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO, ces entités comportent toutes une protection de premier niveau et des couvertures ont été conclues pour notre entité de protection de crédit.

L'exposition notionnelle de notre entité de protection de crédit à des émetteurs situés en Grèce, en Italie et en Espagne représentait 0,5 %, 1,3 % et 1,1 %, respectivement, de son exposition notionnelle totale. Cette entité avait une exposition notionnelle dans 7 des 12 autres pays dont la monnaie est l'euro. Cette exposition représentait 14,2 % du total de l'exposition notionnelle et, de ce pourcentage, une proportion de 78,4 % avait obtenu une cote de première qualité de la part de S&P (69,2 % par Moody's). L'exposition notionnelle dans le reste de l'Europe représentait 16,3 % du total de l'exposition notionnelle et, de ce pourcentage, une proportion de 70,3 % avait obtenu une cote de première qualité de la part de S&P (63,7 % par Moody's). La Banque est bien protégée grâce à la protection de premier niveau et aux couvertures qui sont en place.

Notre entité de titrisation des clients américaine nous expose aux pays GIIPE et à d'autres pays européens puisqu'elle s'appuie sur 2,7 % de prêts ou de titres provenant d'entités situées en Europe. À 1,0 %, l'exposition à l'Allemagne est la plus importante. Quant à celle à l'Espagne, elle est d'environ 0,1 %, et nous n'avons aucune exposition à l'Italie, à l'Irlande, à la Grèce ou au Portugal.

L'exposition de l'entité de gestion de placements structurés à des entités situées dans les pays européens avait une valeur nominale de 923 millions de dollars, dont 0,1 million dans les pays GIIPE, 292 millions dans les autres pays de la zone euro et 631 millions dans le reste de l'Europe. Les expositions les plus importantes comprennent celles de 567 millions au Royaume-Uni et de 176 millions dans les Pays-Bas. Ces positions englobent une exposition par voie de placements sous forme de titres garantis par des créances, de titres garantis par des prêts et de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles, ce qui est exposé au risque de crédit inhérent à des emprunteurs ou à des émetteurs qui mènent des activités en Europe.

L'exposition indirecte de BMO en Europe sous forme de garanties libellées en euros et destinées à soutenir des opérations de commerce correspondait à des titres émis par des entités situées dans des pays européens de 1 255 millions d'euros et à des garanties en trésorerie de 392 millions d'euros au 30 avril 2012. De ces montants, 38 millions d'euros étaient détenus sous forme de titres connexes dans les pays GIIPE et 509 millions d'euros l'étaient dans des titres allemands.

L'exposition indirecte sous forme de garanties émises par des entités situées dans des pays européens totalisait 371 millions de dollars, dont 1 million dans les pays GIIPE, 179 millions dans les autres pays de la zone euro et 191 millions dans le reste de l'Europe. L'exposition indirecte est gérée par voie du cadre de gestion du risque de crédit, ce qui englobe une évaluation rigoureuse des contreparties. Les nantissements ou garanties dans le cadre de certaines structures de produits spécifiques, telles des conventions de rachat, peuvent être considérés comme une certaine forme de soutien.

Les expositions en Europe de la Banque sont également présentées dans un tableau ci-dessous. Le risque inhérent aux swaps sur défaillance qui sont achetés est contrôlé par voie d'une liste de contreparties approuvées qui est examinée régulièrement, processus qui fait partie de notre cadre de gestion du risque de crédit. La majorité de ces swaps sont compensatoires, sont habituellement assortis de modalités contractuelles concordantes et découlent des anciennes stratégies de négociation de produits de crédit qui sont abandonnées progressivement depuis 2008. La non-concordance des échéances du portefeuille en voie de liquidation est négligeable, mais s'il en existe, la protection de crédit achetée va généralement au-delà de la date d'échéance de l'obligation compensatoire ou du contrat du swap sur défaillance. Il y a une exception où la protection achetée viendra à échéance avant le contrat de protection vendue compensatoire et, eu égard à cette position, l'exposition au risque de crédit non couverte est négligeable et sa durée est de moins de un mois. Cette exposition est hors des pays GIIPE et est présentée à son montant net dans les tableaux. De plus, deux expositions européennes totalisant 45 millions d'euros de protection vendue sont couvertes par procuration. L'avantage, sur le plan du crédit, réalisé grâce à la couverture de procuration n'est pas présenté à son montant net dans les tableaux. De cette exposition, une tranche de 20 millions d'euros a trait à des contreparties italiennes et le reste, à des contreparties situées hors des pays GIIPE.

L'exposition directe de BMO en Afrique du Nord et au Moyen-Orient totalisait 0,9 milliard de dollars, dont 638 millions en Turquie, 131 millions au Maroc et 63 millions aux Émirats arabes unis. Du montant total de l'exposition, 233 millions sont assurés par des agences de crédit à l'exportation dûment approuvées, la tranche la plus importante, soit 180 millions, étant en Turquie. L'exposition dans les autres pays est faible et la Banque n'a aucune exposition directe en Syrie. Les contreparties à cette exposition sont presque toutes des banques, et celle-ci est presque entièrement composée de produits de financement commercial ou de produits connexes.

Exposition en Europe 7) par pays (en millions de dollars canadiens)
Au 30 avril 2012
Prêts 1) Titres 2) Opérations de type
mise en pension 3)
Dérivés 4) Total
Pays Engagements Tranche financée Montant
brut
Montant
net
Montant
brut
Montant
net
Montant
brut
Montant
net
Montant
brut
Montant
net
Pays GIIPE
Grèce 2 2 - - - - - - 2 2
Irlande 5) - - 28 - 151 3 53 6 232 9
Italie 1 1 255 26 209 - 9 5 474 32
Portugal 69 22 123 - - - - - 192 22
Espagne 88 88 301 - - - 13 7 402 95
Total - pays GIIPE 160 113 707 26 360 3 75 18 1 302 160
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 38 38 1 161 892 2 239 3 322 38 3 760 971
Allemagne 119 119 2 122 1 625 2 523 18 115 18 4 879 1 780
Pays-Bas 278 175 711 565 916 5 80 6 1 985 751
Autres 6) 429 289 878 668 9 1 92 48 1 408 1 006
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 864 621 4 872 3 750 5 687 27 609 110 12 032 4 508
Reste de l'Europe
Danemark 11 11 706 705 725 - - - 1 442 716
Norvège 14 14 1 030 1 030 - - 21 21 1 065 1 065
Suède 2 2 153 50 336 1 5 - 496 53
Royaume-Uni 412 197 1 497 827 3 198 7 536 119 5 643 1 150
Autres 6) 189 180 706 - 139 5 24 10 1 058 195
Total - reste de l'Europe 628 404 4 092 2 612 4 398 13 586 150 9 704 3 179
Total - Europe 1 652 1 138 9 671 6 388 10 445 43 1 270 278 23 038 7 847
Des détails sur les montants sommaires présentés dans les colonnes ci-dessus sont donnés dans les tableaux suivants.
1) Les prêts comprennent les prêts et les produits de financement commercial. Les montants sont présentés déduction faite de ceux sortis du bilan et du montant brut des provisions spécifiques, ces éléments étant considérés comme négligeables.
2) Les titres comprennent les produits de trésorerie, les investissements des activités d'assurance et les titres de crédit négociables. Le montant brut des titres de crédit négociables ne comprennent que les positions acheteur et excluent les positions vendeur compensatoires.
3) Les opérations de type mise en pension sont effectuées avec des contreparties qui sont des banques.
4) Les dérivés sont évalués à la valeur de marché, ce qui comprend la compensation des transactions, et dans le cas des contreparties à l'égard desquelles un soutien du crédit est en vigueur, les compensations liées aux garanties. Le risque lié au remplacement des dérivés, déduction faite des garanties, se chiffre à environ 3,1 milliards de dollars pour toute l'Europe.
5) Exclut les réserves de 84 millions de dollars de notre filiale irlandaise auprès de la banque centrale d'Irlande.
6) Comprend les pays dans lesquels l'exposition brute est de moins de 500 millions de dollars. Le poste Autres de la catégorie Zone euro comprend les expositions à l'Autriche, à la Belgique, à Chypre, à la Finlande, au Luxembourg, à la Slovaquie et à la Slovénie. Le poste Autres de la catégorie Reste de l'Europe comprend les expositions à la Croatie, à la République tchèque, à la Hongrie, à l'Islande, à la Pologne, à la Fédération de Russie et à la Suisse.
7) La Banque est également exposée à des entités de divers pays d'Europe du fait de son entité de protection du crédit, de son entité de titrisation des clients américaine et de son entité de gestion de placements structurés. Ces expositions ont été ignorées dans les tableaux en raison de la protection de crédit qui est intégrée à leur structure.
8) Les États souverains comprennent les produits de trésorerie de banques garantis par des États souverains.

