CONSEIL DES ARTS DU CANADA

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18 nov. 2008 11h00 HE

Conseil des Arts du Canada : Annonce des lauréates et lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général de 2008

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 18 nov. 2008) - Le Conseil des Arts du Canada a annoncé aujourd'hui que, parmi les lauréates et les lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général de 2008, deux d'entre eux en recevaient un pour la quatrième fois. Les Prix sont remis à des auteurs dans les catégories romans et nouvelles, poésie, théâtre, études et essais, littérature jeunesse (texte et illustrations) et traduction, en anglais et en français.

Cinq des lauréates et lauréats de cette année ont déjà remporté un prix, alors que dix en reçoivent un pour la première fois. Pour Marie-Claire Blais, il s'agit d'un quatrième prix dans la catégorie romans et nouvelles, en français. Stéphane Jorisch, qui était en lice dans deux catégories en 2008, remporte lui aussi son quatrième prix dans la catégorie littérature jeunesse - illustrations. Quant à Nino Ricci, lauréat dans la catégorie romans et nouvelles, en anglais, il remporte son deuxième prix. Au nombre des lauréates et lauréats ayant déjà remporté un prix, mentionnons Pierre Ouellet (études et essais, français) et Janice Nadeau (illustrations jeunesse, français).

"Lire c'est élargir le lieu de nos ancrages à la dimension du monde. Lire c'est aussi sortir de soi et rejoindre l'Autre. La lecture permet de trouver sa vérité et de la partager avec l'humanité entière. Il faut vivre pour lire et lire pour vivre", a expliqué Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada.

Son Excellence remettra les prix aux lauréates et lauréats à Rideau Hall, le 10 décembre. Cette année marque la 72e remise des Prix littéraires du Gouverneur général, les plus prestigieuses et anciennes distinctions en littérature canadienne anglaise et française.

Le Conseil des Arts du Canada finance et administre les Prix littéraires du Gouverneur général et en assure la promotion. Les Prix sont d'une valeur de 25 000 $ chacun. Chacune et chacun des lauréats recevra aussi un exemplaire de son livre spécialement relié par la relieuse montréalaise Lise Dubois. L'éditeur de chaque livre primé recevra une subvention de 3 000 $ pour appuyer ses activités promotionnelles. De plus, chaque finaliste non lauréat recevra une somme de 1 000 $ venant souligner son accession au rang des finalistes. La valeur totale des Prix littéraires se chiffre donc à environ 450 000 $.

Commanditaire des GG depuis 1988, BMO Groupe financier soutient la promotion des finalistes, des lauréates et lauréats.

Les noms des lauréates et lauréats, les titres des ouvres gagnantes ainsi que les commentaires des jurys sont énumérés ci-dessous. Des notices biographiques et des images téléchargeables sont affichées sur le site web du Conseil des Arts au www.conseildesarts.ca/prix/plgg.

Lauréates et lauréats

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Romans et nouvelles

Marie-Claire Blais, Westmount (Québec), Naissance de Rebecca à l'ère des tourments.

(Les Editions du Boréal)

Cour d'un monde avec ses malédictions et sa beauté, inépuisable jaillissement de la vie dans le noir d'une fin depuis longtemps commencée, ce roman essoufflant, paroxystique, bouleverse de fond en comble toute vision commune. Transcendantale, l'écriture de Marie-Claire Blais éclaire tous les abîmes de personnages d'une extraordinaire clarté de survie.

Nino Ricci, Toronto, The Origin of Species.

(Doubleday Canada)

Alex Fratarcangeli, tel un Prufrock moderne, doit survivre dans la complexité multiethnique du Montréal des années quatre-vingt. The Origin of Species est porté par une écriture profondément humaine, réaliste et perspicace. Racontée dans une langue limpide, cette histoire se lit comme si elle émergeait de notre mémoire collective. Sous l'effet du choc, nous nous y reconnaissons et y gagnons une nouvelle compréhension de notre fragilité et de notre force.

Poésie

Michel Pleau, ville de Québec, La lenteur du monde.

(Les Editions David)

Dans La lenteur du monde, Michel Pleau utilise des images simples et émouvantes, qui vont droit au cour. Il découpe la parole comme on sculpte, avec minutie, pour nous donner des moments de pure beauté, des éclairs de paysages lumineux. Il évoque la nostalgie de l'enfance dans une langue fraîche et vivifiante comme le vent du fleuve.

