Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

25 avr. 2014 10h56 HE

Des chercheurs lèvent le voile sur le rôle d'un gène dans la maladie du coeur

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 25 avril 2014) - Des chercheurs de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa jettent un nouvel éclairage sur le rôle d'un gène mystérieux ayant vraisemblablement une incidence sur la santé cardiovasculaire. Après cinq ans de travail, les chercheurs comprennent maintenant le rôle d'une variante génétique qu'ils soupçonnent de contribuer au développement de la maladie du cœur par divers processus qui favorisent l'inflammation chronique et la division cellulaire.

Les chercheurs du Centre canadien de génétique cardiovasculaire Ruddy avaient déjà identifié une variante du gène SPG7 à laquelle ils attribuaient un rôle potentiel dans la coronaropathie. Mais comme ces gènes influent sur plusieurs traits physiologiques, il était alors difficile de cerner leur rôle précis dans chacun de ces traits.

Il s'est avéré que le gène en question contient des instructions pour produire une certaine protéine, la SPG7. Cette protéine se trouve dans les mitochondries, soit les minuscules centrales énergétiques des cellules. La SPG7 a pour rôle de participer à la dégradation et au recyclage d'autres protéines endommagées dans les mitochondries.

Pour commencer ce processus de dégradation, la SPG7 a normalement besoin qu'une autre protéine lui donne le signal de s'activer. Mais chez les personnes qui possèdent la variante génétique en question, la SPG7 peut s'activer d'elle-même dans certaines circonstances, ce qui peut faire augmenter la production de radicaux libres et accélérer la division cellulaire, deux facteurs qui contribuent à l'inflammation et à l'athérosclérose.

« Nous croyons que cette variante peut assurément faire augmenter l'inflammation. Or, nous savons que l'inflammation joue un rôle dans le diabète et les maladies du cœur », a déclaré le Dr Alexandre Stewart, chercheur principal au Centre canadien de génétique cardiovasculaire Ruddy de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. Fait à noter, cette variante peut également augmenter la résistance de l'organisme aux effets secondaires nuisibles de certains médicaments utilisés en chimiothérapie.

Du point de vue de l'évolution, cet effet protecteur pourrait aider cette variante génétique à occuper une position stable dans le génome humain. De fait, de 13 à 15 pour cent des personnes d'origine européenne la possèdent.

« On savait déjà que les mitochondries contribuent à l'inflammation, a conclu le Dr Stewart. La nouveauté, c'est que nous avons trouvé un des commutateurs qui régulent ce processus. C'est très réjouissant, car une fois que vous avez trouvé les commutateurs, vous pouvez commencer à chercher des façons de les actionner ou de les désactiver. »

À propos du Centre canadien de génétique cardiovasculaire à l'Institut de cardiologie

Le Centre canadien de génétique cardiovasculaire John et Jennifer Ruddy est le premier centre de génétique cardiovasculaire complet au Canada à être réservé à la recherche et à la prise en charge clinique des maladies cardiovasculaires héréditaires. Le Centre abrite les installations centrales d'analyse génétique, qui mettent à la disposition des chercheurs du monde entier de l'équipement spécialisé et de l'expertise technique par l'entremise de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa.

Renseignements

  • Vincent Lamontagne
    Gestionnaire principal, Affaires publiques
    Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa
    613-761-4427
    613-899-6760 (cellulaire)
    vlamontagne@ottawaheart.ca