Exposition aux prêts en Europe 7) par pays et par contrepartie (en millions de dollars canadiens)

Au 30 avril 2012
Prêts 1)
Engagements Tranche financée
Pays Banques Sociétés États
souverains
Total Banques Sociétés États
souverains
Total
Pays GIIPE
Grèce 2 - - 2 2 - - 2
Irlande 5) - - - - - - - -
Italie 1 - - 1 1 - - 1
Portugal 20 49 - 69 20 2 - 22
Espagne 88 - - 88 88 - - 88
Total - pays GIIPE 111 49 - 160 111 2 - 113
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 38 - - 38 38 - - 38
Allemagne 48 5 66 119 48 5 66 119
Pays-Bas 28 250 - 278 28 147 - 175
Autres 6) 356 73 - 429 221 68 - 289
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 470 328 66 864 335 220 66 621
Reste de l'Europe
Danemark 11 - - 11 11 - - 11
Norvège 14 - - 14 14 - - 14
Suède 2 - - 2 2 - - 2
Royaume-Uni 69 343 - 412 69 128 - 197
Autres 6) 175 14 - 189 175 5 - 180
Total - reste de l'Europe 271 357 - 628 271 133 - 404
Total - Europe 852 734 66 1 652 717 355 66 1 138
Voir les notes du premier tableau.

Exposition aux titres en Europe7) par pays et par contrepartie (en millions de dollars canadiens)

Au 30 avril 2012
Titres 2)
Montant brut Montant net
Pays Banques Sociétés États
souverains 8)
Total Banques Sociétés États
souverains 8)
Total
Pays GIIPE
Grèce - - - - - - - -
Irlande 5) - 3 25 28 - - - -
Italie 59 86 110 255 - 26 - 26
Portugal - - 123 123 - - - -
Espagne 154 103 44 301 - - - -
Total - pays GIIPE 213 192 302 707 - 26 - 26
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 82 92 987 1 161 - 2 890 892
Allemagne 88 325 1 709 2 122 13 - 1 612 1 625
Pays-Bas 486 106 119 711 460 7 98 565
Autres 6) 128 107 643 878 98 39 531 668
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 784 630 3 458 4 872 571 48 3 131 3 750
Reste de l'Europe
Danemark 257 1 448 706 257 - 448 705
Norvège 381 - 649 1 030 381 - 649 1 030
Suède 49 103 1 153 49 - 1 50
Royaume-Uni 268 485 744 1 497 36 47 744 827
Autres 6) 16 138 552 706 - - - -
Total - reste de l'Europe 971 727 2 394 4 092 723 47 1 842 2 612
Total - Europe 1 968 1 549 6 154 9 671 1 294 121 4 973 6 388
Voir les notes du premier tableau.
Exposition aux opérations de type mise en pension en Europe7) par pays et par contrepartie (en millions de dollars canadiens)
Au 30 avril 2012
Opérations de type
mise en pension 3)
Dérivés 4)
Montant
brut
Déduction faite des garanties Montant
brut
Déduction faite
des garanties
Pays Total Total Banques Sociétés États
souverains
Total Banques Sociétés États
souverains
Total
Pays GIIPE
Grèce - - - - - - - - - -
Irlande 5) 151 3 48 5 - 53 1 5 - 6
Italie 209 - 7 2 - 9 3 2 - 5
Portugal - - - - - - - - - -
Espagne - - 13 - - 13 7 - - 7
Total - pays GIIPE 360 3 68 7 - 75 11 7 - 18
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 2 239 3 322 - - 322 38 - - 38
Allemagne 2 523 18 115 - - 115 18 - - 18
Pays-Bas 916 5 80 - - 80 6 - - 6
Autres 6) 9 1 86 2 4 92 42 2 4 48
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 5 687 27 603 2 4 609 104 2 4 110
Reste de l'Europe
Danemark 725 - - - - - - - - -
Norvège - - 1 - 20 21 1 - 20 21
Suède 336 1 5 - - 5 - - - -
Royaume-Uni 3 198 7 519 8 9 536 102 8 9 119
Autres 6) 139 5 24 - - 24 10 - - 10
Total - reste de l'Europe 4 398 13 549 8 29 586 113 8 29 150
Total - Europe 10 445 43 1 220 17 33 1 270 228 17 33 278
Voir les notes du premier tableau.
Swaps sur défaillance par pays et par qualité du crédit (en millions de dollars canadiens)
Au 30 avril 2012
Juste valeur Valeur nominale
Achetés Vendus Achetés Vendus
Pays Première qualité Qualité inférieure Première qualité Qualité inférieure Exposition totale Première qualité Qualité inférieure Total Première qualité Qualité inférieure Total Exposition totale
Pays GIIPE
Grèce - - - - - - - - - - - -
Irlande 5) 6 - (6 ) - - (29 ) - (29 ) 29 - 29 -
Italie 16 - (17 ) - (1 ) (259 ) - (259 ) 264 - 264 5
Portugal 34 - (34 ) - - (127 ) - (127 ) 127 - 127 -
Espagne 15 - (14 ) - 1 (259 ) (7 ) (266 ) 253 12 265 (1 )
Total - pays GIIPE 71 - (71 ) - - (674 ) (7 ) (681 ) 673 12 685 4
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 4 - (3 ) - 1 (353 ) - (353 ) 326 - 326 (27 )
Allemagne 4 - (3 ) - 1 (765 ) - (765 ) 726 26 752 (13 )
Pays-Bas - - - - - (177 ) (20 ) (197 ) 153 13 166 (31 )
Autres 6) 4 - (2 ) - 2 (254 ) - (254 ) 294 - 294 40
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 12 - (8 ) - 4 (1 549 ) (20 ) (1 569 ) 1 499 39 1 538 (31 )
Reste de l'Europe
Danemark - - - - - (32 ) - (32 ) 32 - 32 -
Norvège - - - - - - - - - - - -
Suède (1 ) - 2 - 1 (134 ) (7 ) (141 ) 140 - 140 (1 )
Royaume-Uni 7 - (6 ) - 1 (783 ) - (783 ) 730 46 776 (7 )
Autres 6) 15 - (18 ) - (3 ) (855 ) (25 ) (880 ) 861 8 869 (11 )
Total - reste de l'Europe 21 - (22 ) - (1 ) (1 804 ) (32 ) (1 836 ) 1 763 54 1 817 (19 )
Total - Europe 104 - (101 ) - 3 (4 027 ) (59 ) (4 086 ) 3 935 105 4 040 (46 )
Voir les notes du premier tableau.
Notes :
- Tous les swaps sur défaillance achetés et vendus l'ont été auprès de contreparties qui sont des banques, exception faite d'une protection vendue d'une valeur nominale de 33 millions de dollars relativement à une obligation de référence allemande qui a été conclue avec une contrepartie canadienne qui n'est pas une banque.
- Des tranches de 36% des swaps sur défaillance achetés et de 37% de ceux vendus sont assujetties à des événements déclencheurs relatifs à une restructuration intégrale.
- Des tranches de 64% des swaps sur défaillance achetés et de 63% de ceux vendus sont assujetties à des événements déclencheurs relatifs à une restructuration à clauses dites « modifiées-modifiées ».

