Deloitte

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06 juil. 2005 09h00 HE

Deloitte-Gouvernance d'entreprise: coût irrécupérable ou investissement rentable...

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 6 juillet 2005) -

D'après une étude menée par Deloitte, le marché récompense les entreprises qui s'adaptent à la nouvelle réforme sur la gouvernance et elles peuvent en tirer des résultats tangibles

Au Canada et aux Etats-Unis, les exigences actuelles en matière de gouvernance d'entreprise ont suscité un débat public à l'égard des dépenses croissantes que les entreprises se voient obligées d'engager durant le processus de conformité et d'homologation. Toutefois, Deloitte a démontré qu'il était possible, pour les entreprises canadiennes, de transformer les "coûts irrécupérables" en avantages commerciaux réels, puisque leur maximisation supplante les inconvénients occasionnés par le processus de conformité.

Deloitte a aidé plus de 800 entreprises nord-américaines à satisfaire aux nouvelles normes de gouvernance d'entreprise, tout en facilitant le processus d'homologation dirigé par les chefs de la direction et les chefs des finances. D'après son expérience, elle a constaté que la conformité n'était pas nécessairement synonyme de coût irrécupérable. Au contraire, le marché récompense, en définitive, les entreprises canadiennes qui adhèrent au principe de gouvernance. En outre, la conformité peut servir de tremplin à la concrétisation d'avantages significatifs pour l'entreprise, notamment par une augmentation des produits d'exploitation, par une meilleure protection de l'actif et par une amélioration du rendement des activités.

"Les conséquences qui découlent d'une conformité approximative aux exigences imposées par la gouvernance d'entreprise s'étendent bien au-delà de la responsabilité personnelle du chef de la direction et du chef des finances. Par le passé, nous avons constaté qu'un retraitement des résultats financiers nuisait à la capitalisation boursière des entreprises. Pourtant, si on analyse l'autre partie de l'équation, les investisseurs acceptent de verser un supplément pour assurer la bonne gouvernance des entreprises", a déclaré Eddie Leschiutta, leader national du groupe Risques d'entreprise chez Deloitte. "Aujourd'hui, les entreprises doivent adhérer au principe de gouvernance. En effet, les nouvelles normes de contrôle de la présentation des données financières sont entrées en vigueur cette année. De plus, les nouvelles normes de contrôle interne surclasseront les normes de présentation des données financières à compter de 2006. Le Canada devrait donc tirer une leçon de la loi Sarbanes-Oxley : la première année qui fait suite à l'instauration de nouvelles normes de conformité représente, en fait, une aventure de 12 à 18 mois qui exige l'application d'un ensemble de compétences spécialisées."

D'après une étude intitulée "In the Dark" (disponible en anglais seulement), menée récemment par Deloitte en collaboration avec l'Economist Intelligence Unit, plus de la moitié (56 %) des 250 cadres et des administrateurs ayant pris part à cette recherche d'envergure mondiale considèrent que la qualité de la gouvernance fait partie des trois principaux domaines de rendement d'entreprise auxquels les investisseurs accordent le plus d'importance.

Le respect des normes de gouvernance et la démonstration d'une gouvernance adéquate n'influent pas uniquement sur le cours de l'action d'une entreprise, ni sur l'accès à ses capitaux. L'adhésion à l'esprit de la loi, et non seulement à sa lettre, permet aux entreprises d'obtenir un rendement considérable sur leurs investissements, tout en accédant à une efficience qui surpasse nettement l'observance réglementaire.

La clientèle de Deloitte a cité un certain nombre de thèmes récurrents, qui portent sur la supériorité des avantages commerciaux par rapport au respect des normes de gouvernance d'entreprise :

- Amélioration de la présentation des données financières :

Depuis le début de 2005, les chefs de la direction et les chefs des finances sont tenus d'homologuer les mesures de contrôle et les procédures de présentation des données financières de leur entreprise. Grâce à cette nouvelle norme, les entreprises améliorent la compréhension, l'évaluation et l'officialisation de leurs procédures de présentation des données financières à l'externe. A ce titre, bon nombre d'entreprises ont précisé qu'elles avaient tendance, par le passé, à moins structurer leurs mesures de contrôle dans ce domaine d'activité. En raison de ces nouvelles exigences, par contre, les entreprises jettent un nouveau regard sur leurs méthodes de contrôle de la présentation des données financières. En plus d'améliorer leur processus, les entreprises rassurent davantage les investisseurs quant à l'exactitude, à l'exhaustivité et à la rapidité de la présentation de leurs données financières à l'externe.

