La Légion royale canadienne

La Légion royale canadienne

05 déc. 2013 11h17 HE

Des recommandations qui auraient pu venir en aide aux victimes de suicide

Des rapports de l'Ombudsman des FAC soulignent les carences du système de soins de santé mentale

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 5 déc. 2013) - La Légion royale canadienne est très préoccupée suite aux nouvelles tragiques du quatrième suicide à survenir au sein des Forces armées canadiennes au cours de la dernière semaine. Au nom de La Légion royale canadienne et de nos 320 000 membres, nous tenons à offrir nos plus sincères condoléances aux familles de ces braves soldats.

La Légion est convaincue que tous les Canadiens et Canadiennes croient que le gouvernement verra à respecter ses obligations envers les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes (FAC) et de la GRC qui acceptent de s'exposer à des risques de blessures, de maladies ou de décès pour servir notre pays et protéger les valeurs et le style de vie dont nous bénéficions tous. De la même façon, une responsabilité s'impose envers les familles de ces hommes et de ces femmes. Ces récents événements on ne peut plus tragiques mettent en lumière le fait qu'il existe une perception chez nos membres en service qu'il ne subsiste aucun espoir. Comment est-ce qu'une culture fondée sur la camaraderie et le travail d'équipe peut-il à ce point contribuer à l'isolement d'un soldat?

En 2012, l'Ombudsman des FAC faisait état dans son rapport intitulé Ténacité dans l'adversité : Évaluation de la prestation des soins offerts aux membres des Forces canadiennes souffrant de traumatismes liés au stress opérationnel, soins dont ils ont besoin et auxquels ils ont droit, que bien que les FAC avaient accompli d'importants progrès dans la prestation de soins globaux intégrés aux membres des FAC souffrant du syndrome de stress post-traumatique et d'autres traumatismes liés au stress opérationnel (TSO), le système de soins de santé mentale éprouvait d'importantes lacunes qui portaient atteinte aux soins et au soutien offerts aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale liés au stress opérationnel.

L'Ombudsman, M. Daigle, rapporte que la pénurie chronique de personnel qualifié en soins de santé mentale s'inscrit comme étant le plus grand obstacle à la prestation de soins et de traitement de haute qualité aux membres des FAC. Il a constaté qu'un très grand manque de ressources au sein de la collectivité de fournisseurs de soins, se retrouvait à plusieurs bases militaires où les TSO étaient le plus répandu. Il y a décrit le système de soins de santé mentale comme étant affligé d'une « très lourde charge de travail ».

Il a aussi noté que ses propres recommandations, faites en 2002 et en 2008, et visant la création d'une base de données nationale qui reflèterait exactement le nombre de militaires des FAC touchés par les TSO, n'avaient pas été prises en considération. Cette base de données se veut un élément important pour s'assurer que des ressources suffisantes soient non seulement en place pour répondre aux besoins, mais qu'elles puissent être aussi disponibles là où le besoin est le plus criant, et ce, tant pour les militaires de la Force régulière que de la Force de réserve. Le rapport était aussi critique envers le manque de mesures de rendement qualitatives pour évaluer la pertinence du financement alloué aux soins de santé mentale ou encore si le système de soins de santé mentale est suffisamment solide pour répondre aux besoins de ces hommes et femmes qui exigent des soins.

Le rapport 2012 de l'Ombudsman a soulevé des préoccupations sur un système de soins de santé mentale surchargé et démuni de ressources suffisantes, et sans aucun moyen pour contrôler ou mesurer son efficacité à répondre aux besoins des hommes et des femmes qui, de plein gré, ont accepté d'être au service de leur pays. Il est grandement temps que le gouvernement prenne des mesures proactives et immédiates pour donner suite aux recommandations contenu dans ce rapport.

Avec l'avènement bientôt du 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, les budgets et les dépenses de voyage qui sont liés à la commémoration de ce pan de notre histoire militaire canadienne ne font plus aucun sens à la lumière des événements tragiques de la dernière semaine. Comment est-il possible de justifier la dépense de fonds publics pour commémorer nos réalisations en tant que nation, alors que le système de soins de santé mentale qui vient en aide aux hommes et aux femmes au service de notre pays - membres des FAC (Force régulière et de la réserve) et de la GRC, y compris leurs familles - est surchargé et à court de ressources?

À propos de la Légion

Créée en 1926, la Légion est la plus grande organisation de services du Canada qui vient en aide aux vétérans avec au-delà de 320 000 membres. Sa mission consiste à servir les anciens combattants - y compris les membres des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada, en service actif - et leurs familles, à promouvoir le Souvenir, et à servir nos collectivités et notre pays.

Les officiers du Bureau d'entraide de la Légion sont aptes à accompagner et à représenter les militaires des FAC, les vétérans, les membres de la GRC et leurs familles, auprès d'Anciens combattants Canada (ACC) et du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TACRA), pour toute demande de prestation d'invalidité ou dossier connexe. Partout au pays, c'est la Légion qui voit à perpétuer le Souvenir par l'entremise de la Campagne du coquelicot et des cérémonies entourant le jour du Souvenir. Comptant plus de 1 450 filiales, la Légion vient en aide à des programmes pour personnes âgées, de logement pour anciens combattants, de soins de longue durée, de formation en leadership pour les jeunes, d'éducation, de sports, de soutien aux cadets, ainsi qu'aux guides et aux scouts. Nous nous souviendrons d'eux.

Renseignements

  • Bruce Poulin
    Direction nationale
    La Légion royale canadienne
    1 613 591-3335 poste 241
    1 613 292-8760 (cellulaire)
    bruce.poulin@legion.ca