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BMO Banque de Montréal

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28 févr. 2012 07h00 HE

BMO Groupe financiers annonce d'excellents résultats, le bénéfice net du premier trimestre ayant atteint 1,1 milliard de dollars, soit 34 % de plus qu'il y a un an

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 28 fév. 2012) - BMO Groupe financier (TSX:BMO)(NYSE:BMO) et BMO Banque de Montréal -

Rapport aux actionnaires pour le premier trimestre de 2012

BMO Groupe financiers annonce d'excellents résultats, le bénéfice net du premier trimestre ayant atteint 1,1 milliard de dollars, soit 34% de plus qu'il y a un an

Points saillants des résultats financiers 1) :

  • Bénéfice net de 1 109 millions de dollars, pour une augmentation de 284 millions ou de 34 % depuis un an

  • Bénéfice net ajusté 2) de 972 millions de dollars, pour une augmentation de 155 millions ou de 19 % depuis un an

  • RPA 3) de 1,63 $, en hausse de 22 % par rapport à la même période il y a un an

  • RPA ajusté 2), 3) de 1,42 $, en hausse de 7,6 % par rapport à la même période il y a un an

  • RCP de 17,2 %, contre 17,8 % il y a un an

  • RCP ajusté 2) de 15,0 %, contre 17,6 % il y a un an

  • Dotations à la provision pour pertes sur créances de 141 millions de dollars, soit 182 millions de moins qu'il y a un an et bonnes performances pour l'ensemble des portefeuilles, notamment des reprises importantes

  • Le ratio des capitaux propres ordinaires établi selon une méthode prescrite par Bâle II demeure élevé, se situant à 9,65 %

BMO Groupe financier a annoncé un bénéfice net de 1 109 millions de dollars ou de 1,63 $ par action pour le premier trimestre clos le 31 janvier 2012. Après ajustement, le bénéfice net a été de 972 millions ou de 1,42 $ par action.

« BMO a produit des résultats records pour le trimestre, a déclaré Bill Downe, président et chef de la direction, BMO Groupe financier. L'accent que nous mettons sur les clients et sur les investissements judicieux dans nos activités nous est profitable et cela se reflète dans nos résultats et dans le dynamisme de la Banque. Chacun de nos secteurs d'activité est bien positionné et notre bilan est solide, ce qui inspire confiance à nos clients.

« L'intégration de Marshall & Ilsley est sur la bonne voie. Nous avons déjà accompli une bonne partie du travail, tout en continuant de soutenir notre réputation de banque qui traite extrêmement bien ses clients et à veiller à ce que nos nouveaux clients puissent bénéficier des forces et des capacités de toute l'organisation. Le regroupement des deux banques a permis de créer une plateforme concurrentielle qui favorisera la croissance de nos services bancaires aux particuliers et aux entreprises et celle de nos services de gestion de patrimoine aux Etats-Unis. La plus grande partie des changements de plateforme ne se fera pas avant la fin de l'année, mais nous sommes heureux des synergies obtenues jusqu'à présent grâce au travail d'une équipe d'intégration déterminée et compétente.

« Tout ce que nous entreprenons vise à aider nos clients à mieux comprendre ce qui est complexe - et à réussir. Nous investissons en priorité là où nous croyons que cela compte le plus pour nos clients, ce qui est en accord avec notre promesse de marque tout en étant indissociable d'une plus grande efficience. Nous sommes convaincus qu'il existe de nombreuses possibilités d'améliorer l'expérience client et nos résultats. L'importance des clients ne peut faire l'objet d'aucun compromis et notre réussite en tant qu'entreprise dépend entièrement de leur réussite. La gestion rigoureuse de nos coûts favorise nos efforts continus pour inciter nos clients à nous recommander. L'amélioration de la productivité de la Banque est un vaste objectif et toute l'organisation participe à cet effort. Compte tenu de cet objectif, nos résultats du trimestre tiennent compte d'une charge de 46 millions de dollars liée à la restructuration de notre secteur Marchés des capitaux. L'innovation et la productivité sont des questions sur lesquelles nous attirons l'attention de nos clients, car nous croyons qu'elles contribueront de façon importante à la compétitivité de l'Amérique du Nord.

« Nous réaffirmons notre confiance dans la croissance de l'économie au Canada et aux Etats-Unis, en nous engageant à augmenter les crédits que nous mettons à la disposition des petites et moyennes entreprises, afin qu'elles puissent innover, se développer et créer des emplois. Nous encourageons activement les consommateurs, et particulièrement les acheteurs de maison, à emprunter intelligemment en envisageant d'opter pour des prêts hypothécaires assortis de périodes d'amortissement plus courtes. Notre hypothèque à petit taux de 5 ans, dont la période d'amortissement maximale est de 25 ans, a obtenu le Prix 2011 du prêt hypothécaire de l'année décerné par le site Canadian Mortgage Trends.

« De façon générale, nous croyons que la reprise qui est en cours aux Etats-Unis mènera à l'amélioration des conditions économiques et des marchés dans l'ensemble de l'Amérique du Nord. Nos secteurs d'activité, nos clients et nos actionnaires devraient tous en bénéficier.

« L'amélioration des pratiques de gestion des risques et le maintien d'une solide structure de capital demeurent des priorités pour BMO ainsi que pour le secteur des services financiers. Nous avons été actifs dans plusieurs domaines liés à ces questions au cours des derniers mois, en étant attentifs aux risques dans tous nos portefeuilles. Les mesures prises au cours du trimestre comprennent l'introduction de changements au capital conformément à l'amendement relatif aux risques de marché de l'Accord de Bâle 2.5, le dépôt du plan de relance de BMO au Canada et le dépôt de notre plan de capital pour BMO Financial Corp. et BMO Harris Bank, N.A. auprès des régulateurs aux Etats-Unis. Notre ratio pro forma des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires selon Bâle III était de 7,2 %", a conclu M. Downe.

Concurremment à la publication de ses résultats, BMO a annoncé un dividende de 0,70 $ par action ordinaire pour le deuxième trimestre, soit le même montant que pour le trimestre précédent, ce qui correspond à un dividende annuel de 2,80 $ par action ordinaire.

1) Pour le présent trimestre, les états financiers consolidés de BMO et le Rapport de gestion intermédiaire ci-joint sont établis conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS), tel qu'il est décrit à la note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités. Les montants des périodes correspondantes de 2011 ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude. Sauf indication contraire, toute mention des PCGR renvoie aux IFRS.

2) Les résultats et mesures figurant dans le présent document sont présentés selon les PCGR. Ils sont également présentés après ajustement de sorte à exclure l'incidence de certains éléments. Les éléments exclus des résultats du premier trimestre de 2012 aux fins du calcul des résultats ajustés ont totalisé 137 millions de dollars après impôts, soit un avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 114 millions eu égard au portefeuille de prêts productifs acquis de Marshall & Ilsley Corporation (M&I), des coûts de 70 millions (43 millions après impôts) aux fins de l'intégration de l'entreprise acquise, une charge de 34 millions (24 millions après impôts) au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées à toutes les acquisitions, l'avantage de 136 millions (136 millions après impôts) découlant des activités de crédit structuré en voie de liquidation et une charge de restructuration de 68 millions (46 millions après impôts) visant à harmoniser la structure de coûts de BMO Marchés des capitaux avec le contexte commercial actuel et celui à venir. Tous les éléments d'ajustement indiqués ci-dessus ont été comptabilisés dans les Services d'entreprise, à l'exception de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, lequel a été imputé à tous les groupes d'exploitation. La direction évalue la performance à l'aide de mesures et résultats conformes aux PCGR ainsi que de mesures et résultats ajustés, et considère que ces deux bases sont utiles aux fins de l'appréciation de la performance sous-jacente des secteurs d'activité. Le fait de recourir à un tel mode de présentation donne aux lecteurs une meilleure compréhension de la façon dont la direction analyse les résultats et peut contribuer à améliorer leur analyse de la performance. Les résultats et mesures ajustés ne sont pas conformes aux PCGR et sont expliqués en détail dans la section Bénéfice net ajusté, et (pour toutes les périodes présentées) dans la section Mesures non conformes aux PCGR du Rapport de gestion, où sont également présentés ces mesures non conformes aux PCGR et leurs plus proches équivalents selon les PCGR.

3) Sauf indication contraire, lorsqu'il est question du résultat par action (RPA) dans le présent document, il s'agit toujours du résultat dilué par action. Le résultat par action est calculé au moyen du bénéfice net après déduction du bénéfice net attribuable à la participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales et des dividendes sur actions privilégiées.

Revue des résultats des groupes d'exploitation

PE Canada

Le bénéfice net de PE Canada s'est chiffré à 446 millions de dollars, pour une baisse de 31 millions ou de 6,7 % par rapport au bénéfice fort élevé de la même période l'an dernier, lequel avait alors bénéficié d'un profit sur des valeurs mobilières. Après ajustement des résultats pour tenir compte des dotations à la provision pour pertes sur créances en fonction des pertes réelles et pour exclure le profit sur des valeurs mobilières, le bénéfice net a baissé de 5 millions ou de 1,2 % depuis un an. Les résultats rendent compte à la fois de l'essor des volumes de la plupart des produits et du rétrécissement des marges nettes d'intérêts.

Le bénéfice net s'est accru de 7 millions de dollars depuis le quatrième trimestre. Après ajustement des résultats de façon à tenir compte des dotations à la provision pour pertes sur créances calculées en fonction des pertes réelles, le bénéfice net a monté de 23 millions ou de 5,4 %.

Rappelant fréquemment à nos clients que nous sommes là pour eux, nous continuons de veiller à clarifier les questions d'argent en leur offrant des produits novateurs et en investissant dans notre capacité de distribution multicircuits. Le site Canadian Mortgage Trends nous a décerné le Prix 2011 du prêt hypothécaire de l'année. Ce prix récompense le produit hypothécaire constituant l'innovation la plus importante, offrant la plus grande flexibilité ou procurant les meilleures économies aux propriétaires. De plus, Keynote Competitive Research, le groupe de recherche sur la concurrence de Keynote Systems, a décerné à notre site Web, bmo.com, la mention de meilleure expérience client globale, le plaçant, pour 2011, au premier rang sur le plan de l'impact de la marque et de la satisfaction de la clientèle. Nos clients ont de plus en plus recours à nos services bancaires mobiles, dont notre étiquette de paiement TapezPartez et nos services d'envoi d'avis par courriel.

Pour ce qui est des services aux particuliers, nous continuons d'investir dans notre réseau de succursales et dans la technologie. Notre service de téléconférence, service par lequel nos clients peuvent communiquer directement avec nos planificateurs financiers, est maintenant offert dans plus de 50 succursales au Canada. Nous avons lancé un outil innovateur qui nous permet d'obtenir des indications de clients par voie de plusieurs canaux, en fonction de leur profil, et ainsi de mieux répondre à leurs exigences. Ce nouvel outil simplifie le processus par lequel nous discutons des besoins financiers de notre clientèle et les comblons.

En ce qui concerne les services aux entreprises, nous sommes toujours au deuxième rang pour ce qui est de notre part de marché des prêts aux entreprises canadiennes, et vers la fin du trimestre, nous avons annoncé notre projet de mettre à leur disposition, au cours des trois prochaines années, jusqu'à 10 milliards de dollars de prêts afin de les aider à accroître leur productivité et à pénétrer de nouveaux marchés. Nous avons encore perfectionné notre plateforme de services bancaires en ligne pour les entreprises, laquelle fait figure de modèle dans le secteur, afin que nos clients puissent gérer leur argent plus facilement. Ceux-ci peuvent désormais choisir de recevoir des avis par courriel ou message texte lorsque des transactions précises ont lieu ou lorsque le solde de leur compte atteint un certain montant. Nous avons également revu la conception de notre système de transfert électronique de fonds afin de faciliter la gestion de leurs paiements. Également, les données accessibles par ce canal peuvent maintenant être personnalisées en fonction des préférences et des besoins de notre clientèle. Nous avons encore élargi notre personnel de gestion de trésorerie, l'ayant augmenté d'environ 20 % depuis le quatrième trimestre. Qui plus est, nous nous sommes dotés de nouveaux conseillers bancaires - Petites entreprises et nous en comptons désormais près de 200 au pays. Notre but est de devenir la banque de choix des entreprises canadiennes en procurant le savoir-faire, les conseils et les renseignements que nos clients recherchent.

PE États-Unis (tous les montants sont en dollars américains)

Le bénéfice net, qui s'est chiffré à 135 millions de dollars, s'est accru de 81 millions depuis le premier trimestre de l'exercice précédent. Le bénéfice net ajusté, lequel tient compte d'un ajustement au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, s'est dégagé à 152 millions, affichant une hausse de 93 millions en regard d'il y a un an, les activités de Marshall & Ilsley Corporation y ayant contribué 89 millions.

Le bénéfice net ajusté s'est contracté de 19 millions depuis le quatrième trimestre à cause du recul des revenus nets d'intérêts et des revenus générés par les frais d'interchange, comme nous l'avions prévu, ainsi que de la hausse des dotations à la provision pour pertes sur créances aux termes de la méthode de dotation selon les pertes prévues qu'utilise BMO.

Respecter notre engagement envers la clientèle et réaliser le plein potentiel de croissance de notre franchise américaine sont, sans conteste, nos priorités. En tant que banque, nous sommes présents sur la scène régionale mais, en même temps, nous bénéficions d'une marque reconnue et respectée ainsi que d'une vaste infrastructure en Amérique du Nord. C'est avec circonspection que nous gérons nos capacités nord-américaines, c'est-à-dire que chaque nouvel investissement que nous effectuons nous permet de rejoindre une base élargie de clients.

Nous avons récemment annoncé le lancement d'une nouvelle gamme de cartes de crédit de BMO Harris Bank, ce qui illustre avec éloquence la façon dont nous tirons parti des forces de Harris et des activités de M&I que nous avons acquises pour proposer à nos clients de nouveaux produits. Cette gamme est des plus concurrentielles et donne aux clients la possibilité de faire leur choix parmi un éventail de cartes de crédit fort attrayant qui peut combler leurs besoins particuliers. Depuis leur lancement, nous avons émis près de 7 000 cartes de crédit, et des milliers de demandes de carte sont en attente.

Durant le trimestre, nous avons poursuivi notre plan d'intégration en regroupant sous la bannière BMO Harris Bank 237 anciennes succursales situées en Illinois et dans le nord-ouest de l'Indiana. L'utilisation de la nouvelle dénomination et l'ajout de la couleur bleue dans nos établissements et dans nos documents constituent des étapes importantes de notre plan général d'intégration.

BMO Harris Bank est récemment devenu membre du Welcome Home Heros, un nouveau programme qui a été institué par la Housing Developement Authority de l'Illinois et qui offre aux familles des militaires de cet État un ensemble complet de produits de financement visant à les aider à réaliser leur rêve de devenir propriétaire.

Au cours du trimestre, la Federal Loan Bank de Chicago a attribué à BMO Harris Bank 15 projets dans le cadre du Affordable Housing Program. Ces projets nous permettent d'offrir un soutien à nos collectivités par la construction de logements abordables et peuvent nous procurer des occasions de ventes croisées de produits et de services.

Groupe Gestion privée (groupe GP)

Le bénéfice net, soit 105 millions de dollars, a baissé de 39 millions ou de 28 % depuis un an. Il a reculé d'environ 56 millions parce que les fluctuations défavorables, d'un exercice à l'autre, des taux d'intérêt à long terme ont nui aux résultats de nos activités d'assurance. Ce recul a découlé de l'incidence après impôts des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme d'environ 47 millions dans le trimestre à l'étude et des répercussions favorables de quelque 9 millions un an plus tôt. Compte non tenu de cette incidence, le bénéfice net du groupe GP s'est accru de 17 millions ou de 12 % depuis un an. Son bénéfice net, exclusion faite des activités d'assurance, a été de 93 millions, en hausse de 27 % en regard d'il y a un an. La hausse des revenus provenant de nos acquisitions et les revenus de gestion d'actifs exceptionnellement élevés qu'a générés un placement stratégique ont été contrebalancés en partie par le recul des revenus tirés du courtage à cause de la mauvaise tenue des marchés boursiers.

Le bénéfice net a fléchi de 32 millions de dollars ou de 24 % depuis le quatrième trimestre. Il a reculé d'environ 28 millions parce que les fluctuations défavorables, d'un trimestre à l'autre, des taux d'intérêt à long terme ont nui aux résultats de nos activités d'assurance. Ce recul a découlé de l'incidence après impôts des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme d'environ 47 millions dans le trimestre à l'étude et de quelque 19 millions dans le trimestre précédent. Compte non tenu de cette incidence, le bénéfice net a baissé de 4 millions ou de 3 %. Le bénéfice net du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, a fléchi de 3,9 % depuis le quatrième trimestre, ce qui s'explique principalement par la hausse des charges découlant de l'incidence des coûts de la rémunération fondée sur des actions et destinée au personnel admissible à la retraite qui sont passés en charges au premier trimestre de chaque exercice. Ce facteur a été atténué par le montant exceptionnellement élevé de revenus de gestion d'actifs qu'a généré un placement stratégique.

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 156 milliards de dollars depuis un an, pour s'établir à 435 milliards. Exclusion faite de l'incidence des acquisitions et de l'appréciation du dollar américain, ces actifs n'ont pour ainsi dire pas changé. Comparativement au quatrième trimestre, les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 2,3 %. Nous obtenons toujours des actifs de nouveaux clients et les conditions des marchés boursiers commencent à s'améliorer.

Le 20 février 2012, BMO a annoncé la conclusion d'une entente définitive en vue d'acquérir une participation de 19,99 % dans COFCO Trust Co., une filiale de COFCO Group qui est l'une des plus grandes sociétés d'Etat chinoises et dont les activités s'étendent à plusieurs secteurs, y compris l'agriculture et les services financiers. Les actifs sous gestion de COFCO Trust Co. s'élevaient à environ 5,7 milliards de dollars américains au 31 décembre 2011. En nous dotant d'un partenaire local, cet investissement nous offre une occasion unique d'élargir notre offre aux clients à valeur nette élevée et aux institutions en Chine. Ce partenariat stratégique nous ouvrira encore plus de portes, renforcera nos compétences et nous aidera à faire croître nos activités de gestion de patrimoine en Chine. L'opération est assujettie aux conditions habituelles de clôture, y compris à l'approbation des organismes de réglementation.

Pour la cinquième année d'affilée, l'équipe chargée des services dans le secteur des régimes de retraite de BMO Services fiduciaires institutionnels (BMO SFI) a mérité le plus d'honneurs par suite de l'enquête sur les régimes à cotisations définies que mène annuellement le magazine PLANSPONSOR. BMO SFI a figuré dans six des 12 listes des dix meilleurs fournisseurs et a obtenu le plus haut pourcentage de clients se disant fortement susceptibles de recommander ses services.

BMO Centre d'investissement a été récompensé pour la qualité exceptionnelle de son service à la clientèle en se voyant décerner par DALBAR, Inc., et ce, pour la sixième année consécutive, le Prix du meilleur service pour les fonds d'investissement. BMO Centre d'investissement, qui offre des conseils d'experts sur les fonds et aide les clients à bâtir des portefeuilles constitués de fonds d'investissement, s'est classé au premier rang des sociétés de fonds d'investissement pour ses services en anglais et en français dans le cadre de l'évaluation de rendement effectuée par DALBAR sur les services dans le secteur des fonds d'investissement, de son classement annuel et de son rapport sur les tendances.

BMO Marchés des capitaux

Le bénéfice net du trimestre à l'étude s'est chiffré à 198 millions de dollars, ayant fléchi de 62 millions ou de 24 % en regard de celui fort élevé un an plus tôt. Le bénéfice net a augmenté de 55 millions de dollars ou de 39 % depuis le quatrième trimestre. Les revenus ont crû de 79 millions ou de 11 % et se sont situés à 772 millions car les conditions de marché ont commencé à s'améliorer depuis ce même trimestre. Au cours du trimestre écoulé, la conjoncture américaine a fait montre d'une certaine amélioration et un retour à des niveaux plus courants de volatilité et de recrutement de clients a été noté dans plusieurs de nos secteurs, et ce, surtout vers la fin de la période. Grâce à sa diversification, notre portefeuille nous a permis d'exploiter les occasions s'offrant à notre secteur Produits de négociation sans pour autant modifier notre profil de risque. Quant à notre secteur Banque d'affaires et services aux sociétés, le regain d'optimisme sur les marchés génère de nouvelles possibilités, et ce, surtout au Canada, même si les tensions économiques en Europe continuent de peser sur certaines activités commerciales.

Nous poursuivons notre stratégie, soit développer un secteur des marchés financiers en Amérique du Nord grâce à une approche unifiée en matière de couverture clientèle afin d'offrir une expérience client supérieure. Même si nous gérons toujours nos charges avec rigueur, ce qui signifie entre autres procéder à une restructuration afin d'harmoniser la structure de coûts de BMO Marchés des capitaux avec le contexte commercial actuel et celui à venir, nous entendons toujours réaliser notre stratégie à l'égard de notre plateforme nord-américaine.

Durant le trimestre, BMO Marchés des capitaux a remporté au total six mentions pour ses services en 2011 dans le cadre du classement annuel des leaders en qualité que réalise Greenwich Associates. Ces mentions signifient que nos clients ont reconnu le service exceptionnel que BMO Marchés des capitaux leur a offert tout au long de l'année.

Au cours du trimestre à l'étude, BMO Marchés des capitaux a participé à 154 nouvelles émissions, soit 51 émissions de titres d'emprunt de sociétés, 42 émissions de titres d'administrations publiques, 52 émissions d'actions ordinaires et neuf émissions d'actions privilégiées, pour un total de 55 milliards de dollars.

Services d'entreprise

Les Services d'entreprise ont enregistré un bénéfice net de 223 millions de dollars pour le trimestre, ce qui représente une progression de 333 millions en regard d'il y a un an, M&I y ayant contribué 186 millions. Le bénéfice net ajusté a été de 62 millions, soit 188 millions de plus qu'il y a un an, l'apport de M&I ayant été de 115 millions. Les éléments d'ajustement sont décrits en détail dans les sections intitulées Bénéfice net ajusté et Mesures non conformes aux PCGR. Les revenus ajustés ont augmenté de 58 millions en raison surtout de la hausse des profits sur la vente de valeurs mobilières et des pertes de couverture qui avaient été constatées un an plus tôt, incluant les pertes liées aux programmes de titrisation. Les charges ajustées ont diminué de 6 millions. Quant au montant ajusté des dotations à la provision pour pertes sur créances, il s'est amélioré de 273 millions en raison notamment de meilleures conditions de crédit et d'une reprise sur les pertes sur créances constatée par les Services d'entreprise aux termes de la méthode de dotation selon les pertes prévues qu'emploie BMO, alors qu'une dotation avait été inscrite il y a un an. Aux termes de la méthode que BMO utilise pour présenter ses résultats sectoriels, les pertes sur créances prévues sont imputées aux groupes d'exploitation clients et l'écart entre les pertes prévues et les pertes réelles est porté au débit (ou au crédit) des Services d'entreprise. Les résultats du trimestre à l'étude tiennent compte d'une reprise de 142 millions (88 millions après impôts) sur les dotations à la provision pour pertes sur créances des prêts douteux acquis de M&I. Aucune dotation ni reprise à l'égard des prêts douteux acquis n'avait été constatée au trimestre précédent.

Acquisition de Marshall & Ilsley Corporation (M&I)

Le 5 juillet 2011, BMO a procédé à l'acquisition de M&I. Dans le présent document, M&I est généralement appelée « l'entreprise acquise » et les autres entités qui ont été acquises sont désignées par leur raison sociale. Les activités de l'entreprise acquise sont essentiellement prises en compte par PE États-Unis, le groupe Gestion privée et les Services d'entreprise, mais une petite partie l'est par BMO Marchés des capitaux.

