Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

22 nov. 2011 12h00 HE

Conférence de la SCHL sur les perspectives du marché de l'habitation

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 22 nov. 2011) - La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a présenté aujourd'hui sa conférence annuelle sur les perspectives du marché de l'habitation à quelque 1 000 professionnels du secteur. Sous le thème « Une vision élargie », les conférenciers ont parlé de l'état de l'immobilier dans la province et dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Ils ont également effectué un survol de la situation actuelle et future du secteur de l'habitation au Canada.

Selon Karen Kinsley, présidente et première dirigeante de la SCHL : « la résistance du système canadien de financement de l'habitation peut être liée à une combinaison de facteurs, notamment les pratiques prudentes d'octroi de crédit et d'assurance prêt hypothécaire, un secteur bancaire solide et l'étroite surveillance réglementaire».

Sur le plan national

Dans l'ensemble du Canada, les mises en chantier d'habitations devraient se stabiliser à des niveaux légèrement plus faibles en 2012. « Malgré la persistance de l'incertitude économique à l'échelle mondiale, les facteurs économiques fondamentaux demeurent positifs au Canada, particulièrement en ce qui a trait aux taux d'intérêt, à l'emploi et à l'immigration. Ces facteurs continueront de soutenir le secteur canadien de l'habitation en 2012 », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.

Le nombre de mises en chantier d'habitations s'établira entre 161 650 et 206 350 l'an prochain, et la prévision ponctuelle le situe à 186 750. On s'attend à ce que le marché de la revente demeure équilibré l'an prochain. Les ventes MLS® devraient augmenter modestement en 2012, pour se situer entre 406 100 et 509 000 (prévision ponctuelle de 458 500). La hausse du prix MLS® moyen devrait cadrer avec l'état d'équilibre du marché que nous avons connu jusqu'ici en 2011 et qui devrait se maintenir l'an prochain.

Sur le plan provincial

Compte tenu du contexte de modération et d'incertitude, il est prévu que la croissance économique du Québec ne dépassera pas la barre des 2 % en 2012. Quant à l'emploi, une croissance relativement stable est attendue pour l'an prochain (1,4 %).

« La conjoncture économique, bien que modérée, soutiendra néanmoins la demande d'habitations l'an prochain. De plus, les tendances démographiques continueront d'avoir une incidence sur le marché, notamment sur la demande d'appartements (locatifs et en copropriété) », affirme Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL pour la province de Québec.

Après une année de recul, la revente reprendra graduellement, grâce à la conjoncture économique et au grossissement du parc immobilier. Le recul de la demande en 2011 et la croissance de l'offre ont conduit à une détente sur le marché de la revente. Cette situation s'observe pour chaque segment de marché; cependant, sur le plan régional, les conditions de marché varient. Dans ce contexte, les prix enregistreront une croissance plus faible.

Quant à la construction résidentielle, la détente du marché de la revente réduit la demande de maisons neuves cette année. Après un recul en 2011, les mises en chantier de maisons individuelles rebondiront quelque peu l'an prochain. À la suite de deux années de construction soutenue, une baisse notable des mises en chantier de logements collectifs est attendue pour 2012.

RMR de Montréal

Revente

Sur le marché de la revente, l'effet de devancement de la demande en 2010 a fait place à un mouvement de reflux et à une baisse du nombre de transactions MLS® en 2011. Au total, 40 200 ventes seront conclues dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal cette année, contre 42 308 en 2010, ce qui correspond à une baisse de 5,0 %. Du côté de l'offre, l'année 2011 est marquée par le rebond des inscriptions, particulièrement du côté de la copropriété. Par conséquent, on observe des conditions de marché plus détendues dans tous les segments de marché et une diminution graduelle des pressions qui s'exercent sur les prix. Le prix moyen s'élèvera à 313 000 $ en 2011, ce qui correspond à une hausse de 5,2 % comparativement à l'année précédente.

En 2012, les facteurs économiques fondamentaux continueront d'alimenter la demande d'habitations existantes sans toutefois permettre une forte progression des transactions, qui resteront en deçà de leur niveau de 2010. En 2012, on dénombrera 41 500 ventes MLS®, c'est-à-dire 3,2 % de plus qu'en 2011. La croissance de l'offre observée en 2011 se poursuivra en 2012, et le marché de la revente gagnera en équilibre l'an prochain. Le segment de la copropriété sera équilibré dans tous les grands secteurs géographiques de la région métropolitaine, incluant l'île de Montréal. La croissance du prix MLS® moyen ralentira encore un peu plus l'an prochain (2,9 %), et le prix moyen s'élèvera à 322 000 $ en 2012.

Construction résidentielle

Après avoir enregistré en 2010 un rebond d'activité, attribuable à l'attrait de la copropriété et à la rareté de l'offre sur le marché de la revente, le marché du neuf va ralentir cette année et l'an prochain. Cette année, la construction résidentielle diminuera dans tous les segments de marché en 2011, à l'exception de celui de la copropriété, qui enregistrera un nouveau record de mises en chantier pour une deuxième année d'affilée. Les mises en chantier d'habitations diminueront de 2,7 %, pour se chiffrer à 21 400.

En 2012, un repli dans le segment de la copropriété sera la principale cause de la baisse globale de l'activité. La remontée du nombre de copropriétés neuves disponibles et le choix plus important sur le marché de la revente feront ralentir la construction dans ce segment de marché. Du côté des résidences pour aînés, la construction restera faible et stable comparativement aux années antérieures. Au total, on s'attend à 19 400 mises en chantier en 2012, ce qui est 9,3 % de moins qu'en 2011.

Marché locatif

À l'automne 2011, le taux d'inoccupation des logements locatifs demeurera relativement inchangé, à 2,5 %, dans la RMR de Montréal, alors qu'il était de 2,7 % en 2010. En 2012, le nombre élevé de nouveaux arrivants et la croissance de l'emploi chez les jeunes viendront plus que compenser le départ de locataires vers le marché de la propriété. Le taux d'inoccupation suivra donc une légère tendance à la baisse, pour s'établir à 2,3 %.

Mettant à contribution plus de 65 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l'habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l'habitation à prendre des décisions éclairées.

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