Faits nouveaux concernant la législation et la réglementation américaines

Le 21 juillet 2010, le président Obama des États-Unis a promulgué la loi intitulée Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act (la loi Dodd-Frank). Cette loi est d'une vaste portée, et ses réformes comprennent des règlements plus sévères pour ce qui est de la protection des consommateurs, la réglementation des marchés des produits dérivés hors cote, l'imposition de restrictions à l'égard des opérations pour compte propre et de la commandite de fonds de placement privés par les banques (mieux connues sous le nom de règle Volcker), le resserrement des normes prudentielles et l'application plus générale des exigences concernant le levier financier et le capital pondéré en fonction des risques. Les réformes prévoient également le renforcement de la supervision des systèmes de paiement, de compensation ou de règlement d'importance systémique, des restrictions sur les frais d'interchange et la mise sur pied d'un nouveau conseil d'organismes de réglementation voyant à la supervision de la stabilité financière afin d'accroître la stabilité grâce à la surveillance des risques systémiques liés aux entreprises du secteur financier et à leurs activités. De nombreuses dispositions de la loi Dodd-Frank demeurent en cours de réglementation et ces règlements n'entreront pas en vigueur avant plusieurs années. C'est pourquoi il est difficile pour le moment d'en estimer l'incidence globale sur BMO et sur les entreprises du secteur financier dans son ensemble. À mesure que la réglementation évolue, nous continuons de suivre de près les faits nouveaux afin de nous assurer que nous sommes en bonne position pour prendre les mesures qui s'imposent et mettre en œuvre les changements nécessaires. Nous prévoyons une hausse des coûts liés à la conformité et, compte tenu de la complexité et de l'étendue des changements de réglementation, nous veillerons à bien en gérer les répercussions.

Les organismes de réglementation bancaire fédéraux américains, la Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission ont publié des propositions de règlement pour appliquer la règle Volcker, règle en vertu de laquelle il est interdit aux établissements bancaires et à leurs sociétés affiliées d'effectuer certaines opérations pour leur propre compte et d'avoir certains liens avec des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement. Récemment, ces organismes ont confirmé que les établissement bancaires disposeront de deux ans à compter du 21 juillet 2012 pour assurer que leurs activités et leurs placements respectent cette règle et ces propositions ou auront encore plus de temps pour s'y conformer si cette période est prolongée. Les établissements bancaires devront entreprendre durant cette période des mesures de planification témoignant de leur bonne foi.

De plus, en vertu de la loi Dodd-Frank, les produits dérivés hors cote seront assujettis à un régime de réglementation étendu. Certains produits dérivés devront faire l'objet d'une compensation centrale ou devront être négociés en bourse. De plus, les règlements à l'égard de l'inscription, de la présentation des informations, de l'attitude commerciale et des exigences en matière de capital et de marges relativement aux produits dérivés sont en voie d'être achevés.

Le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (CRF) a publié des commentaires en vue de l'élaboration d'un règlement (le règlement proposé) qui mettrait en vigueur les normes prudentielles plus strictes de la loi Dodd-Frank et les exigences quant à l'application anticipée de mesures correctives. Le règlement proposé établirait de nouvelles exigences concernant le capital pondéré en fonction des risques, des limites de levier financier, des normes quant à la liquidité, un cadre de gestion des risques, des limites quant au risque de crédit et à sa concentration, la planification des correctifs et la présentation de l'exposition au risque de crédit. Si le règlement proposé est adopté sous sa forme actuelle, il s'appliquerait à la filiale américaine de BMO qui est une société de portefeuille bancaire, mais non à BMO. Le CRF a indiqué qu'il entendait proposer plus tard cette année un règlement visant expressément le palier le plus élevé des sociétés de portefeuille bancaire domiciliées à l'étranger, ce qui engloberait BMO.

BMO évalue à l'heure actuelle l'incidence des règles proposées sur ses activités et s'y prépare.

Les restrictions à l'égard des frais d'interchange conformément à la loi Dodd-Frank sont entrées en vigueur le 1er octobre 2011 et devraient se traduire par une baisse du bénéfice net avant impôts annuel de PE États-Unis d'environ 40 millions de dollars américains, après prise en compte de l'effet atténuant des mesures connexes prises par la direction.

Conformément aux exigences du CRF, notre filiale américaine, BMO Financial Corp. (BFC), a déposé en janvier 2012 un plan de capital sur trois ans auprès de cet organisme. Le CRF a avisé BFC qu'il avait parachevé l'examen de son plan de capital pour 2012 et que, par suite de celui-ci, il ne s'objectait pas aux mesures qu'elle avait proposées à cet égard. Aux termes des règles actuelles du CRF, en tant que société de portefeuille bancaire détenant un actif de plus de 50 milliards de dollars, BFC doit prendre part à l'exercice annuel de simulation de crise que mène le CRF et doit lui soumettre annuellement un plan de capital.

La présente section qui traite des faits nouveaux concernant la législation et la réglementation américaines contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Analyse des résultats des groupes d'exploitation

État sommaire des résultats et statistiques des groupes d'exploitation pour le deuxième trimestre de 2012