Nous prévoyons toujours que les économies de coûts annuelles découlant de l'intégration de l'entreprise acquise à BMO dépasseront les 300 millions de dollars américains. Nous prévoyons également être en mesure d'accroître nos revenus grâce à un meilleur accès aux marchés, qu'ils soient nouveaux ou non, à une plus grande reconnaissance de la marque et à une compétitivité accrue sur le marché. Les coûts d'intégration sont inclus dans les charges autres que d'intérêts des Services d'entreprise et devraient totaliser environ 600 millions de dollars américains une fois que l'intégration aura été parachevée l'an prochain. Nous avons comptabilisé 70 millions de dollars de ces coûts dans le trimestre à l'étude et un total de 201 millions à ce jour.

Dans les trois derniers mois, l'entreprise acquise a généré 269 millions de dollars du bénéfice net et 215 millions du bénéfice net ajusté, contre 199 millions et 149 millions, respectivement, au quatrième trimestre de 2011. Le bénéfice net des Services d'entreprise tient compte de l'avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 114 millions eu égard au portefeuille de prêts productifs de M&I qui a été acquis. Le bénéfice net ajusté des Services d'entreprise tient compte d'une reprise de 142 millions (88 millions après impôts) sur l'ajustement au titre des pertes sur créances du portefeuille de prêts douteux acquis de M&I, ce qui a résulté essentiellement du remboursement de prêts en des montants supérieurs à leur juste valeur établie à la date de clôture. À la fin du trimestre, le solde de l'ajustement au titre des pertes sur créances était de 2 911 millions pour les prêts et 173 millions pour les engagements n'ayant pas fait l'objet d'un prélèvement et les lettres de crédit, dont 1 269 millions avaient trait à des prêts à terme productifs, 501 millions, à des prêts renouvelables productifs, 38 millions, à d'autres prêts productifs et 1 103 millions, à des prêts douteux acquis. Une portion de 1 118 millions de dollars de l'ajustement au titre des pertes sur créances des prêts productifs totalisant 1 981 millions sera amortie sur la durée restante du portefeuille. La portion qui ne sera pas amortie, soit 863 millions, sera constatée dans les revenus nets d'intérêts ou dans les dotations à la provision pour pertes sur créances au fil du remboursement des prêts ou des variations de la qualité du crédit du portefeuille. L'ajustement au titre des pertes sur créances à l'égard des prêts douteux sera comptabilisé dans la dotation à la provision pour pertes sur créances à mesure que les prêts seront remboursés ou que des variations de la qualité du crédit du portefeuille surviendront. La méthode comptable appliquée aux prêts acquis est traitée plus longuement dans la section Prêts acquis, à la note 2 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints.

Bénéfice net ajusté

La direction a désigné certains montants comme éléments d'ajustement et a ajusté les résultats établis selon les PCGR afin de pouvoir en traiter et de les présenter en ignorant les effets des éléments d'ajustement et ainsi faciliter la compréhension du rendement et des tendances connexes. La direction évalue le rendement à l'aide de mesures conformes aux PCGR et de mesures ajustées et considère qu'elles sont toutes utiles pour l'appréciation de la performance sous-jacente des secteurs. Le fait de recourir à un tel mode de présentation donne aux lecteurs une meilleure compréhension de la façon dont la direction analyse les résultats. Les résultats et mesures ajustés ne sont pas conformes aux PCGR et, à l'instar des éléments qui ont été exclus de leur calcul, ils sont décrits plus en détail dans la section intitulée Mesures non conformes aux PCGR, tout comme le sont nos commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures. Les éléments d'ajustement qui ont retranché 137 millions de dollars, ou 0,21 $ par action, du bénéfice net du premier trimestre de 2012 ont été les suivants :

  • l'avantage net après impôts d'éléments liés au crédit de 114 millions de dollars eu égard au portefeuille de prêts productifs de M&I qui a été acquis, ce qui englobe une somme de 234 millions au titre de la constatation dans les revenus nets d'intérêts d'une portion de l'ajustement au titre des pertes sur créances du portefeuille (incluant une reprise de 66 millions liée au remboursement anticipé de prêts), déduction faite d'une dotation de 50 millions à la provision pour pertes sur créances (constituée d'une hausse de 19 millions de la provision générale et de dotations de 31 millions à la provision spécifique du portefeuille de prêts productifs acquis de M&I) et des impôts sur le résultat connexes de 70 millions. Ces éléments liés au crédit et ayant trait au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I peuvent influer de façon importante sur les revenus nets d'intérêts et sur la dotation à la provision pour pertes sur créances dans différentes périodes au cours de la durée du portefeuille de prêts productifs;
  • des coûts d'intégration de l'entreprise acquise de 70 millions de dollars (43 millions après impôts), ce qui comprend des montants liés à la conversion des systèmes, des charges de restructuration et autres charges associées au personnel, des honoraires de consultation ainsi que des frais de marketing en lien avec les communications des clients et le renouvellement de la marque;
  • l'avantage de 136 millions de dollars (136 millions après impôts) découlant des activités de crédit structuré en voie de liquidation (notre entité de protection de crédit et nos entités de gestion de placements structurés). Ces entités sont consolidées dans notre bilan aux termes des Normes internationales d'information financière (IFRS), et les résultats reflètent essentiellement des changements d'évaluation associés à ces activités et pris en compte dans les revenus de négociation;
  • une charge de restructuration de 68 millions de dollars (46 millions après impôts) visant à harmoniser la structure de coûts de BMO Marchés des capitaux avec le contexte commercial actuel et celui à venir. Cette mesure s'inscrit dans nos initiatives en cours de plus vaste portée qui visent à rehausser notre productivité; et
  • l'amortissement, au montant de 34 millions de dollars (24 millions après impôts), des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions.

Le bénéfice net ajusté du premier trimestre de 2012 s'est établi à 972 millions de dollars, en hausse de 155 millions ou de 19 % en regard de la même période de l'exercice précédent. Le résultat par action ajusté a été de 1,42 $, ayant monté de 7,6 % par rapport à celui de 1,32 $ dégagé un an plus tôt. Tous les éléments d'ajustement indiqués ci-dessus ont été comptabilisés dans les Services d'entreprise, à l'exception de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, lequel a été imputé à tous les groupes d'exploitation.

Normes internationales d'information financière

A compter du trimestre à l'étude, les états financiers consolidés de BMO sont établis conformément aux IFRS, tel qu'il est décrit à la note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités. Les états financiers consolidés des périodes correspondantes ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude. Antérieurement, nos états financiers étaient dressés conformément aux principes comptables généralement reconnus canadiens (PCGRC) qui s'appliquaient alors. Le passage aux IFRS est maintenant terminé. Les principaux changements comptables relevant des IFRS ainsi que les répercussions de ces normes sur notre bilan d'ouverture au 1er novembre 2010, nos résultats non distribués et nos résultats financiers de l'exercice clos le 31 octobre 2011 sont décrits à la note 18 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités que renferment ce document ainsi qu'aux pages 73 à 77 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO, lequel peut être consulté à l'adresse www.bmo.com/relationsinvestisseurs.

La consolidation de nos activités de crédit structuré en voie de liquidation, élément pris en compte dans le bénéfice des Services d'entreprise, a été l'incidence la plus importante qu'a eue l'adoption des IFRS sur nos résultats du trimestre. Comme l'y autorisaient les IFRS, BMO a choisi d'évaluer à la juste valeur les actifs et les passifs de ses entités de crédit structuré, les variations de la juste valeur étant portées en résultat à mesure qu'elles surviennent. Les profits et pertes comptables sont présentés au fur et à mesure que la juste valeur des actifs et des passifs change, ce qui reflète les conditions de marché. La volatilité des marchés et les incertitudes découlant principalement des problèmes en Europe ont contribué à une perte d'évaluation de 114 millions de dollars, laquelle a été constatée au quatrième trimestre de 2011. L'amélioration de la conjoncture des marchés au premier trimestre est l'un des facteurs à l'origine de la constatation d'un profit d'évaluation de 148 millions. Le risque de volatilité du bénéfice net devrait diminuer au fil de la liquidation des activités de ces entités. BMO est d'avis que la protection de premier niveau que fournissent les billets de capital subordonnés des entités de gestion de placements structurés ainsi que la protection de premier niveau et les couvertures associées à l'entité de protection de crédit demeurent supérieures aux pertes futures qui sont prévues et que, par conséquent, tous les profits ou pertes d'évaluation constatés en résultat devraient s'annuler au fil du temps.

Les autres changements comptables résultant du passage à ces normes n'ont pas influé fortement sur nos résultats du trimestre à l'étude, ni sur ceux des premier et quatrième trimestres de 2011, lesquels ont été retraités afin de rendre compte de ce passage.

Mise en garde

Les sections précédentes renferment des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Les sections précédentes contiennent également des résultats et mesures non ajustés, lesquels ne sont pas conformes aux PCGR. Voir la section qui en traite.

Rapport de gestion

Les commentaires contenus dans le présent Rapport de gestion sont en date du 28 février 2012. Sauf indication contraire, tous les montants sont en dollars canadiens et ont été établis à partir d'états financiers préparés conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS). Sauf indication contraire, toute mention des PCGR canadiens renvoie aux IFRS. Le présent Rapport de gestion doit être lu à la lumière des états financiers consolidés intermédiaires non audités pour la période close le 31 janvier 2012, qui sont inclus dans le présent document, et du Rapport de gestion de l'exercice clos le 31 octobre 2011, qui est inclus dans le Rapport annuel 2011 de BMO. L'information qui précède cette section fait partie du présent Rapport de gestion.

La Banque de Montréal utilise une marque unifiée reliant toutes les sociétés membres de l'organisation. La Banque de Montréal et ses filiales sont désignées par l'appellation BMO Groupe financier. Ainsi, dans le présent document, les appellations BMO et BMO Groupe financier désignent la Banque de Montréal et ses filiales.

Sommaire des résultats

(non audité) (en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution)
c. T1-2011
Augmentation (Diminution)
c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts 2 318 601 35 % 56 2 %
Revenus autres que d'intérêts 1 799 48 3 % 239 15 %
Revenus 4 117 649 19 % 295 8 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 122 (195 ) (62 %) (177 ) (59 %)
Dotation à la provision générale pour pertes sur créances 19 13 +100 % (44 ) (70 %)
Dotation totale à la provision pour pertes sur créances 141 (182 ) (56 %) (221 ) (61 %)
Charges autres que d'intérêts 2 554 496 24 % 122 5 %
Charge d'impôts sur le résultat 313 51 20 % 53 20 %
Bénéfice net 1 109 284 34 % 341 44 %
Attribuable aux actionnaires de la Banque 1 090 283 35 % 341 46 %
Attribuable à la participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales 19 1 3 % - -
Bénéfice net 1 109 284 34 % 341 44 %
Bénéfice net ajusté 972 155 19 % 140 17 %
Résultat de base par action ($) 1,65 0,29 21 % 0,53 47 %
Résultat dilué par action ($) 1,63 0,29 22 % 0,52 47 %
Résultat dilué par action, après ajustement ($) 1,42 0,10 8 % 0,22 18 %
Rendement des capitaux propres (RCP) 17,2 % (0,6 %) 4,5 %
RCP ajusté 15,0 % (2,6 %) 1,1 %
Ratio de productivité 62,0 % 2,7 % (1,7 %)
Ratio de productivité ajusté 63,5 % 4,1 % (0,3 %)
Levier d'exploitation (5,4 %) n.s. n.s.
Levier d'exploitation ajusté (7,6 %) n.s. n.s.
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif 2,05 % 0,27 % 0,04 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement 1,85 % 0,06 % 0,07 %
Taux d'impôt effectif 22,0 % (2,1 %) (3,3 %)
Ratios de capital
Ratio du capital de première catégorie, selon Bâle II 11,69 % (1,33 %) (0,32 %)
Ratio des capitaux propres ordinaires - établi au moyen d'une méthode prescrite par Bâle II 9,65 % (0,50 %) 0,06 %
Bénéfice net par groupe d'exploitation :
Services bancaires Particuliers et entreprises 583 52 10 % (11 ) (2 %)
PE Canada 446 (31 ) (7 %) 7 1 %
PE États-Unis 137 83 +100 % (18 ) (11 %)
Groupe Gestion privée 105 (39 ) (28 %) (32 ) (24 %)
BMO Marchés des capitaux 198 (62 ) (24 %) 55 39 %
Services d'entreprise, y compris T&O 223 333 +100 % 329 +100 %
Bénéfice net de BMO Groupe financier 1 109 284 34 % 341 44 %
Bénéfice net ajusté par groupe d'exploitation :
Services bancaires Particuliers et entreprises 602 64 12 % (11 ) (2 %)
PE Canada 448 (31 ) (6 %) 7 2 %
PE États-Unis 154 95 +100 % (18 ) (10 %)
Groupe Gestion privée 110 (35 ) (24 %) (33 ) (23 %)
BMO Marchés des capitaux 198 (62 ) (24 %) 55 39 %
Services d'entreprise, y compris T&O 62 188 +100 % 129 +100 %
Bénéfice net ajusté de BMO Groupe financier 972 155 19 % 140 17 %
Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR et qui décrit l'utilisation des mesures non conformes aux PCGR dans le présent document.
n.s. - non significatif

Responsabilité de la direction à l'égard de l'information financière

Le chef de la direction et le chef des finances de la Banque de Montréal ont signé des attestations certifiant l'exactitude de l'information financière contenue dans notre Rapport de gestion intermédiaire et dans nos états financiers consolidés intermédiaires non audités de la période close le 31 janvier 2012 et portant également sur la conception de nos contrôles et procédures de communication de l'information et du contrôle interne à l'égard de l'information financière. La direction de la Banque de Montréal, sous la supervision du chef de la direction et du chef des finances, a évalué, au 31 janvier 2012, l'efficacité des contrôles et procédures de communication de l'information de la Banque de Montréal, tels qu'ils sont définis dans les règles de la Securities and Exchange Commission et des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, et elle a conclu que ces contrôles et procédures étaient efficaces.

Le contrôle interne de la Banque de Montréal à l'égard de l'information financière comprend des normes et méthodes qui : concernent la tenue de dossiers suffisamment détaillés pour donner une image précise et fidèle des transactions et des cessions d'actifs de BMO; fournissent une assurance raisonnable que les opérations sont comptabilisées comme il se doit pour permettre l'établissement des états financiers consolidés conformément aux principes comptables généralement reconnus canadiens et aux exigences de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, le cas échéant; assurent que les encaissements et décaissements de BMO ne sont faits qu'avec l'autorisation de la direction et des administrateurs de la Banque de Montréal et fournissent une assurance raisonnable que toute acquisition, utilisation ou cession non autorisée des actifs de BMO qui pourrait avoir une incidence importante sur ses états financiers consolidés est interdite ou détectée à temps.

En raison de ses limites intrinsèques, le contrôle interne à l'égard de l'information financière ne peut fournir qu'une assurance raisonnable et il est possible qu'il ne permette pas de prévenir ou de détecter les inexactitudes. De plus, les projections d'une appréciation d'efficacité sur les périodes futures comportent le risque que les contrôles deviennent inadéquats en raison de changements dans les conditions ou que le degré de conformité aux normes et méthodes se détériore.

Au cours du trimestre clos le 31 janvier 2012, il n'y a eu aucun changement à notre contrôle interne à l'égard de l'information financière qui a eu un effet important, ou qui est raisonnablement susceptible d'avoir un effet important, sur notre contrôle interne à l'égard de l'information financière.

Comme lors des trimestres précédents, le Comité d'audit de la Banque de Montréal a examiné le présent document, incluant les états financiers consolidés intermédiaires non audités, et le Conseil d'administration de la Banque de Montréal a approuvé ce document avant sa publication.

On trouvera une analyse détaillée de nos secteurs d'activité, de nos stratégies et de nos objectifs dans le Rapport de gestion figurant dans le Rapport annuel 2011 de BMO, lequel est accessible sur notre site Web à l'adresse www.bmo.com/relationsinvestisseurs. Nous invitons également les lecteurs à visiter ce site pour y obtenir d'autres renseignements financiers trimestriels.

Mise en garde concernant les déclarations prospectives

Les communications publiques de la Banque de Montréal comprennent souvent des déclarations prospectives, écrites ou verbales. Le présent document contient de telles déclarations, qui peuvent aussi figurer dans d'autres documents déposés auprès des organismes canadiens de réglementation des valeurs mobilières ou de la Securities and Exchange Commission des États-Unis ou dans d'autres communications. Toutes ces déclarations sont énoncées sous réserve des règles d'exonération de la loi américaine Private Securities Litigation Reform Act of 1995 et des lois canadiennes sur les valeurs mobilières applicables, et elles sont conçues comme des déclarations prospectives aux termes de ces lois. Les déclarations prospectives peuvent comprendre notamment des observations concernant nos objectifs et nos priorités pour l'exercice 2012 et au-delà, nos stratégies ou actions futures, nos cibles, nos attentes concernant notre situation financière ou le cours de nos actions et les résultats ou les perspectives de notre exploitation ou des économies canadienne et américaine.

De par leur nature, les déclarations prospectives exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes. Il existe un risque appréciable que les prévisions, pronostics, conclusions ou projections se révèlent inexacts, que nos hypothèses soient erronées et que les résultats réels diffèrent sensiblement de ces prévisions, pronostics, conclusions ou projections. Nous conseillons aux lecteurs du présent document de ne pas se fier indûment à ces déclarations, étant donné que les résultats, les conditions, les actions ou les événements réels futurs pourraient différer sensiblement des cibles, attentes, estimations ou intentions exprimées dans ces déclarations prospectives, en raison d'un certain nombre de facteurs.

Les résultats futurs ayant trait aux déclarations prospectives peuvent être influencés par de nombreux facteurs, notamment la situation économique générale et la conjoncture des marchés dans les pays où nous sommes présents, des marchés financiers ou du crédit faibles, volatils ou illiquides, les fluctuations des taux d'intérêt et des cours de change, les changements de politique monétaire, fiscale ou économique, l'intensité de la concurrence dans les secteurs géographiques et les domaines d'activité dans lesquels nous œuvrons, les changements de législation ou les changements dans les attentes ou les exigences des organismes de supervision, y compris les exigences ou directives en matière de capital, de taux d'intérêt et de liquidités, les procédures judiciaires ou démarches réglementaires, l'exactitude et l'exhaustivité de l'information que nous obtenons sur nos clients et nos contreparties, notre capacité de mettre en œuvre nos plans stratégiques, de conclure des acquisitions et d'intégrer les entreprises acquises, les estimations comptables critiques et l'incidence des modifications des normes comptables, des règlements et des interprétations sur ces estimations, les risques opérationnels et infrastructurels, les modifications de nos cotes de solvabilité, la situation politique générale, les activités des marchés financiers internationaux, les répercussions possibles de guerres ou d'activités terroristes sur nos activités, les répercussions de maladies sur les économies locales, nationales ou mondiale, les catastrophes naturelles et les répercussions de perturbations des infrastructures publiques telles que les services de transport et de communication et les systèmes d'alimentation en énergie ou en eau, les changements technologiques et notre capacité à prévoir et à gérer efficacement les risques liés aux facteurs susmentionnés.

En ce qui concerne la conclusion de l'acquisition de Marshall & Ilsley Corporation (M&I), les facteurs qui pourraient avoir une incidence sur les résultats futurs ayant trait aux déclarations prospectives incluent, sans toutefois s'y limiter : la possibilité que les avantages prévus de l'opération, à savoir élargir notre présence en Amérique du Nord, réaliser des synergies, augmenter notre bénéfice et influer autrement sur celui-ci, ne puissent se concrétiser dans les délais prévus, voire jamais, à cause de l'évolution de la conjoncture générale et des conditions de marché, des taux d'intérêt et des cours de change, de la politique monétaire, des lois et règlements (incluant les changements aux exigences en matière de capital) et leur application et du degré de concurrence dans les zones géographiques et les secteurs dans lesquels les activités regroupées sont désormais menées; notre capacité d'intégrer rapidement et efficacement les activités de M&I à BMO; le risque lié à la réputation et la réaction des clients de M&I face à l'opération; le fait que la direction doive consacrer beaucoup de temps aux questions relevant de l'intégration et de la restructuration; et l'accroissement du risque de fluctuation des cours de change. Une part importante des activités de M&I consistait à accorder des prêts ou à consentir d'autres ressources à des emprunteurs spécifiques, dans des secteurs ou régions précis. Des événements imprévus touchant ces emprunteurs, secteurs ou régions pourraient nuire fortement aux résultats de nos établissements intégrés aux États-Unis. Nos prévisions à l'effet que les économies de coûts annuelles découlant de l'intégration de M&I à BMO dépasseront 300 millions de dollars américains reposent sur l'hypothèse que les modifications aux opérations, aux infrastructures de soutien et à l'effectif concorderont avec nos plans et que nos attentes en matière de volumes d'activité se réaliseront.

Nous tenons à souligner que la liste de facteurs qui précède n'est pas exhaustive. D'autres facteurs pourraient influer défavorablement sur nos résultats. La section paraissant aux pages 30 et 31 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO donne plus d'informations sur l'incidence que pourraient avoir certains facteurs clés sur les résultats futurs de la Banque de Montréal. Les investisseurs et les autres personnes qui se fient à des déclarations prospectives pour prendre des décisions à l'égard de la Banque de Montréal doivent tenir soigneusement compte de ces facteurs, ainsi que d'autres incertitudes et événements potentiels, et de l'incertitude inhérente aux déclarations prospectives. La Banque de Montréal ne s'engage pas à mettre à jour les déclarations prospectives, verbales ou écrites, qui peuvent être faites, à l'occasion, par elle-même ou en son nom, sauf si la loi l'exige. L'information prospective contenue dans le présent document est présentée dans le but d'aider nos actionnaires à comprendre notre situation financière aux dates indiquées ou pour les périodes closes à ces dates ainsi que nos priorités et objectifs stratégiques, et peut ne pas convenir à d'autres fins.

Aux fins du calcul de l'incidence pro forma de Bâle III sur notre capital réglementaire, notre actif pondéré en fonction des risques (y compris le risque de contrepartie et le risque de marché) et nos ratios de capital réglementaire, nous avons présumé que notre interprétation des règles proposées et des propositions annoncées par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) en date des présentes et que les modèles que nous utilisons pour évaluer ces exigences concordaient avec les exigences définitives qui seront promulguées par le CBCB et le Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF). Nous avons également présumé que les changements proposés à l'égard des déductions du capital, de l'actif pondéré en fonction des risques, du traitement du capital réglementaire pour les instruments de capital autres que des actions ordinaires (à savoir les instruments de capital faisant l'objet d'une clause de droits acquis) et des ratios de capital réglementaire minimums étaient adoptés par le BSIF dans leur version proposée par le CBCB. De plus, nous avons présumé que les instruments de capital existants qui ne respectent pas Bâle III mais respectent Bâle II pourraient être entièrement pris en compte dans les calculs pro forma au 31 janvier 2012. L'incidence intégrale des propositions de Bâle III a été quantifiée d'après nos positions financières et nos positions en matière de risque à la clôture du trimestre ou à une date la plus rapprochée que possible de la clôture du trimestre. Aux fins de la présentation de notre prévision selon laquelle nous serons en mesure de refinancer certains de nos instruments de capital dans l'avenir lorsque nécessaire pour respecter les exigences en matière de capital réglementaire, nous avons présumé que les facteurs échappant à notre contrôle, y compris l'état de la conjoncture économique et de la conjoncture des marchés financiers, n'entravera pas notre capacité de le faire.

