TUAC Canada

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18 sept. 2015 15h20 HE

En s'adressant à Stephen Harper, le grand dirigeant des TUAC Canada lui demande de s'occuper concrètement de la crise des réfugié(e)s de Syrie

TORONTO, ONTARIO--(Marketwired - 18 sept. 2015) - LETTRE PUBLIQUE DU PRÉSIDENT NATIONAL DES TUAC CANADA, PAUL MEINEMA, DESTINÉE AU PREMIER MINISTRE DU CANADA, STEPHEN HARPER

Monsieur le Premier Ministre,

La présente a pour but de vous demander de ne plus vous livrer à la campagne de peur et de cesser de faire de la basse politique relativement à la crise humanitaire qui touche actuellement les réfugié(e)s de Syrie. En effet, j'estime qu'il est de votre devoir de vous mettre plutôt à vous occuper adéquatement de la crise en question car c'est de gens et de familles entières n'ayant d'autre choix que de chercher à se mettre au plus vite en lieu sûr qu'il s'agit.

Les Canadiennes et les Canadiens se soucient toujours de faire preuve de compassion et de générosité, mais, si, cette fois-ci, malgré leurs bonnes intentions, ils n'en ont pas la possibilité, c'est que votre gouvernement réagit de façon insensible à la crise, et ce, à un point tel qu'il ne réussira même pas à atteindre les objectifs qu'il s'est pourtant fixés quant à la volonté de l'État de donner l'asile aux personnes fuyant la guerre civile et les autres troubles graves qui se produisent actuellement en Syrie. Pendant que vos collègues au sein du conseil des ministres et vous discutaillez en faisant mention de divers chiffres, il y a des êtres humains dont la vie est en danger. De fait, en agissant par calcul impitoyable, le gouvernement dont vous êtes le chef met des bâtons dans les roues aux réfugié(e)s de Syrie qui voudraient s'établir au Canada, ce qu'il fait précisément en alourdissant bien inutilement la bureaucratie et en négligeant d'affecter un nombre suffisant de fonctionnaires compétents qui soient chargés de traiter leurs demandes d'asile et les dossiers des groupes disposés à en parrainer.

Il est évident que, à chaque instant qui passe pendant que votre gouvernement ne fait rien, les jours de plusieurs réfugié(e)s de Syrie qui ont demandé à être accueillis au Canada sont menacés. Les questions de vérification de sûreté et de traitement des demandes de visa ne peuvent constituer un prétexte pour la lenteur et l'inefficacité apparente du système d'immigration dans les présentes circonstances puisqu'il y a bel et bien moyen d'en améliorer la productivité. Voilà justement la raison pour laquelle il faut que votre gouvernement fasse accélérer le rythme du traitement des demandes d'asile des réfugié(e)s. Si, sous vos prédécesseur(e)s, l'État fédéral y est arrivé, c'est qu'il a fait preuve d'une véritable volonté politique et y a consacré les ressources voulues. Cependant, au lieu d'en faire autant en ce moment, vous avez préféré mettre les Canadiennes et les Canadiens dans un état de méfiance en leur disant que les coffres de l'État risquaient d'en être considérablement entamés et qu'il se pouvait que des terroristes en profitent pour se faufiler, ce qui a eu pour effet de contrecarrer leurs attentions bienveillantes.

Il faut donc que l'on cesse de chercher à faire peur à la population du pays. La question n'est pas d'ordre budgétaire et l'heure n'est pas à la crainte du terrorisme. C'est la vie de très nombreuses personnes qui est en jeu et il faut qu'on veille immédiatement sur celles-ci. Alors, en premier lieu, votre gouvernement devrait parrainer dès maintenant au moins 10 000 réfugié(e)s de Syrie tout en leur fournissant ce dont ils ont besoin pour s'installer au Canada. Également, il faut que, en restructurant le processus de préparation des dossiers des demandeuses et demandeurs d'asile et en s'engageant sincèrement à s'y prendre énergiquement pour le simplifier, l'État mette un terme à l'enlisement bureaucratique qui nuit à l'oeuvre des associations de parrainage privées.

Au Canada, la société en général, le mouvement syndical et la population de nombreuses villes et régions des quatre coins du pays ont prouvé qu'ils étaient prêts à apporter leur contribution au soulagement des réfugié(e)s. Par conséquent, ils demandent à votre gouvernement de se décider à favoriser leur oeuvre humanitaire sans perdre un seul autre instant.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression sincère de mes salutations les plus distinguées.

Paul R. Meinema, Président national

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