Agence spatiale canadienne

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08 sept. 2010 11h37 HE

Des instruments de pointe pour le successeur de Hubble dans les visées de l'Agence spatiale canadienne

LONGUEUIL, QUÉBEC--(Marketwire - 8 sept. 2010) - L'Agence spatiale canadienne a livré au Centre de vol spatial Goddard de la NASA, au Maryland, une unité d'essais qui fait partie de la contribution canadienne au télescope spatial James Webb, le successeur du télescope spatial Hubble.

L'arrivée au Centre Goddard de l'unité d'essais technologiques marque un jalon important pour l'équipe canadienne. Le matériel a fait l'objet de divers essais au Laboratoire David-Florida de l'Agence spatiale canadienne dans le but d'assurer que la version finale de l'appareil offre un rendement maximal. Bien que toutes les missions spatiales soient soumises à des essais intensifs, cette étape est particulièrement importante pour le télescope Webb. Contrairement à Hubble, le télescope Webb sera lancé à 1,5 million de km de la Terre. Il sera donc trop éloigné pour que des astronautes puissent le réparer au besoin.

Le Canada fournit le détecteur de guidage de précision (FGS) ainsi que la caméra à filtre accordable (TFI), l'un des quatre instruments scientifiques qui équiperont le télescope Webb. Ces deux éléments sont fabriqués à Ottawa et à Cambridge (Ontario) par COM DEV International pour le compte de l'Agence spatiale canadienne. Le détecteur de guidage de précision se compose de deux caméras spécialisées qui permettront au télescope de « voir ». Ces caméras fonctionneront à la manière d'un contrôleur de guidage pour que le télescope puisse localiser ses cibles spatiales, déterminer sa propre position et demeurer pointé sur un objet pour recueillir des données de haute qualité. Le FGS établira la position d'étoiles-repères avec une précision d'un millionième de degré (l'angle que formerait une personne tenant une pièce de vingt-cinq cents à une distance de 1 500 km de vous — soit la distance entre Montréal et St John's, à Terre-Neuve). Grâce aux capacités uniques de la TFI, les astronomes pourront sonder les nuages de poussière pour observer des étoiles en formation, des systèmes planétaires et peut-être même des exoplanètes (des planètes qui se trouvent à l'extérieur de notre système solaire). La TFI permettra aussi de déceler les plus anciens objets célestes de l'Univers. Le scientifique canadien du projet est John Hutchings de l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches à Victoria (C.­-B.). René Doyon, de l'Université de Montréal, est le chercheur principal de la TFI. Le Canada offre également un appui fonctionnel aux opérations scientifiques du télescope spatial Webb. L'Agence spatiale canadienne livrera à la NASA les unités de vol du FGS et de la TFI en 2011.

Le télescope spatial Webb est le fruit d'une collaboration internationale entre la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale canadienne. Devant être lancé en 2014, le télescope Webb sera le premier grand observatoire spatial de prochaine génération à desservir des milliers d'astronomes partout dans le monde pendant sa durée de vie utile d'au moins dix ans. Conçu pour détecter la lumière à quelque 14 milliards d'années-lumière, le télescope sondera chacune des phases de l'histoire de notre Univers, allant des premières lueurs ayant suivi le Big Bang à la formation de systèmes solaires comptant des planètes capables de supporter la vie comme la Terre, jusqu'à l'évolution de notre propre système solaire. Grâce à la technologie de pointe mise en œuvre, on pourra également découvrir des phénomènes de l'Univers jusqu'ici inconnus.

Pour plus de renseignements sur la participation du Canada au projet du télescope spatial James Webb et pour voir des images, visitez le site :

http://www.asc-csa.gc.ca/fra/satellites/jwst/default.asp

À propos de l'ASC

Établie en 1989, l'Agence spatiale canadienne (ASC) est chargée de coordonner, au nom du gouvernement du Canada, l'ensemble des programmes civils et des politiques liés au secteur spatial. L'ASC applique ses ressources et mène ses activités dans les quatre principaux secteurs suivants : Observation de la Terre, Exploration et sciences spatiales, Télécommunications par satellite et Sensibilisation à l'espace et éducation. En maximisant la portée de la collaboration internationale, l'ASC favorise le développement industriel et la recherche scientifique de calibre mondial au profit de l'humanité.

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