- Normalisation des processus et des méthodes de contrôle :

Grâce à l'observance des nouvelles règles d'homologation, les entreprises normalisent plus efficacement leurs processus, leurs politiques et leurs méthodes de contrôle au sein de leurs filiales, de leurs divisions et de leurs succursales. Ainsi, elles éliminent les risques d'inefficience et uniformisent leurs systèmes. Ce processus de normalisation a non seulement rehaussé l'efficacité des processus et des méthodes de contrôle, mais il a également favorisé l'accès à d'importants avantages commerciaux, grâce à un rendement accru.

- Amélioration des méthodes de contrôle par rapport aux systèmes de gestion et
d'information :

Bon nombre d'entreprises ont mentionné que leur programme de conformité avait permis de déceler des défaillances de sécurité, puisque l'accès à leurs systèmes cruciaux ne faisait pas l'objet du contrôle escompté. Par ailleurs, les entreprises ont cité le risque d'impact négatif qu'entraîneraient des brèches de sécurité sur leur réputation; à cet égard, elles ont également reconnu les avantages d'un resserrement de la sécurité.

- Intégration améliorée des acquisitions :

De nombreuses entreprises ont souligné que leurs mesures de conformité aux nouvelles normes avaient mis au jour des domaines où l'intégration des acquisitions n'avait pas correspondu aux objectifs établis. Sous de nombreux aspects, ces entreprises avaient omis d'intégrer leurs processus et leurs systèmes. En outre, elles n'avaient pas réussi à réaliser entièrement les synergies anticipées. Tout en révélant ces problématiques, le processus de conformité a permis d'intégrer et de normaliser plus rapidement les procédures, les mesures de contrôle et les systèmes.

- Réduction du risque de perte causée par la fraude :

Outre l'importance accordée à l'identification des sphères vulnérables à la fraude, l'évaluation des programmes anti-fraude et des mesures de contrôle a permis aux entreprises ayant adhéré au principe de gouvernance d'améliorer leurs procédures de contrôle et de réduire le risque de perte causée par la fraude. Les entreprises ont également souligné la réduction du risque de perte financière et l'évitement de l'impact négatif sur leur réputation dans ce domaine d'activité.

- Confiance accrue du marché et meilleure gestion de la réputation :

Le marché a tendance à juger rapidement les entreprises en fonction de leurs résultats d'exploitation, de leurs retards affectant la présentation des données financières et du retraitement de leurs résultats financiers. Ainsi, bon nombre d'entreprises canadiennes estiment que le respect des exigences d'homologation, assumée par leur chef de la direction et par leur chef des finances, renforce la confiance des investisseurs dans l'intégrité de la présentation des données financières, grâce à la rigueur et à la vigilance exigées par le respect de ces règles.

"Les entreprises canadiennes doivent prendre conscience que l'efficacité en matière de gouvernance d'entreprise, sans compter la satisfaction aux exigences d'homologation, assumée par le chef de la direction et le chef des finances, représentent un exercice à long terme qui ne prend pas fin après sa première année d'instauration. Dès le départ, les entreprises doivent intégrer des éléments qui favoriseront la durabilité du processus de gouvernance. Sans aucun doute, être en conformité avec les nouvelles normes entraîne un prix à payer. Les entreprises doivent donc relever le défi, en s'efforçant d'exploiter et de cristalliser les nombreux avantages commerciaux qui surpassent la simple adhésion au principe de gouvernance", a conclu Eddie Leschiutta.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le groupe Risques d'entreprise de Deloitte, obtenir des conseils sur les questions de gouvernance d'entreprise ou réaliser une entrevue avec l'un des principaux spécialistes de Deloitte, veuillez joindre Nathalie Léonard, de Deloitte, en composant le (514) 393-5954 ou Jennifer Chambers, de Cohn & Wolfe Montréal, en composant le (514) 845-2257.

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