T2-2012 Cumul 2012
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)Services bancaires PE Groupe
GP
BMO MC Services d'entreprise Total
BMO
Services bancaires PE Groupe
GP
BMO MC Services d'entreprise Total
BMO
Revenus nets d'intérêts (bic) 1)1 661 128 308 23 2 120 3 402 292 595 149 4 438
Revenus autres que d'intérêts594 615 481 149 1 839 1 190 1 146 966 336 3 638
Total des revenus (bic) 1)2 255 743 789 172 3 959 4 592 1 438 1 561 485 8 076
Dotation à la provision pour pertes sur créances224 3 24 (56)195 448 7 48 (167)336
Charges autres que d'intérêts1 245 553 471 230 2 499 2 551 1 110 954 438 5 053
Bénéfice avant impôts sur le résultat786 187 294 (2)1 265 1 593 321 559 214 2 687
Impôts sur le résultat (recouvrement) (bic) 1)219 42 69 (93)237 443 71 136 (100)550
Bénéfice net déjà établi T2-2012567 145 225 91 1 028 1 150 250 423 314 2 137
Bénéfice net déjà établi T1-2012583 105 198 223 1 109
Bénéfice net déjà établi T2-2011467 91 229 26 813 998 235 489 (84)1 638
Bénéfice net ajusté T2-2012585 150 226 21 982 1 187 260 424 83 1 954
Bénéfice net ajusté T1-2012602 110 198 62 972
Bénéfice net ajusté T2-2011474 93 229 (26)770 1 012 238 489 (152)1 587
Autres statistiques
Profit économique net 2)242 93 93 (62)366 484 146 168 2 800
Rendement des capitaux propres17,8%27,3%18,6%n. s. 16,2% 18,2%23,4%18,0%n. s. 16,7%
Rendement des capitaux propres ajusté18,4%28,3%18,6%n. s. 15,4% 17,6%24,4%18,0%n. s. 15,2%
Levier d'exploitation(1,2%)5,0%(5,5%)n. s. (4,4%) (4,4%)(4,3%)(12,4%)n. s. (4,9%)
Levier d'exploitation ajusté0,3%6,3%(5,5%)n. s. (3,3%) (2,8%)(3,2%)(12,4%)n. s. (5,5%)
Ratio de productivité (bic)55,2%74,4%59,7%n. s. 63,1% 55,6%77,2%61,1%n. s. 62,6%
Ratio de productivité ajusté (bic)54,1%73,4%59,7%n. s. 63,2% 54,4%76,2%61,1%n. s. 63,4%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)3,23%2,98%0,65%n. s. 1,89% 3,27%3,39%0,63%n. s. 1,97%
Marge nette d'intérêts ajustée (bic)3,23%2,98%0,65%n. s. 1,76% 3,27%3,39%0,63%n. s. 1,81%
Capitaux propres ordinaires moyens12 512 2 135 4 734 5 190 24 571 12 687 2 111 4 521 5 148 24 467
Actif productif moyen (en milliards de dollars)209,0 17,5 192,6 36,0 455,1 209,0 17,3 189,5 36,1 451,9
Effectif - équivalent temps plein24 066 6 481 2 238 13 781 46 566
1) Les revenus, les impôts sur le résultat et la marge nette d'intérêts des groupes d'exploitation sont présentés sur une base d'imposition comparable (bic). Les ajustements sur une bic des groupes s'annulent dans la colonne Services d'entreprise, et le total des revenus, les impôts sur le résultat et la marge nette d'intérêts de BMO sont présentés selon les PCGR.
2) Le profit économique net est une mesure non conforme aux PCGR. Voir la section Mesures non conformes aux PCGR.
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
Les Services d'entreprise englobent l'unité T&O.
n. s. - non significatif

Les sections ci-après présentent une analyse des résultats financiers de chacun de nos groupes et unités d'exploitation pour le deuxième trimestre de 2012.

De temps à autre, il arrive que la responsabilité de certains secteurs d'activité et de certaines unités sous-jacentes soit transférée d'un groupe client à un autre afin d'harmoniser plus étroitement la structure organisationnelle de BMO et ses priorités stratégiques. Les résultats des périodes antérieures ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude.

Avec prise d'effet au premier trimestre de 2012, le groupe Gestion privée et PE Canada ont conclu une entente révisée de partage des résultats financiers liés aux ventes de détail de fonds d'investissement. Les résultats des périodes antérieures ont été retraités.

Les écarts entre les dotations à la provision pour pertes sur créances de la période qui sont imputées aux groupes clients et qui sont calculées d'après la méthode de dotation selon les pertes prévues et les dotations de la période exigées par les PCGR sont généralement imputés (ou crédités) aux Services d'entreprise.

À l'instar des membres de son groupe de référence au Canada, BMO analyse ses revenus consolidés à partir des revenus calculés selon les PCGR figurant dans ses états financiers consolidés plutôt que sur une base d'imposition comparable (bic). Comme plusieurs autres banques, BMO analyse toujours les revenus de ses groupes d'exploitation sur une bic. Selon cette méthode, on procède à un ajustement qui augmente les revenus calculés selon les PCGR et la charge d'impôts sur le résultat déterminée selon les PCGR d'un montant qui porterait les revenus tirés de certains éléments exonérés d'impôt à un niveau auquel ces revenus seraient assujettis à l'impôt, au taux d'impôt prévu par la loi. La compensation des ajustements sur une bic des groupes est reflétée dans les revenus et la charge d'impôts sur le résultat des Services d'entreprise. Au cours du deuxième trimestre de 2012, les ajustements au titre de la bic ont totalisé 56 millions de dollars, contre 53 millions un an plus tôt et 52 millions au trimestre précédent.

Services bancaires Particuliers et entreprises (Services bancaires PE)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts (bic)1 661 31924%(80)(5%)3 402 65724%
Revenus autres que d'intérêts594 10622%(2)- 1 190 16716%
Total des revenus (bic)2 255 42523%(82)(3%)4 592 82422%
Dotation à la provision pour pertes sur créances224 5431%- - 448 10530%
Charges autres que d'intérêts1 245 24424%(61)(5%)2 551 53226%
Bénéfice avant impôts sur le résultat786 12719%(21)(2%)1 593 18713%
Impôts sur le résultat (bic)219 2714%(5)(2%)443 359%
Bénéfice net déjà établi567 10022%(16)(3%)1 150 15215%
Bénéfice net ajusté585 11124%(17)(3%)1 187 17517%
Rendement des capitaux propres17,8% (8,0%) 0,4%17,6% (9,2%)
Rendement des capitaux propres ajusté18,4% (7,8%) 0,4%18,2% (9,0%)
Levier d'exploitation(1,2%) n. s. n. s. (4,4%) n. s.
Levier d'exploitation ajusté0,3% n. s. n. s. (2,8%) n. s.
Ratio de productivité (bic)55,2% 0,5% (0,7%)55,6% 2,0%
Ratio de productivité ajusté (bic)54,1% (0,2%) (0,6%)54,4% 1,2%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)3,23% 0,06% (0,08%)3,27% 0,09%
Actif productif moyen (en milliards de dollars)209,0 35,420%- - 209,0 35,220%
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n. s. - non significatif

Les Services bancaires Particuliers et entreprises (Services bancaires PE) englobent nos deux unités d'exploitation de services bancaires aux particuliers et aux entreprises : Services bancaires Particuliers et entreprises - Canada (PE Canada) et Services bancaires Particuliers et entreprises - États-Unis (PE États-Unis). Ces unités d'exploitation sont passées en revue séparément dans les sections ci-après.

Services bancaires Particuliers et entreprises - Canada (PE Canada)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts (bic)1 063 5 - (46)(4%)2 172 4 -
Revenus autres que d'intérêts460 30 7%13 3%907 7 1%
Total des revenus (bic)1 523 35 2%(33)(2%)3 079 11 -
Dotation à la provision pour pertes sur créances141 5 2%3 1%279 7 2%
Charges autres que d'intérêts776 - - (37)(4%)1 589 34 2%
Bénéfice avant impôts sur le résultat606 30 5%1 - 1 211 (30)(2%)
Charge d'impôts sur le résultat (bic)160 (2)(1%)1 1%319 (31)(8%)
Bénéfice net déjà établi446 32 8%- - 892 1 -
Bénéfice net ajusté449 32 8%1 - 897 1 -
Revenus des services aux particuliers961 32 4%(2)- 1 924 27 1%
Revenus des services aux entreprises562 3 1%(31)(5%)1 155 (16)(1%)
Levier d'exploitation2,3% n. s. n. s. (1,8%) n. s.
Ratio de productivité (bic)51,0% (1,2%) (1,2%)51,6% 0,9%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)2,81% (0,12%) (0,09%)2,86% (0,11%)
Actif productif moyen (en milliards de dollars)153,7 5,6 4%1,4 0,9%153,0 5,7 4%
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n. s. - non significatif

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011

Le bénéfice net de PE Canada s'est chiffré à 446 millions de dollars, pour une hausse de 32 millions ou de 7,8 % par rapport à la même période l'an dernier. Les résultats présentés reflètent les dotations à la provision pour pertes sur créances imputées aux groupes d'exploitation de BMO en fonction des pertes prévues. Après ajustement des résultats pour tenir compte des dotations à la provision calculées en fonction des pertes réelles, le bénéfice net de PE Canada a augmenté de 34 millions ou de 8,5 %.

