Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

18 nov. 2014 11h30 HE

Conférence de la SCHL sur les perspectives du marché de l'habitation

QUÉBEC, QUÉBEC--(Marketwired - 18 nov. 2014) - La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a présenté aujourd'hui sa conférence annuelle sur les perspectives du marché de l'habitation à près de 500 professionnels du secteur. Sous le thème « Cibler l'essentiel », les conférenciers ont analysé l'état du marché immobilier de la province et de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, et ils ont parlé de ce qui façonnera le marché de demain.

Perspectives provinciales

Selon Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec, « une relance graduelle de la croissance économique du Québec au cours des deux prochaines années stimulera, dans une semblable mesure, la demande d'habitations en 2015 et en 2016. Durant cette période, le marché de la revente se resserrera quelque peu, ce qui contribuera à soutenir les mises en chantier. Cependant, malgré une légère remontée de la demande, une offre soutenue maintiendra la croissance des prix à un rythme modeste. »

Sur le plan provincial, les mises en chantier au Québec totaliseront 38 200 unités en 2014, 39 000 unités en 2015 et 40 100 en 2016. Après une remontée des reventes l'an prochain (72 600, contre 70 900 cette année), 73 400 ventes par Centris® seront enregistrées en 2016 grâce à des marchés de l'emploi plus robustes. Les prix des maisons existantes afficheront une croissance sous la barre de 2 % au cours des deux prochaines années.

Toujours selon Kevin Hughes, « très bientôt, le vieillissement démographique aura d'importants impacts sur l'offre et la demande d'habitations visant les ménages de 75 ans et plus, groupe d'âge dont la population est sur le point d'augmenter plus rapidement ».

Perspectives régionales - RMR de Québec

Après deux années de quasi-stabilité, l'emploi affichera de faibles augmentations d'ici 2016 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. Cette évolution du marché du travail soutiendra modestement la demande d'habitations. La région de Québec conservera néanmoins son caractère attractif, et la migration y demeurera soutenue, ce qui alimentera la demande sur le marché locatif.

L'an prochain, on s'attend à ce que les ventes Centris® progressent de 3 %, en regard de 2014, pour se chiffrer à 6 650. En 2016, la croissance se poursuivra et le nombre total de transactions s'établira à 6 900, soit une hausse de 4 %. Ces niveaux se situeront néanmoins sous la moyenne des cinq dernières années (7 170). Malgré un resserrement des conditions de marché, celles-ci demeureront détendues, ce qui limitera la croissance des prix. Le prix moyen Centris® des propriétés résidentielles augmentera de 1 % en 2014, puis de 2 % par année, pour atteindre 280 000 $ en 2016.

Sous l'effet, entre autres, d'un plus vaste choix sur le marché de la revente, les mises en chantier d'habitations sont appelées à ralentir d'ici 2016. Les mises en chantier de maisons individuelles baisseront au cours des prochaines années. De 961 unités en 2013, elles passeront à 925 cette année, à 850 l'an prochain, puis à 800 en 2016. Plusieurs facteurs entraîneront une baisse dans le segment des logements individuels, dont leur prix relativement élevé et le plus grand choix parmi les produits existants.

Tout comme le marché des maisons individuelles, le marché des logements collectifs(1) connaîtra une période de ralentissement jusqu'en 2016. Dans l'ensemble, le recul des mises en chantier de logements collectifs sera de 14 % cette année, de 13 % en 2015 et de 11 % en 2016. Cette année, la baisse des mises en chantier de logements collectifs s'expliquera principalement par la diminution de près de 40 % observée du côté des copropriétés. Au total, les mises en chantier de copropriétés s'établiront à 900 unités, un niveau qui demeurera stable jusqu'en 2016. Les fortes baisses seront chose du passé, mais l'activité sera peu élevée, en regard des dernières années. De fait, même si la production de copropriétés connaît un recul significatif depuis 2013, le nombre d'unités offertes demeurera important sur le marché de la revente.