Les hypothèses relatives aux ventes d'actifs, aux prix de vente prévus pour les actifs, au coût net de mobilisation des fonds, à la qualité du crédit et au risque de défaillance et de pertes sur défaillance des actifs sous-jacents de certaines entités de gestion de placements structurés sont des facteurs importants dont nous avons tenu compte lors de l'établissement de nos attentes concernant les entités de gestion de placements structurés dont il est question dans le présent Rapport de gestion intermédiaire, y compris la perspective que la protection de premier niveau fournie par les billets de capital subordonnés dépasse les pertes futures. Selon certaines de nos principales hypothèses, des actifs continueront à être vendus dans le but de réduire la taille des entités de gestion de placements structurés, selon diverses hypothèses de prix d'actifs, et le niveau des défauts et des pertes sera conforme à la qualité du crédit des actifs sous-jacents et à nos attentes actuelles concernant la persistance des difficultés sur les marchés. Afin d'établir le montant des actifs arrivant à échéance chaque exercice, nous avons posé des hypothèses pour déterminer si les émetteurs choisiront ou non de rembourser leurs titres de créance subordonnés avant la date d'échéance, lorsqu'ils en ont la possibilité.

Les hypothèses relatives au niveau de défauts et aux pertes en cas de défaut sont des facteurs importants dont nous avons tenu compte lors de l'établissement de nos attentes concernant les résultats futurs des transactions que notre entité de protection du crédit a conclues. Selon certaines de nos principales hypothèses, le niveau des défauts et les pertes en cas de défaut seront comparables à ceux de l'expérience historique. En établissant nos attentes concernant le risque de pertes sur créances lié à notre entité de protection du crédit et le risque de perte par BMO dans l'avenir, nous avons tenu compte de facteurs importants dont la diversification sectorielle dans les portefeuilles, la qualité initiale du crédit de chaque portefeuille, la protection de premier niveau intégrée à la structure et les couvertures que BMO a conclues.

Pour déterminer l'incidence des réductions des frais d'interchange analysées dans la section Faits nouveaux concernant la législation et la réglementation américaines, nous avons présumé que les volumes d'activité resteront conformes à nos attentes et que certaines mesures seront prises par la direction pour atténuer quelque peu l'effet des règlements sur nos revenus.

Les hypothèses relatives au comportement des économies canadienne et américaine, ainsi que sur la conjoncture de marché globale et leur effet combiné sur nos activités sont des facteurs importants dont nous tenons compte lors de l'établissement de nos priorités et objectifs stratégiques et des perspectives de nos divers secteurs d'activité. Pour élaborer nos prévisions en matière de croissance économique, en général et dans le secteur des services financiers, nous utilisons principalement les données économiques historiques fournies par les administrations publiques du Canada et des Etats-Unis et leurs agences. Se reporter à la section Perspectives économiques et survol du présent rapport de gestion intermédiaire.

Documents déposés auprès des organismes de réglementation

Nos documents d'information continue, y compris nos documents intermédiaires, Rapport de gestion annuel, États financiers consolidés audités, Notice annuelle et Avis de convocation à l'assemblée annuelle des actionnaires et circulaire de sollicitation de procurations, sont accessibles sur notre site Web, au www.bmo.com/relationsinvestisseurs, sur le site des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, au www.sedar.com et dans la section EDGAR du site Web de la SEC, au www.sec.gov.

Perspectives économiques et survol

L'économie canadienne devrait croître à un taux de 2,0 % en 2012, ce qui est légèrement inférieur au taux réel de croissance du PIB qui est attendu pour 2011, soit 2,3 %. Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, les consommateurs devraient faire plus attention à leurs dépenses puisque leurs niveaux élevés d'endettement freinent la croissance du crédit et les activités du marché du logement. Même si un léger raffermissement de la demande aux États-Unis devrait soutenir les exportations et le secteur de la fabrication, un dollar canadien toujours fort continuera de restreindre la croissance. Les administrations publiques devraient ralentir le rythme de leurs dépenses afin de s'attaquer aux déficits budgétaires. Cependant, les investissements des entreprises, stimulés par les activités du secteur des ressources naturelles, devraient demeurer le moteur de l'expansion. La Saskatchewan et l'Alberta, provinces riches en ressources, devraient être les artisans de la croissance au Canada, ces deux provinces attirant un nombre croissant de travailleurs d'autres provinces ou d'autres pays. Avec des perspectives de croissance modérée et de baisse de l'inflation et avec les craintes que suscite l'endettement des pays européens, il est probable que la Banque du Canada maintiendra sa politique de faibles taux d'intérêt au moins jusqu'à l'an prochain. Soutenu par d'excellents prix des marchandises, le dollar canadien devrait se négocier près de la parité avec le dollar américain en 2012.

L'expansion économique aux États-Unis devrait s'intensifier en 2012, le taux réel de croissance du PIB passant de 1,7 % en 2011 à 2,4 % en 2012, et ainsi surpasser celle des autres pays du G7. Des données récentes démontrent que, mis à part le secteur public, la plupart des secteurs affichent une reprise, ce qui atténue le risque de récession. Une création d'emplois plus dynamique favorise les dépenses de consommation et contribue à la stabilisation du marché du logement, quoique les ventes d'habitations et les mises en chantier sont toujours faibles. Les investissements des entreprises devraient demeurer la principale source d'expansion car la situation financière de celles-ci est toujours saine. Même si l'Europe devait entrer en récession, les exportations des États-Unis devraient encore soutenir la croissance, ce qui reflète leur plus grande compétitivité. Les dépenses de consommation et les activités du marché du logement devraient augmenter légèrement tout au long de l'année, soit au fur et à mesure que la création d'emplois s'accélérera. Cependant, comme le taux de chômage risque de demeurer élevé, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ses taux d'intérêt à court terme à près de zéro pour les deux prochaines années, si ce n'est davantage.

Soutenus par des investissements importants de la part des entreprises, une hausse de la production manufacturière et automobile ainsi qu'une demande toujours forte pour les produits de l'agriculture, le taux de croissance de l'économie de la région du Midwest des États-Unis devrait être légèrement supérieur à la moyenne nationale en 2012. Cependant, les compressions dans le secteur public continueront de peser sur cette croissance.

La présente section qui traite des perspectives économiques contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Change

Les équivalents en dollars canadiens du bénéfice net, des revenus, des charges, des dotations à la provision et des impôts sur le résultat en dollars américains de BMO ont augmenté par rapport aux premier et quatrième trimestres de 2011 en raison de l'appréciation du dollar américain. Le cours de change moyen du dollar canadien et du dollar américain, exprimé par le coût de un dollar américain en dollars canadiens, a monté de 0,6 % depuis un an et de 0,6 % par rapport au cours moyen du quatrième trimestre de 2011. Le tableau ci-après fait état des cours de change moyens des dollars canadien et américain et de l'incidence de leurs fluctuations.

Effets des fluctuations du cours de change par rapport au dollar américain sur les résultats de BMO
T1-2012
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) c. T1-2011 c. T4-2011
Cours de change entre les dollars canadien et américain (moyenne)
Période à l'étude 1,0133 1,0133
Période précédente 1,0074 1,0077
Incidence sur les résultats déjà établis
Revenus nets d'intérêts augmentés 6 6
Revenus autres que d'intérêts augmentés 3 3
Revenus augmentés 9 9
Charges augmentées (6 ) (5 )
Dotation à la provision diminuée 1 -
Impôts sur le résultat augmentés - -
Bénéfice net augmenté 4 4
Incidence sur les résultats ajustés
Revenus nets d'intérêts augmentés 5 5
Revenus autres que d'intérêts augmentés 3 3
Revenus augmentés 8 8
Charges augmentées (5 ) (5 )
Dotation à la provision augmentée - -
Impôts sur le résultat augmentés - -
Bénéfice net ajusté augmenté 3 3
Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Au début de chaque trimestre, BMO détermine si elle doit ou non prendre part à des opérations de couverture qui sont censées compenser partiellement l'effet avant impôts des fluctuations du cours de change au cours du trimestre sur son bénéfice net libellé en dollars américains prévu pour ces trois mois. Ainsi, les activités de couverture atténuent l'incidence des fluctuations du cours de change, mais ce, uniquement au cours du trimestre concerné. Par conséquent, le total des profits ou pertes de couverture des quatre trimestres que compte un exercice ne peut être comparé directement à l'incidence, sur le bénéfice de l'exercice, des fluctuations des cours de change d'un exercice à l'autre. Au fil du trimestre à l'étude, le dollar américain s'est quelque peu apprécié, son cours de change passant de 0,9967 $ canadien au 31 octobre 2011 à une moyenne de 1,0133 $ canadien. Cependant, les opérations de couverture ont donné lieu à un léger profit après impôts, soit moins de 1 million de dollars pour le trimestre. Au cours des périodes à venir, les profits ou pertes résultant de telles opérations dépendront à la fois des fluctuations des monnaies et du montant des opérations de couverture sous-jacentes, car celles-ci sont conclues chaque trimestre en fonction du bénéfice net prévu en dollars américains pour les trois mois suivants.

Les effets des fluctuations des cours de change sur nos investissements dans des établissements à l'étranger sont analysés dans la section Impôts sur le résultat.

Autres mesures de la valeur

Pour la période de cinq ans close le 31 janvier 2012, le rendement total des capitaux propres annuel moyen de BMO a été de 1,6 %.

Le profit économique net s'est établi à 434 millions de dollars, comparativement à 150 millions au quatrième trimestre de 2011 et à 325 millions au premier trimestre de 2011. Le profit économique net ajusté s'est situé à 273 millions de dollars, comparativement à 189 millions au quatrième trimestre de 2011 et à 309 millions au premier trimestre de 2011. Les variations du profit économique net reflètent la hausse du bénéfice dégagé pour le trimestre et celle du capital survenue depuis un an, ce qui a découlé en grande partie de l'acquisition de M&I. Le profit économique net de 434 millions représente le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires (1 090 millions), moins les dividendes sur actions privilégiées (37 millions), plus l'amortissement après impôts des immobilisations incorporelles (24 millions), déduction faite d'une imputation au titre du capital (643 millions). Le profit économique net est considéré comme une mesure efficace de la valeur économique ajoutée. Le profit économique net avant ajustement et celui ajusté sont des mesures non conformes aux PCGR. Se reporter à la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR pour des commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures.

Bénéfice net

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2011

Le bénéfice net s'est chiffré à 1 109 millions de dollars pour le premier trimestre de 2012, en hausse de 284 millions ou de 34 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le résultat par action a enregistré une hausse de 22 % et a ainsi atteint 1,63 $, contre 1,34 $ il y a un an.

La direction évalue le rendement à l'aide de mesures conformes aux PCGR et de mesures ajustées et considère qu'elles sont toutes utiles pour l'appréciation de la performance sous-jacente des secteurs. Le bénéfice net ajusté du premier trimestre de 2012 s'est établi à 972 millions de dollars, en hausse de 155 millions ou de 19 % en regard de la même période de l'exercice précédent. Le résultat par action ajusté a été de 1,42 $, ayant monté de 7,6 % par rapport à celui de 1,32 $ dégagé un an plus tôt. Les résultats et mesures ajustés ne sont pas conformes aux PCGR. Les résultats ajustés et les éléments qui ont été exclus de leur calcul sont décrits plus en détail dans la section précédente qui traite du bénéfice net ajusté et dans la section intitulée Mesures non conformes aux PCGR, tout comme le sont nos commentaires sur l'utilisation et les limites de telles mesures.

Après ajustement, le bénéfice net a augmenté en raison surtout d'un apport de 215 millions de dollars de l'entreprise acquise et de la diminution des dotations à la provision pour pertes sur créances. La hausse du bénéfice net a été freinée par le recul des revenus tirés de l'assurance au premier trimestre et constatés par le groupe Gestion privée, recul provenant de fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme d'environ 47 millions après impôts dans le trimestre à l'étude, comparativement à des fluctuations favorables d'environ 9 millions un an plus tôt, et par le repli des résultats de BMO Marchés des capitaux en comparaison de ceux inscrits il y a un an, lesquels avaient été fort élevés.

Les revenus ont fortement augmenté grâce à l'inclusion de M&I et de Lloyd George Management (LGM) qui ont été acquises. Compte non tenu de l'incidence de celles-ci, la hausse des charges a été modérée. Les dotations à la provision pour pertes sur créances ont grandement baissé en raison d'un meilleur environnement de crédit, notamment en raison d'une reprise de 88 millions de dollars après impôts sur les dotations à la provision pour pertes sur créances des prêts douteux acquis de M&I. Le taux d'impôt effectif a également fléchi, tel qu'il est expliqué dans la section intitulée Impôts sur le résultat.

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du quatrième trimestre de 2011

Le bénéfice net a augmenté de 341 millions de dollars ou de 44 % comparativement à celui du quatrième trimestre, et le résultat par action a monté de 0,52 $ ou de 47 %, pour se situer à 1,63 $. Le bénéfice net ajusté a progressé de 140 millions ou de 17 %, et le résultat par action ajusté s'est accru de 0,22 $ ou de 18 %, se dégageant ainsi à 1,42 $.

Dans le trimestre, la hausse des revenus a été forte et a surpassé celle des charges, et les dotations à la provision pour pertes sur créances ont été nettement moins importantes. Le taux d'impôt effectif a lui aussi été plus bas.

Revenus

Le total des revenus a dépassé de 649 millions de dollars ou de 19 % celui de la même période l'an dernier. Les revenus du trimestre à l'étude comprennent ceux de 716 millions de l'entreprise acquise. Les revenus ajustés ne tiennent pas compte de la portion de l'ajustement au titre des pertes sur créances du portefeuille de prêts acquis de M&I qui a été comptabilisée par les Services d'entreprise ni des revenus provenant des activités de crédit structuré en voie de liquidation, tel qu'il est expliqué dans la section qui traite du bénéfice net ajusté. Les revenus ajustés ont crû de 295 millions ou de 8,5 % en raison des revenus de 482 millions découlant de l'inclusion de l'entreprise acquise, ce qui a été atténué par le repli des revenus de BMO Marchés des capitaux puisque les revenus inscrits il y a un an avaient été particulièrement élevés, et par le recul des revenus tirés de l'assurance au premier trimestre et constatés par le groupe Gestion privée, recul provenant de fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme dans le trimestre à l'étude, alors que des fluctuations favorables avaient eu lieu il y a un an. Le raffermissement du dollar américain a favorisé l'accroissement des revenus ajustés, les augmentant de 8 millions.

Les revenus ont augmenté de 295 millions de dollars ou de 7,7 % en regard du quatrième trimestre 2011. Les revenus ajustés ont crû de 73 millions ou de 2,0 %. Ceux de BMO Marchés des capitaux ont fortement augmenté en raison de la meilleure tenue des marchés dans la dernière moitié du trimestre. L'appréciation du dollar américain a contribué 8 millions à la progression des revenus ajustés.

À l'instar des membres de son groupe de référence au Canada, BMO analyse ses revenus consolidés à partir des revenus calculés selon les PCGR figurant dans ses états financiers consolidés plutôt que sur une base d'imposition comparable (bic). Comme plusieurs autres banques, BMO analyse toujours les revenus de ses groupes d'exploitation sur une bic. Selon cette méthode, on procède à un ajustement qui augmente les revenus calculés selon les PCGR et la charge d'impôts sur le résultat déterminée selon les PCGR d'un montant qui porterait les revenus tirés de certains éléments exonérés d'impôt à un niveau auquel ces revenus seraient assujettis à l'impôt, au taux d'impôt prévu par la loi. La compensation des ajustements sur une bic des groupes est reflétée dans les revenus et la charge d'impôts sur le résultat des Services d'entreprise. Dans le premier trimestre de 2012, les ajustements au titre de la bic ont totalisé 52 millions de dollars, contre 61 millions un an plus tôt et 51 millions au quatrième trimestre.

Les variations des revenus nets d'intérêts et des revenus autres que d'intérêts sont analysées dans les sections qui suivent.

La présente section renferme des résultats ajustés et des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Revenus nets d'intérêts

Les revenus nets d'intérêts ont augmenté de 601 millions de dollars ou de 35 % par rapport à il y a un an. Quant aux revenus nets d'intérêts ajustés, ils se sont accrus de 366 millions ou de 21 % en regard de ce qu'ils étaient au premier trimestre de l'exercice précédent. Ces revenus ne tiennent pas compte de la portion de l'ajustement au titre des pertes sur créances du portefeuille de prêts productifs acquis qui est prise en compte dans les revenus nets d'intérêts et constatée par les Services d'entreprise, tel qu'il est expliqué dans la section qui traite du bénéfice net ajusté. Les résultats de l'entreprise acquise ont accru de 321 millions les revenus nets d'intérêts ajustés en regard de ce qu'ils étaient un an plus tôt. L'augmentation des revenus nets d'intérêts ajustés est essentiellement attribuable à PE États-Unis et au groupe Gestion privée.

La marge nette d'intérêts globale de BMO s'est élargie de 27 points de base depuis un an pour s'établir à 2,05 %. Après ajustement, elle a augmenté de 6 points de base et s'est située à 1,85 %. Les marges ajustées de PE États-Unis et du groupe Gestion privée ont augmenté, alors que celles de PE Canada et de BMO Marchés des capitaux ont fléchi. La réduction de la marge de PE Canada a découlé principalement de la contraction des marges sur les dépôts à cause de la faiblesse des taux d'intérêt, des pressions sur les prix exercées par la concurrence et du recul des frais de refinancement hypothécaire. L'élargissement de la marge de PE États-Unis a résulté essentiellement de la montée des soldes des dépôts, de l'accroissement des marges sur les prêts et de l'incidence de l'entreprise acquise, ce qui a été contrebalancé en partie par la compression des marges sur les dépôts. L'augmentation de la marge du groupe Gestion privée a découlé surtout du bénéfice provenant de nos acquisitions, du fait qu'un placement stratégique a généré des revenus de gestion d'actifs d'un montant exceptionnellement élevé ainsi que de l'essor des soldes des dépôts et des prêts des services de gestion bancaire privée. Le recul de la marge nette d'intérêts de BMO Marchés des capitaux a découlé essentiellement de la hausse des actifs générant des marges plus faibles et du fait qu'une distribution de profits sur un titre de placement avait eu lieu il y a un an.

L'actif productif moyen a progressé de 66 milliards de dollars ou de 17 % en regard d'il y a un an, la hausse du dollar américain n'ayant que très peu influé sur cet actif. La progression des niveaux d'actifs a découlé de ceux de l'entreprise acquise (qui y a contribué 35 milliards au total) pour ce qui est de PE États-Unis et du groupe Gestion privée, ainsi que de l'accroissement des prêts aux particuliers dans son secteur canadien de gestion bancaire privée, de la hausse des dépôts auprès de la Réserve fédérale et des prises en pension de titres de BMO Marchés des capitaux et de l'essor des prêts de PE Canada. Les soldes de trésorerie des Services d'entreprise se sont accrus eux aussi, ce qui reflète notamment la hausse des dépôts auprès de la Réserve fédérale des États-Unis.

Par rapport au quatrième trimestre, les revenus nets d'intérêts ont augmenté de 56 millions de dollars ou de 2,5 %. Après ajustement, ils se sont renforcés de 96 millions ou de 4,8 %. Le groupe Gestion privée et BMO Marchés des capitaux ont enregistré de bonnes hausses à ce chapitre, alors que celle de PE Canada a été plus modeste, ce qui a été contrebalancé en partie par une baisse au sein de PE États-Unis.

La marge nette d'intérêts globale de BMO s'est élargie de 4 points de base depuis le quatrième trimestre, se situant ainsi à 2,05 %. Après ajustement, cette marge s'est accrue de 7 points de base et a atteint 1,85 %. Une hausse a été enregistrée par tous les groupes, si ce n'est de PE États-Unis pour lequel les avantages de l'augmentation des soldes des dépôts ont été plus qu'annulés par la compression des marges sur ceux-ci et par le repli des marges sur les prêts. La marge nette d'intérêts globale de PE Canada n'a pour ainsi dire pas changé. L'augmentation de la marge du groupe Gestion privée a découlé surtout du fait que le placement stratégique dont il est fait mention ci-dessus a généré des revenus d'un montant exceptionnellement élevé. Quant à la marge nette d'intérêts de BMO Marchés des capitaux, elle a augmenté en raison surtout de la hausse des revenus tirés de nos secteurs sensibles aux taux d'intérêt.

L'actif productif moyen a progressé de 3,4 milliards de dollars ou de 0,8 % en regard du quatrième trimestre grâce à l'essor de l'actif de BMO Marchés des capitaux en lien avec l'augmentation des prises en pension de titres ainsi qu'aux ressources en trésorerie.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Marge nette d'intérêts sur l'actif productif, après ajustement (bic)*
(en points de base) T1-2012 Augmentation
(Diminution)
c. T1-2011
Augmentation
(Diminution)
c. T4-2011
PE Canada 290 (11 ) 2
PE États-Unis 443 19 (9 )
Services bancaires Particuliers et entreprises 331 11 (2 )
Groupe Gestion privée 380 81 89
BMO Marchés des capitaux 61 (22 ) 3
Services d'entreprise, y compris T&O** n.s. n.s. n.s.
Total de la marge nette d'intérêts de BMO, après ajustement 1) 185 6 7
Total de la marge nette d'intérêts de BMO 205 27 4
Total de la marge des services de détail au Canada (avant et après ajustement) *** 290 (13 ) 2
* La marge nette d'intérêts est calculée et présentée par rapport à l'actif productif moyen plutôt que par rapport à l'actif total. Cette méthode produit une mesure plus pertinente des marges et de leurs variations. Les marges des groupes d'exploitation sont présentées sur une bic, tandis que la marge globale de BMO l'est selon les PCGR.
** Les revenus nets d'intérêts ajustés des Services d'entreprise sont négatifs dans toutes les périodes et leur variabilité influe sur les changements de la marge nette d'intérêts.
*** Le total de la marge des services de détail au Canada représente la marge nette d'intérêts des activités combinées des secteurs canadiens de PE Canada et du groupe Gestion privée.
1) Montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Revenus autres que d'intérêts

Les états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints donnent plus de détails sur les revenus autres que d'intérêts. Ces revenus ont augmenté de 48 millions de dollars ou de 2,7 %, comparativement à la même période de l'exercice précédent. Les revenus autres que d'intérêts ajustés ont baissé de 71 millions ou de 4,1 % et ne tiennent pas compte des revenus de 148 millions provenant des activités de crédit structuré en voie de liquidation dans le trimestre à l'étude ainsi que des revenus comparables de 30 millions un an plus tôt, lesquels sont présentés dans les revenus de négociation et inscrits par les Services d'entreprise. Les résultats tiennent compte de 160 millions attribuables à l'entreprise acquise et constitués essentiellement de frais de services de dépôt et de paiement de PE États-Unis, de commissions de gestion de placements du groupe Gestion privée et d'autres revenus. Il s'est produit une forte augmentation dans PE États-Unis grâce à l'entreprise qui a été acquise. Des baisses ont été enregistrées par BMO Marchés des capitaux, les revenus ayant été fort élevés il y a un an, et par PE Canada en raison d'un profit sur valeurs mobilières dégagé l'exercice précédent, et les revenus liés à l'assurance du groupe Gestion privée ont eux aussi fléchi.

Les commissions de prise ferme et de consultation ont grandement baissé parce que les craintes persistantes concernant l'endettement des pays européens ont freiné les activités de banque d'investissement, et ce, surtout dans le secteur des fusions et acquisitions. Les revenus liés à l'assurance se sont fortement repliés eux aussi parce que l'incidence des variations des taux d'intérêt à long terme a abaissé les revenus du trimestre d'environ 65 millions, mais avait accru les revenus d'il y a un an d'environ 12 millions.

