Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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21 oct. 2014 06h00 HE

Des scientifiques du monde entier demandent au Canada de rétablir le financement des sciences et la liberté des scientifiques

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 21 oct. 2014) - Plus de 800 scientifiques de partout à travers le monde ont signé une lettre ouverte au premier ministre Stephen Harper pour demander au gouvernement fédéral de rétablir le financement de ses programmes scientifiques et de cesser d'entraver la collaboration des scientifiques canadiens avec leurs pairs à l'échelle mondiale.

Cette lettre et la liste des signataires sont publiées aujourd'hui par l'Union of Concerned Scientists (UCS) de Washington - qui s'est opposée à des compressions et à des restrictions semblables imposées à la science gouvernementale américaine -, et par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), qui représente plus de 15 000 scientifiques de 40 ministères et services fédéraux.

La lettre soutient que : « Relever les défis d'aujourd'hui liés à la complexité des questions environnementales et de la santé publique requiert la pleine participation des scientifiques du monde entier. Cependant, des rapports récents signalent l'érosion rapide des libertés individuelles et du financement des scientifiques du gouvernement canadien, qui complique la poursuite de leurs travaux de recherche, la communication de l'information et de l'expertise scientifiques et la collaboration internationale. »

Cette dernière, de même que la liste exhaustive des scientifiques signataires, est disponible dans son intégralité au www.ucsusa.org/scienceneedsyou. Et parmi tous les signataires, on trouve des scientifiques affiliés à des institutions et organismes de renom, tels que la Harvard Medical School, Google, le Norwegian Institute for Water Research et le Max Planck Institute, d'Allemagne.

Dévoilée au cours de la Semaine nationale des sciences et de la technologie du gouvernement du Canada, cette lettre s'accompagne d'une campagne publicitaire menée dans la presse et le Web qui met l'accent sur l'importance d'une plus grande collaboration scientifique internationale au vu des menaces multiples qui pèsent actuellement sur la santé humaine mondiale et l'environnement global.

Dans un éditorial du New York Times publié l'an dernier, le gouvernement Harper était accusé de tenter de maintenir le public dans l'ignorance quant à l'impact de l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta sur les changements climatiques, en muselant les scientifiques fédéraux.

Il est de plus en plus admis que les compressions et les restrictions du gouvernement Harper touchant la science publique et les scientifiques fédéraux nuisent à la capacité scientifique et à la réputation du Canada; c'est ce qu'ont confirmé deux rapports de l'IPFPC contenant les résultats détaillés d'un sondage mené auprès de 4000 scientifiques du gouvernement fédéral. Le sondage indique que 90 % des scientifiques fédéraux ne se sentent pas libres de parler aux médias de leur travail et qu'ils sont 91 % à penser que les compressions récentes réduisent la capacité du gouvernement à servir l'intérêt public. Selon ce même sondage, seulement 36 % des scientifiques fédéraux, dont des sommités dans leur domaine, ont l'autorisation d'assister à des conférences et à des activités internationales.

« Que ces répercussions soient délibérées ou accidentelles, les compressions budgétaires s'abattant continuellement sur la science fédérale et le contrôle excessif des communications empêchent le Canada de s'acquitter de ses obligations à l'endroit de ses citoyens et de la communauté scientifique internationale », soutient la présidente de l'IPFPC, Debi Daviau.

Le gouvernement fédéral continue à amputer les budgets des ministères à vocation scientifique de centaines de millions de dollars. Une enquête de la commissaire à l'information sur une possible violation de la Loi sur l'accès à l'information est en cours.

Renseignements

  • Johanne Fillion
    613-228-6310, poste 2303
    613-883-4900 (cell.)