Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Institut professionnel de la fonction publique du Canada

11 juil. 2012 09h00 HE

Des experts nucléaires manifestent aux laboratoires de Chalk River de l'EACL

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 11 juillet 2012) - À six jours de la date prévue pour la grève, le 17 juillet, des experts nucléaires représentés par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) ont tenu aujourd'hui une conférence de presse et dressé un piquet d'information pour demander à leur employeur, Énergie atomique du Canada limitée (EACL), une entente équitable.

Les ingénieurs et les scientifiques qui travaillent aux Laboratoires de Chalk River n'ont pas de convention collective depuis plus d'un an. Ces experts du domaine nucléaire sont responsables du fonctionnement du réacteur de Chalk River, de la recherche scientifique et technique, de l'entretien des réacteurs nucléaires CANDU au Canada et partout dans le monde, de la production d'isotopes médicaux et de la gestion des déchets nucléaires. Les parties ne sont pas arrivées à s'entendre en raison de certaines concessions exigées par l'employeur, dont une baisse salariale.

« L'issue de ces négociations déterminera si Énergie atomique du Canada limitée se dirigera vers un avenir prometteur ou si elle se dirigera droit vers le déclassement, avec de graves conséquences socio-économiques pour le comté de Renfrew », a déclaré Gary Corbett, président de l'IPFPC.

Les Laboratoires de Chalk River emploient environ 2 800 personnes dans la région de Pembroke/Deep River, ce qui en fait le deuxième employeur en importance dans le comté de Renfrew. Si EACL perd sa position de chef de file de l'industrie nucléaire canadienne en matière de recherche et de développement, la centrale de Chalk River se verra obligée de mettre à pied près de 50 pour cent de ses effectifs pendant le déclassement des installations. Ces employés qui font un travail très spécialisé auront de la difficulté à se trouver un nouvel emploi dans leur domaine dans leur communauté.

« Le gouvernement du Canada a là une chance de maintenir son expertise dans un domaine où il est aujourd'hui reconnu comme un chef de file mondial, et de préserver un magnifique tremplin pour l'industrie nucléaire canadienne », a ajouté M. Corbett. « Il faut qu'il intervienne maintenant pour que les scientifiques et les ingénieurs d'EACL aient droit à une entente équitable et qu'ils puissent poursuivre leur important travail. »

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente près de 60 000 professionnels et scientifiques du secteur public canadien, dont environ 700 experts en nucléaire qui travaillent aux installations de Chalk River.

Renseignements

  • Pierre Villon
    (613) 228-6310, poste 2228
    (613) 794-9369 (cell.)