Par rapport au quatrième trimestre, les revenus autres que d'intérêts ont augmenté de 239 millions de dollars ou de 15 %. Les revenus autres que d'intérêts ajustés ont fléchi de 23 millions ou de 1,4 %. Les revenus liés à l'assurance ont reculé en raison de l'incidence, au montant d'environ 65 millions, des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme dans le trimestre à l'étude, comparativement à celle de quelque 26 millions au cours du quatrième trimestre. Les revenus de négociation ont augmenté fortement, car ils avaient été faibles le trimestre précédent, ce qui a résulté surtout des opérations sur taux d'intérêt et sur titres de participation.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Charges autres que d'intérêts

Les états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints donnent plus de détails sur les charges autres que d'intérêts. Ces charges se sont accrues de 496 millions de dollars ou de 24 % depuis un an, s'établissant ainsi à 2 554 millions. Les charges autres que d'intérêts ajustées ont augmenté de 329 millions ou de 16 % depuis un an, pour se situer à 2 378 millions. Les charges autres que d'intérêts ajustées du trimestre à l'étude ne tiennent pas compte des coûts d'intégration de 70 millions liés à l'entreprise acquise, des 34 millions associés à l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions et d'une charge de restructuration de 68 millions constatée par les Services d'entreprise et visant à faire en sorte que la structure de coûts de BMO Marchés des capitaux reflète le contexte commercial actuel et celui à venir. L'entreprise acquise a accru de 307 millions les charges autres que d'intérêts ajustées. Exclusion faite de cette entreprise, ces charges ont crû de 22 millions ou de 1,1 % depuis un an en raison de l'acquisition de LGM et de la légère augmentation des charges de la plupart des catégories. L'appréciation du dollar américain a accru les charges ajustées de 5 millions ou de 0,2 %.

Les charges du trimestre reflètent les coûts continus des initiatives mises de l'avant en 2011 ainsi que des frais liés à un litige et engagés par PE États-Unis.

En regard du quatrième trimestre, les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 122 millions de dollars ou de 5,0 %. Après ajustement, elles se sont accrues de 37 millions ou de 1,6 %. Les coûts de rémunération du personnel ont été beaucoup plus élevés à cause de l'inclusion de la rémunération liée au rendement de 71 millions pour les membres du personnel admissibles à la retraite, cette rémunération étant passée en charges au premier trimestre de chaque exercice, et de la hausse des coûts des avantages du personnel, lesquels sont généralement plus élevés durant ces trois mois.

Le fait d'avoir porté encore plus d'attention à la productivité a engendré un levier d'exploitation ajusté de 0,4 %, ou de 3,4 % compte non tenu de la rémunération fondée sur des actions et destinée au personnel admissible à la retraite.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Gestion des risques

La reprise économique à l'échelle mondiale est toujours menacée par les incertitudes concernant la conjoncture en Europe et aux États-Unis. Cependant, des signes positifs indiquent que la reprise est bel et bien amorcée aux États-Unis, le PIB de ce pays augmentant légèrement et le marché du logement ayant commencé à se stabiliser. Les dirigeants des pays européens font également montre d'une plus grande discipline budgétaire, condition sans laquelle les investisseurs ne pourraient reprendre confiance.

Au Canada, la faiblesse des taux d'intérêt, un marché du logement fort actif et le niveau élevé des dettes à la consommation posent un risque potentiel. Le portefeuille canadien de prêts hypothécaires à l'habitation de BMO représente 6,2 % du total du marché des prêts hypothécaires à l'habitation au Canada, lequel se chiffrait à quelque 1 107 milliards de dollars au 31 décembre 2011. Ce portefeuille est assuré à 70 %, son ratio prêt/valeur moyen étant de 63 % (ajusté en fonction des valeurs actuelles des habitations). Les 30 % restants du portefeuille ne sont pas assurés et leur ratio prêt/valeur moyen est de 54 %. Le portefeuille de prêts de la Marge-crédit sur valeur domiciliaire de BMO n'est pas assuré, mais 94 % de ces prêts sont visés par une créance prioritaire et il n'existe aucun prêt dont le ratio prêt/valeur moyen était de plus de 80 % au moment de son montage. Nous jugeons toujours que nos normes d'octroi de crédit sont prudentes et uniformes tout au long du cycle de crédit, et nous continuerons de surveiller de près notre portefeuille.

Les dotations à la provision pour pertes sur créances de la période à l'étude et des précédentes sont dorénavant présentées conformément aux IFRS, ce qui englobe les dotations découlant de la comptabilisation de nos prêts titrisés et de certaines entités ad hoc. Les IFRS exigent également que nous constations les revenus d'intérêts des prêts douteux et que nous comptabilisions une hausse de la dotation à la provision pour pertes sur créances correspondante.

La qualité du crédit s'est améliorée durant le trimestre, et les dotations constatées dans cette période en témoignent. Les dotations à la provision pour pertes sur créances ont totalisé 141 millions de dollars au premier trimestre de 2012. Après un ajustement de 31 millions de la dotation à la provision spécifique et une augmentation de 19 millions de la provision générale au titre du portefeuille de prêts productifs acquis de M&I, le montant ajusté des dotations à la provision pour pertes sur créances a été de 91 millions.

Après ajustement, les dotations à la provision spécifique pour pertes sur créances ont totalisé 91 millions, soit un résultat annualisé de 17 points de base du solde net moyen des prêts et acceptations, contre 281 millions ou 53 points de base au quatrième trimestre de 2011 et 317 millions ou 62 points de base au premier trimestre de 2011. Le montant ajusté de ces dotations tient compte d'une reprise de 142 millions liée aux prêts douteux acquis de M&I et constatée ce trimestre.

Sur le plan géographique, les dotations à la provision spécifique au Canada et dans tous les autres pays, exclusion faite des États-Unis, ont été de 153 millions de dollars au premier trimestre de 2012, de 180 millions au quatrième trimestre de 2011 et de 170 millions au premier trimestre de 2011. Quant à celles constatées aux États-Unis, elles ont représenté une reprise de 31 millions au premier trimestre de 2012, et une charge de 119 millions au quatrième trimestre de 2011 et de 147 millions au premier trimestre de 2011. Après ajustement, les dotations à la provision spécifique aux États-Unis durant ces mêmes périodes ont représenté une reprise de 62 millions, et une charge de 101 millions et de 147 millions, respectivement.

Aux termes de la méthode que BMO utilise pour présenter ses résultats sectoriels, les pertes sur créances sont imputées chaque trimestre aux groupes d'exploitation clients en fonction de leur quote-part des pertes sur créances prévues. L'écart entre les charges trimestrielles calculées en fonction des pertes prévues et les dotations à la provision trimestrielles requises, compte tenu des pertes réelles, est porté au débit (ou au crédit) des Services d'entreprise. Les paragraphes qui suivent indiquent les pertes sur créances par groupe d'exploitation client et en fonction des pertes sur créances réelles plutôt que d'après leur quote-part des pertes sur créances prévues.

Au premier trimestre de 2012, les pertes sur créances réelles ont été de 149 millions de dollars pour PE Canada et de 80 millions (56 millions après ajustement) pour PE États-Unis, ont représenté une reprise de 11 millions pour BMO Marchés des capitaux, ont représenté une charge de 6 millions (4 millions après ajustement) pour le groupe Gestion privée et ont été de 40 millions (35 millions après ajustement) pour les Services d'entreprise, ce qui a tenu compte des prêts qui ont été transférés de PE États-Unis aux Services d'entreprise au troisième trimestre de 2011 et des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux. Ces pertes sur créances réelles ne tiennent pas compte d'une reprise de 142 millions de dollars liée aux prêts douteux acquis de M&I.

Au quatrième trimestre de 2011, les pertes sur créances réelles ont été de 172 millions de dollars pour PE Canada, de 89 millions (69 millions après ajustement) pour PE États-Unis, de 12 millions pour BMO Marchés des capitaux, de 2 millions pour le groupe Gestion privée et de 24 millions (26 millions après ajustement) pour les Services d'entreprise, ce qui a tenu compte des prêts qui ont été transférés de PE États-Unis aux Services d'entreprise au troisième trimestre de 2011 et des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux.

Au premier trimestre de 2011, les pertes sur créances réelles, avant et après ajustement, ont été de 160 millions de dollars pour PE Canada, de 131 millions pour PE États-Unis, de 3 millions pour BMO Marchés des capitaux, de 3 millions pour le groupe Gestion privée et de 20 millions pour les Services d'entreprise en raison des ajustements, selon les IFRS, liés aux intérêts des prêts douteux.

Les nouveaux prêts douteux ont totalisé 624 millions de dollars pour le trimestre à l'étude, ce qui est inférieur aux 732 millions constatés au quatrième trimestre de 2011, mais supérieur aux 474 millions inscrits il y a un an. Les nouveaux prêts douteux aux États-Unis ont représenté plus de la moitié du total de BMO pour les trois derniers mois, et une tranche de 259 millions de dollars est liée aux portefeuilles acquis.

Le solde brut des prêts douteux, compte non tenu des prêts douteux acquis, se chiffrait à 2 657 millions de dollars à la fin du trimestre à l'étude, comparativement à 2 685 millions à la fin du trimestre précédent et à 2 739 millions il y a un an. A la fin du trimestre, le solde brut des prêts douteux liés aux portefeuilles acquis se chiffrait à 429 millions et, de ce montant, une tranche de 115 millions était visée par une entente de partage des pertes qui expire en 2015 dans le cas des prêts aux entreprises et en 2020 dans celui des prêts aux particuliers.

Le cadre de gestion des risques de liquidité et de financement, de marché et d'assurance de BMO et les principales mesures de ces risques sont exposés aux pages 88 à 91 du Rapport de gestion de 2011 de BMO.

Le niveau de notre risque de liquidité et de financement n'a que peu changé durant le trimestre. Nous sommes toujours convaincus que notre cadre de gestion de ce risque nous procure une situation des plus saines au chapitre de la liquidité.

Le risque lié à la valeur de marché de nos activités de négociation et de prise ferme est demeuré stable durant la période. L'exposition des portefeuilles de titres disponibles à la vente de la Banque a augmenté principalement à cause d'une hausse des opérations sur titres à revenu fixe. La VaR en période de tension, mesure exigée par les modifications touchant le risque de marché de Bâle II qui sont entrées en vigueur au premier trimestre de 2012, est présentée dans le tableau ci-dessous. Les données utilisées pour le modèle de la VaR en période de tension sont calibrées en fonction de données historiques provenant d'une période caractérisée par de fortes tensions financières, alors que les données du modèle de la VaR sont calibrées en fonction de données provenant de la dernière période d'un an. La période passée utilisée pour la VaR en période de tension est actuellement celle comprise entre août 2008 et août 2009.

Aucun changement majeur n'a été apporté à nos méthodes de gestion du risque structurel de marché durant le trimestre. Le risque structurel lié à la valeur de marché provient de la hausse des taux d'intérêt et reflète essentiellement le recul de la valeur de marché des prêts à taux fixe. Le risque structurel de volatilité du résultat découle du recul des taux d'intérêt et reflète essentiellement la possibilité qu'au moment de la révision des taux, les prêts dont les taux sont fondés sur le taux préférentiel se voient attribuer des taux moins élevés. Le risque lié à la valeur de marché et la sensibilité de la valeur économique ont quelque peu baissé depuis le trimestre précédent, et ce, en raison essentiellement de l'adoption des IFRS. La volatilité du résultat et la sensibilité du bénéfice net dans le cas d'un scénario de baisse de taux d'intérêt ont augmenté légèrement depuis le trimestre précédent à cause surtout de l'incidence accrue des taux planchers des dépôts, lesquels limitent la mesure dans laquelle les charges d'intérêts peuvent baisser lorsque les taux d'intérêt reculent.

Aucun changement d'envergure n'est survenu, durant le trimestre, dans nos méthodes de gestion du risque ou dans le degré de risque que posent nos activités d'assurance.

La présente section sur la gestion des risques contient des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Dotations à la provision pour pertes sur créances
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 T4-2011 T1-2011
Nouvelles dotations à la provision spécifique 412 415 400
Reprises sur provisions établies précédemment (67 ) (45 ) (24 )
Recouvrements de prêts sortis du bilan précédemment (223 ) (71 ) (59 )
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 122 299 317
Variation de la provision générale 19 63 6
Dotation à la provision pour pertes sur créances 141 362 323
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances, montant ajusté 1) 91 281 317
Dotation à la provision pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations (annualisée) 2) 0,23 % 0,60 % 0,63 %
Dotation à la provision pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations, déduction faite des portefeuilles acquis (annualisée) 3) 0,49 % 0,52 % 0,64 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations (annualisée) 2) 0,20 % 0,50 % 0,62 %
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances en pourcentage du solde net moyen des prêts et acceptations, montant ajusté (annualisée) 1) 0,17 % 0,53 % 0,62 %
1) Le montant ajusté de la dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances ne tient pas compte des dotations liées au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I.
2) Le ratio est présenté compte tenu des portefeuilles acquis et les chiffres des périodes précédentes ont été retraités.
3) Le ratio est présenté compte non tenu des portefeuilles acquis afin de permettre de meilleures comparaisons avec les données historiques.
Variation du solde brut des prêts et acceptations douteux (SBPAD) 1)
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 T4-2011 T1-2011
SBPAD au début de la période 2 685 2 290 2 894
Augmentation des prêts et acceptations douteux 2) 624 732 474
Diminution des prêts et acceptations douteux 2) 3) (379 ) (124 ) (396 )
Montants sortis du bilan 4) (273 ) (213 ) (233 )
SBPAD à la fin de la période 1) 2 657 2 685 2 739
SBPAD en pourcentage du solde brut des prêts et acceptations 5) 1,09 % 1,12 % 1,33 %
SBPAD en pourcentage du solde brut des prêts et acceptations, exclusion faite des portefeuilles acquis 5) 1,04 % 1,18 % 1,33 %
SBPAD en pourcentage du total des capitaux propres et des comptes de correction de valeur pour pertes sur créances 5) 8,74 % 8,98 % 11,46 %
SBPAD en pourcentage du total des capitaux propres et des comptes de correction de valeur pour pertes sur créances, exclusion faite des portefeuilles acquis 5) 7,39 % 8,36 % 11,47 %
1) Le SBPAD ne tient pas compte des prêts douteux qui ont été acquis.
2) Les chiffres des périodes précédentes ont été retraités afin de refléter le traitement des nouveaux prêts douteux et des réductions appliqué dans le trimestre à l'étude.
3) Comprend le montant des prêts douteux classés de nouveau dans les prêts productifs, les ventes de prêts, les remboursements et l'incidence des fluctuations des cours de change et des prêts aux particuliers sortis du bilan qui n'ont pas été comptabilisés dans les nouveaux prêts douteux.
4) Ne tient pas compte de certains prêts qui sont directement sortis du bilan et qui ne sont pas classés dans les nouveaux prêts douteux (104 millions au T1-2012, 105 millions au T4-2011 et 103 millions au T1-2011).
5) Le ratio est présenté compte tenu des portefeuilles acquis, et les chiffres des périodes antérieures ont été retraités. Il est également présenté compte non tenu des portefeuilles acquis afin de permettre de meilleures comparaisons avec les résultats passés.

La présente section renferme des résultats ajustés et des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Sommaire du risque total lié à la valeur de marché -
Négociation et prise ferme (en millions de dollars)*
Pour le trimestre clos le 31 janvier 2012
(équivalent en dollars canadiens avant impôts) À la fin du trimestre Moyenne Haut Bas 31 octobre 2011
VaR liée aux produits de base (0,3 ) (0,4 ) (0,5 ) (0,2 ) (0,3 )
VaR liée aux actions (4,9 ) (5,7 ) (8,6 ) (4,1 ) (5,4 )
VaR liée au change (3,3 ) (3,9 ) (6,8 ) (0,9 ) (0,9 )
VaR liée aux taux d'intérêt (évaluation à la valeur de marché) (6,7 ) (8,1 ) (9,9 ) (6,5 ) (6,3 )
Diversification 7,6 7,0 n.s. n.s. 4,2
VaR liée à la valeur de marché - Négociation (7,6 ) (11,1 ) (15,9 ) (7,6 ) (8,7 )
Risque lié à l'émetteur - Négociation et prise ferme (4,7 ) (4,4 ) (5,5 ) (3,3 ) (3,6 )
Total du risque lié à la valeur de marché - Négociation et prise ferme (12,3 ) (15,5 ) (19,5 ) (12,3 ) (12,3 )
VaR liée aux taux d'intérêt (titres disponibles à la vente) (17,6 ) (14,3 ) (17,6 ) (12,0 ) (11,3 )
* Mesure sur un jour selon un niveau de confiance de 99%. Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
n.s. - non significatif
Sommaire du risque total lié à la valeur de marché en période de tension - Négociation (en millions de dollars)*
Pour le trimestre clos le 31 janvier 2012
(équivalent en dollars canadiens avant impôts) À la fin du trimestre Moyenne Haut Bas 31 octobre 2011
VaR liée aux produits de base en période de tension (0,9 ) (0,5 ) (0,9 ) (0,3 ) (0,3 )
VaR liée aux actions en période de tension (7,2 ) (8,7 ) (12,2 ) (5,6 ) (6,4 )
VaR liée au change en période de tension (5,0 ) (7,2 ) (12,0 ) (1,6 ) (1,2 )
VaR liée aux taux d'intérêt en période de tension (évaluation à la valeur de marché) (14,7 ) (16,6 ) (18,6 ) (13,8 ) (13,2 )
Diversification 12,2 11,4 n.s. n.s. 6,7
VaR liée à la valeur de marché en période de tension - Négociation (15,6 ) (21,6 ) (27,4 ) (15,0 ) (14,4 )
* Mesure sur un jour selon un niveau de confiance de 99%. Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
n.s. - non significatif
Risque structurel lié à la valeur de marché, au bilan, et volatilité du résultat (en millions de dollars)*
(équivalent en dollars canadiens) 31 janvier
2012
31 octobre
2011
Risque lié à la valeur de marché (avant impôts) (619,1 ) (685,9 )
Volatilité du résultat sur 12 mois (après impôts) (96,2 ) (95,0 )
* Les pertes sont entre parenthèses. Elles sont mesurées selon un niveau de confiance de 99%.
Sensibilité du résultat et de la valeur du portefeuille structurel inscrits au bilan à l'évolution des taux d'intérêt (en millions de dollars)* **
(équivalent en dollars canadiens) Sensibilité de la valeur économique (avant impôts) Sensibilité du résultat au cours des 12 mois à venir (après impôts)
31 janvier
2012
31 octobre
2011
31 janvier
2012
31 octobre
2011
Hausse de 100 points de base (553,6 ) (614,3 ) 19,3 24,8
Baisse de 100 points de base 364,3 441,8 (104,5 ) (102,5 )
Hausse de 200 points de base (1 220,4 ) (1 295,7 ) 52,6 69,3
Baisse de 200 points de base 667,0 829,4 (94,3 ) (63,3 )
* Les pertes sont indiquées par des montants entre parenthèses et les profits, par des montants positifs.
** Une hausse de 100 points de base des taux d'intérêt au 31 janvier 2012 donnerait lieu à une augmentation de 95 millions de dollars du résultat après impôts des activités d'assurance de BMO et à une hausse de 544 millions de leur valeur économique avant impôts (88 millions et 436 millions, respectivement, au 31 octobre 2011). Une baisse de 100 points de base des taux d'intérêt au 31 janvier 2012 donnerait lieu à une diminution de 85 millions du résultat après impôts et à une diminution de 653 millions de leur valeur économique avant impôts (82 millions et 494 millions, respectivement, au 31 octobre 2011). Ces incidences ne sont pas reflétées dans le tableau ci-dessus.

Impôts sur le résultat

Comme il est expliqué à la section Revenus, la direction évalue les résultats consolidés de BMO ainsi que les charges d'impôts sur le résultat connexes selon les PCGR. Nous évaluons le rendement des groupes d'exploitation et présentons leurs résultats ainsi que les impôts sur le résultat connexes sur une base d'imposition comparable.

La charge d'impôts sur le résultat a augmenté de 51 millions de dollars depuis le premier trimestre de 2011 et de 53 millions depuis le quatrième trimestre de 2011, pour s'établir à 313 millions. Le taux d'impôt effectif a été de 22,0 % pour le trimestre, contre 24,1 % il y a un an et 25,3 % au quatrième trimestre de 2011. En regard du premier trimestre de 2011, la baisse du taux d'impôt effectif dans les trois mois à l'étude a résulté surtout du bénéfice plus élevé provenant des entités non assujetties à l'impôt, d'une réduction du taux d'impôt de 1,7 point de pourcentage prévu par la loi au Canada en 2012 et de la constatation d'une charge au titre des impôts de périodes précédentes par le secteur américain de BMO Marchés des capitaux au premier trimestre de 2011. Ces facteurs ont été contrebalancés en partie par la plus forte proportion du bénéfice généré dans des territoires où les taux d'impôt sont plus élevés. La diminution du taux d'impôt effectif entre le quatrième trimestre de 2011 et celui à l'étude a découlé essentiellement de la plus grande proportion du bénéfice provenant d'entités non assujetties à l'impôt et de la réduction du taux d'impôt prévu par la loi au Canada en 2012, ce qui a été atténué par la diminution de la proportion du bénéfice exonéré d'impôt. Le taux d'impôt effectif ajusté a été de 23,7 % pour le trimestre, contre 24,5 % au premier trimestre de 2011 et 20,7 % au quatrième trimestre de 2011. Le taux d'impôt ajusté est établi au moyen du bénéfice net ajusté et non du bénéfice net servant au calcul du bénéfice assujetti à l'impôt.

Comme il est expliqué dans la section du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO qui traite de la charge d'impôts sur le résultat, pour gérer l'incidence des fluctuations des cours de change sur les investissements de BMO dans des établissements à l'étranger, BMO peut couvrir le risque de change en finançant une partie ou la totalité de ses investissements à l'étranger en dollars américains. Le profit ou la perte provenant de telles opérations de couverture et le profit ou la perte latent découlant de la conversion des investissements dans des établissements aux États-Unis viennent diminuer ou augmenter les capitaux propres attribuables aux actionnaires. Aux fins des impôts sur le résultat, le profit ou la perte généré par des opérations de couverture entraîne une charge ou une économie d'impôts sur le résultat, dans la période en cours, qui est imputée aux capitaux propres attribuables aux actionnaires, tandis que le profit ou la perte latent sur les investissements dans des établissements aux États-Unis n'est pas assujetti aux impôts sur le résultat avant la réalisation de ces investissements. La charge ou l'économie d'impôts qui découle des profits ou pertes sur ces opérations de couverture est tributaire des fluctuations du cours de change entre les dollars canadien et américain d'une période à l'autre. Les opérations de couverture des investissements dans des établissements aux États-Unis ont entraîné un recouvrement d'impôts sur le résultat, lequel a été imputé aux capitaux propres attribuables aux actionnaires, de 17 millions de dollars pour le trimestre. L'état consolidé du résultat global, qui fait partie des états financiers consolidés intermédiaires non audités, contient plus de détails à ce sujet. La section Analyse du capital réglementaire du premier trimestre de 2012, figurant sous la rubrique Gestion du capital, renferme des renseignements sur les autres opérations de couverture du risque de change découlant des investissements dans des établissements à l'étranger, opérations visant la réduction de la volatilité potentielle de nos ratios de capital.