Les revenus ont progressé de 35 millions ou de 2,4 %. Les résultats reflètent l'essor des volumes de la plupart des produits et la hausse des revenus tirés des services tarifés, ce qui a été atténué par le recul de la marge nette d'intérêts. Celle-ci a diminué de 12 points de base en raison des pressions exercées par la concurrence et du recul des marges sur les dépôts dans un contexte de faibles taux d'intérêt.

Dans l'unité des services bancaires aux particuliers, les revenus se sont améliorés de 32 millions de dollars. L'accroissement des volumes de la plupart des produits a été annulé en partie par les pressions exercées par la concurrence et par le rétrécissement des marges sur les dépôts. Le total des soldes du crédit aux particuliers (dont les prêts hypothécaires, la MargExpress sur valeur domiciliaire et d'autres produits de prêt à la consommation) a augmenté de 4,8 % depuis un an tandis que la part de marché totale du crédit aux particuliers s'est comprimée. Les soldes des prêts sur cartes des particuliers se sont accrus de 0,4 % et notre part de ce marché s'est élargie depuis la même période de l'exercice précédent.

Notre objectif est d'accroître notre part du marché, tout en continuant de surveiller de près la qualité du crédit du portefeuille. Nous mettons toujours l'accent sur l'amélioration des activités globales de crédit aux particuliers grâce à des investissements ciblés et à l'amélioration de la productivité de notre personnel de vente.

Les soldes des dépôts des particuliers ont augmenté de 3,8 % sur douze mois grâce à l'augmentation des dépôts à vue et à préavis. Notre part du marché des dépôts à vue, à préavis et à terme s'est contractée depuis la même période de l'exercice précédent.

Pour ce qui est de l'unité des services bancaires aux entreprises, ses revenus sont demeurés comparables à ceux d'il y a un an puisque l'accroissement des volumes de la plupart des produits a été annulé par les pressions exercées par la concurrence et par la diminution des marges sur les dépôts.

Les soldes des prêts aux entreprises ont augmenté de 3,2 % depuis un an. Au chapitre des prêts aux petites et moyennes entreprises, nous détenons toujours la deuxième part du marché canadien des services bancaires aux entreprises. Cette part de marché s'est comprimée de 27 points de base depuis un an.

Les soldes des cartes des entreprises ont régressé de 0,6 %, tandis que les soldes des dépôts des entreprises ont augmenté de 4,8 %.

Les charges autres que d'intérêts n'ont pas changé depuis la même période il y a un an, car nous les gérons toujours avec beaucoup de rigueur, ce qui s'inscrit dans notre objectif de rehausser la productivité au fil du temps. Le levier d'exploitation du groupe a été de 2,3 %.

Le solde moyen des prêts et acceptations a progressé de 6,2 milliards de dollars ou de 4,1 % depuis un an, et les dépôts des particuliers et des entreprises se sont accrus de 4,3 milliards ou de 4,2 %.

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2012

Le bénéfice net a été à peu près le même que celui du premier trimestre. Après ajustement des résultats déjà établis afin de tenir compte des dotations à la provision calculées en fonction des pertes réelles, le bénéfice net a été de 6 millions moins élevé que celui du premier trimestre.

Les revenus ont diminué de 33 millions de dollars ou de 2,1 %, car le trimestre a compté deux jours de moins et la marge nette d'intérêts a rétréci, ce qui a été compensé en partie par l'accroissement des revenus tirés des cartes. La marge nette d'intérêts a fléchi de 9 points de base, et ce, en raison surtout du recul des marges sur les dépôts, puisque celles sur les prêts sont demeurées relativement stables.

Les revenus de l'unité des services bancaires aux particuliers ont été stables, car l'accroissement des volumes des cartes des particuliers et des frais de refinancement hypothécaire a été annulé par l'incidence qu'ont eue deux jours de moins.

Le fait que le trimestre ait compté deux jours de moins, que les volumes de cartes aux entreprises aient diminué et que la concurrence ait exercé des pressions eu égard à la plupart des produits a nui aux revenus de l'unité des services bancaires aux entreprises.

Les charges autres que d'intérêts ont baissé de 37 millions de dollars en raison de la diminution des frais liés au personnel, du nombre moins élevé de jours, des investissements modérés dans les initiatives et aussi de la passation en charges, au premier trimestre, de la rémunération liée au rendement et destinée aux membres du personnel admissibles à la retraite.

Le solde moyen des prêts et acceptations a progressé de 1,6 milliard de dollars ou de 1,0 % depuis le trimestre précédent, alors que les dépôts des particuliers et des entreprises se sont contractés de 0,9 milliard ou de 0,8 %.

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011

Se situant à 892 millions de dollars, le bénéfice net est demeuré essentiellement le même en regard de ce qu'il était il y a un an. Les revenus ont augmenté de 11 millions ou de 0,4 %, ayant été soutenus par l'essor des volumes de la plupart des produits, y compris les revenus tirés des services tarifés, ce qui a été contrebalancé par le fait que les résultats du premier trimestre de l'exercice précédent avaient tenu compte d'un important profit sur les valeurs mobilières. La marge nette d'intérêts s'est repliée de 11 points de base en raison surtout des pressions exercées par la concurrence relativement à la plupart des produits et des marges moins élevées sur les dépôts dans un contexte de faibles taux d'intérêt.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 34 millions de dollars ou de 2,2% à cause essentiellement de l'incidence, au cours de la période à l'étude, des sommes consacrées en 2011 à diverses initiatives, dont l'élargissement du personnel de première ligne. Nous entendons toujours rehausser la productivité au fil du temps.

Le solde moyen des prêts et acceptations, y compris les prêts titrisés, a progressé de 6,2 milliards de dollars ou de 4,2 %, et les dépôts des particuliers et des entreprises se sont accrus de 4,7 milliards ou de 4,7 %.

