CONSEIL DES ARTS DU CANADA

CONSEIL DES ARTS DU CANADA

27 mars 2007 10h01 HE

Conseil des arts du Canada : J. Richard Bond, Robert Hancock, Roderick Macdonald, Shana Poplack et A.P.S. Selvadurai recevront chacun un Prix Killam 2007 de 100 000 $

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 27 mars 2007) - Cinq éminents chercheurs de l'Université de Toronto, de l'Université de la Colombie-Britannique, de l'Université McGill et de l'Université d'Ottawa recevront chacun l'un des Prix Killam 2007, les plus prestigieuses distinctions canadiennes accordées annuellement en reconnaissance de réalisations exceptionnelles dans les domaines du génie, des sciences naturelles, des sciences humaines, des sciences sociales et des sciences de la santé.

Les prix de 100 000 $, décernés à J. Richard Bond, Robert Hancock, Roderick Macdonald, Shana Poplack et A.P.S. Selvadurai, ont été annoncés aujourd'hui par le Conseil des Arts du Canada, qui administre le Programme Killam.

Les Prix Killam, lancés en 1981, sont financés par des fonds provenant d'un don fait au Conseil des Arts par Mme Dorothy J. Killam à la mémoire de son époux Isaak Walton Killam. Ces prix honorent d'éminents chercheurs et scientifiques canadiens ouvrant au sein d'entreprises privées, d'organismes gouvernementaux ou d'universités. A sa création en 1957, le Conseil des Arts avait pour mandat de soutenir à la fois les arts et la recherche scientifique. Bien que ce mandat ait changé avec la mise sur pied de conseils de recherches distincts, le Conseil des Arts continue d'administrer le Programme Killam. Au 31 mars 2006, le fonds Killam du Conseil des Arts était évalué 64,7 millions de dollars. Les fiducies Killam, qui financent des bourses d'études et de recherche dans quatre universités canadiennes, un institut de recherche et le Conseil des Arts, sont évaluées à environ 400 millions de dollars. Cette année marque le 40e anniversaire du programme Killam.

Le lundi 23 avril prochain, le Conseil des Arts remettra les Prix Killam au cours d'une cérémonie suivant un dîner de gala qui débutera à 19 h (la cérémonie débutera vers 21 h 00). Cet événement sera présenté à la salle Adam de l'hôtel Château Laurier, à Ottawa, et sera ouvert aux médias. Pour réserver votre place ou organiser des entrevues avec les gagnants, communiquez avec Donna Balkan au 613-566-4414, poste 4134, ou avec Carole Breton, au poste 4523.

Notes biographiques

J. Richard Bond, Université de Toronto - Sciences naturelles

J. Richard (Dick) Bond a été un chef de file mondial tout au long du présent "âge d'or" des découvertes en cosmologie. Il est l'auteur d'importantes découvertes en ce qui a trait à l'évolution du réseau cosmique de galaxies observée à partir d'infimes fluctuations produites dans l'univers primitif, ainsi qu'au rôle précis que jouent la matière noire, l'énergie noire et les trous noirs. M. Bond, mentor et source d'inspiration dans son domaine, a développé un formidable réseau mondial qui a permis d'établir la position internationale de marque du Canada en matière de cosmologie.

M. Bond a élaboré la théorie et l'analyse expérimentale du rayonnement de fond cosmique (photoluminescence laissée par le Big Bang) pour en faire un outil hautement précis permettant de mesurer les paramètres cosmologiques de base qui codifient le contenu et l'architecture du cosmos. Des projets internationaux de plus en plus évolués portant sur ce rayonnement (dans lesquels M. Bond a joué un rôle clé en tant que théoricien) ont permis de capter de nouvelles images saisissantes de l'univers, tel qu'il était 380 000 ans après le Big Bang. A l'aide de ses nouvelles et puissantes approches statistiques, ses diverses équipes ont découvert des preuves de la présence de mystérieuses énergies noires qui continuent de provoquer l'expansion de l'univers.