Les résultats ajustés figurant dans la présente section sont des montants ou des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Sommaire des tendances trimestrielles relatives aux résultats 1) 2)
(en millions de dollars, sauf indication contraire) T1-2012 T4-2011 T3-2011 T2-2011 T1-2011 T4-2010 2) T3-2010 2) T2-2010 2)
Total des revenus 4 117 3 822 3 320 3 333 3 468 3 236 2 914 3 057
Dotation à la provision spécifique pour pertes sur créances 122 299 245 265 317 253 214 249
Dotation à la provision générale pour pertes sur créances 19 63 (15 ) 32 6 - - -
Charges autres que d'intérêts 2 554 2 432 2 221 2 030 2 058 2 030 1 905 1 838
Bénéfice net 1 109 768 708 813 825 757 688 763
Bénéfice net ajusté 972 832 856 770 817 766 697 770
Résultat de base par action ($) 1,65 1,12 1,10 1,34 1,36 1,25 1,13 1,27
Résultat dilué par action ($) 1,63 1,11 1,09 1,32 1,34 1,24 1,13 1,26
Résultat ajusté dilué par action ($) 1,42 1,20 1,34 1,25 1,32 1,26 1,14 1,28
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (%) 2,05 2,01 1,76 1,82 1,78 1,89 1,88 1,88
Marge nette d'intérêts ajustée sur l'actif productif (%) 1,85 1,78 1,78 1,83 1,79 1,89 1,88 1,88
Taux d'impôt effectif (%) 22,0 25,3 18,0 19,2 24,1 20,6 13,4 21,4
Cours de change moyen entre les dollars canadien et américain 1,01 1,01 0,96 0,96 1,01 1,04 1,05 1,03
Bénéfice net :
PE Canada 446 439 443 414 477 427 431 399
PE États-Unis 137 155 90 53 54 46 52 56
Services bancaires Particuliers et entreprises 583 594 533 467 531 473 483 455
Groupe Gestion privée 105 137 104 91 144 120 98 109
BMO Marchés des capitaux 198 143 270 229 260 214 130 260
Services d'entreprise, incluant T&O 223 (106 ) (199 ) 26 (110 ) (50 ) (23 ) (61 )
Bénéfice net de Groupe financier BMO 1 109 768 708 813 825 757 688 763
Bénéfice net ajusté :
PE Canada 448 441 444 417 479 429 433 400
PE États-Unis 154 172 99 57 59 51 57 61
Services bancaires Particuliers et entreprises 602 613 543 474 538 480 490 461
Groupe Gestion privée 110 143 105 93 145 121 100 111
BMO Marchés des capitaux 198 143 270 229 260 214 130 260
Services d'entreprise, incluant T&O 62 (67 ) (62 ) (26 ) (126 ) (49 ) (23 ) (62 )
Bénéfice net ajusté de Groupe financier BMO 972 832 856 770 817 766 697 770
1) Les résultats ajustés présentés dans ce tableau sont des montants ou des mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
2) Les montants des deuxième, troisième et quatrième trimestres de 2010 n'ont pas été retraités en fonction des IFRS. Voir l'analyse ci-dessous.

Les tendances trimestrielles relatives aux résultats de BMO sont examinées en détail aux pages 98 et 99 de son Rapport de gestion annuel pour 2011. Nous invitons les lecteurs à se reporter à cette analyse pour obtenir des explications plus complètes de ces tendances et des facteurs qui ont influé sur les résultats trimestriels passés, dont la légère influence des variations saisonnières sur les résultats. Le tableau ci-dessus présente un sommaire des résultats obtenus entre le deuxième trimestre de 2010 et le premier trimestre de 2012, inclusivement.

Depuis le 1er novembre 2011, les états financiers de BMO sont établis conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS). Les états financiers consolidés des périodes correspondantes de l'exercice 2011 ont été retraités. Nos résultats financiers des trimestres de l'exercice 2010 n'ont cependant pas été retraités et sont toujours présentés conformément aux PCGRC qui s'appliquaient alors.

Nous avons maintenu le cap sur nos objectifs et sur nos priorités et nous avons réalisé d'importants progrès dans l'enracinement d'une culture qui place le client au centre de tout ce que nous faisons. La conjoncture économique a parfois représenté un défi pour certains de nos secteurs en 2011, mais dans l'ensemble, les conditions se sont améliorées et nous avons continué de mettre l'accent sur notre vision et notre stratégie tout en déclarant pour 2011 et pour le premier trimestre de 2012 des résultats supérieurs à ceux de 2010.

Dans l'ensemble, les résultats se sont améliorés en 2011 et au premier trimestre de 2012, ce qui reflète une tendance d'augmentation des revenus, de baisse des dotations à la provision pour pertes sur créances et de hausse du bénéfice net même si, au quatrième trimestre, les résultats se sont dégradés à cause des craintes que suscitait l'endettement des pays européens. Les charges se sont accrues en 2011, ce qui témoigne des acquisitions, des sommes consacrées aux initiatives et de l'essor des activités.

PE Canada a affiché un bon rendement, ses revenus et sa rentabilité ayant, en général, augmenté. Cette unité a enregistré de fortes hausses des revenus tirés de ses services aux particuliers et aux entreprises, ce qui a découlé de l'essor des volumes de la plupart de ses produits. En règle générale, le bénéfice net a affiché des tendances à la hausse tout au long de 2011 et au premier trimestre de 2012, les revenus et les charges ayant augmenté de manière modérée durant cette période.

PE Etats-Unis évolue dans un contexte économique difficile depuis 2007. Les résultats de 2010 ont également été touchés par les coûts d'intégration des entreprises acquises, et le contexte économique qui a prévalu au cours de cet exercice a entraîné une baisse du recours à des prêts, ce qui a nui à l'essor des revenus et au bénéfice net. Les résultats se sont grandement améliorés en 2011 et au premier trimestre de 2012 après l'acquisition de M&I vers la fin du troisième trimestre.

Les résultats obtenus par le groupe Gestion privée au cours des derniers trimestres témoignent de la croissance continue affichée au sein de ce groupe, sauf en ce qui a trait aux activités d'assurance. La variabilité des résultats trimestriels est causée par les charges de réassurance et l'incidence qu'ont les variations des taux d'intérêt à long terme sur nos activités d'assurance. Depuis le troisième trimestre de 2011, les résultats du groupe Gestion privée reflètent l'acquisition de LGM et des activités de gestion de patrimoine de M&I. Plus particulièrement, M&I a fourni un apport positif aux résultats des trois derniers trimestres.

En 2010, les résultats de BMO Marchés des capitaux ont varié d'un trimestre à l'autre, ceux du deuxième trimestre ayant été très bons, mais le bénéfice net ayant été particulièrement faible dans le trimestre qui a suivi. Les résultats du premier trimestre de 2011 ont été remarquablement bons, ceux du deuxième trimestre sont revenus à des niveaux plus courants et ceux du troisième ont bénéficié de recouvrements d'impôts sur le résultat liés à des périodes antérieures. Les résultats ont fléchi au quatrième trimestre de 2011 et, dans une moindre mesure, au premier trimestre de 2012 en raison d'une conjoncture de marché difficile, mais en voie d'amélioration.

Les résultats des Services d'entreprise ont été touchés par des éléments d'ajustement. En général, les résultats ajustés ont été plus constants, ce qui témoigne de la baisse des dotations à la provision pour pertes sur créances et de la hausse des revenus.

Le taux d'impôt effectif peut varier puisqu'il est fonction de la date de résolution de certaines questions fiscales, des recouvrements d'impôts sur le résultat de périodes antérieures et de la proportion du revenu qui est dégagé dans les différents territoires où nous exerçons des activités.

Dans l'ensemble, le dollar américain s'est déprécié dans les deux derniers exercices. Il s'est affaibli davantage en 2011 et a presque atteint la parité avec le dollar canadien. Sa perte de valeur a cependant été moins prononcée qu'en 2010. Le dollar américain s'est quelque peu apprécié durant le premier trimestre de 2012. Un dollar américain plus fort augmente les valeurs, après conversion, des revenus et des charges de BMO qui sont libellés dans cette devise.

Bilan

Le total de l'actif a atteint 538,3 milliards de dollars, ayant augmenté de 37,7 milliards depuis le 31 octobre 2011. Sa hausse reflète essentiellement les augmentations de 21,5 milliards de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des dépôts productifs d'intérêts à d'autres banques, de 4,6 milliards des titres pris en pension ou empruntés, de 4,3 milliards des valeurs mobilières, de 3,7 milliards du solde net des prêts et acceptations et de 3,6 milliards de tous les autres actifs.

La hausse de 21,5 milliards de dollars de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des dépôts productifs d'intérêts à d'autres banques a résulté essentiellement de l'augmentation des soldes auprès de la Réserve fédérale américaine.

L'augmentation de 4,3 milliards de dollars des valeurs mobilières a découlé principalement de l'essor des titres disponibles à la vente.

La hausse de 3,7 milliards de dollars du solde net des prêts et acceptations a résulté surtout d'une augmentation de 3,8 milliards des prêts aux entreprises et aux administrations publiques. Les prêts hypothécaires à l'habitation, les prêts à tempérament aux particuliers ainsi que les autres prêts aux particuliers ont crû de 0,2 milliard, respectivement. Cette hausse a été atténuée par une baisse de 0,5 milliard des prêts sur cartes de crédit et des engagements de clients aux termes d'acceptations.

La hausse de 3,6 milliards de dollars des autres actifs est essentiellement attribuable à la hausse des actifs dérivés, et ce, surtout des contrats de taux d'intérêt. Les passifs financiers dérivés ont enregistré une augmentation comparable.

Le passif et les capitaux propres ont crû de 37,7 milliards de dollars depuis le 31 octobre 2011, ce qui reflète essentiellement la progression de 19,9 milliards des titres mis en pension ou prêtés, de 14,2 milliards des dépôts, de 4,2 milliards des passifs financiers dérivés et de 0,7 milliard des capitaux propres attribuables aux actionnaires. Tous les autres passifs ont enregistré une baisse totalisant 1,3 milliard.

L'accroissement de 19,9 milliards de dollars des titres mis en pension ou prêtés vient principalement de l'intensification des activités menées pour les clients.

L'augmentation de 14,6 milliards de dollars des dépôts des entreprises et des administrations publiques a résulté principalement d'une hausse des dépôts aux États-Unis et du financement de gros en dollars américains. Les dépôts des particuliers ont augmenté de 0,3 milliard alors que ceux des banques ont fléchi de 0,7 milliard.

La progression de 0,7 milliard de dollars des capitaux propres attribuables aux actionnaires au quatrième trimestre reflète la hausse des résultats non distribués.

Le tableau 20, à la page 110 du Rapport annuel 2011 de BMO, indique les obligations contractuelles par année d'échéance présentées conformément aux PCGR canadiens. Selon ce référentiel, il ne s'est produit aucun changement important dans les obligations contractuelles hors du cadre normal des activités.

Gestion du capital

Analyse du capital réglementaire du premier trimestre de 2012

BMO demeure bien capitalisé, son ratio des capitaux propres ordinaires, selon Bâle II, se situant à 9,65 % et son ratio du capital de première catégorie, toujours selon Bâle II, s'établissant à 11,69 % au 31 janvier 2012. À cette date, les capitaux propres ordinaires et le capital de première catégorie se chiffraient à 20,1 milliards de dollars et à 24,4 milliards, respectivement, et l'actif pondéré en fonction des risques, à 209 milliards. Le ratio des capitaux propres ordinaires n'a pour ainsi dire pas changé et celui du capital de première catégorie a fléchi de 32 points de base depuis le quatrième trimestre, et ce, en raison surtout de la diminution du capital, tel qu'il est expliqué ci-dessous, mais ces ratios demeurent excellents et bien supérieurs à ceux exigés par la réglementation.

En date du 1er novembre 2011, BMO a adopté les IFRS, ce qui a influé prospectivement sur nos ratios de capital. Le passage aux IFRS a réduit l'actif pondéré en fonction des risques et affaibli les résultats non distribués, ce qui, en bout de ligne, retranchera environ 60 points de base au ratio du capital de première catégorie de BMO selon Bâle II et augmentera son ratio de l'actif au capital de 1,45 fois. Conformément aux recommandations du BSIF, BMO a choisi d'intégrer l'incidence du recul de son capital de première catégorie progressivement sur une période de cinq trimestres. Au premier trimestre de 2012, l'incidence du passage aux IFRS sur notre ratio du capital de première catégorie selon Bâle II a été une réduction de 6 points de base. Les répercussions de la baisse de l'actif pondéré en fonction des risques ne sont pas intégrées progressivement et ont été entièrement prises en compte au cours du premier trimestre de 2012.

Au 31 janvier 2012, l'actif pondéré en fonction des risques de BMO reflète les changements apportés à Bâle II (règle de Bâle 2.5) eu égard à la capitalisation de certains risques liés au portefeuille de négociation et aux produits structurés. A 209 milliards de dollars, cet actif est cependant demeuré le même qu'au 31 octobre 2011 puisque les exigences, imposées par les règles de Bâle 2.5, quant à un montant supplémentaire d'actif pondéré en fonction des risques eu égard à la valeur à risque en période de tension ont été contrebalancées par le recul de cet actif en raison du passage aux IFRS décrit ci-dessus, par une amélioration de l'évaluation des risques et par la baisse de l'actif pondéré en fonction des risques de marché calculé selon Bâle II.

Au 31 janvier 2012, les capitaux propres ordinaires, selon Bâle II, avaient augmenté de 0,1 milliard de dollars par rapport à 20,0 milliards au 31 octobre 2011. La hausse des résultats non distribués a été contrebalancée par les ajustements à ces résultats qui ont été apportés en raison du passage aux IFRS et qui, tel qu'il est précisé ci-dessus, sont intégrés progressivement sur cinq trimestres, et par la hausse des déductions du capital selon Bâle II à cause de l'expiration des règles concernant les droits acquis liés aux déductions du capital des filiales d'assurance détenues avant le 1er janvier 2007. Ces ajustements ont eu pour effet de réduire le ratio des capitaux propres ordinaires, selon Bâle II, de 8 points de base et de 9 points de base, respectivement. Compte non tenu de ces ajustements, les capitaux propres ordinaires ont augmenté de 0,6 milliard par suite de l'essor des résultats non distribués et de l'émission d'actions ordinaires aux termes du Régime de réinvestissement des dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires et de l'exercice d'options sur actions, ce qui a été atténué par la hausse des déductions aux termes des règles de Bâle 2.5.

Le capital de première catégorie, selon Bâle II, a diminué de 0,7 milliard de dollars depuis le 31 octobre 2011, en raison surtout du rachat de 400 millions de dollars de BMO BOaTS - série C en décembre et de celui de 300 millions de dollars américains d'actions privilégiées de catégorie B - série 10 qui a été annoncé en janvier et qui a eu lieu en février.

Au 31 janvier 2012, le ratio du capital total, selon Bâle II, était de 14,58 % et avait baissé de 27 points de base comparativement aux 14,85 % du quatrième trimestre. Le capital total a diminué de 0,6 milliard de dollars, pour se situer à 30,4 milliards, et ce, en raison surtout des facteurs décrits ci-dessus.

Les ajustements, selon les IFRS, qui ont touché le capital au premier trimestre et qui sont décrits ci-dessus ont réduit le ratio du capital de première catégorie et le ratio du capital total de 6 et 2 points de base, respectivement. Une fois qu'ils auront été entièrement intégrés, leur incidence finale sur les ratios sera de 60 et 55 points de base, respectivement. La fin des règles concernant les droits acquis des filiales d'assurance a réduit de 9 points de base le ratio des capitaux propres ordinaires et le ratio du capital de première catégorie au cours du trimestre.

Le ratio de l'actif au capital de BMO, qui est un ratio de levier financier que surveille le BSIF, était de 15,37 au 31 janvier 2012. Selon les règles du BSIF, le total de l'actif d'une banque ne peut représenter plus de 20 fois son capital disponible. Cependant, selon la situation propre à une banque, le BSIF peut lui imposer un ratio inférieur ou autoriser un ratio supérieur d'au plus 23 fois.

Les investissements de BMO dans ses établissements américains sont essentiellement libellés en dollars américains. Tel qu'il est expliqué précédemment dans la section Impôts sur le résultat, les profits ou pertes de change découlant de la conversion, en dollars canadiens, de ces investissements sont pris en compte dans les capitaux propres attribuables aux actionnaires (sans être assujettis à l'impôt avant leur réalisation). Conjugué à l'incidence de la conversion de l'actif pondéré en fonction des risques libellé en dollars américains sur l'actif pondéré en fonction des risques en dollars canadiens et aux répercussions des déductions du capital en dollars américains sur notre capital en dollars canadiens, cela peut créer de la volatilité dans les ratios de capital de la Banque. Tel qu'il est expliqué précédemment dans la section Impôts sur le résultat, BMO peut couvrir entièrement ou partiellement ce risque de change en finançant ses investissements à l'étranger en dollars américains et peut conclure des contrats de change à terme afin d'atténuer l'incidence des fluctuations des cours de change sur ses ratios de capital.

Changements proposés au capital réglementaire en vertu de Bâle III

Les règles de Bâle III relativement au capital qui entreront en vigueur à partir de janvier 2013 ont, pour la plupart, été définies, et les ratios de capital de BMO en vertu de Bâle III sont tels qu'elle sera en mesure de se conformer aux nouvelles exigences.

Nous jugeons qu'aux termes de Bâle III, le ratio le plus important est celui des capitaux propres ordinaires. Selon notre analyse et nos hypothèses, le ratio pro forma des capitaux propres ordinaires au 31 janvier 2012 serait de 7,2 %, soit environ 30 points de base de plus que celui du quatrième trimestre. Le BSIF a indiqué dans une lettre aux institutions de dépôts datée du 1er février 2011 qu'il s'attendait que les institutions qui acceptent des dépôts respectent les exigences en matière de capital de Bâle III, notamment qu'elles atteignent un ratio des capitaux propres ordinaires cible de 7 % (ratio minimal de 4,5 % plus un coussin de conservation du capital de 2,5 %), tôt au cours de la période de transition à Bâle III, qui s'amorcera au début de 2013. Comme il est analysé ci-dessous, à l'heure actuelle, le capital et les ratios pro forma de BMO sont supérieurs à ces attentes. Avec l'essor des résultats non distribués, BMO s'attend à maintenir un ratio des capitaux propres ordinaires nettement plus élevé que le ratio cible de 7 % avant l'entrée en vigueur au Canada des règles en janvier 2013.

Les capitaux propres ordinaires réglementaires de la Banque, ce qui correspond aux capitaux propres ordinaires déduction faite des ajustements du capital réglementaire applicables, diminueraient d'environ 2,7 milliards de dollars, passant de 18,9 milliards selon Bâle II, compte tenu de l'intégration de toutes les répercussions des IFRS, à 16,2 milliards selon Bâle III, et ce, au 31 janvier 2012 dans les deux cas.

Notre actif pondéré en fonction des risques au 31 janvier 2012, soit 209 milliards de dollars en vertu de Bâle II, augmenterait d'environ 16 milliards pour s'établir à 225 milliards, et ce, en raison surtout de l'accroissement de 14,1 milliards de l'actif pondéré en fonction du risque de contrepartie et de la conversion, en actif pondéré en fonction des risques, de certaines déductions du capital que prescrit actuellement Bâle II.

Au 31 janvier 2012, le ratio du capital de première catégorie pro forma selon Bâle III, serait de 9,1 %, soit le même qu'au quatrième trimestre.

Au 31 janvier 2012, le capital de première catégorie pro forma selon Bâle III diminuerait d'environ 2,9 milliards de dollars, passant de 23,3 milliards en vertu de Bâle II, compte tenu de l'intégration de toutes les répercussions des IFRS, à 20,4 milliards.

Les ratios pro forma du capital de première catégorie, du capital total et de levier financier de BMO dépassent les exigences minimales de Bâle III.

Les calculs et éléments pro forma présentés dans cette section supposent l'instauration de toutes les exigences et propositions annoncées en matière de capital réglementaire en vertu de Bâle III. Aux fins du calcul du ratio du capital de première catégorie, du ratio du capital total et du ratio de levier financier de la Banque selon Bâle III, nous avons également supposé que les instruments de capital de première et de deuxième catégories existants, autres que des actions ordinaires, seraient entièrement pris en compte dans le capital réglementaire. Ces instruments ne respectent pas les exigences en matière de capital de Bâle III, mais feront l'objet des clauses de droits acquis et seront retranchés graduellement sur une période de neuf ans débutant le 1er janvier 2013. Nous prévoyons pouvoir refinancer les instruments de capital autres que des actions ordinaires au moment requis et au besoin afin de respecter les exigences imposées à l'égard de ces instruments.

Les ratios pro forma, selon Bâle III, ne tiennent pas compte des mesures que la direction pourrait prendre dans l'avenir pour atténuer l'incidence des changements, de l'effet positif de la croissance à venir des résultats non distribués, de changements de règlements additionnels ou d'autres facteurs qui échappent à la volonté de la direction.

La section Gestion globale du capital, qui figure aux pages 61 à 65 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO renferme d'autres renseignements sur les changements de capital réglementaire en vertu de Bâle III.

Autres faits nouveaux touchant le capital

Le 19 janvier 2012, BMO a annoncé son intention de racheter la totalité de ses actions privilégiées perpétuelles de catégorie B à dividende non cumulatif - série 10 de 300 millions de dollars américains, actions qui ont été rachetées le 25 février 2012.

Au cours du trimestre, 1 381 000 actions ordinaires ont été émises aux termes du Régime de réinvestissement des dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires et de l'exercice d'options sur actions.

Le 28 février 2012, le Conseil d'administration de BMO a déclaré un dividende trimestriel de 0,70 $ par action payable aux détenteurs d'actions ordinaires, soit un dividende équivalant à celui d'il y a un an et à celui du trimestre précédent. Ce dividende doit être versé le 28 mai 2012 aux actionnaires inscrits le 1er mai 2012. Les détenteurs d'actions ordinaires peuvent choisir de le réinvestir dans des actions ordinaires supplémentaires en vertu du Régime de réinvestissement de dividendes et d'achat d'actions destiné aux actionnaires de BMO (le Régime). Aux termes de ce régime, le Conseil d'administration détermine si les actions ordinaires visées seront achetées sur le marché secondaire ou seront des actions nouvellement émises. À l'heure actuelle, il est prévu que les actions ordinaires achetées aux termes de ce régime seront des actions nouvellement émises et qu'elles le seront moyennant un escompte de 2 % par rapport au prix moyen du marché des actions ordinaires, tel qu'il est défini dans le Régime.

Capital réglementaire admissible
Capital réglementaire et actif pondéré en fonction des risques, selon Bâle II
(en millions de dollars canadiens) T1-2012 T4-2011
Capitaux propres ordinaires, montant brut 24 709 24 455
Application graduelle des IFRS non applicable aux capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires 88 -
Écart d'acquisition et immobilisations incorporelles excédentaires (3 656 ) (3 585 )
Déductions liées à la titrisation (34 ) (168 )
Pertes prévues en excédent de la provision, selon l'approche NI avancée (233 ) (205 )
Investissements importants/placements dans des filiales d'assurance (659 ) (481 )
Autres déductions (75 ) -
Capitaux propres ordinaires ajustés 20 140 20 016
Actions privilégiées à dividende non cumulatif 2 464 2 861
Instruments novateurs inclus dans le capital de première catégorie 1 857 2 156
Participation ne donnant pas le contrôle dans des filiales 26 38
Application graduelle des IFRS non applicable aux capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires (88 ) -
Capital de première catégorie ajusté 24 399 25 071
Dette subordonnée 5 813 5 896
Billets de fiducie secondaires 800 800
Cumul des profits nets latents après impôts sur des titres de participation disponibles à la vente 1 7
Portion admissible de la provision générale pour pertes sur créances 359 309
Total du capital de deuxième catégorie 6 973 7 012
Déductions liées à la titrisation (34 ) (31 )
Pertes prévues en excédent de la provision, selon l'approche NI avancée (233 ) (205 )
Investissements importants/placements dans des filiales d'assurance (659 ) (855 )
Capital de deuxième catégorie ajusté 6 047 5 921
Capital total 30 446 30 992
Actif pondéré en fonction des risques
(en millions de dollars canadiens) T1-2012 T4-2011
Risque de crédit 175 073 179 092
Risque de marché 8 719 4 971
Risque opérationnel 24 958 24 609
Total de l'actif pondéré en fonction des risques 208 750 208 672

Mise en garde

Les sections précédentes renferment des déclarations prospectives. Voir la mise en garde concernant les déclarations prospectives.