Services bancaires Particuliers et entreprises - États-Unis (PE États-Unis)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts (bic)598 314+100%(34)(5%)1 230 653+100%
Revenus autres que d'intérêts134 76+100%(15)(11%)283 160+100%
Total des revenus (bic)732 390+100%(49)(6%)1 513 813+100%
Dotation à la provision pour pertes sur créances83 49+100%(3)(3%)169 98+100%
Charges autres que d'intérêts469 244+100%(24)(5%)962 498+100%
Bénéfice avant impôts sur le résultat180 97+100%(22)(11%)382 217+100%
Charges d'impôts sur le résultat (bic)59 2997%(6)(8%)124 66+100%
Bénéfice net déjà établi121 68+100%(16)(12%)258 151+100%
Bénéfice net ajusté136 79+100%(18)(11%)290 174+100%
Levier d'exploitation5,4% n. s. n. s. 8,6% n. s.
Levier d'exploitation ajusté10,6% n. s. n. s. 13,7% n. s.
Ratio de productivité (bic)64,1% (1,6%) 0,9%63,6% (2,6%)
Ratio de productivité ajusté (bic)60,9% (3,2%) 0,8%60,5% (4,1%)
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)4,35% (0,15%) (0,08%)4,39% 0,03%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement4,35% (0,15%) (0,08%)4,39% 0,03%
Actif productif moyen (en milliards de dollars)55,4 29,7+100%(1,4)(2%)56,1 29,5+100%
États-Unis - Points saillants(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Revenus nets d'intérêts (bic)604 309+100%(19)(3%)1 227 641+100%
Revenus autres que d'intérêts134 74+100%(14)(9%)282 157+100%
Total des revenus (bic)738 383+100%(33)(4%)1 509 798+100%
Charges autres que d'intérêts473 239+100%(14)(3%)960 489+100%
Bénéfice net déjà établi122 68+100%(13)(10%)257 149+100%
Bénéfice net ajusté137 78+100%(15)(9%)289 171+100%
Actif productif moyen (en milliards de dollars américains)55,8 29,2+100%(0,2)- 55,9 29,0+100%
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n. s. - non significatif

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011 (en dollars américains)

Le bénéfice net, d'un montant de 122 millions, a augmenté de 68 millions par rapport aux 54 millions dégagés il y a un an. Le bénéfice net ajusté, lequel tient compte d'un ajustement au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, s'est dégagé à 137 millions, affichant une hausse de 78 millions en regard d'il y a un an, ce qui a résulté essentiellement de l'entreprise acquise.

Les revenus se sont chiffrés à 738 millions de dollars, s'étant accrus de 383 millions depuis un an. De ce montant, 379 millions ont résulté de l'entreprise acquise. Le reste de l'augmentation reflète à la fois l'accroissement des soldes des dépôts et des prêts, la hausse des commissions sur prêts et des profits sur la vente de prêts hypothécaires, la compression des marges sur les dépôts et la diminution des frais d'interchange.

La marge nette d'intérêts s'est contractée de 15 points de base à cause de la diminution des marges sur les dépôts, ce qui a plus que contrebalancé l'incidence de l'élargissement de leurs soldes, un changement favorable dans la composition des prêts et les répercussions positives de l'entreprise acquise.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 239 millions de dollars, pour se situer à 473 millions. Après ajustement, elles ont totalisé 452 millions, ayant augmenté de 222 millions, ce qui inclut l'incidence de 206 millions de l'entreprise acquise.

Le solde moyen des prêts et des acceptations, à savoir 50,8 milliards de dollars, a plus que doublé puisqu'il a progressé de 27,3 milliards depuis un an, et ce, en raison de l'entreprise acquise et de la forte croissance interne des prêts aux entreprises.

À 59,2 milliards de dollars, le solde moyen des dépôts a lui aussi plus que doublé, augmentant ainsi de 33,0 milliards depuis un an en raison de l'entreprise acquise et de la croissance interne de l'unité des services bancaires aux entreprises.

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2012 (en dollars américains)

Le bénéfice net a diminué de 13 millions de dollars ou de 10 % depuis le trimestre précédent. Le bénéfice net ajusté s'est contracté de 15 millions ou de 9,4 %, l'avantage de la réduction des charges ayant été plus qu'annulé par la diminution des revenus.

Les revenus ont fléchi de 33 millions de dollars ou de 4,2 %, ce qui a découlé essentiellement de la diminution de la marge nette d'intérêts et des profits sur les valeurs mobilières et du nombre moins élevé de jours durant le trimestre à l'étude.

La marge nette d'intérêts s'est contractée de 8 points de base, ce qui a résulté essentiellement du repli des marges sur les prêts.

Les charges autres que d'intérêts avant et après ajustement ont fléchi de 14 millions de dollars ou de 3,0 % en raison des frais de litige constatés au trimestre précédent.

Le solde moyen des prêts et des acceptations a fléchi de 0,2 milliard de dollars depuis le trimestre précédent, car l'essor des prêts aux entreprises dans des secteurs clés a été plus qu'annulé par la baisse des prêts aux particuliers et par le recul des portefeuilles de prêts pour immeubles commerciaux et des portefeuilles en voie de liquidation, comme cela était prévu. Les prêts aux entreprises, exclusion faite des portefeuilles de prêts pour immeubles commerciaux et des portefeuilles en voie de liquidation, ont, dans les deux derniers trimestres, enregistré une hausse postérieure à leur acquisition.

Le solde moyen des dépôts a augmenté de 0,8 milliard depuis le trimestre précédent en raison de la croissance continue des dépôts de l'unité des services bancaires aux entreprises.

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011 (en dollars américains)

Le bénéfice net, au montant de 257 millions de dollars, a augmenté de 149 millions par rapport aux 108 millions dégagés il y a un an. Le bénéfice net ajusté s'est situé à 289 millions, affichant une hausse de 171 millions en regard d'il y a un an, ce qui est essentiellement imputable à l'entreprise acquise.

Les revenus se sont chiffrés à 1 509 millions de dollars, s'étant accrus de 798 millions depuis un an. De ce montant, 772 millions ont résulté de l'entreprise acquise. Le reste de la hausse, soit 26 millions ou 3,6 %, a résulté de l'accroissement des profits sur les valeurs mobilières et des commissions sur prêts.

La marge nette d'intérêts s'est élargie de 3 points de base.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 489 millions de dollars, pour se situer à 960 millions. Après ajustement, elles ont totalisé 913 millions, ayant augmenté de 453 millions, dont une tranche de 419 millions reflète l'incidence de l'entreprise acquise.

Le solde moyen des prêts et des acceptations, au montant de 50,9 milliards de dollars, a plus que doublé puisqu'il a progressé de 27,1 milliards depuis un an, et ce, en raison surtout de l'entreprise acquise et de la forte croissance interne des prêts aux entreprises.

À 58,8 milliards de dollars, le solde moyen des dépôts a lui aussi plus que doublé, ayant augmenté de 32,5 milliards depuis un an, ce qui a découlé de l'entreprise acquise et de l'essor interne de l'unité des services bancaires aux entreprises.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Groupe Gestion privée (groupe GP)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts (bic)128 1615%(36)(22%)292 73 34%
Revenus autres que d'intérêts615 13929%84 16%1 146 108 10%
Total des revenus (bic)743 15527%48 7%1 438 181 14%
Dotation à la provision pour pertes sur créances3 169%(1)- 7 3 68%
Charges autres que d'intérêts553 9821%(4)(1%)1 110 176 19%
Bénéfice avant impôts sur le résultat187 5643%53 40%321 2 1%
Charge d'impôts sur le résultat (bic)42 27%13 42%71 (13)(14%)
Bénéfice net déjà établi145 5459%40 39%250 15 6%
Bénéfice net ajusté150 5762%40 37%260 22 9%
Rendement des capitaux propres ajusté28,3% (1,5%) 7,8%24,4% (13,6%)
Rendement des capitaux propres27,3% (2,0%) 7,7%23,4% (14,1%)
Levier d'exploitation5,0% n. s. n. s. (4,3%) n. s.
Ratio de productivité (bic)74,4% (3,1%) (5,8%)77,2% 2,8%
Ratio de productivité ajusté (bic)73,4% (3,8%) (5,8%)76,2% 2,1%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)2,98% (0,18%) (0,82%)3,39% 0,32%
Actif productif moyen17 511 2 99721%356 2%17 331 2 993 21%
États-Unis - Points saillants(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Total des revenus (bic)166 90+100%(24)(13%)356 207 +100%
Charges autres que d'intérêts136 73+100%(3)(2%)275 147 +100%
Bénéfice net déjà établi17 10+100%(15)(46%)49 37 +100%
Bénéfice net ajusté22 14+100%(13)(40%)57 44 +100%
Actif productif moyen2 960 83139%(11)- 2 966 826 39%
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n. s. non significatif

