Customs and Immigration Union (CIU)

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13 janv. 2006 10h58 HE

CEUDA : Le niveau de méfiance entre les agent-e-s des douanes et Ottawa s'élève à un niveau dangereusement élevé - la situation pourrait mener à des débrayages

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 13 jan. 2006) - Le mardi 10 janvier 2006, la Customs Excise Union Douanes Accise (CEUDA) a rendu public le rapport Northgate, ses constatations et ses recommandations. Parmi ses 31 recommandations, le rapport confirme la nécessité d'armer les agent-e-s. Ce rapport a maintenant reçu une grande distribution parmi les agent-e-s des services frontaliers, du renseignement et des enquêtes au sein de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Parmi ces gens, des nombres exceptionnellement importants d'agent-e-s ont déjà communiqué à la CEUDA leur dégoût et mépris par rapport à leur employeur parce que ce dernier a adopté une culture fondée sur la tromperie et a étouffé des renseignements et des rapports internes qui recommandaient des actes comme la distribution des armes pour les agent-e-s.

"Le service frontalier a atteint un point culminant qu'il est très difficile de décrire comme autre chose qu'une crise majeure " avertit Ron Moran, président national de la CEUDA, qui représente 10 500 membres et dont plus de 5 000 sont des agent-e-s des services frontaliers qui comprennent les agent-e-s en uniforme du Canada et qui travaillent sur les premières lignes, ainsi que les agent-e-s des enquêtes, du renseignement et des politiques commerciales. "Le Bureau national de la CEUDA a été inondé d'appels des agent-e-s qui se sentent trahis par la tromperie de leur employeur". Le rapport Northgate confirme que le service frontalier semble avoir clairement et misérablement échoué face à son obligation légale de fournir aux agent-e-s un environnement de travail sécuritaire et, comme la preuve l'illustre clairement, l'ASFC (et son prédécesseur, l'ADRC) est allé aussi loin que d'induire en erreur les agent-e-s, le grand public ainsi que les Comités parlementaires en posant des gestes comme acheter, modifier ou ignorer complètement des rapports qui produisent des données sur les problèmes rencontrés. Comme l'a expliqué un avocat du syndicat, "C'est une chose de pratiquer une politique d'autruche, mais c'est une chose bien différente de dissimuler la preuve seulement parce qu'elle ne correspond pas à son point de vue."

Du Bureau national de la CEUDA à Ottawa, Moran a aussi précisé que "Telles que les choses se présentent, après la lecture du rapport mardi, un nombre considérable d'agent-e-s voulaient débrayer sur-le-champ et exercer leur droit de refuser d'accomplir un travail dangereux." Moran a ajouté : "Essayez d'imaginer comment nos membres se sentent : Ottawa joue sans scrupules avec leurs vies." Contenir la vague croissante d'agitation posera un défi de plus en plus grand au fur et à mesure que d'autres agent-e-s prendront connaissance du rapport. La CEUDA a à peine été capable d'empêcher ses membres de débrayer mardi. En fait, des agent-e-s à Sarnia et à Fort Erie ont débrayé mardi, refusant d'accomplir un travail dangereux, conformément à leur droit conféré en vertu de la Partie II du Code canadien du travail. Au moment où la CEUDA a été mise au courant de la situation, plusieurs autres agent-e-s envisageaient déjà poser des gestes semblables.

Il reste maintenant une seule façon de régler la situation et il faut que le service frontalier rompe avec le passé et tourne la page en mettant fin à cette culture fondée sur la tromperie qui a duré beaucoup trop longtemps. Moran ajoute "Je crois que la seule chose qui a empêché un débrayage national à ce jour est le fait que les agent-e-s comprennent qu'avec la publication du rapport Northgate, nous portons maintenant ces problèmes à l'attention des autorités comme le Bureau de la Vérificatrice générale, et le ministre du Travail. Les agent-e-s comprennent aussi que nous serons en excellente position pour nous asseoir avec les personnes qui formeront le prochain gouvernement et aller enfin de l'avant pour régler ces questions."

La CEUDA poursuit déjà activement et énergiquement toutes les voies possibles pour convaincre l'ASFC et le gouvernement de reconnaître la preuve et de mettre en oeuvre, de façon immédiate, les 31 recommandations du rapport Northgate. La CEUDA exhorte aussi l'ASFC et le gouvernement d'arrêter de malmener ses membres et de les contraindre à travailler dans des conditions non sécuritaires et dangereuses. Après tout, poser des gestes comme dire aux agent-e-s qu'ils ne doivent pas faire affaire avec des individus armés et dangereux et ensuite délibérément ne pas mettre à leur disposition les listes des personnes armées et dangereuses connues pourrait bien être jugé négligence criminelle.

Moran conclut "La vérité est de notre côté et du côté de nos membres, et si l'ASFC et le gouvernement veulent continuer sur la voie de la tromperie et de la contrainte de nos membres pour assurer le respect de la conformité... bien, naturellement, les gens vont seulement accepter ce genre d'exploitation dangereuse pour la vie jusqu'à un certain point..."


Renseignements

  • CEUDA
    Ron Moran
    Président national
    (613) 677-1090
    ou
    CEUDA
    Erik Lupien
    Agent de communication et de coordination politique
    (613) 723-8008