Les sections précédentes contiennent également des résultats et mesures non ajustés, lesquels ne sont pas conformes aux PCGR. Voir la section Mesures non conformes aux PCGR.

Actions en circulation et titres convertibles en actions ordinaires
Au 22 février 2012 Nombre d'actions ou montant en dollars
Actions ordinaires 640 404 902
Actions privilégiées de catégorie B
Série 5 200 000 000 $
Série 13 350 000 000 $
Série 14 250 000 000 $
Série 15 250 000 000 $
Série 16 300 000 000 $
Série 18 150 000 000 $
Série 21 275 000 000 $
Série 23 400 000 000 $
Série 25 290 000 000 $
Convertibles en actions ordinaires
Actions privilégiées de catégorie B 1)
Série 10 300 000 000 $ US
Options sur actions
- droits acquis 9 736 000
- droits non acquis 8 670 000
1) Les actions privilégiées convertibles peuvent être échangées au prorata contre des actions ordinaires à des dates précises sur la base de 95% du cours moyen de l'action ordinaire sur une période de 20 jours se terminant quatre jours avant la date de l'échange. Les actions de la série 10 ont été rachetées le 25 février 2012.
La note 20 afférente aux états financiers consolidés audités, aux pages 154 et 155 du Rapport annuel 2011, traite en détail du capital social.

Désignation des dividendes admissibles

Aux fins de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) et de toute autre loi provinciale ou territoriale similaire et à moins d'indication contraire, BMO désigne tous les dividendes versés ou jugés comme ayant été versés sur ses actions ordinaires et privilégiées comme étant des « dividendes admissibles ».

Cotes de crédit

Les cotes de crédit que des agences de notation externes attribuent aux titres d'emprunt à court terme et à ceux à long terme de premier rang de BMO jouent un rôle important dans sa capacité à se procurer du capital et à obtenir le financement que requiert le soutien de ses activités commerciales. Le fait de maintenir d'excellentes cotes de crédit nous permet d'avoir accès à des fonds sur les marchés financiers, et ce, à des taux attrayants. Si nos cotes se détérioraient de manière importante, il est probable que le coût de nos fonds augmenterait fortement et qu'il nous serait plus difficile d'obtenir du financement et du capital sur les marchés financiers. Un abaissement majeur de nos cotes aurait également d'autres conséquences, dont celles décrites à la note 10 afférente aux états financiers consolidés annuels, à la page 140.

Les cotes de crédit octroyées aux titres d'emprunt de premier rang de BMO sont demeurées inchangées durant le trimestre, et des perspectives stables leur ont été attribuées. Les quatre cotes sont celles d'émissions de premier ordre et de grande qualité et sont les suivantes : AA pour DBRS, AA- pour Fitch, Aa2 pour Moody's et A+ pour Standard & Poor's. La section qui traite des points saillants des résultats financiers et qui se trouve dans les premières pages de ce document donne également des détails sur ces cotes de crédit.

Transactions avec des parties liées

Dans le cadre normal de nos activités, nous fournissons des services bancaires à nos administrateurs, à nos dirigeants et aux entités qui leur sont affiliées, ainsi qu'à nos coentreprises et à nos entreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence selon les mêmes modalités que celles que nous offrons à nos clients. Nous proposons à nos employés un éventail précis de produits de prêts hypothécaires et autres prêts qui sont assortis des taux que nous accordons généralement à nos clients privilégiés. Nous offrons également aux employés une subvention à l'égard des frais annuels de cartes de crédit basée sur ces frais.

Les options sur actions et les unités d'actions différées qui sont attribuées aux administrateurs ainsi que les contrats de prêt à taux réduit conclus avec les dirigeants, par suite de mutations effectuées à notre demande, sont analysés à la note 27 afférente aux états financiers consolidés audités, à la page 169 du Rapport annuel 2011 de BMO.

Arrangements hors bilan

Dans le cadre normal de ses activités, BMO conclut un certain nombre d'arrangements hors bilan, dont les plus importants sont les instruments de crédit, les entités ad hoc et les garanties, lesquels sont décrits aux pages 66 à 68 et à la page 70 de son Rapport de gestion annuel pour 2011 ainsi qu'aux notes 4 et 6 afférentes aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints. En vertu des IFRS, nous consolidons désormais nos entités de crédit structuré, notre entité de titrisation des clients américaine, la Fiducie de capital BMO II et la Fiducie de billets secondaires BMO. La section qui porte sur les instruments financiers désignés donne plus de détails sur les changements importants à ces arrangements qui sont survenus au cours du trimestre clos le 31 janvier 2012.

Méthodes comptables et principales estimations comptables

À compter du présent trimestre, les états financiers consolidés de BMO sont établis conformément aux Normes internationales d'information financière (IFRS). Sauf indication contraire, toute mention des PCGR renvoie aux IFRS. La note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints renferme la description des principales méthodes comptables aux termes des IFRS ainsi que des explications sur certaines estimations comptables qui sont considérées comme particulièrement importantes puisqu'elles exigent que la direction pose des jugements importants, dont certains portent sur des questions qui sont inévitablement incertaines. Nous invitons les lecteurs à prendre connaissance de ces explications. Les états financiers consolidés des périodes correspondantes ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude. Antérieurement, nos états financiers consolidés étaient dressés conformément aux PCGRC qui s'appliquaient alors. Les changements de méthodes comptables par suite de l'application des IFRS sont décrits plus longuement à la note 18 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints.

Modifications futures de méthodes comptables

L'International Accounting Standards Board (IASB) a publié des modifications à la norme portant sur les informations à fournir sur les instruments financiers, modifications qui exigent la présentation d'informations supplémentaires sur le transfert d'actifs financiers, incluant l'incidence éventuelle de tout risque résiduel que l'entité qui effectue le transfert conserve. BMO devra se conformer aux nouvelles exigences lorsqu'elle présentera ses renseignements annuels au 31 octobre 2012. En outre, en date du 1er novembre 2013, nous adopterons également les nouvelles normes concernant les avantages du personnel, l'évaluation de la juste valeur, les états financiers consolidés, les participations dans des entreprises associées et des coentreprises et la compensation. La note 1 afférente aux états financiers consolidés intermédiaires non audités ci-joints renferme d'autres renseignements sur les nouvelles normes et les modifications aux normes existantes.

Instruments financiers désignés

Les pages 65 à 69 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO présentent de l'information supplémentaire sur certains instruments financiers qui, à compter de 2008 et d'après des évaluations ultérieures, ont commencé à être perçus par les marchés comme comportant un risque accru. Nous invitons les lecteurs à passer en revue cette information qui les aidera à comprendre la nature et l'ampleur des expositions de BMO. Nous avons pour pratique de signaler tout changement important, s'il en est, dans la section de notre Rapport de gestion intermédiaire qui traite des instruments financiers désignés.

En vertu des IFRS, nous consolidons désormais nos entités de gestion de placements structurés, notre entité de protection de crédit canadienne et notre entité de titrisation des clients américaine. Il n'y a pas eu de changement de la structure de notre exposition au risque économique.

Le montant prélevé sur les facilités de trésorerie que BMO a consenties aux entités de gestion de placements structurés était passé à 2,3 milliards de dollars américains et à néant à la fin du trimestre, contre 2,6 milliards de dollars américains et 230 millions d'euros à la fin de l'exercice 2011. Ces baisses ont découlé des ventes et des échéances d'actifs. À la fin du trimestre, la valeur comptable des billets de capital subordonnés était de 420 millions de dollars américains et de 60 millions d'euros dans le cas de Links et de Parkland, respectivement, comparativement à 440 millions de dollars américains et à 104 millions d'euros au 31 octobre 2011. Après la clôture de l'exercice, le reste des actifs de Parkland ont été vendus et le produit a servi à rembourser le solde à payer à BMO et à d'autres créanciers. Parkland entend distribuer le reliquat du produit aux porteurs des billets de capital et il est prévu que ses administrateurs entameront alors sa liquidation.

Expositions dans certaines régions

L'exposition de BMO dans certaines régions est assujettie à un cadre de gestion des risques pays qui met en jeu des évaluations économiques et politiques et la gestion de l'exposition conformément à des limites établies en fonction du produit, de l'entité et du pays où le risque final est assumé. Les tableaux ci-après indiquent notre exposition dans certaines régions au 31 janvier 2012. Même si nous surveillons de près nos expositions en Grèce, en Irlande, en Italie, au Portugal et en Espagne (pays GIIPE), les tableaux ci-dessous tiennent compte d'un groupe de pays européens à l'égard desquels l'exposition brute est de plus de 500 millions de dollars.

Le premier tableau indique le total de l'exposition brute et nette du portefeuille relativement aux prêts, aux titres, aux opérations de mise en pension et aux dérivés. Les totaux sont répartis par type de contrepartie dans les tableaux suivants. L'exposition aux swaps sur défaillance par contrepartie est présentée séparément.
L'exposition directe de la Banque dans les pays GIIPE a essentiellement trait à des produits de financement commercial et des produits de négociation offerts par des banques. L'exposition demeure faible, s'établissant à un montant net de 155 millions de dollars, plus des engagements non financés de 48 millions. De plus, notre filiale irlandaise est tenue de maintenir des réserves auprès de la banque centrale d'Irlande, réserves totalisant 75 millions à la fin du trimestre.

Notre exposition directe nette dans les autres pays de la zone euro (soit les 12 autres pays qui ont l'euro comme monnaie commune) totalisait environ 4,7 milliards de dollars, dont une proportion d'environ 66 % avait trait à des contreparties situées dans des pays auxquels Moody's et S&P ont attribué une cote de Aaa ou AAA, et une proportion de presque 100 % s'est vu attribuer la cote Aaa ou AAA par l'une ou l'autre des agences de notation. Notre exposition directe nette dans le reste de l'Europe totalisait environ 3,6 milliards, dont une proportion de 95 % avait trait à des contreparties situées dans des pays auxquels S&P et Moody's ont attribué une cote de Aaa ou AAA. Une partie importante de l'exposition à des Etats souverains est constituée de produits de trésorerie négociables, alors que l'exposition à des banques a trait à des instruments de négociation, à des titres de créance à court terme, à des positions sur dérivés, à des lettres de crédit et à des garanties.

Outre les expositions montrées dans le tableau, nous sommes exposés à des institutions européennes supranationales à hauteur de 0,85 milliard de dollars, et ce, essentiellement par voie de produits de trésorerie négociables, ainsi qu'à des banques centrales européennes à hauteur de 0,58 milliard.

L'exposition de la Banque à des entités situées dans divers pays européens vient également de notre entité de protection de crédit, de notre entité de titrisation des clients américaine et de nos entités de gestion de placements structurés. Ces expositions ne sont pas incluses dans les tableaux ci-dessus parce que leur structure comporte déjà une protection de crédit. Ces entités exposent la Banque à un risque de crédit direct et sont, à leur tour, exposées à un risque en raison des prêts ou des titres provenant d'entités situées en Europe. Tel qu'il est indiqué aux pages 65 à 69 du Rapport de gestion annuel pour 2011 de BMO, ces entités comportent toutes une protection de premier niveau et les couvertures ont été conclues pour notre entité de protection de crédit.

L'exposition notionnelle dans notre entité de protection de crédit à des émetteurs situés en Grèce, en Italie et en Espagne représentait 0,5 %, 1,3 % et 1,1 %, respectivement, de son exposition notionnelle totale. L'exposition notionnelle dans les 12 autres pays dont la monnaie est l'euro représentait 14,1 % du total de l'exposition notionnelle et, de ce pourcentage, une proportion d'environ 78,5 % avait obtenu une cote de première qualité de la part de S&P (69,2 % par Moody's). L'exposition notionnelle dans le reste de l'Europe représentait 16,3 % du total de l'exposition notionnelle et, de ce pourcentage, une proportion d'environ 70,3 % avait obtenu une cote de première qualité de la part de S&P (63,7 % par Moody's). La Banque est bien protégée grâce à la protection de premier niveau et aux couvertures qui sont en place.

Notre entité de titrisation des clients américaine nous expose aux pays GIIEP et à d'autres pays européens puisqu'elle s'appuie sur 2,9 % de prêts ou de titres provenant d'entités situées en Europe. À 1,2 %, l'exposition à l'Allemagne est la plus importante. Quant à celle à l'Espagne, elle est de moins de 0,1 %, et nous n'avons aucune exposition à l'Italie, à l'Irlande, à la Grèce ou au Portugal.

L'exposition des entités de gestion de placements structurés à des entités situées dans les pays européens est d'une valeur nominale de 1 060 millions de dollars, dont 2 millions dans les pays GIPPE, 324 millions dans les autres pays de la zone de l'euro et 734 millions dans le reste de l'Europe. Les expositions les plus importantes comprennent celles de 668 millions au Royaume-Uni et de 176 millions dans les Pays-Bas. Ces positions englobent une exposition par voie de placements sous forme de titres garantis par des créances et de titres garantis par des prêts, ce qui est exposé au risque de crédit inhérent à des emprunteurs ou à des émetteurs qui mènent des activités en Europe.

L'exposition indirecte de BMO en Europe sous forme de garanties libellées en euros et destinées à soutenir des opérations de commerce correspondait à des titres émis par des entités situées dans des pays européens de 689 millions d'euros et à des garanties en trésorerie de 218 millions d'euros au 31 janvier 2012. De ces montants, 25 millions d'euros étaient détenus sous forme de titres connexes dans les pays GIIPE et 341 millions d'euros l'étaient dans des titres allemands.

L'exposition indirecte sous forme de garanties émises par des entités situées dans des pays européens totalise 417 millions de dollars, dont un montant de néant dans les pays GIPPE, de 204 millions dans les autres pays de la zone de l'euro et de 213 millions dans le reste de l'Europe. L'exposition indirecte est gérée par voie du cadre de gestion du risque de crédit, ce qui englobe une évaluation rigoureuse des contreparties. Les nantissements ou garanties dans le cadre de certaines structures de produits spécifiques, telles des conventions de rachat, peuvent être considérés comme une certaine forme de soutien.

Les expositions en Europe par voie de swaps sur défaillance de la Banque sont également présentées dans un tableau ci-dessous. Le risque inhérent aux swaps sur défaillance qui sont achetés est contrôlé par voie d'une liste de contreparties approuvées qui est examinée régulièrement, processus qui fait partie de notre cadre de gestion du risque de crédit. Leur échéance est telle que ces expositions sont compensatoires, et celles-ci sont habituellement assorties de modalités contractuelles concordantes et découlent des anciennes stratégies de négociation de produits de crédit qui sont abandonnées progressivement depuis 2008. La non-concordance des échéances du portefeuille en voie de liquidation est négligeable, mais s'il en existe, la protection de crédit achetée va généralement au-delà de la date d'échéance de l'obligation compensatoire ou du contrat du swap sur défaillance. Il existe deux exceptions en vertu desquelles la protection achetée viendra à échéance avant l'obligation de référence; ces exceptions représentent des expositions qui totalisent 19 millions d'euros et dont la non-concordance des échéances est de moins de 3 mois. Ces obligations sont présentées à leur montant net dans les tableaux. De plus, deux expositions européennes totalisant 50 millions d'euros de protection vendue sont couvertes par procuration et ne sont pas présentées à leur montant net dans les tableaux. De ce montant, une tranche de 20 millions d'euros a trait à des contreparties italiennes et le reste à des contreparties hors des pays GIIPE.

L'exposition directe de BMO en Afrique du Nord et au Moyen-Orient totalise 1,0 milliard de dollars, dont 738 millions en Turquie, 105 millions au Maroc et 73 millions aux Émirats arabes unis. Du montant de l'exposition en Turquie, une tranche de 249 millions est assurée par des agences de crédit à l'exportation dûment approuvées. L'exposition dans les autres pays est faible et la Banque n'a aucune exposition directe en Syrie. Les contreparties à cette exposition sont presque toutes des banques, et celle-ci est presque entièrement composée de produits de financement commercial ou de produits connexes.

Exposition en Europe par pays et par contrepartie (en millions de dollars canadiens)
Au 31 janvier 2012 Prêts 1) Titres 2) Opérations de type mise en pension 3) Dérivés 4) Total
Pays Engagements Tranche financée Montant brut Montant net Montant brut Après recouvrements Montant brut Après recouvrements Montant brut Montant net
Pays GIIPE
Grèce 3 3 55 - - - - - 58 3
Irlande 5) - - 28 - - - 65 3 93 3
Italie 1 1 211 26 34 - 13 5 259 32
Portugal 70 22 125 - - - - - 195 22
Espagne 81 81 312 - - - 17 14 410 95
Total - pays GIIPE 155 107 731 26 34 - 95 22 1 015 155
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 38 38 1 236 877 853 1 351 58 2 478 974
Allemagne 130 130 2 149 1 638 1 089 8 143 33 3 511 1 809
Pays-Bas 289 184 698 554 99 3 84 12 1 170 753
Autres 6) 585 406 794 681 - - 99 41 1 478 1 128
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 1 042 758 4 877 3 750 2 041 12 677 144 8 637 4 664
Reste de l'Europe
Danemark 8 8 809 809 405 - 3 3 1 225 820
Norvège 15 15 1 043 1 043 - - 24 24 1 082 1 082
Suède - - 121 2 479 3 8 1 608 6
Royaume-Uni 466 238 1 842 1 149 1 717 9 623 117 4 648 1 513
Autres 6) 179 169 676 - 110 3 29 12 994 184
Total - reste de l'Europe 668 430 4 491 3 003 2 711 15 687 157 8 557 3 605
Total - Europe 1 865 1 295 10 099 6 779 4 786 27 1 459 323 18 209 8 424

Des détails sur les montants sommaires présentés dans les colonnes ci-dessus sont donnés dans les tableaux suivants. La Banque a également une exposition à des entités situées dans plusieurs pays européens par l'intermédiaire de son entité de protection du crédit, de son entité de titrisation américaine des clients et de ses entités de placements structurés. Ces expositions ne sont pas reflétées dans le tableau ci-dessus étant donné la protection du crédit intégrée à leur structure.

1) Les prêts comprennent les prêts et les produits de financement commercial.

2) Les titres comprennent les produits de trésorerie, les investissements des activités d'assurance et les titres de crédit négociables. Le montant brut des titres de crédit négociables ne comprend que les positions vendeurs et exclut les positions acheteurs compensatoires.

3) Les opérations de type mise en pension sont effectuées avec des contreparties qui sont des banques.

4) Les dérivés sont évalués à la valeur de marché, ce qui comprend la compensation des transactions, et dans le cas des contreparties à l'égard desquelles un soutien du crédit est en vigueur, les compensations liées aux garanties. Le risque lié au remplacement des dérivés, déduction faite des garanties, se chiffre à environ 3,4 milliards de dollars pour toute l'Europe.

5) Exclut les réserves de 75 millions de dollars de notre filiale irlandaise auprès de la banque centrale d'Irlande.

6) Comprend les pays dans lesquels l'exposition nette est de moins de 500 millions de dollars. Le poste Autres de la catégorie Zone euro comprend les expositions à l'Autriche, à la Belgique, à Chypre, à la Finlande, au Luxembourg, à la Slovaquie et à la Slovénie. Le poste Autres due la catégorie Reste de l'Europe comprend les expositions à la Croatie, à la République tchèque, à la Hongrie, à l'Islande, à la Pologne, à la Fédération de Russie et à la Suisse.

7) Ne comprend pas l'entité de protection du crédit, l'entité de titrisation américaine des clients ou les entités de placements structurés.

8) Les États souverains comprennent les produits de trésorerie de banques garantis par des États souverains.

Exposition aux prêts en Europe par pays et par contrepartie (en millions de dollars canadiens)
Au 31 janvier 2012 Prêts 1)
Engagements Tranche financée
Pays Banques Sociétés États
souverains
Total Banques Sociétés États
souverains
Total
Pays GIIPE
Grèce 3 - - 3 3 - - 3
Irlande 5) - - - - - - - -
Italie 1 - - 1 1 - - 1
Portugal 20 50 - 70 20 2 - 22
Espagne 81 - - 81 81 - - 81
Total - pays GIIPE 105 50 - 155 105 2 - 107
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 38 - - 38 38 - - 38
Allemagne 50 5 75 130 50 5 75 130
Pays-Bas 28 261 - 289 28 156 - 184
Autres 6) 525 60 - 585 379 27 - 406
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 641 326 75 1 042 495 188 75 758
Reste de l'Europe
Danemark 8 - - 8 8 - - 8
Norvège 15 - - 15 15 - - 15
Suède - - - - - - - -
Royaume-Uni 128 338 - 466 128 110 - 238
Autres 6) 163 16 - 179 163 6 - 169
Total - reste de l'Europe 314 354 - 668 314 116 - 430
Total - Europe 1 060 730 75 1 865 914 306 75 1 295

Voir les notes du premier tableau.

Exposition aux titres en Europe &) par pays et par contrepartie
(en millions de dollars canadiens)
Au 31 janvier 2012 Titres 2)
Montant brut Montant net
Pays Banques Sociétés États
souverains 8)
Total Banques Sociétés États
souverains 7)
Total
Pays GIIPE
Grèce - - 55 55 - - - -
Irlande 5) - 3 25 28 - - - -
Italie 62 37 112 211 - 26 - 26
Portugal - - 125 125 - - - -
Espagne 149 118 45 312 - - - -
Total - pays GIIPE 211 158 362 731 - 26 - 26
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 106 156 974 1 236 3 - 874 877
Allemagne 75 388 1 686 2 149 - 4 1 634 1 638
Pays-Bas 449 94 155 698 413 7 134 554
Autres 6) 107 39 648 794 107 39 535 681
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 737 677 3 463 4 877 523 50 3 177 3 750
Reste de l'Europe
Danemark 266 - 543 809 266 - 543 809
Norvège 387 - 656 1 043 387 - 656 1 043
Suède 1 119 1 121 1 - 1 2
Royaume-Uni 303 490 1 049 1 842 59 41 1 049 1 149
Autres 6) 16 100 560 676 - - - -
Total - reste de l'Europe 973 709 2 809 4 491 713 41 2 249 3 003
Total - Europe 1 921 1 544 6 634 10 100 1 236 117 5 426 6 779

Voir les notes du premier tableau.

Exposition aux opérations de type mise en pension en Europe par pays et par contrepartie
(en millions de dollars canadiens)
Au 31 janvier 2012
Opérations de type mise en pension 3) Dérivés 4)
Déduction faite des garanties Montant brut Déduction faite
des garanties
Pays Montant
brut
Total Banques Sociétés États
souverains
Total Banques Sociétés États
souverains
Total
Pays GIIPE
Grèce - - - - - - - - - -
Irlande - - 64 1 - 65 3 - - 3
Italie 34 - 12 1 - 13 4 1 - 5
Portugal - - - - - - - - - -
Espagne - - 17 - - 17 14 - - 14
Total - pays GIIPE 34 - 93 2 - 95 21 1 - 22
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 853 1 351 - - 351 58 - - 58
Allemagne 1 089 8 143 - - 143 33 - - 33
Pays-Bas 99 3 84 - - 84 12 - - 12
Autres 6) - - 94 1 4 99 36 1 4 41
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 2 041 12 672 1 4 677 139 1 4 144
Reste de l'Europe
Danemark 405 - 3 - - 3 3 - - 3
Norvège - - 1 - 23 24 1 - 23 24
Suède 479 3 8 - - 8 1 - - 1
Royaume-Uni 1 717 9 608 11 4 623 102 11 4 117
Autres 6) 110 3 29 - - 29 12 - - 12
Total - reste de l'Europe 2 711 15 649 11 27 687 119 11 27 157
Total - Europe 4 786 27 1 414 14 31 1 459 279 13 31 323

Voir les notes du premier tableau.