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011

Le bénéfice net, soit 145 millions de dollars, a augmenté de 54 millions ou de 59 % depuis le même trimestre de l'exercice précédent. Le bénéfice net ajusté, lequel tient compte d'un ajustement au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, s'est dégagé à 150 millions, soit 57 millions ou 62 % de plus qu'il y a un an. Le bénéfice net ajusté du groupe GP, compte non tenu des activités d'assurance, a été de 98 millions, s'étant accru de 5 millions ou de 7,1 % depuis un an. Le bénéfice net ajusté des activités d'assurance a été de 52 millions.

Les revenus ont augmenté de 155 millions de dollars ou de 27 % en regard de ce qu'ils étaient il y a un an, pour s'établir à 743 millions. Les revenus du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, ont progressé de 18 % au cours des douze derniers mois. La hausse des revenus provenant de nos acquisitions, des produits des services tarifés et de ceux liés aux marges a été contrebalancée en partie par l'incidence du repli des volumes de transaction des activités de courtage. Les revenus d'assurance ont augmenté puisque les résultats un an plus tôt avaient été affaiblis par une imputation de 50 millions au titre de réclamations de réassurance liées à des tremblements de terre. Qui plus est et en regard d'il y a un an, les effets des variations favorables des taux d'intérêt à long terme ont engendré une légère hausse des revenus. Les revenus nets d'intérêts ont augmenté depuis un an en raison de ceux provenant des acquisitions et de la hausse des soldes des prêts et des dépôts des services de gestion bancaire privée. Le renforcement du dollar américain a accru les revenus de 5 millions ou de 0,9 %.

Les charges autres que d'intérêts se sont établies à 553 millions de dollars, ce qui traduit une hausse de 98 millions ou de 21 %. Les charges autres que d'intérêts ajustées ont totalisé 545 millions, ayant augmenté de 92 millions ou de 20 % en raison surtout des acquisitions et des investissements dans des activités stratégiques. L'appréciation du dollar américain a accru les charges de 4 millions ou de 0,8 %.

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 159 milliards de dollars pour s'établir à 445 milliards en raison surtout des acquisitions.

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2012

Le bénéfice net a augmenté de 40 millions de dollars ou de 39 % depuis le trimestre précédent. Le bénéfice net ajusté a progressé de 40 millions ou de 37 %. Exclusion faite des activités d'assurance, le bénéfice net ajusté du groupe GP a monté de 1,6 %. Il s'est accru de 11 % après ajustement au titre des revenus de gestion d'actifs exceptionnellement élevés du trimestre précédent ainsi que de l'incidence de la rémunération fondée sur des actions qui est destinée aux membres du personnel admissible à la retraite et qui est passée en charges au premier trimestre de tout exercice. Le bénéfice net ajusté des activités d'assurance s'est accru de 40 millions en raison surtout des effets des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme dans le premier trimestre du présent exercice.

Les revenus ont augmenté de 48 millions de dollars ou de 7,0 %. Exclusion faite des activités d'assurance, les revenus du groupe GP ont fléchi d'à peine 1,4 %, mais ont augmenté de 3,5 % compte non tenu des revenus de gestion d'actifs anormalement élevés du trimestre précédent, les revenus ayant été stimulés par la hausse des volumes de transaction et des revenus tirés des services tarifés. L'accroissement des revenus d'assurance a découlé essentiellement de l'incidence des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme au trimestre précédent puisque les fluctuations de ces taux ont eu un effet positif modeste au cours du trimestre à l'étude. Les revenus nets d'intérêts ont baissé essentiellement à cause de l'incidence de revenus de gestion d'actifs exceptionnellement élevés au premier trimestre. Le repli du dollar américain a retranché 4 millions ou 0,6 % des revenus.

Les charges autres que d'intérêts ajustées ont diminué de 4 millions de dollars ou de 0,9 %. Les charges du trimestre précédent tenaient compte des coûts de la rémunération fondée sur des actions et destinée au personnel admissible à la retraite. La dépréciation du dollar américain a réduit les charges de 3 millions ou de 0,6 %

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 10 milliards de dollars ou de 2,4 % depuis le trimestre précédent en raison de l'amélioration des conditions des marchés boursiers et des nouveaux actifs des clients.

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011

Le bénéfice net a monté de 15 millions de dollars ou de 6,2 % depuis un an, atteignant ainsi 250 millions. Le bénéfice net ajusté a totalisé 260 millions, ayant progressé de 22 millions ou de 9,2 % depuis les six mêmes mois de l'exercice précédent. Le bénéfice net ajusté du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, s'est chiffré à 196 millions et a ainsi dépassé de 30 millions ou de 18 % celui du semestre correspondant de 2011. Le bénéfice net ajusté des activités d'assurance a été de 64 millions, soit 8 millions ou 12 % de moins qu'il y a un an.

Les revenus ont augmenté de 181 millions de dollars ou de 14 % en regard de ce qu'ils étaient au cours de la période correspondante de l'exercice précédent et se sont situés à 1 438 millions. Les revenus du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, ont progressé de 19 % puisque la hausse des revenus provenant de nos acquisitions, des produits des services tarifés et de ceux fondés sur des marges a été contrebalancée en partie par le repli des volumes de transaction des activités de courtage. Les revenus d'assurance ont baissé surtout à cause du repli du bénéfice dégagé par de nouvelles activités et des profits sur les placements. Dans le présent exercice, les effets des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme ont été en grande partie compensés par le fait qu'il y a un an, les réclamations de réassurance liées à des tremblements de terre avaient été anormalement élevées. Les revenus nets d'intérêts ont augmenté en raison de ceux provenant des acquisitions, du profit plus élevé qu'a dégagé un placement stratégique et de la hausse des soldes des prêts et des dépôts des services de gestion bancaire privée. Le renforcement du dollar américain a accru les revenus de 7 millions ou de 0,4 %.

