Conseil canadien du porc

Conseil canadien du porc

16 nov. 2006 12h57 HE

CCP : L'industrie canadienne du porc se penche sur la compétitivité future des exportations

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 16 nov. 2006) - Les exportations canadiennes de viande de porc sont un modèle à suivre. En effet, selon un tout nouveau rapport du George Morris Centre, un organisme indépendant de recherche économique, le secteur canadien des exportations de viande de porc est une véritable réussite. Depuis les dix dernières années, les exportations de viande de porc ont connu un essor considérable et l'industrie porcine canadienne fait maintenant affaire avec plus d'une centaine de pays. En fait, le Canada a battu de nouveaux records en 2005, en vendant plus d'un million de tonnes de viande de porc à l'ensemble de ses acheteurs étrangers, pour une valeur de 2,8 milliards de dollars.

Toutefois, malgré les bonnes nouvelles mises en lumière dans ce rapport, l'industrie porcine s'inquiète de son avenir, en raison notamment de la hausse du dollar canadien et des récentes annonces de restructuration au sein du secteur de la transformation.

"Le succès des dernières années en matière d'exportations de viande de porc est indéniable, confirme M. Clare Schlegel, président du Conseil canadien du porc (CCP). Actuellement, de 55 à 60 % de toute la viande de porc produite ici est exportée à l'extérieur du Canada. Mais on ne peut pas présumer que la situation va se poursuivre en l'absence d'un climat commercial favorable à la production de porcs et à la transformation, au Canada."

Étant dépendante des exportations, l'industrie porcine dans son ensemble a subi d'importants contrecoups de l'appréciation rapide du dollar canadien. La production de porcs a connu une décroissance pour la première fois en douze ans. Des transformateurs majeurs ont annoncé leur intention de réduire considérablement leurs activités ou de restructurer leur exploitation.

La situation est très inquiétante pour les producteurs de porcs ainsi que pour les centaines de municipalités et les milliers de travailleurs dans tout le Canada qui dépendent de cette industrie.

"Nous sommes maintenant parmi les plus importants exportateurs de viande de porc au monde, poursuit M. Schlegel. Les 12 000 producteurs de porcs du pays se sont taillé une enviable réputation à l'échelle internationale grâce à l'excellente qualité et à la salubrité de leurs produits. Mais nous devons faire preuve de souplesse et de réalisme. Qu'il s'agisse des porcs vivants que nous exportons, ou des coupes de porc, nous devons renouveler notre façon de faire si nous voulons demeurer concurrentiels et nous adapter aux changements radicaux et presque hebdomadaires de l'industrie."

"Partout les producteurs de porcs évaluent les conditions qui leur permettent de continuer à élever des porcs et faire en sorte que le secteur de la transformation puisse continuer de fonctionner de manière rentable, ajoute M. Schlegel. L'industrie porcine canadienne devra faire preuve d'avant-gardisme si nous voulons demeurer des chefs de file à l'échelle internationale." La compétitivité de l'industrie sera d'ailleurs un des points importants de discussion dans le cadre de la prochaine assemblée du Conseil canadien du porc, à la fin novembre.

On peut consulter le rapport du George Morris Centre sur le site suivant : www.georgemorris.org .

Le Conseil canadien du porc est l'association nationale qui représente les intérêts des producteurs de porcs du Canada.


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