Swaps sur défaillance par pays et par qualité du crédit
(en millions de dollars canadiens)
Au 31 janvier 2012 Juste valeur
Achetés Vendus Achetés Vendus
Pays Première qualité Qualité inférieure Première qualité Qualité inférieure Total Exposition totale Première qualité Qualité inférieure Total Premi-
ère
qualité
Qualité inférieure Total Exposition totale
Pays GIIPE
Grèce 36 - (36 ) - (36 ) - (55 ) - (55 ) 55 - 55 -
Irlande 6 - (6 ) - (6 ) - (29 ) - (29 ) 29 - 29 -
Italie 18 - (18 ) - (18 ) - (286 ) - (286 ) 292 - 292 6
Portugal 49 - (49 ) - (49 ) - (125 ) - (125 ) 125 - 125 -
Espagne 12 - (12 ) (1 ) (13 ) (1 ) (280 ) (20 ) (300 ) 281 18 299 (1 )
Total - pays GIIPE 121 - (121 ) (1 ) (122 ) (1 ) (775 ) (20 ) (795 ) 782 18 800 5
Zone euro (exclusion faite des pays GIIPE)
France 4 - (3 ) - (3 ) 1 (464 ) (13 ) (477 ) 449 - 449 (28 )
Allemagne 5 - (3 ) - (3 ) 2 (913 ) - (913 ) 861 26 887 (26 )
Pays-Bas 0 - 1 - 1 1 (204 ) (20 ) (224 ) 180 13 193 (31 )
Autres 6) 6 - (7 ) - (7 ) (1 ) (255 ) - (255 ) 308 - 308 53
Total - zone euro (exclusion faite des pays GIIPE) 15 - (12 ) - (12 ) 3 (1 836 ) (33 ) (1 869 ) 1 798 39 1 837 (32 )
Reste de l'Europe
Danemark - - - - - - (32 ) - (32 ) 32 - 32 -
Norvège - - - - - - - - - - - - -
Suède (1 ) - 2 - 2 1 (150 ) (7 ) (157 ) 156 - 156 (1 )
Royaume-Uni 7 - (5 ) - (5 ) 2 (920 ) - (920 ) 860 46 906 (14 )
Autres 6) 27 - (27 ) - (27 ) - (864 ) (25 ) (889 ) 868 8 876 (13 )
Total - reste de l'Europe 33 - (30 ) - (30 ) 3 (1 966 ) (32 ) (1 998 ) 1 916 54 1 970 (28 )
Total - Europe 169 - (163 ) (1 ) (164 ) 5 (4 577 ) (85 ) (4 662 ) 4 496 111 4 607 (55 )

Voir les notes du premier tableau.

-- Tous les swaps sur défaillance achetés et vendus l'ont été auprès de contreparties qui sont des banques, exception faite de ceux d'une valeur nominale de 33 millions de dollars qui ont été vendus à des contreparties allemandes.

-- Des tranches de 24 % des swaps sur défaillance achetés et de 25 % de ceux vendus sont assujetties à des événements déclencheurs relatifs à une restructuration intégrale.

-- Des tranches de 76 % des swaps sur défaillance achetés et de 75 % de ceux vendus sont assujetties à des événements déclencheurs relatifs à une restructuration à clauses dites « modifiées-modifiées ».

Faits nouveaux concernant la législation et la réglementation américaines

Le 21 juillet 2010, le président Obama des États-Unis a promulgué la loi intitulée Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act (la loi Dodd-Frank). Cette loi est d'une vaste portée, et ses réformes comprennent des règlements plus sévères pour ce qui est de la protection des consommateurs, la réglementation des marchés des produits dérivés hors cote, l'imposition de restrictions à l'égard des opérations pour compte propre et de la commandite de fonds de placement privés par les banques (mieux connues sous le nom de règle Volcker), le resserrement des normes prudentielles et l'application plus générale des exigences concernant le levier financier et le capital pondéré en fonction des risques. Les réformes prévoient également le renforcement de la supervision des systèmes de paiement, de compensation ou de règlement d'importance systémique, des restrictions sur les frais d'interchange et la mise sur pied d'un nouveau conseil d'organismes de réglementation voyant à la supervision de la stabilité financière afin d'accroître la stabilité grâce à la surveillance des risques systémiques liés aux entreprises du secteur financier et à leurs activités. De nombreuses dispositions de la loi Dodd-Frank demeurent en cours de réglementation et ces règlements n'entreront pas en vigueur avant plusieurs années. C'est pourquoi il est difficile pour le moment d'en estimer l'incidence globale sur BMO et sur les entreprises du secteur financier dans son ensemble. À mesure que la réglementation évolue, nous continuons de suivre de près les faits nouveaux afin de nous assurer que nous sommes en bonne position pour prendre les mesures qui s'imposent et mettre en œuvre les changements nécessaires. Nous prévoyons une hausse des coûts liés à la conformité et, compte tenu de la complexité et de l'étendue des changements de réglementation, nous veillerons à bien en gérer les répercussions.

Les organismes de réglementation bancaire fédéraux américains et la Securities and Exchange Commission ont conjointement publié des propositions de règlement pour appliquer la règle Volcker, en vertu de laquelle il est interdit aux établissements bancaires et à leurs sociétés affiliées d'effectuer certaines opérations pour leur propre compte et d'avoir certains liens avec des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement. Dans sa version proposée actuellement, la règle exige l'instauration d'un programme de conformité élargi et la surveillance de certaines mesures du risque quantitatif à compter du 16 juillet 2012. Les établissements bancaires actuels devront assujettir leurs activités existantes à la règle Volcker d'ici juillet 2014. De plus, en vertu de la loi Dodd-Frank, les produits dérivés hors cote seront assujettis à un régime de réglementation étendu.

Certains produits dérivés devront faire l'objet d'une compensation centrale ou devront être négociés en bourse. Les règlements à l'égard de l'inscription, de la présentation des informations, de l'attitude commerciale et des exigences en matière de capital et de marges sont en voie d'être achevés.

Le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine a publié des commentaires en vue de l'élaboration d'un règlement (le règlement proposé) qui mettrait en vigueur les normes prudentielles plus strictes de la loi Dodd-Frank et les exigences quant à l'application anticipée de mesures correctives. Le règlement proposé établirait de nouvelles exigences concernant le capital pondéré en fonction des risques, des limites de levier financier, des normes quant à la liquidité, un cadre de gestion des risques, des limites quant au risque de crédit et à sa concentration, la planification des correctifs et la présentation de l'exposition au risque de crédit. Si le règlement proposé est adopté sous sa forme actuelle, il s'appliquerait à la filiale américaine de BMO qui est une société de portefeuille bancaire, mais non à BMO. Le Conseil de la Réserve fédérale américaine a indiqué qu'il entendait proposer plus tard cette année un règlement visant expressément le palier le plus élevé des sociétés de portefeuille bancaire domiciliées à l'étranger, ce qui engloberait BMO.

BMO évalue à l'heure actuelle l'incidence des règles proposées sur ses activités et s'y prépare.

Les restrictions à l'égard des frais d'interchange conformément à la loi Dodd-Frank sont entrées en vigueur le 1er octobre 2011 et devraient se traduire par une baisse du bénéfice net avant impôts annuel de PE États-Unis d'environ 40 millions de dollars américains, après prise en compte de l'effet atténuant des mesures connexes prises par la direction.

Conformément aux exigences du Conseil de la Réserve fédérale américaine, notre filiale, BMO Financial Corp (BFC), a déposé en janvier 2012 un plan de capital sur trois ans auprès du bureau du Conseil de la Réserve fédérale américaine situé à Chicago. Aux termes des règles de la Réserve fédérale américaine, en tant que société de portefeuille bancaire détenant un actif de plus de 50 milliards de dollars, BFC devra prendre part à un exercice annuel de simulation de crises que mènera la Réserve fédérale et devra lui soumettre un plan de capital annuel.

Analyse des résultats des groupes d'exploitation

État sommaire des résultats et statistiques des groupes d'exploitation pour le premier trimestre de 2012

T1-2012
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) Services bancaires PE Groupe GP BMO MC Services d'entreprise,
y compris T&O
Total
BMO
Revenus nets d'intérêts (bic) 1) 1 741 164 287 126 2 318
Revenus autres que d'intérêts 596 531 485 187 1 799
Total des revenus (bic) 1) 2 337 695 772 313 4 117
Dotation à la provision pour pertes sur créances 224 4 24 (111 ) 141
Charges autres que d'intérêts 1 306 557 483 208 2 554
Bénéfice avant impôts sur le résultat 807 134 265 216 1 422
Impôts sur le résultat (recouvrement) (bic) 1) 224 29 67 (7 ) 313
Bénéfice net T1-2012 583 105 198 223 1 109
Bénéfice net T4-2011 594 137 143 (106 ) 768
Bénéfice net T1-2011 531 144 260 (110 ) 825
Bénéfice net ajusté T1-2012 602 110 198 62 972
Bénéfice net ajusté T4-2011 613 143 143 (67 ) 832
Bénéfice net ajusté T1-2011 538 145 260 (126 ) 817
Autres statistiques
Profit économique net 2) 242 53 75 64 434
Rendement des capitaux propres 17,4 % 19,6 % 17,4 % n.s. 17,2 %
Rendement des capitaux propres ajusté 18,0 % 20,5 % 17,4 % n.s. 15,0 %
Levier d'exploitation (7,6 %) (12,4 %) (18,3 %) n.s. (5,4 %)
Levier d'exploitation ajusté (6,0 %) (11,3 %) (18,3 %) n.s. (7,6 %)
Ratio de productivité (bic) 55,9 % 80,2 % 62,6 % n.s. 62,0 %
Ratio de productivité ajusté (bic) 54,7 % 79,2 % 62,6 % n.s. 63,5 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 3,31 % 3,80 % 0,61 % n.s. 2,05 %
Marge nette d'intérêts ajustée (bic) 3,31 % 3,80 % 0,61 % n.s. 1,85 %
Capitaux propres ordinaires moyens 12 858 2 088 4 313 5 105 24 364
Actif productif moyen (en milliards de dollars) 209,0 17,2 186,4 36,2 448,8
Effectif - équivalent temps plein 24 531 6 534 2 287 13 708 47 060
1) Les revenus, les impôts sur le résultat et la marge nette d'intérêts des groupes d'exploitation sont présentés sur une base d'imposition comparable (bic). Les ajustements sur une bic des groupes s'annulent dans la colonne Services d'entreprise, et le total des revenus, les impôts sur le résultat et la marge nette d'intérêts de BMO sont présentés selon les PCGR.
2) Le profit économique net est une mesure non conforme aux PCGR. Voir la section Mesures non conformes aux PCGR.
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Les sections ci-après présentent une analyse des résultats financiers de chacun de nos groupes et unités d'exploitation pour le premier trimestre de 2012.

De temps à autre, il arrive que la responsabilité de certains secteurs d'activité et de certaines unités sous-jacentes soit transférée d'un groupe client à un autre afin d'harmoniser plus étroitement la structure organisationnelle de BMO et ses priorités stratégiques. Les résultats des périodes antérieures ont été retraités en fonction du mode de présentation adopté pour la période à l'étude.

Avec prise d'effet au premier trimestre de 2012, le groupe Gestion privée et PE Canada ont conclu une entente révisée de partage des résultats financiers liés aux ventes de détail de fonds d'investissement. Les résultats des périodes antérieures ont été retraités.

Les écarts entre les dotations à la provision pour pertes sur créances de la période qui sont imputées aux groupes clients et qui sont calculées selon la méthode des pertes prévues et les dotations de la période exigées par les PCGR sont généralement imputés (ou crédités) aux Services d'entreprise.

Services bancaires Particuliers et entreprises (Services bancaires PE)
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution) c. T1-2011 Augmentation (Diminution) c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts (bic) 1 741 338 24 % (8 ) (1 %)
Revenus autres que d'intérêts 596 61 12 % - -
Total des revenus (bic) 2 337 399 21 % (8 ) -
Dotation à la provision pour pertes sur créances 224 51 30 % 8 4 %
Charges autres que d'intérêts 1 306 288 28 % 24 2 %
Bénéfice avant impôts sur le résultat 807 60 8 % (40 ) (5 %)
Impôts sur le résultat (bic) 224 8 4 % (29 ) (12 %)
Bénéfice net 583 52 10 % (11 ) (2 %)
Bénéfice net ajusté 602 64 12 % (11 ) (2 %)
Rendement des capitaux propres 17,4 % (10,3 %) (1,8 %)
Rendement des capitaux propres ajusté 18,0 % (10,1 %) (1,9 %)
Levier d'exploitation (7,6 %) n.s. n.s.
Levier d'exploitation ajusté (6,0 %) n.s. n.s.
Ratio de productivité (bic) 55,9 % 3,3 % 1,2 %
Ratio de productivité ajusté (bic) 54,7 % 2,5 % 1,2 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 3,31 % 0,11 % (0,02 %)
Actif productif moyen (en milliards de dollars) 209,0 35,1 20 % 0,6 -
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Les Services bancaires Particuliers et entreprises (Services bancaires PE) englobent nos deux unités d'exploitation de services bancaires aux particuliers et aux entreprises : Services bancaires Particuliers et entreprises - Canada (PE Canada) et Services bancaires Particuliers et entreprises - États-Unis (PE États-Unis). Ces unités d'exploitation sont passées en revue séparément dans les sections ci-après.

Services bancaires Particuliers et entreprises - Canada (PE Canada)
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution) c. T1-2011 Augmentation (Diminution) c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts (bic) 1 109 (1 ) - 10 1 %
Revenus autres que d'intérêts 447 (23 ) (5 %) (12 ) (3 %)
Total des revenus (bic) 1 556 (24 ) (2 %) (2 ) -
Dotation à la provision pour pertes sur créances 138 2 2 % - -
Charges autres que d'intérêts 813 34 4 % 5 1 %
Bénéfice avant impôts sur le résultat 605 (60 ) (9 %) (7 ) (1 %)
Charge d'impôts sur le résultat (bic) 159 (29 ) (15 %) (14 ) (8 %)
Bénéfice net 446 (31 ) (7 %) 7 1 %
Bénéfice net ajusté 448 (31 ) (6 %) 7 1 %
Revenus des services aux particuliers 963 (5 ) (1 %) (7 ) (1 %)
Revenus des services aux entreprises 593 (19 ) (3 %) 5 1 %
Levier d'exploitation (5,7 %) n.s. n.s.
Ratio de productivité (bic) 52,2 % 2,9 % 0,4 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 2,90 % (0,11 %) 0,02 %
Actif productif moyen (en milliards de dollars) 152,3 5,8 4 % 1,0 1 %
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2011

Le bénéfice net de PE Canada s'est chiffré à 446 millions de dollars, pour une baisse de 31 millions ou de 6,7 % par rapport à la même période l'an dernier. Les résultats d'il y a un an avaient bénéficié d'un profit sur des valeurs mobilières de 17 millions après impôts. Les résultats présentés reflètent les dotations à la provision pour pertes sur créances imputées aux groupes d'exploitation de BMO en fonction des pertes prévues. Après ajustement des résultats pour tenir compte des dotations à la provision calculées en fonction des pertes réelles et pour exclure le profit sur des valeurs mobilières, le bénéfice net de PE Canada a baissé de 5 millions ou de 1,2 % depuis un an. Les revenus ont reculé de 24 millions ou de 1,5 %, mais sont demeurés inchangés après ajustement au titre du profit précité. Les revenus reflètent à la fois l'essor des volumes de la plupart des produits et le rétrécissement de la marge nette d'intérêts. Celle-ci a diminué de 11 points de base en raison des marges moins élevées sur les dépôts dans un contexte de faibles taux d'intérêt, des pressions sur les prix qu'a exercées la concurrence et du recul des frais de refinancement hypothécaire.

Dans l'unité des services bancaires aux particuliers, les revenus se sont repliés de 5 millions de dollars. L'accroissement des volumes de la plupart des produits a été plus qu'annulé par une combinaison moins favorable et par le recul de la marge nette d'intérêts. Le total des soldes du crédit aux particuliers (dont les prêts hypothécaires, la MargExpress sur valeur domiciliaire et d'autres produits de prêt à la consommation) a augmenté de 4,8 % depuis un an tandis que la part de marché totale du crédit aux particuliers a baissé. Les soldes des prêts sur cartes des particuliers se sont accrus de 0,9 %, et notre part de ce marché s'est élargie depuis un an.

Notre objectif est d'accroître notre part de ce marché, tout en continuant de surveiller de près la qualité du crédit du portefeuille. Nous mettons toujours l'accent sur l'amélioration des activités globales de crédit aux particuliers grâce à des investissements et à l'amélioration de la productivité de notre personnel de vente.

Les soldes des dépôts des particuliers ont augmenté de 4,0 % sur douze mois grâce à l'augmentation des dépôts à vue et à préavis. Notre part du marché des dépôts à vue, à préavis et à terme s'est contractée depuis la même période de l'exercice précédent.

Pour ce qui est de l'unité des services bancaires aux entreprises, ses revenus se sont accrus de 5 millions de dollars ou de 0,8 % depuis un an, après ajustement au titre du profit sur des valeurs mobilières un an plus tôt, ce qui a résulté de la hausse des volumes de tous les produits et de changements favorables dans leur combinaison. Ces facteurs ont été atténués par le rétrécissement de la marge nette d'intérêts.

Les soldes des prêts aux entreprises ont augmenté de 3,5 % depuis un an. Au chapitre des prêts aux petites et moyennes entreprises, nous détenons toujours la deuxième part du marché canadien des services bancaires aux entreprises.

Les soldes des cartes des entreprises ont régressé de 3,8 %, ce qui est essentiellement imputable au repli attendu des soldes des cartes de la franchise nord-américaine de Diners Club, mais les soldes des dépôts des entreprises ont augmenté de 7,4 %.

Les charges autres que d'intérêts ont crû de 34 millions de dollars ou de 4,2 % en raison de l'incidence, dans le trimestre, des sommes consacrées en 2011 à diverses initiatives, ce qui a inclus l'élargissement du personnel affecté aux ventes. Le levier d'exploitation du groupe a été de -5,7 %.

Le solde moyen des prêts et acceptations a progressé de 6,2 milliards de dollars ou de 4,2 % depuis un an, et les dépôts des particuliers et des entreprises se sont accrus de 5,2 milliards ou de 5,1 %.

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du quatrième trimestre de 2011

Le bénéfice net s'est accru de 7 millions de dollars ou de 1,4 %. Après ajustement des résultats pour tenir compte des dotations à la provision calculées en fonction des pertes réelles, le bénéfice net a monté de 23 millions ou de 5,4 %. Les résultats du trimestre rendent compte de l'incidence d'un taux d'impôt prévu par la loi au Canada plus avantageux.

Les revenus ont diminué de 2 millions de dollars ou de 0,2 %, ce qui reflète l'accroissement des volumes de la plupart des produits et le recul des revenus tirés des cartes des particuliers. La marge nette d'intérêts est demeurée pour ainsi dire la même.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 5 millions de dollars en raison de la charge de 7 millions de la rémunération fondée sur des actions et destinée aux membres du personnel admissibles à la retraite, rémunération qui est passée en charges au premier trimestre de chaque exercice.

Le solde moyen des prêts et acceptations a progressé de 1,1 milliard de dollars ou de 0,7 % depuis le trimestre précédent, et les dépôts des particuliers et des entreprises se sont accrus de 2,0 milliards ou de 1,9 %.

Services bancaires Particuliers et entreprises - États-Unis (PE États-Unis)
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution)
c. T1-2011
Augmentation (Diminution)
c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts (bic) 632 339 +100 % (18 ) (3 %)
Revenus autres que d'intérêts 149 84 +100 % 12 9 %
Total des revenus (bic) 781 423 +100 % (6 ) (1 %)
Dotation à la provision pour pertes sur créances 86 49 +100 % 8 10 %
Charges autres que d'intérêts 493 254 +100 % 19 4 %
Bénéfice avant impôts sur le résultat 202 120 +100 % (33 ) (14 %)
Charges d'impôts sur le résultat (bic) 65 37 +100 % (15 ) (19 %)
Bénéfice net 137 83 +100 % (18 ) (11 %)
Bénéfice net ajusté 154 95 +100 % (18 ) (10 %)
Levier d'exploitation 11,6 % n.s. n.s.
Levier d'exploitation ajusté 16,7 % n.s. n.s.
Ratio de productivité (bic) 63,2 % (3,5 %) 2,9 %
Ratio de productivité ajusté (bic) 60,1 % (5,0 %) 3,0 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 4,43 % 0,19 % (0,09 %)
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif ajustée 4,43 % 0,19 % (0,09 %)
Actif productif moyen (en milliards de dollars) 56,7 29,3 +100 % (0,3 ) (1 %)
États-Unis - Points saillants(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Revenus nets d'intérêts (bic) 623 332 +100 % (22 ) (3 %)
Revenus autres que d'intérêts 148 83 +100 % 12 9 %
Total des revenus (bic) 771 415 +100 % (10 ) (1 %)
Charges autres que d'intérêts 487 250 +100 % 15 3 %
Bénéfice net 135 81 +100 % (18 ) (11 %)
Bénéfice net ajusté 152 93 +100 % (19 ) (11 %)
Actif productif moyen (en milliards de dollars américains) 56,0 28,8 +100 % (0,6 ) (1 )
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2011 (en dollars américains)

Le bénéfice net, d'un montant de 135 millions, a augmenté de 81 millions par rapport aux 54 millions dégagés il y a un an. Le bénéfice net ajusté, lequel tient compte d'un ajustement au titre de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, s'est dégagé à 152 millions, affichant une hausse de 93 millions en regard d'il y a un an. De celle-ci, une tranche de 89 millions a découlé de l'entreprise qui a été acquise.

Les revenus se sont chiffrés à 771 millions de dollars, s'étant accrus de 415 millions depuis un an. De ce montant, 393 millions ont résulté de l'entreprise qui a été acquise. Le solde, soit 22 millions ou une hausse de 6,2 %, reflète l'accroissement des soldes des dépôts et des profits sur des valeurs mobilières ainsi que l'élargissement des marges sur les prêts par suite d'un changement favorable dans la combinaison des soldes des prêts et la hausse des commissions sur prêts, ce qui a été annulé en partie par la compression des marges sur les dépôts.

La marge nette d'intérêts s'est élargie de 19 points de base en raison de la hausse des soldes des dépôts et des marges sur les prêts ainsi que de l'incidence de l'entreprise acquise, ce qui a été annulé en partie par la compression des marges sur les dépôts.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 250 millions de dollars, pour se situer à 487 millions. Après ajustement, elles ont totalisé 463 millions, ce qui exclut l'amortissement de 24 millions des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, ayant monté de 232 millions, ce qui inclut l'incidence de 213 millions de l'entreprise acquise. Compte non tenu de M&I, les charges ajustées ont augmenté de 19 millions, ou de 8,1 % depuis un an, ce qui a résulté essentiellement des frais liés à un litige et du montant plus élevé de l'ajustement d'évaluation du portefeuille de prêts hypothécaires que nous gérons.