Les charges autres que d'intérêts se sont établies à 1 110 millions de dollars, ce qui traduit une hausse de 176 millions ou de 19 %. À 1 096 millions de dollars, les charges autres que d'intérêts ajustées ont monté de 165 millions ou de 18 % en raison surtout des acquisitions. L'appréciation du dollar américain a accru les charges de 5 millions ou de 0,4 %.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

BMO Marchés des capitaux (BMO MC)

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts (bic)308 10 3%21 7%595 (44)(7%)
Revenus autres que d'intérêts481 (46)(9%)(4)(1%)966 (179)(16%)
Total des revenus (bic)789 (36)(4%)17 2%1 561 (223)(13%)
Dotation à la provision pour pertes sur créances24 (6)(19%)- - 48 (12)(19%)
Charges autres que d'intérêts471 5 1%(12)(2%)954 (1)-
Bénéfice avant impôts sur le résultat294 (35)(11%)29 11%559 (210)(27%)
Charge d'impôts sur le résultat (bic)69 (31)(32%)2 2%136 (144)(52%)
Bénéfice net déjà établi225 (4)(1%)27 14%423 (66)(13%)
Bénéfice net ajusté226 (3)(1%)28 14%424 (65)(13%)
Revenus de négociation473 (8)(2%)(40)(8%)986 (90)(8%)
Revenus d'investissements et services aux grandes entreprises316 (28)(8%)57 22%575 (133)(19%)
Rendement des capitaux propres18,6% (5,7%) 1,2%18,0% (7,1%)
Levier d'exploitation(5,5%) n. s. n. s. (12,4%) n. s.
Ratio de productivité (bic)59,7% 3,2% (2,9%)61,1% 7,6%
Ratio de productivité ajusté (bic)59,7% 3,3% (2,9%)61,1% 7,6%
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic)0,65% (0,12%) 0,04%0,63% (0,17%)
Actif productif moyen (en milliards de dollars)192,6 33,1 21%6,1 3%189,5 28,1 17%
États-Unis - Points saillants(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Total des revenus (bic)241 (10)(4%)(3)(1%)485 (49)(9%)
Charges autres que d'intérêts205 9 5%5 2%405 14 4%
Bénéfice net déjà établi14 (12)(49%)(7)(37%)35 17 94%
Bénéfice net ajusté14 (12)(48%)(7)(37%)35 17 93%
Actif productif moyen (en milliards de dollars américains)70,8 12,7 22%1,6 2%70,0 11,5 20%
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n. s. - non significatif

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du deuxième trimestre de 2011

Le bénéfice net s'est chiffré à 225 millions de dollars, ce qui se compare à celui d'il y a un an. Depuis la même période de l'exercice précédent, les revenus ont baissé de 36 millions ou de 4,4 %, pour se situer à 789 millions. Au cours du trimestre à l'étude, les activités des services d'investissement, et ce, surtout au chapitre des fusions et acquisitions, ont été fort intenses, mais moins soutenues que celles du trimestre correspondant de l'exercice précédent. Les revenus de négociation ont augmenté depuis un an, à la faveur d'occasions sur les marchés plus propices qu'en 2011, et les revenus provenant de nos secteurs sensibles aux taux d'intérêt ont également progressé. Ces améliorations ont été contrebalancées par la baisse des commissions de prise ferme d'actions, des commissions sur les valeurs mobilières et des profits nets sur les titres de placement. La stabilité qu'affichaient alors les marchés s'est érodée vers la fin du trimestre à l'étude puisque de nouvelles craintes concernant la situation en Europe ont ressurgi et que le rendement économique des États-Unis n'a pas été aussi bon que celui qui était prévu. L'appréciation du dollar américain a accru les revenus de 9 millions depuis un an.

Il s'est produit une diminution de la dotation à la provision pour pertes sur créances, laquelle est imputée aux groupes en fonction des pertes prévues. Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 5 millions de dollars ou de 1,1 % essentiellement en raison de la hausse des frais technologiques et de soutien par suite des investissements réalisés en réaction à l'évolution du cadre réglementaire. Ce facteur a été atténué par la réduction des frais liés au personnel. Le raffermissement du dollar américain a engendré une hausse des charges de 5 millions par rapport à il y a un an.

Le rendement des capitaux propres s'est établi à 18,6 %, comparativement à 24,3 % il y a un an.

Comparaison du deuxième trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2012

Le bénéfice net a augmenté de 27 millions de dollars ou de 14 % depuis le premier trimestre. Les revenus ont progressé de 17 millions ou de 2,2 %. L'essor des revenus a découlé de l'amélioration de ceux de l'unité Investissements et services aux grandes entreprises, surtout en ce qui concerne les commissions sur les fusions et acquisitions, ainsi que de la hausse du montant net des profits sur les titres de placement. Le repli du dollar américain a affaibli les revenus de 7 millions depuis le trimestre précédent.

Les charges autres que d'intérêts ont diminué de 12 millions de dollars, car nous mettons toujours l'accent sur la gestion des charges. Les frais liés au personnel ont diminué, et ce, principalement parce que les coûts de la rémunération fondée sur des actions et destinée au personnel admissible à la retraite sont passés en charges au premier trimestre de chaque exercice. La diminution des coûts technologiques et de soutien a été contrebalancée en partie par la hausse des honoraires professionnels. La dépréciation du dollar américain a réduit les charges de 3 millions par rapport au trimestre précédent.

Comparaison du premier semestre de 2012 et du premier semestre de 2011

Le bénéfice net a diminué de 66 millions de dollars ou de 13 % depuis le même semestre de l'exercice précédent, pour se situer à 423 millions. Les revenus ont diminué de 223 millions ou de 13 % en raison de la réduction de ceux des services d'investissement, des commissions sur les valeurs mobilières et des profits nets sur les titres de placement. Les revenus de négociation ont également baissé depuis la première moitié de l'exercice précédent, où ils avaient été fort élevés. L'appréciation du dollar américain a accru les revenus de 11 millions depuis un an.

Il s'est produit une diminution de la dotation à la provision pour pertes sur créances, laquelle est imputée aux groupes en fonction des pertes prévues.

Les charges autres que d'intérêts sont demeurées à peu près les mêmes qu'il y a un an. La diminution des frais liés au personnel a été contrebalancée en partie par la hausse des frais technologiques et de soutien qui ont été engagés en raison de l'évolution du cadre réglementaire. Le raffermissement du dollar américain a engendré une hausse des charges de 6 millions par rapport à celles du semestre correspondant de l'exercice précédent.

Le rendement des capitaux propres s'est établi à 18,0 %, comparativement à 25,1 % il y a un an.

Services d'entreprise, y compris Technologie et opérations

(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire)T2-2012 Augmentation (Diminution)
c. T2-2011
Augmentation (Diminution)
c. T1-2012
Cumul 2012 Augmentation (Diminution)
c. cumul 2011
Revenus nets d'intérêts avant compensation selon la bic des groupes79 86 +100%(99)(56%)257 337 +100%
Compensation selon la bic des groupes(56)(3)(5)(4)(8%)(108)6 6%
Revenus nets d'intérêts (bic)23 83 +100%(103)(82%)149 343 +100%
Revenus autres que d'intérêts149 (1)(1%)(38)(21%)336 150 80%
Total
Total des revenus (bic)172 82 90%(141)(45%)485 493 +100%
Dotation à la provision pour (recouvrement de) pertes sur créances(56)(151)(+100%)55 50%(167)(380)(+100%)
Charges autres que d'intérêts230 122 +100%22 10%438 258 69%
Bénéfice avant impôts sur le résultat(2)111 +100%(218)(+100%)214 615 +100%
Charge (recouvrement) d'impôts sur le résultat (bic)(93)46 33%(86)(+100%)(100)217 69%
Bénéfice net déjà établi91 65 +100%(132)(59%)314 398 +100%
Total des revenus ajustés (bic)(60)(62)(+100%)- - (120)(4)(3%)
Dotation à la provision pour (recouvrement de) pertes sur créances, après ajustement(100)(162)(+100%)61 38%(261)(436)(+100%)
Charges autres que d'intérêts, après ajustement121 38 46%55 83%187 33 21%
Bénéfice net ajusté21 47 +100%(41)(68%)83 235 +100%
États-Unis - Points saillants (en millions de dollars américains)