Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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12 mai 2009 16h11 HE

Des milliers de professionnels fédéraux rejettent une entente de principe avec l'Agence du revenu du Canada

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 12 mai 2009) - Des milliers de professionnels de la fonction publique qui travaillent à l'Agence du revenu du Canada (ARC) viennent de faire clairement savoir au gouvernement fédéral que s'il peut légiférer en matière de salaires, il ne peut les forcer à se soumettre passivement à des conditions de travail inacceptables.

Les membres du groupe Vérification, finances et sciences (VFS) de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, qui représente les vérificateurs, les informaticiens ainsi que d'autres professionnels, ont rejeté une proposition d'entente de principe qui ne leur aurait accordé que peu d'amélioration à leur rémunération ou autres conditions de travail.

L'ARC a manifesté à maintes reprises un manque flagrant de respect envers ses professionnels et les contribuables canadiens. Bien que connaissant d'avance les plafonnements de salaires compris dans la Loi sur les compression des dépenses publiques, l'Agence a choisi de gaspiller des dizaines de milliers de dollars des contribuables en faisant traîner les négociations au lieu de négocier une entente équitable, correspondant à ses besoins et à ceux de ses professionnels. Pire encore, elle a aggravé son erreur en se méprenant complètement sur leur réaction face à l'impact de l'harmonisation des taxes de vente provinciale (de l'Ontario) et fédérale sur leur milieu de travail. Cette situation préoccupante est le produit de la stratégie d'expansion à tout prix de l'Agence.

"Nos membres veillent à ce que les sociétés paient leur juste part d'impôts; ils protègent les renseignements confidentiels des contribuables et exploitent et entretiennent les systèmes complexes d'ordinateurs de l'Agence" a commenté Ray Lazzara, président du groupe VFS. "L'ARC va transférer des centaines d'employés provinciaux de l'Ontario dans la structure existante sans tenir compte des conséquences, ce qui va plonger notre système fiscal dans le chaos. Dans le contexte économique actuel, il y aura de sérieuses conséquences sur les programmes de financement fédéraux. Comment peut-on s'attendre à ce que nous soyons d'accord ?"

Gary Corbett, président par intérim de l'Institut, rajoute : "cette situation est typique de l'attitude peu réfléchie et impulsive de ce gouvernement en toute situation. Il ne tient vraiment pas à prendre le temps de discuter avec les parties intéressées et à trouver des solutions. Au contraire, nous n'assistons qu'à des décisions venues d'en-haut. Les résultats parlent d'eux-mêmes. Il n'y a personne à l'écoute du côté du gouvernement. C'est un nouvel exemple de priorité donnée à l'idéologie plutôt qu'au bon sens, à l'aspect financier plutôt qu'à l'intérêt public".

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente 57 000 professionnels et scientifiques dans l'ensemble du secteur public du Canada, dont plus de 10 000 au sein de l'Agence du revenu du Canada.

Renseignements

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