Jacob Scheier, Toronto, More to Keep Us Warm.

(ECW Press)

More to Keep Us Warm invite le lecteur à pénétrer dans un monde d'espoir, de souffrance, de gaieté et d'indulgence, un monde rempli d'éléments qui apaisent le drame humain par la puissance de l'amour et de la pure invention poétique. Manifestant un amour profond pour son art, Jacob Scheier maîtrise son premier recueil non seulement avec précision et grâce, mais aussi avec un sens renversant de la métaphore.

Théâtre

Jennifer Tremblay, Sorel (Québec), La liste.

(Les Editions de la Bagnole)

D'un souffle tel un vertige, l'auteure propose un récit tout simple, syncopé de listes à faire au quotidien, dans lequel l'essentiel et le banal cohabitent à tout instant. Jennifer Tremblay atteint l'universel par son économie et sa lucidité.

Catherine Banks, Halifax, Bone Cage.

(Playwrights Canada Press)

Avec sa grande maîtrise de la métaphore dramatique, Catherine Banks nous présente l'essence même du Canada rural qui coule dans un cour humain déchiré par les conflits et enfermé dans une cage d'os. Quel est le prix à payer par l'esprit humain, demande-t-elle, quand les circonstances forcent de bonnes personnes à détruire ce qu'elles aiment - en l'occurrence, la nature sauvage canadienne? La dramaturge découvre dans des endroits inattendus, ce qu'il y a de plus noble; dans ce qui semble être les vies les plus simples, l'héroïsme.

Etudes et essais

Pierre Ouellet, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec), Hors-temps : poétique de la posthistoire.

(VLB éditeur)

Pierre Ouellet allie de façon exceptionnelle le souffle de la poésie et l'exigence de la philosophie. Il se positionne à l'aube de la posthistoire et puise, dans la puissance du langage, sa vision fulgurante du futur. Il mêle ainsi le politique, l'onirique et l'intime à une réflexion critique d'une grande lucidité.

Christie Blatchford, Toronto, Fifteen Days: Stories of Bravery, Friendship, Life and Death from Inside the New Canadian Army.

(Doubleday Canada)

Dans son ouvrage Fifteen Days: Stories of Bravery, Friendship, Life and Death from Inside the New Canadian Army, Christie Blatchford livre une chronique dramatique et saisissante qui démontre que le reportage et le langage courant peuvent se hisser au rang de la littérature. L'écriture de Blatchford laisse libre cours aux soldats et à leur famille afin qu'ils s'adressent à nous sans fioritures.

Littérature jeunesse - texte

Sylvie Desrosiers, Longueuil (Québec), Les trois lieues.

(Les éditions de la courte échelle)

Sylvie Desrosiers nous livre un roman bouleversant sur les rapports difficiles entre un père et son fils. Ce récit nous fait vivre une aventure singulière dans le Grand Nord, là où la magie est intimement liée à la réalité. C'est à une lente réflexion sur le courage, le pardon, la vie, l'amour et la mort que l'auteur nous invite.

John Ibbitson, Washington (district de Columbia), (anciennement d'Ottawa et de Toronto), The Landing.

(Kids Can Press)

Ecrite de main de maître, l'histoire de The Landing nous transporte dans la région de Muskoka en Ontario, pendant les années trente. Jamais la force du récit ne s'affaiblit, que ce soit dans l'évocation d'un lieu et d'une époque ou dans celle du passage d'un jeune homme à l'âge adulte. Ce roman est aussi intemporel que la musique et l'imaginaire de l'adolescence qui en sont le cour.

Littérature jeunesse - illustrations

Janice Nadeau, Montréal, Ma meilleure amie, texte de Gilles Tibo.

(Québec Amérique)

Avec sobriété, Janice Nadeau a su mettre en images le sujet délicat de la mort. Son trait, qui évoque la cendre et la poussière, et l'usage retenu des couleurs confèrent à Ma meilleure amie une charge émotive qui nous va droit au cour.

Stéphane Jorisch, Montréal, The Owl and the Pussycat, texte d'Edward Lear.