En 1985, M. Bond (B.Sc., Université de Toronto, Mathématique et physique; Ph.D., California Institute of Technology, Physique théorique), alors à l'Université Stanford, a été recruté par l'Université de Toronto pour devenir membre fondateur, professeur et directeur de l'Institut canadien d'astrophysique théorique. Aujourd'hui, il dirige également le Programme de cosmologie et de gravité de l'Institut canadien des recherches avancées. Dans ses nouvelles recherches, il utilise un nouvel ensemble d'expériences à haute précision (à l'aide de satellites, de ballons et sur terre) pour explorer davantage la physique de l'univers.

M. Bond, O.C., M.S.R, M.S.R.C., a reçu récemment la Médaille Herzberg du CRSNG 2006, prix de recherche en sciences le plus prestigieux au Canada, qui vient s'ajouter à la liste des nombreuses grandes distinctions remportées par M. Bond sur la scène internationale.

Robert E.W. Hancock, Université de la Colombie-Britannique - Sciences de la santé

Robert E.W. Hancock - scientifique innovateur et chef de file en microbiologie et en recherche sur les maladies infectieuses - est reconnu internationalement pour son travail sur la recherche de nouveaux traitements pour les infections antibiorésistantes, basée sur des études de la physiologie bactérienne, de l'immunité innée et des moyens de résistance des bactéries aux antibiotiques. Ses contributions majeures sont liées aux quatre secteurs clés suivants : les peptides (antimicrobiens) de défense de l'hôte (composante du système immunitaire qui tue les bactéries); la structure et la fonction de la membrane externe des surfaces bactériennes; l'absorption des antibiotiques et la résistance aux antibiotiques; la physiologie de P. aeruginosa, troisième bactérie pathogène en importance dans les hôpitaux.

Né à Merton, en Angleterre, M. Hancock a grandi en Australie, où il a obtenu un Ph. D. (Université Adelaide), avant de réaliser une recherche postdoctorale à l'Université Tübingen, en Allemagne, et à l'Université de Californie, à Berkeley. Aujourd'hui, en plus d'être professeur au Département de microbiologie et d'immunologie de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) et directeur du Centre for Microbial Disease and Immunity Research de la même université, M. Hancock est le cofondateur de deux entreprises qui s'occupent de développer de nouvelles technologies pour le traitement des infections : Migenix inc., qui se consacre maintenant aux essais cliniques de phase finale pour la prévention des infections associées aux cathéters, et Inimex Pharmaceutical inc., société vouée à la découverte, au développement et à la commercialisation de nouveaux médicaments basés sur la modulation sélective de la réponse immunitaire innée. Dans le passé, il a été le directeur scientifique et fondateur du Réseau canadien de recherche sur les bactérioses (de 1989 à 1996), programme national de centres d'excellence qui recherche de nouveaux moyens de diagnostiquer et de traiter les bactérioses.

Parmi les nombreuses distinctions qu'il a reçues, mentionnons le prix Aventis Pharmaceuticals (le plus prestigieux prix en recherche antimicrobienne au monde), la Médaille McLaughlan de la Société royale du Canada et le Prix de la recherche en santé Michael Smith des Instituts de recherche en santé du Canada. M. Hancock est en outre officier de l'Ordre du Canada.

Roderick A. Macdonald, Université McGill - Sciences sociales

Roderick A. Macdonald, juriste reconnu mondialement et professeur de droit, s'est forgé une réputation comme étant l'un des intellectuels et théoriciens publics les plus influents au Canada. M. Macdonald rédige des publications et enseigne dans les domaines suivants : droit civil, droit commercial, droit administratif et droit jurisprudentiel.

