Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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05 juin 2008 18h57 HE

C'est le début de la fin pour la science au gouvernement fédéral : Groupe d'experts sur le transfert des laboratoires

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 5 juin 2008) - Le rapport du Groupe d'experts indépendant (GEI) sur le transfert de la gestion des laboratoires fédéraux à vocation non réglementaire, publié aujourd'hui, soulève de grosses inquiétudes, selon le syndicat représentant les scientifiques, chercheurs et spécialistes de la réglementation du gouvernement fédéral.

Bien que le rapport désigne cinq laboratoires pour des "partenariats intersectoriels", il n'avance pas de stratégie à long terme sur le transfert ou la privatisation d'autres laboratoires à vocation réglementaire ou non réglementaire, touchant quelque 25 000 fonctionnaires fédéraux en science et technologie.

"Le rapport ouvre la porte à la privatisation de la science fédérale, ce qui pourrait, comme on peut le lire, toucher quelque 25 000 fonctionnaires fédéraux en S&T. Cela pourrait bien être le plus gros exercice de compression du gouvernement fédéral depuis les nombreux licenciements des années 1990", a déclaré Michèle Demers, Présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada. "Et pourtant, à aucun endroit dans ce rapport on ne trouve un plan traitant des effectifs fédéraux en S&T. Qu'est-ce que le gouvernement a donc l'intention de faire de ses employés?"

L'Institut professionnel s'inquiète aussi de voir que l'intérêt public n'a pas été pleinement pris en compte. En effet, le gouvernement va ni plus ni moins abdiquer ses responsabilités envers les citoyens canadiens et jouer les seconds rôles derrière le secteur privé et le milieu universitaire, en leur laissant la tâche de déterminer ce que constitue l'intérêt public.

Les Canadiens ne se laisseront toutefois pas aveugler par ces nouveaux modèles de gestion. Ils s'attendent en effet à ce que la science objective s'appuie sur l'intérêt public. Les citoyens subissent encore les répercussions de la privatisation du laboratoire de test d'eau potable de Walkerton. Pourquoi alors se risquer à s'engager dans la même voie une fois de plus?", a ajouté Mme Demers.

Le rapport demande des modalités de gestion de rechange d'ici une période d'un an, et propose que les règles en matière d'approvisionnement ne soient pas nécessairement suivies lors de l'élaboration des nouvelles ententes de partenariat en raison du temps, de l'énergie et des coûts liés à la responsabilité. "Cela est incroyable", en a conclu Michèle Demers. "Le gouvernement conservateur a axé sa campagne sur l'imputabilité, mais il est maintenant prêt à écarter les règles d'un simple revers de la main pour se plier aux exigences du secteur privé."

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est un syndicat national représentant quelque 55 000 professionnels et scientifiques à travers le Canada. En novembre 2007, la direction de l'Institut a rencontré le GEI pour discuter de la question du transfert des laboratoires.

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