Pêches et Océans Canada

Pêches et Océans Canada

12 avr. 2015 11h59 HE

Déclaration de Jody Thomas, commissaire de la Garde côtière canadienne, sur le déversement de pétrole du Marathassa

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE--(Marketwired - 12 avril 2015) - La Garde côtière canadienne a été prévenue par les services d'urgence municipaux le 8 avril, à 17 h 10, qu'ils avaient reçu un rapport d'un plaisancier. Ce rapport faisait état d'un incident de pollution au port de Vancouver, avec une nappe de pétrole autour du vraquier Marathassa.

En cas de déversements causés par des navires ou de déversements d'origine inconnue, c'est la Garde côtière canadienne (GCC) qui dirige la coordination de l'intervention environnementale. À 17 h 14, la GCC avait informé de l'incident ses partenaires de gestion des urgences, y compris Emergency Management B.C., qui est chargé d'informer les autorités locales, les autorités à terre comme les administrations municipales et les Premières Nations. À 18 h 08, la GCC a donné un préavis à la Western Canada Marine Response Corporation afin qu'elle soit en disponibilité pour toute éventuelle intervention, une pratique d'usage dans de telles situations. La WCMRC a été officiellement en service à 20 h 06 et le personnel est arrivé sur les lieux à 21 h 25 avec plusieurs navires.

À 17 h 38, un navire portuaire du port de Vancouver avait confirmé la présence d'un faible déversement de pétrole irrécupérable dans la Baie, mais la GCC, qui a mené sa propre évaluation dans l'heure suivante, a déterminé que le déversement était plus grave.

Pendant toute la nuit, la GCC et la WCMRC ont travaillé d'arrache-pied pour s'assurer qu'une intervention décisive soit réalisée en se conformant aux protocoles d'usage. Nos partenaires ont effectué l'écrémage dans l'obscurité et ont réussi à installer le barrage flottant autour du navire avant 5 h 53. Avant même que la plupart des habitants de Colombie-Britannique soient réveillés, le barrage flottant entourait complètement le navire en question.

Quatre-vingts pour cent (80 %) du déversement avait été non seulement contenu, mais aussi récupéré dans les 36 heures qui ont suivi. Un vol entrepris dans l'après-midi du 11 avril, dans le cadre du Programme national de surveillance aérienne, a confirmé que le pétrole à la surface de l'eau avait été confiné, et qu'environ 0,3 litre de pétrole irrécupérable demeurait sur l'eau.

L'intervention de la GCC sur le déversement du Marathassa a été exceptionnelle selon les normes internationales, un fait qui a été corroboré par un expert américain en matière de déversements d'hydrocarbures. Maintenant qu'il est confirmé que le Marathassa était à l'origine de la pollution, nous tenons à assurer les Canadiens que le propriétaire du navire assumera tous les coûts de l'opération. Le gouvernement du Canada a mis en place un certain nombre de mesures pour prévenir les déversements d'hydrocarbures et intervenir s'il y a lieu; l'une de ces mesures est l'adoption du « principe du pollueur-payeur » inclus dans la législation.

J'aimerais répondre aux spéculations véhiculées par les médias soutenant que la station de recherche et sauvetage de Kitsilano n'a jamais réalisé ce type d'opérations d'intervention environnementale, et que sa présence n'aurait pas changé notre façon d'intervenir face à cet incident.

En fait, en Colombie-Britannique, la GCC da la région de l'Ouest maintient un équipement d'intervention en cas de pollution marine, dans trois centres principaux (Prince Rupert, Richmond et Victoria), ainsi que des caches d'équipement dans 12 autres communautés. Ces caches comprennent une variété d'équipements d'intervention en cas d'urgence, y compris des barrages flottants, des écrémeurs, des cuves de stockage, du matériel de protection, des embarcations, et d'autres équipements de soutien, pour résoudre une grande variété de situations différentes.

Alors que nous passons à la prochaine phase de gestion de cet incident, et nous concentrons sur les efforts de nettoyage du littoral, la GCC demeure engagée à diriger des efforts énergiques et concertés avec nos partenaires pour continuer à assurer la protection des Canadiens et de notre environnement des effets nocifs de ce déversement. Je tiens également à remercier nos partenaires pour leur aide et leur soutien, et nous continuerons à inclure d'autres ordres de gouvernement, les intervenants, les communautés et les groupes autochtones dans toutes nos discussions afin que ceux-ci soient tenus au courant de tout développement.

Tout comme nous le ferions pour tout incident important, et tout comme elle s'est antérieurement engagée, la Garde côtière canadienne, avec ses partenaires, effectuera une analyse complète de toute l'intervention d'urgence concernant cet incident.

Le gouvernement du Canada a fait des investissements sans précédent pour renouveler la flotte de la Garde côtière canadienne, visant à assurer la sécurité des Canadiens et de notre environnement.

Le Canada dispose de l'un des régimes de sécurité maritime les plus puissants au monde, et en tant que commissaire de la Garde côtière, je m'engage à assurer la sécurité des Canadiens dans nos eaux et à protéger nos milieux marins.

Internet : http://www.dfo-mpo.gc.ca

Suivez-nous sur Twitter! www.Twitter.com/DFO_MPO

Renseignements