Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Institut professionnel de la fonction publique du Canada

09 mai 2013 16h54 HE

Compressions fédérales : Agriculture et agroalimentaire Canada en arrache encore

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 9 mai 2013) - Quelque 350 employés d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) représentés par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada dans l'ensemble du pays ont reçu un avis de réaménagement des effectifs (RE). Ainsi, depuis la présentation du budget fédéral de 2012, près de 6 000 membres de l'Institut ont été informés que leurs services pourraient ne plus être requis. Le gouvernement avait déjà ciblé AAC en 2012 en envoyant un avis semblable à plus de 150 membres de l'Institut. La série de compressions « sans incidence » précédente avait notamment entraîné la fermeture du très respecté Centre de recherches sur les céréales de Winnipeg.

Aujourd'hui, les coupes effectuées à AAC concernent principalement la Direction générale des sciences et de la technologie et la Direction générale des services à l'industrie et aux marchés. Parmi les employés touchés, on compte 144 agents de commerce, 79 scientifiques, 76 spécialistes de la TI, 29 ingénieurs, 14 biologistes, cinq directeurs de recherche et trois agents d'approvisionnement, répartis ainsi au pays : 154 dans la région de la capitale nationale (RCN), 49 en Saskatchewan, 33 au Manitoba, 26 au Québec, 22 en Colombie-Britannique, 21 en Alberta, 19 en Ontario (ailleurs que dans la RCN), 13 en Nouvelle-Écosse, 8 au Nouveau-Brunswick, 3 à l'Île-du-Prince-Édouard et 2 à Terre-Neuve.

Ces employés des plus importants participent à l'élaboration de stratégies de gestion des cultures et réduisent l'impact que produit l'industrie agricole sur l'environnement. Ils contribuent à la durabilité et à la rentabilité du secteur agricole, facilitent l'accès pour les producteurs aux données du marché et soutiennent les exportations canadiennes.

« Prenez l'annonce d'aujourd'hui : qu'est-ce qui justifie ces compressions? En plus de menacer notre compétitivité internationale, elles nuisent directement à l'une des principales activités économiques du Canada : la production alimentaire.

Le gouvernement n'essaie même plus de s'expliquer. Il pense qu'il ne peut pas se tromper en massacrant l'infrastructure publique du Canada. Ces dernières compressions pourraient pourtant avoir de graves conséquences pour tous les Canadiens. Frapper ainsi un secteur industriel clé, cela n'a pas de sens », conclut M. Corbett.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente plus de 57 000 professionnels et scientifiques du secteur public canadien.

Renseignements

  • Pierre Villon
    613 228 6310 (poste 2228)
    613 794-9369 (cell.)