Ville de Montréal - Cabinet du maire et du comité exécutif

Ville de Montréal - Cabinet du maire et du comité exécutif

28 mars 2006 15h24 HE

Commission des transports et de l'environnement de l'Assemblée nationale, La Ville de Montréal dévoile ses recommandations en matière de sécurité routière

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 28 mars 2006) - Monsieur Claude Dauphin, vice-président du Comité exécutif, responsable de la sécurité publique et civile et des relations gouvernementales, de même que Monsieur André Lavallée, membre du Comité exécutif, responsable du transport collectif et de l'aménagement urbain ont dévoilé aujourd'hui les recommandations de la Ville de Montréal en matière de sécurité routière devant la Commission des transports et de l'environnement de l'Assemblée nationale.

D'entrée de jeu, les porte-parole de la Ville de Montréal ont fait valoir le parti pris de l'administration municipale, dans la redéfinition du partage de l'espace urbain et dans la gestion de la circulation, au profit des piétons. Dans la foulée de ses 133 nouveaux policiers affectés à la sécurité routière et en circulation en 2006, l'administration Tremblay vise l'amélioration du comportement des conducteurs. La plupart des recommandations contenues dans le mémoire cherchent plus spécifiquement à protéger les piétons qui représentent le groupe le plus vulnérable des utilisateurs de la route.

"La sécurité routière est un élément essentiel de la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais, a déclaré M. Claude Dauphin. Nos recommandations visent à encourager le comportement responsable des usagers et à renforcer le sentiment de sécurité des citoyens."

"Notre volonté est telle que dans le cadre du Plan de transport de Montréal en cours d'élaboration, dont l'objectif est de réduire la dépendance à l'automobile, nous allons inclure une Charte des piétons qui aura comme préoccupation principale la sécurité des piétons", d'ajouter M. Lavallée.

La Ville de Montréal a fait valoir qu'elle était favorable à l'introduction d'une nouvelle législation pour contrôler l'usage du téléphone cellulaire. "Le téléphone cellulaire constitue une source additionnelle de distraction susceptible de détourner l'attention du conducteur. A cet égard, nous sommes prêts à collaborer avec le gouvernement du Québec dans le but d'élaborer une démarche qui permettrait de préciser la portée d'une telle législation", a indiqué M. Dauphin.

Pour sa part, M. Lavallée a souligné que la vitesse excessive demeurait l'un des facteurs aggravant des accidents à Montréal, particulièrement dans la zone d'interface entre les autoroutes et les artères municipales et sur les principales artères du réseau de rues. "L'analyse des accidents entre 1996 et 2003 permet de constater que la gravité des collisions augmente sur les artères où la vitesse de circulation est plus élevée. C'est pourquoi nous proposons de remplacer la vitesse de 50 km/h sur l'ensemble du réseau municipal par une vitesse maximale de 40 km/h", a-t-il plaidé.

D'autres actions sont favorisées par l'Administration Tremblay pour la réduction de la vitesse, telles que l'utilisation du cinémomètre photographique et la coordination des feux de circulation. Elle croit également que la réalisation de projets et de programmes ciblés de même que la mise en place d'actions concertées constituent des avenues de solutions prometteuses pour réduire le nombre et la gravité des collisions attribuables à la vitesse.

A cet effet, les porte-parole ont demandé au gouvernement du Québec de s'impliquer dans la mise en place de programmes conjoints. "Nous sommes intimement convaincus qu'il est de notre intérêt à tous de nous concerter et d'investir dans des programmes conjoints", a déclaré M. Lavallée en rappelant que l'Etat québécois est le principal bénéficiaire des retombées sociales et financières de l'amélioration du bilan routier.

La Ville de Montréal souhaite enfin que le gouvernement du Québec soutienne la mise sur pied d'un bureau municipal de la sécurité routière. Cette instance aurait pour mandat d'effectuer des bilans de sécurité, de procéder à des analyses de données, de proposer des programmes et des projets et d'en faire l'évaluation. Un tel bureau aurait l'avantage de mettre à profit toute l'expertise disponible (services municipaux, SAAQ, MTQ etc.) afin de couvrir tous les aspects du problème.

Finalement, messieurs Dauphin et Lavallée ont également affirmé que la Ville de Montréal était favorable au maintien des campagnes de sensibilisation à la conduite hivernale et qu'elle souhaitait qu'une législation soit adoptée pour augmenter le taux d'utilisation des pneus d'hiver.

Un mémoire de la Ville de Montréal sur la sécurité routière au Québec est disponible à l'adresse suivante :

http://www.ccnmatthews.com/docs/vf0328.doc

Renseignements

  • Source :
    Darren Becker
    (514) 872-6412
    ou
    Renseignements :
    Bernard Larin
    (514) 872-9998