Intervenant unique dans les milieux juridique et universitaire par son étude des dimensions inexplorées du droit - il délimite les contributions intellectuelles que des disciplines comme la philosophie, l'histoire et les sciences sociales apportent à la réflexion portant sur le droit et la théorie du droit, M. Macdonald a été le premier à amener les chercheurs en droit à s'intéresser à des poursuites interdisplinaires. Consultant très recherché, il a appliqué sa perspective et sa structure théorique à un ensemble de questions urgentes au Canada, y compris les débats constitutionnels entourant le Lac Meech, les complexités du Code civil du Québec, la justice autochtone, les mauvais traitements envers les enfants en établissement ainsi que les pratiques et le fonctionnement des cours des petites créances. Il a également préparé d'importantes études pour des projets de commission royale d'enquête et de réforme du droit. M. Macdonald (B.A., L.L.M.) est membre du Barreau du Québec et du Barreau de l'Ontario. Après un passage à l'Université de Windsor, il s'est joint à la Faculté de droit de l'Université McGill, où il a été doyen (de 1984 à 1989). En 1996, il a été nommé titulaire de la Chaire F.R. Scott. Il a également été directeur du Programme de droit et société de l'Institut canadien de recherches avancées de 1989 à 1994, où il a élaboré un nouveau cadre théorique sur le pluralisme juridique, ainsi que président fondateur de la Commission du droit du Canada de 1997 à 2000, où il a mis sur pied un institut de renom dans le domaine de la recherche en droit. Aujourd'hui, M. Macdonald fait partie de la délégation canadienne qui participe au projet sur les transactions sécurisées de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international. Il a été élu membre de la Société royale du Canada et a été le premier lauréat en droit de la Fondation Pierre-Elliot-Trudeau.

Shana Poplack, Université d'Ottawa - Sciences humaines

Sociolinguiste de renommée mondiale, Shana Poplack étudie le langage parlé, plutôt que le langage rapporté ou intuitif, et ce, plus particulièrement dans les contextes bilingues ou de langues minoritaires au Canada. Avec ses banques de données uniques de langage naturel enregistré ou transcrit numériquement, elle utilise des méthodes d'analyse nouvelles, afin de suivre l'évolution des variétés de discours dans leurs contextes sociaux, historiques et linguistiques.

Les résultats de ses études sur les langues parlées, comme le français canadien, l'anglais canadien, l'afro-américain vernaculaire, l'espagnol du Nouveau Monde et le langage des communautés immigrantes urbaines, ont remis en question les notions établies sur la qualité de ces langues. Mme Poplack a montré que le passage d'une langue à une autre dans un discours bilingue est une compétence (et non pas un défaut) et que l'emprunt de vocabulaire ne dérange en rien la structure grammaticale de la langue d'arrivée. Elle a également établi que l'anglais des Noirs (par exemple, en Nouvelle-Ecosse) n'est ni incorrect ni créole, mais simplement une ramification de l'ancien anglais qui a résisté aux principaux changements linguistiques de la majorité. Elle a démystifié l'idée puriste voulant que les changements grammaticaux naturels internes du français canadien soient des " corruptions " qui se sont produites au contact de la langue anglaise.

Mme Poplack a étudié en France et aux Etats-Unis. Elle a obtenu son doctorat à l'Université de la Pennsylvanie avant de se joindre à l'Université d'Ottawa en 1981. Elle a reçu une série continue de subventions de recherche, ce qui lui a permis de maintenir en service son laboratoire de sociolinguistique, lequel est réputé dans le monde entier. Universitaire prolifique et hautement respectée, Mme Poplack a publié une longue série d'articles et de livres influents (p. ex., African American English in the Diaspora, en 2001). Incontournable conférencière, elle est invitée à donner des conférences sur la linguistique et le langage partout dans le monde. Mme Poplack est professeure distinguée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada au Département de linguistique de l'Université d'Ottawa. De plus, elle est lauréate d'une bourse de recherche Killam (2001), membre de la Société royale du Canada et récipiendaire de leur médaille Pierre-Chauveau (2005).

A.P.S. Selvadurai, Université McGill - Ingénierie

A.P.S. Selvadurai fusionne les concepts théoriques et les recherches expérimentales avec les approches informatiques, afin d'étudier les problèmes d'ingénierie, particulièrement ceux liés à la protection de l'environnement.