(Kids Can Press)

Légères, poétiques et ludiques, pleines d'imagination, de bizarrerie et d'ingéniosité, les illustrations de Stéphane Jorisch accompagnent superbement le texte. L'artiste confère une couleur inédite et une nouvelle profondeur à ce poème bien connu. Assoyez-vous dans un fauteuil, ouvrez ce livre et laissez-vous transporter dans son monde magique.

Traduction

Claire Chabalier, Notre-Dame-de-l'Ile-Perrot (Québec), et Louise Chabalier, Mascouche (Québec), Tracey en mille morceaux

(Les éditions Les Allusifs)

Traduction française de The Tracey Fragments de Maureen Medved (House of Anansi Press)

Ce morcellement formidable, déjà un tour de force en anglais, risquait en traduction de paraître juxtaposé, artificiellement rassemblé pour tenter de tout récupérer du foisonnement original. Mais la fluidité est naturelle, la tension est constante et palpable. La traduction évite la vulgarité ou l'obscénité. Un travail sans complaisance et sans concessions.

Lazer Lederhendler, Montréal (Québec), Nikolski.

(Knopf Canada)

Traduction anglaise de Nikolski de Nicolas Dickner (Editions Alto)

Les affinités qui unissent l'auteur et son traducteur sont bien perceptibles dans cette version anglaise de Nikolski, une délicieuse histoire teintée d'humour et profondément humaine. L'extraordinaire magie qui imprègne le livre de Dickner se retrouve entière dans la traduction. Lederhendler est incontestablement un traducteur doté d'une imagination et d'un formidable sens de la langue qu'il met fidèlement au service du texte original.

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Les jurys

Les finalistes, lauréates et lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général sont choisis par des jurys indépendants (sept en français et sept en anglais), dont les membres sont nommés par le Conseil des Arts. Les jurys se réunissent séparément et examinent tous les livres admissibles parus entre le 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008, pour les livres de langue française, et entre le 1er septembre 2007 et le 30 septembre 2008 pour ceux de langue anglaise. Cette année, 1469 ouvrages ont été soumis, soit 563 ouvrages en français et 906 ouvrages en anglais.

Jurys de langue française

Romans et nouvelles : Lise Bissonnette (Montréal), Ying Chen (Vancouver), Robert Lalonde (Montréal)

Poésie : Franz Benjamin (Montréal), Martine Jacquot (Waterville, N.-B.), Pauline Michel (Montréal)

Théâtre : Michel Marc Bouchard (Montréal), Royds Fuentes-Imbert (Montréal), Geneviève Pineault (Sudbury)

Etudes et essais : Hervé Fischer (Montréal), Monique LaRue (Montréal), Victor Teboul (Montréal)

Littérature jeunesse - texte : Ginette Anfousse (Rivière-Rouge, Qc), Edith Bourget (Saint-Jacques, N.-B.), Michel Noël (Saint-Damien, Qc)

Littérature jeunesse - illustrations : Jean-Paul Eid (Montréal), Joanne Ouellet (Lac Beauport, Qc), Christine Sioui (Odanak, Qc)

Traduction : Pierre Anctil (Ottawa), Emile Martel (Montréal), Paule Noyart (Bromont, Qc)

Jurys de langue anglaise

Romans et nouvelles : Shauna Singh Baldwin (Milwaukee, Wisconsin), Greg Hollingshead (Edmonton), Jane Urquhart (Stratford)

Poésie : Di Brandt (Brandon, Man.), Pier Giorgio Di Cicco (Toronto), Connie Fife (Nanaimo, C.-B.)

Théâtre : Margaret Hollingsworth (Toronto), Sunil Kuruvilla (Waterloo), Kent Stetson (Montréal)

Etudes et essais : Marian Botsford Fraser (Toronto), Terry Glavin (Victoria), Chantal Hébert (Montréal)

Littérature jeunesse - texte : Michael Kusugak (Rankin Inlet, NU), Kevin Major (St. John's, T.-N.-L.), Teresa Toten (Toronto)

Littérature jeunesse - illustrations : Victor Bosson (Victoria), Jirina Marton (Colborne, Ont.), Janie Jaehyun Park (Toronto)

Traduction : Lorin Card (Kelowna), Susanne de Lotbinière-Harwood (Verdun), John Van Burek (Toronto)

All Canada Council for the Arts documents are available in English and in French.

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