SOURCE: Cornell University

Cornell University

25 janv. 2017 11h32 HE

Cornell reçoit le soutien du Royaume-Uni afin d'aider les scientifiques à lutter contre les menaces affectant l'approvisionnement mondial en blé

ITHACA, NY--(Marketwired - 25 janvier 2017) - L'Université de Cornell recevra 10,5 millions de dollars à titre d'aide à l'investissement consentie par le Royaume-Uni de la part du peuple britannique afin d'aider un consortium international d'obtenteurs, de pathologistes et d'experts de la surveillance épidémiologique à vaincre les maladies qui entravent les efforts visant à garantir la sécurité alimentaire à travers le monde.

Les fonds destinés au projet Delivering Genetic Gain in Wheat ou DGGW (Apporter une amélioration génétique au blé) qui s'étalera sur une période de quatre ans, s'appuieront sur une donation de 24 millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates annoncée en mars 2016, et portera le total à 34,5 millions de dollars.

" Le blé fournit 20 % des calories et des protéines consommées par les personnes dans le monde, mais les frontières en Afrique, en Asie du Sud et le Moyen-Orient sont poreuses lorsqu'il s'agit d'agents pathogènes et de facteurs de pression environnementaux, tels que la chaleur et la sécheresse qui menacent l'approvisionnement mondial en blé ", a déclaré Ronnie Coffman, obtenteur international et directeur des programmes mondiaux à l'Université de Cornell, qui dirige le consortium mondial.

" Nous utilisons les outils modernes de la génomique comparative et le " big data " pour développer de nouvelles variétés de blé pour les petits exploitants agricoles, qui intègrent la résilience aux agressions abiotiques et aux maladies telles que la rouille et la septoriose, " a-t-il expliqué.

L'aide à l'investissement britannique s'appuie sur le succès de l'initiative Borlaug Global Rust Initiative (Initiative internationale Borlaug contre la rouille du blé) et du projet Durable Rust Resistance in Wheat ou DRRW (Projet pour un blé durablement résistant à la rouille), financés conjointement par le peuple britannique et la Fondation Gates de 2008 à 2016.

" Au cours des neuf dernières années, nous avons mis en place une communauté internationale de scientifiques spécialistes du blé dont les efforts ont jusqu'à présent empêché l'épidémie mondiale de la souche Ug99 de la rouille anticipée par M. Norman Borlaug en 2005, " a déclaré Coffman. " En collaborant avec nos partenaires nationaux et internationaux, nous avons livré plus de 65 variétés de blé différentes offrant une meilleure résistance à la rouille et un accroissement du rendement des rendements du blé à l'échelle mondiale. "

Pour un grand nombre de personnes en Afrique et en Asie du Sud, notamment les plus démunies, le blé fournit l'essentiel de leur alimentation et est une source importante de revenu.

" Ce sont ces personnes-là qui ont le plus bénéficié du succès du projet DRRW et de l'initiative BGRI visant à développer de nouvelles variétés de blé qui offrent un haut rendement, et qui sont résistantes à la rouille et nutritives, " a déclaré Coffman. " Les petits exploitants tireront davantage profit de cela grâce au projet DGGW ".

Suivi et surveillance
Plus de 2500 scientifiques provenant de 35 institutions réparties dans 23 pays sont impliqués dans le consortium. Des scientifiques agricoles provenant de 37 pays fournissent des données vers un réseau de surveillance unique coordonné par Dave Hodson, scientifique principal au Centre International pour l'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT), basé en Éthiopie, qui dirige le rusttracker.org, système de surveillance mondiale des maladies de la rouille du blé (rusttracker.org - global wheat rust monitoring system).

" Des agents pathogènes du blé mortels se sont déplacés depuis les champs de blé de l'Afrique de l'Est jusqu'au Moyen-Orient. Treize pays sont maintenant infectés par 13 variantes de la très virulente souche Ug99 de la rouille " a déclaré Hodson. " D'autres souches dangereuses et des groupes appartenant à la catégorie de la rouille jaune sont également en train de se développer. Nous avons besoin d'une surveillance efficace et adaptée aux besoins et de systèmes d'alerte précoce en place car la souche Ug99 n'est pas la seule menace. De nouvelles menaces se pointent à l'horizon. Nous constatons une expansion spectaculaire de la portée géographique et de nouvelles variantes apparaissent au sein des groupes de catégories clés. La souche Ug99 fut un appel à agir, et nous avons bénéficié des investissements qui ont été faits sur le plan de la surveillance de la rouille. Mais il n'y a pas de place pour la complaisance, parce que de nouvelles menaces se présentent. Nous devons être flexibles et traiter sans délais les problèmes qui surgissent. "

Capacité et formation
Dans sa démarche pour identifier les gènes qui sont en mesure de résister aux maladies émergentes et virulentes et aux facteurs de pression environnementaux dans le cadre de la nouvelle subvention de quatre ans, le projet DGGW mettra également l'accent sur le renforcement des capacités et sur la formation dont bénéficiera la prochaine génération de combattants contre la faim.

" Des accords de collaboration avec les gouvernements et organismes nationaux sont en place afin d'améliorer la capacité au niveau des pays de tester des milliers d'échantillons de blé provenant de tous les continents pour identifier les maladies et les lignées résistantes à la chaleur, a déclaré Maricelis Acevedo, pathologiste spécialisée dans la rouille du blé et associée principale de recherche à l'Université de Cornell, qui est également la directrice adjointe pour les sciences au sein du projet DGGW. " Et des ressources sont investies afin de renforcer le processus de formation des jeunes scientifiques dans les pays à risque, à la fois les hommes et les femmes. "

La FAO estime que la demande mondiale en blé devrait augmenter de 60 % jusqu'en 2050, alors que la population mondiale atteindra ou dépassera les 9 milliards de personnes. " Au niveau mondial, nous avons besoin de produire plus de blé avec des ressources naturelles limitées et de manière plus durable, " a déclaré Acevedo. " La création variétale, la surveillance, le renforcement des capacités, la formation et le travail de plaidoyer sont essentiels. "

Le projet DGGW projet est basé à l'Université de Cornell, et mobilise des partenaires nationaux au Kenya et en Éthiopie, ainsi que des scientifiques dans des centres internationaux de recherche agricole qui se concentrent sur le blé, y compris le Centre International pour l'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) et le Centre international de recherches agricoles dans les zones arides (ICARDA). Des laboratoires de recherche de pointe aux États-Unis, au Canada, en Inde, en Turquie, au Danemark et en Afrique du Sud collaborent à ce projet.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le site www.globalrust.org

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