Deloitte

21 mars 2006 09h50 HE

Deloitte: Les entreprises doivent améliorer leur QI afin de stimuler la croissance et la rentabilité

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 21 mars 2006) -

La disponibilité d'information de qualité, fiable et utile échappe toujours à 82% des entreprises, selon une étude de Deloitte

Pour la vaste majorité des entreprises canadiennes (82 %) et dans le reste du monde, les décisions stratégiques sont prises sans disposer d'information financière et opérationnelle précise et à jour. De plus, 65 % des cadres supérieurs canadiens ayant participé à l'étude ont admis que la qualité de l'information (QI) demeure une question fondamentale au sein de l'entreprise, tout en précisant que la diversité et la non-intégration des systèmes de technologies de l'information (TI) utilisés, ainsi que le manque d'uniformité des processus opérationnels, constituent aussi des problèmes sérieux.

L'importance de la QI, l'étude de Deloitte à laquelle ont participé des cadres supérieurs en finances et en TI de 385 entreprises au Canada, en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, a révélé que malgré des investissements considérables en technologie, la QI n'atteint toujours pas un niveau acceptable. Lorsqu'on leur a demandé d'évaluer la QI à l'aide de dix catégories reliées à l'actualité, à la fiabilité et à l'exactitude de l'information financière et opérationnelle, la grande majorité des cadres supérieurs canadiens ont répondu qu'il y a "place à amélioration" dans chaque catégorie. Mais reconnaître le problème ne constitue que la première étape. Les entreprises doivent ensuite tenter de déterminer de quelles façons elles peuvent améliorer leur QI.

"La QI est l'une des plus importante problématique à résoudre pour les entreprises. L'information est considérée comme un atout précieux pour l'entreprise et peut lui procurer un avantage concurrentiel considérable. Actuellement, l'existence de systèmes et de processus trop complexes et non uniformisés se traduit par des coûts et des risques élevés pour l'entreprise", a déclaré Jean-Claude Aubé, associé chez Deloitte. Les gestionnaires doivent avoir accès à une information précise et à jour afin de pouvoir, de manière efficace, élaborer des stratégies et gérer les risques. Les cadres supérieurs canadiens doivent se poser la question suivante : "Suis-je absolument certain que chaque parcelle d'information que j'utilise ou que je rends publique est exacte à 100 % ?". Si la réponse est différente de "oui", la prochaine question sera : "Comment m'assurer de l'exactitude de cette information ?"".

Etude L'importance de la QI de Deloitte : Faits saillants des principales conclusions

L'étude, dans son ensemble, indique que le principal problème se situe au niveau de la QI financière et opérationnelle utilisée pour la planification et l'élaboration de stratégies (71 % des répondants canadiens, 85 % à l'échelle mondiale). Les cadres supérieurs canadiens estiment qu'ils sont submergés d'information (85 % des répondants) et qu'il existe de "multiples versions de la vérité" (82 %), ce qui limite leur capacité à parvenir à une décision adéquate.

Fait inquiétant, dans un environnement où se multiplient les questions de conformité relatives à la communication d'information financière ainsi que les demandes des actionnaires quant à la transparence, 65 % des sociétés canadiennes ont déclaré qu'elles pourraient améliorer leurs processus, pour faire en sorte que l'information financière reflète plus fidèlement le rendement de leur entreprise.

"La gestion de l'information n'est pas un phénomène nouveau", a déclaré Jean-Claude Aubé, associé chez Deloitte. "Mais si l'on tient compte du milieu des affaires d'aujourd'hui, où les exigences des organismes de réglementation augmentent sans cesse et où la concurrence s'intensifie, aucune entreprise canadienne ne peut prendre le risque de communiquer ou d'utiliser une information qui n'est pas fiable; les conséquences seraient trop graves. Améliorer la QI n'est pas une initiative qu'il serait souhaitable de prendre, c'est une chose qu'il faut faire au sein de chaque entreprise."

Le "niveau d'intégration des unités d'affaires" ainsi que "l'absence de définition claire de l'information requise" sont considérés comme principales causes de la piètre QI au coeur des sociétés canadiennes (ces facteurs ont tous deux été mentionnés par 41 % des répondants canadiens).

