Agence canadienne d'inspection des aliments

Agence canadienne d'inspection des aliments

22 sept. 2011 13h30 HE

Déclaration du vétérinaire en chef du Canada : Rapport du Conseil des académies canadiennes concernant l'évaluation des risques zoosanitaires

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 22 sept. 2011) - Au nom de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), je tiens à remercier le Conseil des académies canadiennes pour son rapport sur l'évaluation des risques zoosanitaires au Canada, intitulé Healthy Animals, Healthy Canada (Des animaux en santé, un Canada en santé).

Ce rapport opportun et détaillé confirme l'approche du Canada en matière d'évaluation des risques zoosanitaires et corrobore les investissements que nous faisons dans ce domaine depuis 2009, lorsque le ministre d'Agriculture et Agroalimentaire a demandé cet examen.

Nous valorisons les compétences et les connaissances du Conseil, et nous examinerons le rapport en détail afin d'orienter les efforts soutenus que nous déployons pour améliorer la transparence de nos processus et élargir la portée de notre analyse des conséquences auprès de nos partenaires et intervenants.

Le rapport conclut que l'évaluation des risques zoosanitaires du Canada repose sur les assises solides de la connaissance et de l'expérience, et que le cadre d'analyse des risques de l'ACIA est conforme aux lignes directrices internationales établies.

En outre, le rapport fait observer qu'une approche intégrée multidimensionnelle, qui tient compte des conséquences potentielles sur le plan humain, animal et environnemental, fournirait une valeur ajoutée aux décideurs et aux intervenants.

Le Canada est considéré comme un chef de file mondial des approches multidimensionnelles fondées sur le concept « Une santé » qui visent à gérer efficacement l'interface entre la santé des humains, la santé des animaux et celle de l'écosystème, comme le recommandent l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ainsi que le reconnaît le rapport, le processus d'évaluation des risques zoosanitaires de l'ACIA tient déjà compte d'une série de conséquences potentielles, dont des conséquences humaines, environnementales et économiques.

Dans ce rapport, on reconnaît également que l'ACIA collabore avec l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à une meilleure intégration de l'évaluation des risques pour la santé humaine et animale.

Nous sommes d'accord avec le Conseil sur le fait qu'il est important de prendre des mesures supplémentaires visant cette intégration afin de mettre en place une démarche plus globale du gouvernement du Canada. Nous continuons de nous engager dans un partenariat plus étroit avec l'ASPC par le truchement d'un groupe de travail sur l'évaluation intégrée des risques de zoonoses au Canada. Par exemple, nous avons réalisé une évaluation conjointe sur les risques pour la santé humaine et animale associés à la transmission du virus pandémique H1N1 des porcs aux mammifères domestiques, aux oiseaux et aux humains, de même que sur le risque d'introduction au Canada de la grippe aviaire hautement pathogène H5N1 venant de pays endémiques.

Nous continuerons aussi d'évaluer les conséquences environnementales potentielles associées aux risques pour la santé des animaux, conformément à l'accord permanent que nous avons conclu avec Environnement Canada.

Pour ce qui est de l'avenir, nous sommes d'accord avec le Conseil sur le fait qu'il faut bâtir une plus grande expertise en matière d'évaluation des risques zoosanitaires au Canada. Pour ce faire, nous finançons, depuis maintenant trois ans, le Réseau canadien de l'épidémiologie vétérinaire réglementaire avec l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard en vue d'établir une capacité accrue en matière d'épidémiologie et d'évaluation des risques.

Nous vivons dans un contexte de mondialisation en rapide mutation caractérisé par des changements environnementaux et une augmentation du nombre des échanges commerciaux et des voyages. Un incident local particulier en matière de santé des animaux peut avoir des conséquences importantes, non seulement pour les animaux, mais aussi pour les personnes et l'écosystème.

En collaboration avec nos partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et internationaux, nous nous employons à accroître notre capacité d'examiner l'évaluation des risques zoosanitaires d'un point de vue mondial, multidimensionnel et lié à la politique publique.

Dr Brian Evans, Vétérinaire en chef

Renseignements

  • Questions des médias :
    Agence canadienne d'inspection des aliments
    Relations avec les médias
    613-773-6600