La Fédération du travail de l'Ontario

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05 sept. 2011 06h00 HE

Bulletin de vote : priorité aux bons emplois-Déclaration de la FTO à propos de la fête du Travail de 2011

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 5 sept. 2011) - Cette année, la fête du Travail coïncide avec la veille du dépôt du décret de convocation des électrices et électeurs à l'élection de l'Ontario et toute la population arbore un sentiment d'angoisse quant à l'avenir qui est réservé aux emplois. Pour la première fois de l'histoire, les enfants d'aujourd'hui pourraient être moins aisés que la génération de leurs parents. Les pertes d'emplois, les régimes de salaires à double palier et la précarité croissante de l'emploi pourraient signifier que de bons emplois, des avantages sociaux décents et la sécurité de la retraite, dont jouissaient les générations antérieures, disparaîtront avant que les jeunes d'aujourd'hui s'intègrent à la population active. Le 6 octobre, l'électorat en Ontario aura un choix important à faire à propos du type de province que nous souhaitons pour nos enfants.

Le président de la FTO, Sid Ryan, a déclaré qu'à l'instar du premier ministre Stephen Harper, Tim Hudak, qui rêve d'être premier ministre conservateur, tente d'obtenir une majorité en tirant parti de l'anxiété financière des électrices et électeurs ordinaires et en les convainquant qu'il est le seul choix. Ryan a ajouté que le moment est venu pour les électrices et électeurs de façonner cette élection autour de nos propres priorités. Nous pouvons choisir un surcroît des politiques mêmes qui ont plongé l'économie dans une récession historique ou nous pouvons choisir d'investir dans de bons emplois et dans des services publics qui feront s'épanouir notre économie et assureront à toute la population un niveau de vie décent.

La succession des conflits de travail caractéristiques de l'été 2011 n'est qu'un aperçu de ce que nous réserve un gouvernement Hudak qui partage l'empressement de Harper de miner les normes du travail et les droits des travailleuses et travailleurs acquis par les générations antérieures. L'Ontario ne peut tout simplement pas se permettre les compressions et les mises à pied dévastatrices qui résulteraient de la réintégration dans la législature ontarienne d'une gouvernance conservatrice intransigeante, à la Harris.

Les réductions d'impôt accordées aux sociétés et les investissements considérables dans le secteur financier qui définissent la réaction de Stephen Harper à la récession économique mondiale de 2008 ont donné lieu à des bénéfices records pour les grandes entreprises, mais cette reprise ne s'est pas retrouvée parmi les travailleuses et travailleurs ordinaires. Les taux de chômage au Canada ont grimpé de 6 à 8 pour cent depuis le début de la récession et aujourd'hui, 200 000 jeunes de plus sont sans emploi. Pourtant, bon nombre des personnes qui ont eu la chance de décrocher un emploi ont vu de bons emplois permanents remplacés par des emplois à temps partiel et temporaires. Au sein du système de collèges communautaires, où les travailleuses et travailleurs de soutien ont récemment été obligés de faire la grève pour les salaires et les avantages sociaux des nouvelles employées et des nouveaux employés, les employées et employés à temps partiel sont maintenant plus nombreux que ceux à plein temps. Cette conversion des bons emplois en emplois précaires a exercé une influence dévastatrice sur de nombreuses collectivités, surtout celles des régions de la province où la perte d'emplois dans le secteur manufacturier a fait que la fonction publique est devenue l'employeur prédominant.

Au même titre que Harper et que Rob Ford, le maire de Toronto, en tête de l'ordre du jour de Hudak figure ce qui s'appelle un « plan d'austérité » et, en un mot, c'est un régime conservateur qui exploite la récession économique pour justifier la vente des biens de l'État, la compression des services publics et une régression des normes du travail. Alors que les réductions d'impôt accordées aux entreprises, les salaires plus maigres et la privatisation augmenteront les bénéfices des grandes entreprises, ils entraîneront d'autres pertes d'emploi et l'affaiblissement du filet de sécurité sociale pour la population active. Harper et Ford ont déjà commencé à mettre en œuvre des compressions et des mises à pied, il n'est donc pas difficile d'imaginer les mises à pied massives auxquelles est voué l'Ontario si Hudak est élu pour gérer le déficit ontarien qui s'élève à 17 milliards de dollars.

Ryan a dit qu'il lui semble que Hudak devrait écouter le propre ministre des Finances de Harper qui, il n'y a de cela que quelques jours, était obligé d'implorer une communauté commerciale canadienne en fonds d'investir ses gains dans l'économie canadienne qui connaît un ralentissement. Il a poursuivi en disant que le régime d'austérité de Hudak provoquera le pire désastre pour la prochaine génération de travailleuses et travailleurs qui n'a jamais connu la sécurité d'emploi, ni les salaires ou avantages sociaux dont jouissaient les générations de leurs parents et de leurs aïeuls.

L'inquiétude à propos de l'effet sur la prochaine génération du régime de salaires à double palier, des concessions en matière d'avantages sociaux et des réductions de pension suscite tous les conflits de travail de cet été, dans le cadre desquels les métallurgistes, les employées et employés des postes, les travailleuses et travailleurs de l'automobile, les employées et employés de collège, ainsi que de nombreux autres, ont repoussé les tentatives de dresser la génération de travailleuses et travailleurs d'aujourd'hui contre celle de demain. En portant de la table de négociation au scrutin cet esprit optimiste et motivé, les travailleuses et travailleurs peuvent injecter des enjeux réels dans l'élection et revendiquer de nouveaux investissements dans de bons emplois, dans les services publics, dans des pensions assurées et dans des collectivités solides.

Le président de la FTO, Sid Ryan, a déclaré que cette élection doit être menée et gagnée sur la question de l'avenir du travail en Ontario. Cette fête du Travail, les travailleuses et travailleurs de l'Ontario doivent communiquer le message suivant : une politicienne ou un politicien qui veut le pouvoir devra présenter une vision claire pour la création d'emplois destinés à la prochaine génération de travailleuses et travailleurs, au risque de perdre l'élection. Il a conclu en disant que cela peut signifier la différence entre trois paliers de gouvernance favorisant les entreprises et une législature progressive à Queen's Park qui pourra défendre la prochaine génération.

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Renseignements

  • La Fédération du travail de l'Ontario
    Sid Ryan
    Président
    416.209.0066 (cellulaire)

    La Fédération du travail de l'Ontario
    Joel Duff
    Directeur des communications
    416.443.7665 ou 416.707.0349 (cellulaire)