Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

03 déc. 2015 12h00 HE

Conférence de la SCHL sur les perspectives du marché de l'habitation

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 3 déc. 2015) - La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a présenté aujourd'hui sa conférence annuelle sur les perspectives du marché de l'habitation pour le Québec et la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal à plus de 800 professionnels du secteur. Sous le thème « Des repères pour s'orienter », les conférenciers ont analysé l'état du marché immobilier de la province et de la RMR de Montréal et ont parlé de ce qui façonnera le marché de demain.

Perspectives provinciales

L'accélération graduelle de la croissance de l'économie québécoise stimulera quelque peu la demande de logements en 2016 et 2017. « Pendant que le marché de la revente se resserrera légèrement, le vieillissement de la population donnera un élan à la construction résidentielle, surtout dans le segment des logements collectifs », déclare Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec.

Les perspectives du secteur canadien de l'habitation, qui laissent entrevoir une stabilité générale de l'activité, sont exposées à certains risques à l'échelle nationale et mondiale. L'évolution future des prix du pétrole demeure le risque le plus important pour la croissance de l'économie canadienne, en entraînant des pertes considérables au chapitre des recettes d'exportation des revenus fiscaux. Les niveaux d'endettement des ménages demeurent élevés et continueront d'être un facteur de vulnérabilité important.

Un autre facteur de risque pour les perspectives est celui de la surévaluation. Les RMR de Montréal et de Québec présentent actuellement des signes élevés de surévaluation. « Ce résultat reflète surtout l'effet modérateur des facteurs économiques et démographiques qui ne soutiennent pas entièrement les prix observés », ajoute Kevin Hughes.

Région métropolitaine de recensement de Montréal

En 2016 et 2017, la progression des ventes Centris® sera de 4 % et 2 %, respectivement. « D'ici 2017, les conditions de marché se resserreront quelque peu, mais le marché des copropriétés sera une fois de plus favorable aux acheteurs. La hausse du prix Centris® moyen continuera d'osciller autour de 2 % par année », explique David L'Heureux, chef analyste, Analyse de marché à la SCHL.

« Pour ce qui est du marché du neuf, avec l'essoufflement du marché des copropriétés, bien des constructeurs, à la recherche d'autres débouchés, se tourneront vers la construction de logements locatifs en 2016 et 2017. Les mises en chantier de résidences pour personnes âgées continueront aussi d'être soutenues pendant cette période », explique Francis Cortellino, chef analyste, Analyse de marché à la SCHL. Sur le marché des copropriétés, « le stock de copropriétés neuves

inoccupées demeure élevé, si bien que les mises en chantier diminueront quelque peu pour se situer à environ 7 000 par année en 2016 et 2017, un niveau plus soutenable », ajoute M. L'Heureux.

Le taux d'inoccupation des copropriétés offertes en location était de 3,0 % en 2015. « D'après une analyse des rôles fonciers d'immeubles récents de copropriétés1 du secteur Ville-Marie-Île-des- Sœurs, 25 % de ces copropriétés seraient détenues par des investisseurs dans ce secteur. Cette proportion tombe à 5 % dans le cas des investisseurs étrangers, mais les résultats varient d'un immeuble à l'autre », ajoute M. Cortellino. Pour sa part, le taux d'inoccupation sur le marché locatif traditionnel dans la RMR de Montréal continuera d'augmenter d'ici 2017 pour atteindre 4,4 %.

Île de Montréal et ses banlieues : tendances et conjonctures

Sur le marché de la revente, les ventes Centris® de maisons unifamiliales et de copropriétés ont progressé sur l'île de Montréal et en banlieue et la hausse de l'activité s'est concentrée dans les secteurs parmi les plus dispendieux. « Ce sont les acheteurs expérimentés avec les budgets les plus élevés qui ont stimulé l'activité sur le marché de la revente cette année dans la RMR », affirme Tania Bourassa-Ochoa, analyste de marché à la SCHL.

Sur le marché du neuf, les mises en chantier d'habitations en propriété absolue2 continuent de ralentir et d'être concentrées dans les secteurs de banlieue où l'on trouve davantage de terrains disponibles. « Le ralentissement des mises en chantier de copropriétés attendu dans la plupart des secteurs de la RMR tempérera la hausse prévue des stocks en 2016 et 2017. Néanmoins, à Ville-

Marie, vu l'ampleur du nombre d'unités en construction, le nombre de copropriétés invendues est appelé à croître au cours des prochaines années », ajoute Geneviève Lapointe, analyste principale de marché à la SCHL.

Si certaines personnes achètent une habitation pour y vivre, d'autres en achètent aussi pour investir. Pour les copropriétés récentes offertes en location sur le réseau Centris® à Ville-Marie et à l'Île-des-Sœurs, les flux de trésorerie étaient très variables d'un investisseur à l'autre, mais étaient en moyenne légèrement négatifs (-1 %). Dans le cas des immeubles locatifs de six unités et plus, on observe une stabilisation des indicateurs paritaires (multiplicateur du revenu brut [MRB] et taux global d'actualisation [TGA]) dans les différents secteurs de la RMR.

En tant qu'autorité en matière d'habitation au Canada, la SCHL contribue à la stabilité du marché de l'habitation et du système financier, vient en aide aux Canadiens dans le besoin et fournit des résultats de recherches et de l'information aux gouvernements, aux consommateurs et au secteur de l'habitation du Canada.

Suivez la SCHL sur Twitter @SCHL_ca

(1) Immeubles de 100 unités et plus construits en 2014, dont les rôles fonciers étaient disponibles en date de septembre 2015.
(2) Maisons individuelles, jumelées et en rangée

Renseignements

  • Relations avec les médias
    Marie-Elène Décarie, Conseillère Relations publiques
    514-283-4327
    mdecarie@schl.ca