Le solde moyen des prêts et des acceptations actuels, à savoir 51,0 milliards de dollars, a plus que doublé puisqu'il a progressé de 26,9 milliards depuis un an, et ce, en raison de l'entreprise qui a été acquise. Compte non tenu de M&I, l'essor des prêts aux entreprises a été contrebalancé en grande partie par la diminution des soldes des prêts hypothécaires et des prêts sur valeur domiciliaire.

À 58,4 milliards de dollars, le solde moyen des dépôts a augmenté de 31,9 milliards et s'est lui aussi accru de 100 % depuis un an. Les dépôts de M&I qui a été acquise ont représenté 28,4 milliards de la croissance des soldes moyens. Exclusion faite de cette entreprise, le solde moyen des dépôts a augmenté de 3,5 milliards, et ce, en raison surtout de l'essor du secteur des services aux entreprises.

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du quatrième trimestre de 2011 (en dollars américains)

Le bénéfice net a diminué de 18 millions de dollars ou de 11 % depuis le trimestre précédent. Le bénéfice net ajusté s'est contracté de 19 millions ou de 11 % à cause de la baisse des revenus nets d'intérêts, du recul des revenus générés par les frais d'interchange, comme nous l'avions prévu et de la hausse des dotations à la provision pour pertes sur créances aux termes de la méthode de dotation selon les pertes prévues qu'utilise BMO.

Les revenus ont fléchi de 10 millions de dollars ou de 1,2 %, ce qui a découlé essentiellement de la diminution des revenus tirés des frais d'interchange. L'avantage de l'accroissement des profits sur des valeurs mobilières et des soldes des dépôts a été annulé par la compression des marges sur les dépôts et de celles sur les prêts ainsi que par la baisse des soldes de ces derniers.

La marge nette d'intérêts s'est contractée de 9 points de base car l'avantage de la hausse des soldes des dépôts a été plus que contrebalancé par le repli des marges sur les dépôts et de celles sur les prêts.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 15 millions de dollars ou de 3,2 %. Après ajustement, elles se sont accrues de 17 millions ou de 3,9 % en raison surtout des frais d'un litige constatés au cours du trimestre.

Le solde moyen des prêts et des acceptations a fléchi de 0,8 milliard de dollars depuis le trimestre précédent car l'essor des prêts bancaires aux entreprises dans les principaux secteurs a été plus qu'annulé par une baisse des prêts bancaires aux particuliers et par un recul des portefeuilles d'immeubles commerciaux et des portefeuilles en voie de liquidation, comme prévu. Le solde moyen des dépôts a augmenté de 1,0 milliard depuis cette période, et ce, en raison surtout de l'essor du secteur des services aux entreprises.

Dans la présente section, les résultats ajustés sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Groupe Gestion privée (groupe GP)
(en millions de dollars canadiens) T1-2012 Augmentation (Diminution)
c. T1-2011
Augmentation (Diminution)
c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts (bic) 164 57 53 % 42 34 %
Revenus autres que d'intérêts 531 (31 ) (6 %) (53 ) (9 %)
Total des revenus (bic) 695 26 4 % (11 ) (2 %)
Dotation à la provision pour pertes sur créances 4 2 67 % 1 29 %
Charges autres que d'intérêts 557 78 16 % 23 4 %
Bénéfice avant impôts sur le résultat 134 (54 ) (29 %) (35 ) (21 %)
Charge d'impôts sur le résultat (bic) 29 (15 ) (33 %) (3 ) (8 %)
Bénéfice net 105 (39 ) (28 %) (32 ) (24 %)
Bénéfice net ajusté 110 (35 ) (24 %) (33 ) (23 %)
Rendement des capitaux propres ajusté 20,5 % (25,4 %) (10,8 %)
Rendement des capitaux propres 19,6 % (25,8 %) (10,4 %)
Levier d'exploitation (12,4 %) n.s. n.s.
Ratio de productivité (bic) 80,2 % 8,5 % 4,5 %
Ratio de productivité ajusté (bic) 79,2 % 7,8 % 4,4 %
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 3,80 % 0,81 % 0,89 %
Actif productif moyen 17 154 2 987 21 % 529 3 %
États-Unis - Points saillants
(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Total des revenus (bic) 190 117 +100 % 23 14 %
Charges autres que d'intérêts 139 74 +100 % 5 4 %
Bénéfice net 32 27 +100 % 12 55 %
Bénéfice net ajusté 35 30 +100 % 10 44 %
Actif productif moyen 2 970 820 38 % (99 ) (3 %)
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

n.s. non significatif

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2011

Le bénéfice net, soit 105 millions de dollars, a baissé de 39 millions ou de 28 % depuis le même trimestre de l'exercice précédent. Le bénéfice net a reculé d'environ 56 millions parce que les fluctuations défavorables, d'un exercice à l'autre, des taux d'intérêt à long terme ont nui aux résultats de nos activités d'assurance. Ce recul a découlé de l'incidence après impôts des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme d'environ 47 millions dans le trimestre à l'étude et des répercussions favorables de quelque 9 millions il y a un an. Compte non tenu de cette incidence, le bénéfice net du groupe GP s'est accru de 17 millions ou de 12 % depuis un an. Le bénéfice net du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, a été de 93 millions, en hausse de 27 % en regard d'il y a un an. Le bénéfice net des activités d'assurance s'est dégagé à 12 millions, ce qui signale une baisse de 59 millions.

Les revenus ont augmenté de 26 millions de dollars ou de 3,9 % en regard de ce qu'ils étaient il y a un an, pour s'établir à 695 millions. Les revenus du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, se sont établis à 662 millions, ayant progressé de 20 % depuis un an. La hausse des revenus provenant de nos acquisitions et des revenus de gestion d'actifs exceptionnellement élevés qu'a générés un placement stratégique a été contrebalancée en partie par le repli des revenus tirés du courtage qu'ont engendré des conditions difficiles sur les marchés boursiers. La baisse des revenus provenant des activités d'assurance a découlé de l'effet avant impôts des fluctuations des taux d'intérêt à long terme, d'un montant d'environ 65 millions pour le trimestre à l'étude et de leur incidence favorable d'environ 12 millions il y a un an. Les revenus nets d'intérêts ont augmenté depuis un an en raison du bénéfice dégagé par nos acquisitions, de nos placements stratégiques et de la hausse des soldes des prêts et des dépôts des services de gestion bancaire privée. Le renforcement du dollar américain a accru les revenus et les charges de 1 million.

Les charges autres que d'intérêts se sont établies à 557 millions de dollars, ce qui traduit une hausse de 78 millions ou de 16 %, laquelle a découlé principalement des acquisitions. Le ratio de productivité, à savoir 80,2 %, s'est accru de 850 points de base depuis la même période un an plus tôt en raison surtout de l'incidence des fluctuations défavorables des taux d'intérêt à long terme sur les revenus.

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 156 milliards de dollars pour s'établir à 435 milliards, mais sont demeurés relativement inchangés exclusion faite de l'incidence des acquisitions et du renforcement du dollar américain.

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du quatrième trimestre de 2011

Le bénéfice net a fléchi de 32 millions ou de 24 % depuis les trois mois précédents, mais sa diminution a été nettement moins importante compte non tenu de l'incidence après impôts des fluctuations des taux d'intérêt à long terme d'environ 47 millions dans le trimestre à l'étude et 19 millions dans le quatrième trimestre de 2011. Le bénéfice net du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, a baissé de 4 millions ou de 3,9 % et celui des activités d'assurance a diminué de 28 millions ou de 71 %.

Les revenus ont accusé un repli de 11 millions de dollars ou de 1,6 %. Les revenus du groupe GP, exclusion faite des activités d'assurance, ont progressé de 3,2 % grâce essentiellement au montant exceptionnellement élevé des revenus de gestion d'actifs qu'a généré un placement stratégique puisque les revenus des unités sous-jacentes sont demeurés pour ainsi dire les mêmes. Les revenus provenant des activités d'assurance ont baissé en raison surtout de l'effet de l'évolution défavorable des marchés, soit environ 65 millions dans le trimestre à l'étude et environ 26 millions dans les trois mois précédents. Les revenus nets d'intérêts ont augmenté en raison surtout de la hausse du bénéfice dégagé par un placement stratégique. Le renforcement du dollar américain a accru les revenus de 1 million ou de 0,2 %.

Les charges autres que d'intérêts ont augmenté de 23 millions de dollars ou de 4,3 % en raison principalement de l'accroissement des coûts de la rémunération fondée sur des actions, incluant les coûts au titre du personnel admissible à la retraite qui sont passés en charges au premier trimestre de chaque exercice. L'appréciation du dollar américain a augmenté les charges de 1 million ou de 0,2 %. Le ratio de productivité, à savoir 80,2 %, s'est accru de 450 points de base depuis le trimestre précédent.

Les actifs sous gestion et sous administration ont augmenté de 10 milliards de dollars ou de 2,3 % en regard des trois mois précédents et de 8 milliards ou de 2,0 %, après ajustement au titre des répercussions du renforcement du dollar américain, ce qui a découlé des actifs de nouveaux clients et de l'amélioration de la tenue des marchés boursiers.

BMO Marchés des capitaux (BMO MC)
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution)
c. T1-2011
Augmentation (Diminution)
c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts (bic) 287 (54 ) (16 %) 30 12 %
Revenus autres que d'intérêts 485 (133 ) (22 %) 49 11 %
Total des revenus (bic) 772 (187 ) (20 %) 79 11 %
Dotation à la provision pour pertes sur créances 24 (6 ) (20 %) (6 ) (19 %)
Charges autres que d'intérêts 483 (6 ) (1 %) (2 ) (1 %)
Bénéfice avant impôts sur le résultat 265 (175 ) (40 %) 87 49 %
Charge d'impôts sur le résultat (bic) 67 (113 ) (63 %) 32 92 %
Bénéfice net 198 (62 ) (24 %) 55 39 %
Bénéfice net ajusté 198 (62 ) (24 %) 55 39 %
Revenus de négociation 513 (82 ) (14 %) 77 18 %
Revenus d'investissements et services aux grandes entreprises 259 (105 ) (29 %) 2 1 %
Rendement des capitaux propres 17,4 % (8,4 %) 3,5 %
Levier d'exploitation (18,3 %) n.s. n.s.
Ratio de productivité (bic) 62,6 % 11,6 % (7,4 %)
Ratio de productivité ajusté (bic) 62,6 % 11,6 % (7,5 %)
Marge nette d'intérêts sur l'actif productif (bic) 0,61 % (0,22 %) 0,03 %
Actif productif moyen (en milliards de dollars) 186,4 23,2 14 % 9,9 6 %
États-Unis - Points saillants
(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Total des revenus (bic) 244 (39 ) (14 %) 11 6 %
Charges autres que d'intérêts 200 5 2 % (10 ) (4 %)
Bénéfice net 21 29 +100 % 14 +100 %
Bénéfice net ajusté 21 29 +100 % 14 +100 %
Actif productif moyen (en milliards de dollars américains) 70,2 11,3 19 % 1,2 2 %
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.
n.s. - non significatif

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du premier trimestre de 2011

Le bénéfice net s'est chiffré à 198 millions de dollars, ayant fléchi de 62 millions ou de 24 % en regard de ce qu'il était il y a un an. Le bénéfice net du trimestre correspondant de l'exercice précédent tenait compte d'une charge d'impôts sur le résultat de périodes antérieures, charge constatée par le secteur américain. Depuis la même période de l'exercice précédent, les revenus ont baissé de 187 millions ou de 20 %, pour se situer à 772 millions. Au premier trimestre de 2011, la forte hausse des revenus avait découlé de la montée des revenus de négociation, d'activités intenses au chapitre des fusions et acquisitions et de l'augmentation des commissions de prise ferme. Au premier trimestre de 2012, même si les revenus de négociation ont été élevés, ils ont fléchi en regard de ceux du même trimestre de l'exercice précédent. Cependant, la forte baisse des revenus par rapport à ceux des trois mêmes mois de 2011 est attribuable aux commissions sur fusions et acquisitions et des commissions de prise ferme d'actions, les marchés boursiers s'étant dégradés à cause des répercussions continues des tensions en Europe, ce qui a quelque peu freiné la reprise aux États-Unis.

Les résultats de nos activités de crédit sont demeurés comparables à ceux d'il y un an. L'appréciation du dollar américain a accru les revenus de 2 millions depuis un an. Il s'est produit une diminution de la dotation à la provision pour pertes sur créances, laquelle est imputée aux groupes en fonction des pertes prévues. Le rendement des capitaux propres a été de 17,4 %, contre 25,8 % un an plus tôt.

Les charges autres que d'intérêts ont diminué de 6 millions de dollars ou de 1,3 % essentiellement en raison de la baisse des coûts de la rémunération variable, ce qui reflète le rendement au chapitre des revenus, baisse qui a été contrebalancée en partie par la hausse des frais technologiques et de soutien. Le raffermissement du dollar américain a engendré une hausse des charges de 1 million par rapport à il y a un an.

Comparaison du premier trimestre de 2012 et du quatrième trimestre de 2011

Le bénéfice net a augmenté de 55 millions de dollars ou de 39 % depuis le quatrième trimestre. Les revenus ont augmenté de 79 millions ou de 11 %, car les conditions de marché se sont améliorées depuis ces trois mois. L'essor des revenus a résulté d'une forte hausse des revenus de négociation, et ce, surtout de ceux tirés de la négociation de taux d'intérêt et de titres de participation. Les revenus du secteur du crédit et de ceux sensibles aux taux d'intérêt ont eux aussi augmenté. La montée du dollar américain a augmenté les revenus de 2 millions en regard de ceux du trimestre précédent.

Les charges autres que d'intérêts ont diminué de 2 millions de dollars en raison principalement d'une baisse des honoraires, ce qui a été atténué par une hausse des coûts de la rémunération fondée sur des actions et destinée au personnel admissible à la retraite, coûts qui sont passés en charges au premier trimestre de chaque exercice. Le raffermissement du dollar américain a accru les charges de 1 million par rapport au trimestre précédent.

Services d'entreprise, y compris Technologie et opérations
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 Augmentation (Diminution)
c. T1-2011
Augmentation (Diminution)c. T4-2011
Revenus nets d'intérêts avant compensation selon la bic des groupes 178 251 +100 % (7 ) (3 %)
Compensation selon la bic des groupes (52 ) 9 16 % (1 ) (3 %)
Revenus nets d'intérêts (bic) 126 260 +100 % (8 ) (6 %)
Revenus autres que d'intérêts 187 151 +100 % 243 +100 %
Total des revenus (bic) 313 411 +100 % 235 +100 %
Dotation à la provision pour pertes sur créances (111 ) (229 ) (+100 %) (224 ) (+100 %)
Charges autres que d'intérêts 208 136 +100 % 77 59 %
Bénéfice avant impôts sur le résultat 216 504 +100 % 382 +100 %
Charge (recouvrement) d'impôts sur le résultat (bic) (7 ) 171 96 % 53 89 %
Bénéfice net 223 333 +100 % 329 +100 %
Total des revenus ajustés (bic) (61 ) 57 +48 % 13 18 %
Dotation à la provision pour pertes sur créances, après ajustement (161 ) (273 ) +100 % (193 ) +100 %
Charges autres que d'intérêts, après ajustement 66 (6 ) (8 %) (7 ) (10 %)
Bénéfice net ajusté 62 188 +100 % 129 +100 %
États-Unis - Points saillants
(en millions de dollars américains, sauf indication contraire)
Total des revenus (bic) 189 246 +100 % (29 ) (13 %)
Dotation à la provision pour pertes sur créances (148 ) (233 ) (+100 %) (252 ) (+100 %)
Charges autres que d'intérêts 100 99 +100 % 26 35 %
Charge (recouvrement) d'impôts sur le résultat (bic) 64 147 +100 % 64 +100 %
Bénéfice net 173 233 +100 % 133 +100 %
Bénéfice net ajusté 122 184 +100 % 148 +100 %
Les résultats ajustés figurant dans le tableau ci-dessus sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Services d'entreprise

Les Services d'entreprise sont constitués des unités fonctionnelles qui offrent à l'échelle de l'entreprise une expertise et un soutien en matière de gouvernance dans plusieurs domaines, dont la planification stratégique, la gestion des risques, les finances, le droit et la conformité, les communications et les ressources humaines. Les résultats opérationnels tiennent compte de l'incidence de certaines activités de gestion des actifs et des passifs, des activités de crédit structuré en voie de liquidation, de l'élimination des ajustements sur une bic et de l'incidence de la méthode des pertes prévues que nous utilisons pour calculer les dotations à la provision pour pertes sur créances.

BMO impute les dotations à la provision pour pertes aux groupes d'exploitation clients chaque année et, pour ce faire, a recours à une méthode de dotation en fonction des pertes prévues, selon la part des pertes sur créances prévues de chaque groupe. Les écarts entre les dotations à la provision pour pertes sur créances des trimestres imputées aux groupes d'exploitation clients et calculées selon la méthode des pertes prévues et les dotations requises par les PCGR sont généralement imputés (ou crédités) aux Services d'entreprise.

Technologie et opérations

Le groupe Technologie et opérations (T&O) assure à BMO Groupe financier la prestation de services de gestion, de soutien et de gouvernance en matière de technologie de l'information, de services opérationnels, d'opérations immobilières et d'impartition. Ce groupe axe ses efforts sur les priorités établies à l'échelle de l'organisation afin de maximiser la qualité et l'efficience de l'exploitation et de permettre aux clients de vivre une excellente expérience.

Analyse des résultats financiers

Aux fins de la communication de l'information financière, les résultats opérationnels de Technologie et opérations sont inclus dans ceux des Services d'entreprise. Cependant, les coûts des services de T&O sont transférés aux trois groupes d'exploitation (Services bancaires PE, groupe Gestion privée et BMO Marchés des capitaux), et seules des sommes peu élevées sont conservées dans les résultats de T&O. Par conséquent, les résultats présentés dans la présente section reflètent en grande partie les activités fonctionnelles indiquées dans la description précédente de l'unité des Services d'entreprise.

Les Services d'entreprise ont enregistré un bénéfice net de 223 millions de dollars pour le trimestre, ce qui représente une progression de 333 millions en regard d'il y a un an. Les résultats des Services d'entreprise tiennent compte de plusieurs éléments et activités qui sont retranchés des résultats ajustés de BMO afin de mieux évaluer le rendement de celui-ci. Ces éléments d'ajustement ne reflètent pas les résultats opérationnels de base. Ils sont décrits dans la section suivante qui traite des mesures non conformes aux PCGR. Tous les éléments d'ajustement sont constatés par les Services d'entreprise si ce n'est de l'amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions, lequel est pris en compte par les groupes d'exploitation. Les éléments d'ajustement comprennent une charge de restructuration de 46 millions après impôts visant à harmoniser la structure de coûts de BMO Marchés des capitaux avec le contexte commercial actuel et celui à venir. Cette mesure d'amélioration de l'efficience s'inscrit dans nos initiatives en cours de plus vaste portée qui visent à rehausser notre productivité. C'est pourquoi cette charge a été constatée par les Services d'entreprise.

Le bénéfice net ajusté a été de 62 millions de dollars, soit 188 millions de plus qu'il y a un an. Les revenus ajustés ont augmenté de 58 millions, et ce, en raison surtout de la hausse des profits à la vente de valeurs mobilières et des pertes de couverture constatées un an plus tôt, incluant celles liées aux programmes de titrisation. Les charges ajustées ont baissé de 6 millions. Quant au montant ajusté des dotations à la provision pour pertes sur créances, il s'est amélioré de 273 millions par suite notamment de l'amélioration des conditions de crédit et, en conséquence, de la reprise, durant le trimestre, sur les pertes sur créances qu'ont constatées les Services d'entreprise aux termes de la méthode de dotation selon les pertes prévues de BMO, alors qu'une dotation avait été inscrite il y a un an. Les résultats du trimestre à l'étude tiennent compte d'une reprise de 142 millions (88 millions après impôts) sur les dotations à la provision pour pertes sur créances des prêts douteux acquis de M&I.

Le bénéfice net des Services d'entreprise a dépassé de 329 millions de dollars celui du trimestre précédent. Le bénéfice net ajusté a augmenté de 129 millions. Les revenus ajustés ont crû de 14 millions. Les charges ajustées ont baissé de 7 millions. Quant au montant ajusté des dotations à la provision pour pertes sur créances, il a régressé de 193 millions en raison de la reprise de 142 millions dont il est fait mention ci-dessus et de l'amélioration des conditions de crédit. Aucune dotation ou reprise relative aux prêts douteux acquis n'avait été constatée au quatrième trimestre.

Les résultats ajustés figurant dans cette section sont des montants ou mesures non conformes aux PCGR. Voir la section qui traite des mesures non conformes aux PCGR.

Mesures conformes aux PCGR et mesures connexes non conformes aux PCGR utilisés dans le Rapport de gestion
(en millions de dollars canadiens, sauf indication contraire) T1-2012 T4-2011 T1-2011
Résultats déjà établis
Revenus 4 117 3 822 3 468
Charges autres que d'intérêts (2 554 ) (2 432 ) (2 058 )
Bénéfice avant dotation et impôts 1 563 1 390 1 410
Dotation à la provision pour pertes sur créances (141 ) (362 ) (323 )
Charge d'impôts sur le résultat (313 ) (260 ) (262 )
Bénéfice net 1 109 768 825
Mesures déjà établies 1)
RPA ($) 1,63 1,11 1,34
Croissance du bénéfice net (%) 34,4 1,4 22,1
Croissance du RPA (%) 21,6 (10,5 ) 19,6
Croissance des revenus (%) 18,7 18,1 14,4
Croissance des charges autres que d'intérêts (%) 24,1 19,9 11,5
Ratio de productivité (%) 62,0 63,7 59,3
Levier d'exploitation (%) (5,4 ) (1,8 ) 2,9
Rendement des capitaux propres (%) 17,2 12,7 17,8
Éléments d'ajustement (avant impôts)
Éléments liés au crédit relativement au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I 2) 184 173 -
Activités de crédit structuré en voie de liquidation 3) 136 (119 ) 20
Coûts d'intégration de M&I 4) (70 ) (53 ) -
Frais liés à l'acquisition de M&I 4) - (4 ) -
Amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions 4) (34 ) (34 ) (9 )
Diminution (augmentation) de la provision générale pour pertes sur créances - 17 (6 )
Coûts de restructuration 4) (68 ) - -
Réduction du bénéfice avant impôts en raison des éléments d'ajustement des résultats déjà établis 148 (20 ) 5
Éléments d'ajustement (après impôts)
Éléments liés au crédit relativement au portefeuille de prêts productifs acquis de M&I 114 107 -
Activités de crédit structuré en voie de liquidation 136 (119 ) 20
Coûts d'intégration de M&I (43 ) (35 ) -
Frais liés à l'acquisition de M&I - (4 ) -
Amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions (24 ) (25 ) (8 )
Diminution (augmentation) de la provision générale pour pertes sur créances - 12 (4 )
Coûts de restructuration (46 ) - -
Éléments d'ajustements pris en compte dans le bénéfice net 137 (64 ) 8
RPA ($) 0,21 (0,09 ) 0,02
Résultats ajustés 5)
Revenus 3 743 3 670 3 448
Charges autres que d'intérêts (2 378 ) (2 341 ) (2 049 )
Bénéfice avant dotation et impôts 1 365 1 329 1 399
Dotation à la provision pour pertes sur créances (91 ) (281 ) (317 )
Charge d'impôts sur le résultat (302 ) (216 ) (265 )
Bénéfice net ajusté 972 832 817