Chef de file international en mécanique théorique, appliquée et computationnelle, ainsi qu'en mathématiques appliquées et en géomécanique (la discipline associée à l'application des principes de mathématiques, mécanique et physique à l'étude des matières des sols), M. Selvadurai a fortement influencé les activités d'ingénierie portant sur la gestion des déchets nucléaires, l'interaction sol-structure et la géomatique du Nord associée aux installations en mer, aux pipelines souterrains et au transport de contaminants dans un géoenvironnement.

Né au Sri Lanka, M. Selvadurai a effectué des études de premier cycle en ingénierie civile au Royaume-Uni, puis a fait des études de deuxième cycle en mécanique des sols et en mécanique appliquée (à l'Université Stanford), avant d'obtenir son doctorat et un diplôme en sciences dans le domaine de la mécanique théorique à l'Université de Nottingham. En 1975, il a immigré au Canada, puis a été directeur du Département d'ingénierie civile de l'Université Carleton (1982 à 1991) et directeur du Département d'ingénierie civile et de mécanique appliquée de l'Université McGill (1993 à 1997). Aujourd'hui, il est titulaire de la Chaire William Scott et James McGill du Département d'ingénierie civile et de mécanique appliquée de l'Université McGill. Les bourses de distinction de M. Selvadurai ont permis la rédaction de plus de 400 articles dans des revues spécialisées et actes de conférence, ainsi qu'une quinzaine de livres rédigés seul ou en partenariat, dont au moins cinq sont reconnus comme des textes établissant la norme en matière de modélisation mathématique et de mécanique computationnelle. Il a été professeur invité pour divers établissements à l'échelle mondiale et continue de collaborer avec des scientifiques d'institutions canadiennes, américaines, britanniques, françaises et allemandes. M. Selvadurai a reçu plusieurs prix nationaux et internationaux de prestige, y compris le Prix Humboldt Senior Scientist et le Prix de recherche Max Planck (il est le premier Canadien à remporter ce prix en sciences de l'ingénierie).

Société commanditaire

La promotion des Prix Killam est commanditée par le Groupe Banque Scotia, lequel soutient financièrement le dîner d'attribution de remise des prix et la parution d'annonces dans les journaux du pays. La Banque Scotia s'engage à appuyer les collectivités dans lesquelles nous vivons et travaillons, que ce soit au Canada ou à l'étranger. La Banque Scotia est reconnue internationalement comme chef de file parmi les sociétés canadiennes grâce à ses dons de charité et à ses activités philanthropiques. En 2006, la Banque Scotia a versé plus de 42 millions de dollars en commandites et dons à diverses initiatives, principalement dans les secteurs des services de santé, de l'éducation et des services sociaux. L'adresse du site web de la Banque Scotia est la suivante : www.banquescotia.com.

Renseignements généraux

Outre son rôle premier de promouvoir et de favoriser les arts au Canada, le Conseil des Arts du Canada administre un certain nombre de bourses et de prix prestigieux en art, en sciences humaines, en sciences sociales, en sciences naturelles, en sciences de la santé et en génie, notamment les bourses de recherche Killam, les Prix Molson, les Prix John-G.-Diefenbaker, les Prix littéraires du Gouverneur général, les Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques, ainsi que les Prix Walter-Carsen d'excellence en arts de la scène. Cette année, le Conseil des Arts du Canada fête son 50e anniversaire.

Pour obtenir plus de renseignements sur ces prix et modalités de mise en candidature, prière de communiquer avec Carol Bream, directrice, Affaires publiques, recherche et communications, et directrice du Programme Killam, au 613-566-4414 ou au 1-800-263-5588, poste 5201, courriel : carol.bream@conseildesarts.ca; ou avec Janet Riedel Pigott, directrice par intérim, Prix et dotations, au 613-566-4414 ou au 1-800-263-5588, poste 5041, courriel : janet.riedel@conseildesarts.ca.

Tous les documents du Conseil des Arts du Canada sont offerts en français et en anglais.

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