Pour leur part, les mises en chantier de logements locatifs atteindront cette année le même niveau qu'en 2013, soit 1 600 unités. La production d'unités locatives ralentira en 2015 et 2016, en raison des hausses du taux d'inoccupation(2) prévues cette année et l'an prochain. En 2015, les mises en chantier se situeront à 1 200 unités, puis elles s'établiront à 900 unités en 2016.

Au final, les mises en chantier totales atteindront 4 125 cette année (-12 %) et 3 650 en 2015 (-12 %). L'année 2016 verra le plus faible niveau de mises en chantier depuis 2002, avec 3 300 unités, soit une baisse de 10 %, sur un an.

(1) Maisons jumelées et en rangée, duplex, logements locatifs et copropriétés
(2) Marché locatif traditionnel

Québec et ses secteurs : cartographie d'un marché - RMR de Québec

Au cours des dernières années, on a constaté que les tendances à l'étalement urbain et à la densification ont pris forme simultanément. Un nombre important d'ensembles de logements collectifs s'est ajouté à Québec, et particulièrement près des pôles d'emplois. En parallèle, le marché de la maison individuelle s'est développé particulièrement du côté de la Périphérie-Nord.

En 2014, même si le nombre de ventes Centris® de maisons unifamiliales dans la RMR était stable, certains secteurs ont vu leur nombre de transactions varier. Les secteurs de la Rive-Sud Est, de Charlesbourg et de Val-Bélair/L'Ancienne-Lorette ont enregistré des hausses des ventes cette année. Par contre, on a observé des reculs importants sur la Rive-Sud Centre, à Beauport et dans la Jacques-Cartier.

Du côté de l'offre, la tendance à la hausse du nombre d'inscriptions Centris® s'est exprimée partout sauf à Val-Bélair/L'Ancienne-Lorette. Ce contexte a permis aux conditions de marché de se détendre en 2014 et de réduire l'ampleur des hausses de prix. En dépit de cette détente, plusieurs secteurs tels que Val-Bélair/L'Ancienne-Lorette et Les Rivières affichent toujours des conditions relativement serrées et demeurent à l'avantage des vendeurs pour les maisons individuelles et les maisons jumelées et en rangée. Dans le futur, la demande devrait demeurer toujours présente dans l'Agglomération compte tenu, entre autres, de la proximité des pôles d'emplois.

Sur le marché de la copropriété, les secteurs Les Rivières et de la Rive-Sud se sont démarqués avec une hausse des ventes. Des baisses importantes ont été enregistrées dans la Basse-Ville et à Beauport. Finalement, les conditions se sont assouplies : le marché avantage toujours les acheteurs, et ce, partout sur le territoire. Toutefois, on peut s'attendre à ce que certains secteurs connaissent un retour à l'équilibre d'ici 2016.

Sur les chantiers de construction résidentielle, la baisse de régime a affecté davantage l'Agglomération de Québec. Cela s'explique par la baisse des mises en chantier de copropriétés. La construction de maisons jumelées et en rangée était en hausse partout sur le territoire, tandis que seule l'Agglomération a connu une augmentation du nombre de mises en chantier de maisons individuelles. Cette année, c'est à Beauport qu'a été enregistré le plus grand nombre de mises en chantier dans la RMR. La Rive-Sud s'est aussi illustrée en raison du démarrage de plusieurs immeubles locatifs d'envergure. La baisse prévue de la construction dans la catégorie de la maison individuelle touchera plus fortement la Périphérie-Nord, puisque c'est là où se bâtit la majorité de ce type d'habitations. Finalement, tous les secteurs de Québec devraient voir le nombre de copropriétés mises en chantier demeurer relativement faible. Même les secteurs les plus serrés dans la revente, comme celui des Rivières et de Saint-Augustin, ont un stock d'unités neuves à écouler. Donc, même dans ces secteurs, l'activité sera moindre qu'au cours des dernières années.

Mettant à contribution plus de 65 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l'habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l'habitation à prendre des décisions éclairées.

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