Commissariat aux langues officielles

Commissariat aux langues officielles

13 sept. 2005 08h00 HE

CLO/Langues officielles sur Internet : Des progrès significatifs, souligne Dyane Adam

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 13 sept. 2005) - La commissaire aux langues officielles, madame Dyane Adam, a publié aujourd'hui une étude démontrant que même si beaucoup reste encore à faire pour combler le fossé numérique entre les deux langues officielles au Canada, les efforts du gouvernement du Canada ont donné lieu à des progrès significatifs.

Ce suivi de deux études effectuées en 2002, intitulé Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet, aborde trois objectifs : favoriser l'offre populaire d'outils Internet en français, assurer du contenu Internet de qualité en anglais et en français et encourager le gouvernement à mettre en place un cadre de gouvernance solide.

L'étude souligne que tous les ministères responsables des sites Internet gouvernementaux doivent garder le cap et respecter les droits linguistiques des Canadiens et des Canadiennes. "De plus, dans les années à venir, le gouvernement du Canada devra adopter de nouvelles mesures, notamment pour soutenir la création de contenus en français", a indiqué madame Adam.

En effet, si la proportion de contenus en français sur Internet a augmenté au cours des dernières années et occupe maintenant la troisième place derrière l'anglais et l'allemand, elle n'atteint toujours que cinq pour cent du contenu total. "Internet est en voie de devenir une grande bibliothèque universelle. Le Canada et les autres pays de la Francophonie devront redoubler d'efforts pour faire en sorte que le français y soit bien présent", a ajouté la commissaire.

L'étude souligne également le travail magistral accompli par le Gouvernement en direct. Les sites du gouvernement foisonnent de renseignements utiles, et ce, dans les deux langues officielles. Le gouvernement du Canada a d'ailleurs obtenu des prix pour la qualité de ses sites. Cette année, pour la cinquième année consécutive, le Canada s'est classé premier parmi 22 pays en ce qui concerne la prestation des services gouvernementaux sur le Web.

Toutefois, malgré ce succès, des incidents comme Cyberaide.ca, dont la qualité du français du menu était très pauvre en raison de l'emploi d'une traduction automatisée, démontrent qu'il y a un manque de coordination centrale. Le gouvernement ne doit pas dériver de ses obligations et il doit s'assurer que le contenu Internet est de qualité égale dans les deux langues officielles.

"Dans le domaine d'Internet, le gouvernement du Canada doit être imputable. Il a besoin d'une vision d'avenir et de balises clairement définies. C'est pourquoi je recommande de mettre en place un cadre de gouvernance spécifique de cette question", souligne la commissaire. Ce cadre viserait, entre autres, à désigner un ministère qui serait l'acteur-clé, à assurer l'égalité du français et de l'anglais sur les sites Internet gouvernementaux et à réduire le fossé numérique entre les francophones et les anglophones.

Sur les 28 recommandations des deux rapports de 2002, près de la moitié ont été mises en oeuvre ou sont en voie de l'être et cinq l'ont été partiellement.

En plus des cinq recommandations des rapports de 2002 dont on attend toujours la mise en oeuvre, la commissaire en a ajouté six qui mèneront, entre autres, à une hausse de l'offre de contenus bilingues et d'outils technolinguistiques et à un renforcement du cadre de gouvernance relatif à la place du français sur Internet. "La mise en oeuvre des recommandations permettra au gouvernement d'arriver à bon port pour que les Canadiens et les Canadiennes aient accès à du contenu Internet de qualité dans les deux langues officielles", a conclu la commissaire.

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