Fait encourageant, les conclusions de l'étude indiquent clairement que les cadres des fonctions finances et de TI reconnaissent les avantages tangibles liés à une meilleure QI. En effet, 82 % des répondants canadiens et des répondants à l'échelle mondiale croient que l'amélioration de la QI leur permettrait de prendre des décisions de gestion plus efficaces et plus rentables, et 79 % d'entre eux estiment qu'améliorer la QI augmenterait l'efficacité de leur planification annuelle.

Comme ils reconnaissent l'incidence de la QI à la fois sur le rendement financier et opérationnel, les dirigeants d'entreprise affectent des fonds pour s'assurer de l'amélioration de la QI. Plus de 90 % des sociétés canadiennes ont mis en place des initiatives, prévoient le faire ou font des investissements dans le but d'améliorer la QI durant les deux prochaines années. En outre, les cadres supérieurs canadiens des fonctions finances et de TI collaborent de manière plus étroite afin de veiller à ce que les technologies, les processus d'affaires ainsi que l'information financière et opérationnelle répondent aux exigences des parties prenantes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'entreprise; 59 % des sociétés canadiennes (57 % des sociétés à l'échelle mondiale) font aussi état d'une collaboration plus étroite entre leur directeur financier (CFO) et leur directeur des technologies de l'information (CIO).

Deloitte souligne les principales composantes liées à l'engagement à long terme que doivent prendre les entreprises canadiennes qui font face au problème de la QI, notamment :

- favoriser une plus grande collaboration entre les fonctions finances et de TI;

- promouvoir la QI à un niveau stratégique, et aligner la stratégie du groupe de TI sur la stratégie globale de l'entreprise;

- identifier et éliminer les obstacles à la QI;

- identifier les responsables des processus en question;

- mesurer et récompenser les réalisations;

- A plus long terme, implanter une vision commune face à la QI; entre autres par la mise en place de politiques efficaces, de structures claires des responsabilités, de définition d'objectifs, d'utilisation outils de mesure et de formation.

"Bien qu'il soit encourageant de voir que les entreprises canadiennes reconnaissent les avantages de l'amélioration de la QI, et qu'elles s'engagent à faire les investissements nécessaires en ce sens, il faut comprendre qu'il s'agit d'une évolution graduelle, qui exige une approche globale en matière d'évaluation, de révision et d'amélioration continue d'une variété de processus d'affaires complexes, à commencer par une collaboration plus étroite entre le directeur financier et le directeur des TI", a commenté Adélaide Israelian, associée chez Deloitte.

A propos de l'étude

"CFO Research Services" et les Services-conseils de Deloitte ont mené un sondage, au cours de l'été 2005, auprès de 385 cadres supérieurs des services des finances et des technologies de l'information (incluant 34 répondants canadiens) d'importantes sociétés nord-américaines, européennes et chinoises dont le chiffre d'affaires annuel se situe entre 500 millions et
1 milliard de dollars. Le but de l'étude était d'évaluer la QI de gestion ainsi que sa capacité à répondre aux besoins des grandes sociétés à l'échelle mondiale. En ce qui concerne les répondants, 67 % étaient en poste dans des sociétés nord-américaines, 24 %, dans des sociétés européennes, et 9 %, dans des sociétés chinoises.

Pour consulter un résumé de l'étude, le rapport dans son intégralité (en anglais), ou pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter le site Web de Deloitte, à l'adresse suivante :

http://www.deloitte.com/dtt/cda/doc/content/FinalDeliverable_IQMatters.pdf

Deloitte

Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 6 200 personnes réparties dans 50 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Le Cabinet est déterminé à aider ses clients et ses gens à exceller. Deloitte est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu.

La marque Deloitte représente une ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu, une Verein suisse, ses cabinets membres ainsi que leurs filiales et sociétés affiliées respectives. Deloitte Touche Tohmatsu est une Verein (association) suisse et, à ce titre, ni Deloitte Touche Tohmatsu ni aucun de ses cabinets membres ne peuvent être tenus responsables des actes ou des omissions de l'un ou de l'autre. Chaque cabinet membre constitue une entité juridique distincte et indépendante exerçant ses activités sous les noms de Deloitte, Deloitte & Touche, Deloitte Touche Tohmatsu ou d'autres raisons sociales similaires. Les services sont fournis par les cabinets membres ou par leurs filiales ou leurs sociétés affiliées, et non par la Verein Deloitte Touche Tohmatsu.

Renseignements