Wilson Saintelmy

14 déc. 2010 06h00 HE

De l'urgence d'une commission d'enquête internationale indépendante sur la MINUSTAH

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 14 déc. 2010) - Contamination bactériologique du fleuve Artibonite, intoxication des Riverains, épidémie de choléra, ignorance des avertissements et recommandations en 2008 d'experts internationaux sur l'imminence d'un tremblement de terre majeur. Résultats: Des centaines de milliers de victimes, de sinistrés et de morts. Tels sont les préjudices causés à la population haïtienne par des faits présumés illicites, susceptibles d'engager la responsabilité de la MINUSTAH. S'y ajoutent le sinistre fiasco électoral, l'instabilité, un processus de reconstruction bâclé, des souffrances humaines, traumatismes et frustrations pour une population aux abois. Comment la MINUSTAH, un véhicule conçu pour protéger la vie du citoyen haïtien, se serait-elle ainsi transformée en «ABDM» (Arme Bactériologique de Destruction Massive), sinon, en fabrique de la mort de masse? Comment expliquer que la MINUSTAH se soit transformée en une organisation délinquante en regard du droit humanitaire et du droit international de l'environnement?

Seule la création d'une commission d'enquête internationale indépendante permettra d'élucider ce double questionnement. Telle est la requête adressée ici à l'ONU et aux puissances tutrices. La suggestion du Député Denis Coderre en faveur d'un débat d'urgence aux Communes et de la nomination d'un envoyé spécial du Canada en Haïti élude les vrais enjeux. L'urgence doit désormais porter, non sur l'envoi d'un autre super tuteur en Haïti, mais de préférence sur le naufrage de la MINUSTAH ainsi que sur la suite de faits présumés illicites reprochés à cette dernière. Le contentieux électoral n'est qu'un exutoire.

Renseignements