CROP Inc.

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02 févr. 2006 07h00 HE

CROP Inc. : Mise au point

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 2 fév. 2006) - Le dernier sondage CROP-La Presse publié dans l'édition du mardi 31 janvier et portant sur le climat politique au Québec, fin janvier, comportait une erreur de calcul des résultats recueillis avant et après les élections fédérales du 23 janvier dernier. Précisons que cette erreur de calcul n'affecte en rien la validité des résultats de l'ensemble du sondage.

Comme le sondage mené du 19 au 29 janvier chevauchait les élections fédérales, il nous a semblé intéressant de comparer les résultats recueillis avant et après les élections, opération très facile à réaliser. Nous avons donc divisé nos répondants en deux groupes : ceux qui ont été sondés du 19 au 22 janvier, soit 533 répondants, et ceux qui ont été rejoints ensuite, du 23 au 29, soit 467 répondants. Nous avons ensuite comparé leurs réponses à des questions portant sur la satisfaction à l'égard du gouvernement du Québec, les intentions de vote au niveau provincial et leurs intentions de vote à un référendum sur la souveraineté-partenariat, des questions que nous posons chaque mois dans notre sondage omnibus. Nous avons, bien sûr, fait part de nos observations à La Presse, puisqu'elles semblaient indiquer des réponses sensiblement différentes entre les deux temps du sondage.

La comparaison entre les entrevues menées avant et après les élections donnait l'impression que l'élection d'un gouvernement conservateur dirigé par Stephen Harper avait eu comme effet, à court terme, d'améliorer le sort du gouvernement Charest et de nuire au Parti québécois et à l'option souverainiste.

Par la suite, dès mardi, nous avons voulu pousser plus loin notre analyse des données afin de mieux comprendre ce qui s'était passé. L'examen des deux sous-groupes de répondants (avant/après) révèle alors que ceux rejoints après le 22, en fin de sondage, n'ont pas le même profil socio-démographique que ceux rejoints avant, et ce, sur trois variables majeures : plus de non-francophones ont été joints en fin de sondage et plus de résidants de l'Ile de Montréal, et à un moindre degré, un peu plus de femmes. Or, ce sont toutes des variables qui jouent très fort dans les opinions politiques et qui, habituellement, favorisent davantage les partis et options fédéralistes. Nous avons aussitôt prévenu La Presse que nous allions réviser les données du sondage et les informer des résultats de nos recherches.

Mardi soir et mercredi matin, nous avons donc pondéré et analysé à nouveau les données de ces deux sous-groupes sur la base des statistiques connues quant à la région de provenance des répondants, leur langue d'usage, leur âge et leur sexe. Ainsi redressés, les résultats des deux groupes de répondants présentent des écarts beaucoup moins importants entre les deux temps du sondage, rendant caduque la première interprétation, avant repondération. Les différences d'opinions et d'attitudes observées entre les deux moments du sondage se situent, cette fois à l'intérieur des marges d'erreur et ne permettent pas d'affirmer que les élections fédérales du 23 janvier ont changé le paysage politique québécois.

Conscients de l'importance que le public, les médias et la classe politique accordent aux sondages, nous regrettons sincèrement qu'une analyse rapide des résultats de ce sondage nous ait conduit à une interprétation exagérée de l'impact des dernières élections fédérales sur la scène politique québécoise. Nous tenons à nous en excuser auprès de La Presse, de ses lecteurs, de l'ensemble des médias qui ont repris cette nouvelle et du public en général. Et veuillez croire que CROP s'engage à être encore plus vigilant à l'avenir afin d'éviter de telles erreurs de calcul et d'analyse des résultats de ses sondages.

Renseignements

  • CROP Inc.
    Claude Gauthier
    Vice-président
    (514) 849-8086