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09 janv. 2013 06h00 HE

Enquête CFO SignalsMC de Deloitte : la confiance des entreprises canadiennes chute considérablement, ce qui affecte les projets d'investissement, de R-D et d'embauche

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 9 jan. 2013) - Les incertitudes persistantes reliées à l'économie mondiale et aux mesures que les États-Unis pourraient prendre pour régler leur déficit budgétaire ont fait chuter à son point le plus bas de l'année l'optimisme parmi les directeurs financiers nord-américains au quatrième trimestre de 2012. La baisse était particulièrement importante au Canada, où l'optimisme net (la différence entre le pourcentage de directeurs financiers qui affichent une hausse et une baisse de leur optimisme) a passé de +47 au troisième trimestre de 2012 à -6 au quatrième, alors que les directeurs financiers aux États-Unis faisaient état d'un optimisme net qui est passé de -16 au trimestre précédent à -21 lors de Q4 2012. Conséquemment, les entreprises des deux pays ont réduit leurs prévisions de croissance en ce qui a trait à l'investissement en capital, la R-D et les dépenses en marketing et en publicité, et prévoient peu de croissance dans l'embauche.

Malgré cette baisse de l'optimisme net, l'enquête trimestrielle CFO SignalsMC de Deloitte, qui rend compte de l'opinion et des gestes des directeurs financiers représentant des sociétés nord-américaines dont les revenus annuels moyens sont supérieurs à cinq milliards de dollars, conclut tout de même que les attentes quant à la hausse du bénéfice net s'amélioraient au Canada comme aux États-Unis. Mais alors que les directeurs financiers aux États-Unis ont rehaussé leurs attentes à l'égard de la croissance de leurs ventes au quatrième trimestre, leurs homologues canadiens ont réduit leurs prévisions au niveau le plus bas en plus d'un an.

« Les entreprises canadiennes sont de plus en plus préoccupées par l'impact négatif des problèmes économiques constants aux États-Unis et en Europe sur leurs activités d'exploitation », indique Trevor Nakka, co-leader du programme CFO chez Deloitte Canada. « Ceci amène plusieurs d'entre eux à entreprendre des démarches pour préserver leur encaisse et protéger leurs revenus en provenance des marchés existants plutôt que d'investir et prendre de l'expansion. »

Les directeurs financiers canadiens ont réduit leurs estimations de croissance des ventes à 5,5 % au cours du trimestre, en baisse par rapport aux 6,5 % du trimestre précédent et aux 7,4 % au premier trimestre de 2012. De leur côté, les directeurs financiers américains ont rehaussé modérément leurs estimations, soit de 4,3 % à 4,8 %. Néanmoins, les directeurs financiers des deux pays prévoient que la croissance de leur bénéfice net dépassera la croissance des ventes, tendance qui s'est maintenue depuis quelques trimestres. Également, les prévisions en matière d'embauche ont chuté considérablement parmi les directeurs financiers canadiens, atteignant à peine 0,2 % au quatrième trimestre, en baisse par rapport à 1,1 % au troisième trimestre et 3,7 % au premier trimestre de 2012. Les prévisions d'embauche aux États-Unis, quant à elles, se sont relevées légèrement à 0,7 % par rapport à 0,2 % au trimestre précédent, mais demeurent en-deçà du 1,9 % du deuxième trimestre et du 1,8 % du premier trimestre. Les prévisions de croissance de l'investissement en capital, des dépenses en R-D et du marketing et publicité sont à de nouveaux bas enregistrés par l'enquête.

« Contrairement aux trimestres précédents, lorsque les entreprises faisaient état de prévisions relativement élevées en matière d'embauche et de dépenses en capital, nous constatons maintenant qu'elles restreignent leurs investissements dans l'attente de plus de certitude quant aux événements à venir aux États-Unis et en Europe », soutient Eddie Leschiutta, co-leader du programme CFO chez Deloitte Canada. « Il est évident qu'un manque de clarté à l'égard de la politique fiscale est l'un des principaux défis auxquels les entreprises nord-américaines sont confrontées. »

L'enquête a également révélé une évolution constante du rôle de directeur financier en vue d'y greffer plus de responsabilités en matière d'information et des technologies qui y sont associées, alors que près de la moitié de l'ensemble des directeurs financiers sondés expriment leur insatisfaction à l'égard de la qualité de l'information qu'ils reçoivent ou de la flexibilité de leurs systèmes de TI. Ces derniers prévoient que les tendances principales affectant les changements en affaires pour 2013 seront les affaires mobiles et sociales, suivies de près par les données sur les clients.

L'enquête CFO SignalsMC de Deloitte a également révélé les constats suivants (les estimations sont des moyennes ajustées pour réduire l'effet des observations aberrantes) :

  • les effets potentiellement nocifs du mur budgétaire (fiscal cliff) aux États-Unis sont devenus le risque le plus inquiétant pour les directeurs financiers ce trimestre, dépassant la stagnation économique mondiale et la crise européenne. Toutefois, seulement un directeur financier sur cinq s'attendait à ce que les États-Unis « frappent le mur » avant la fin de 2012, même si l'impasse politique à Washington suscite beaucoup de préoccupations;

  • malgré l'attention portée au mur budgétaire, la crise européenne compte parmi les trois risques les plus préoccupants des directeurs financiers, mais près de 60 % d'entre eux n'ont rien planifié pour faire face aux changements de situation en Europe, soit parce qu'ils n'ont planifié que pour la poursuite du statu quo, ou parce qu'ils n'ont pas de plan spécifique pour un scénario défini;

  • dans l'ensemble, les directeurs financiers indiquent que les trois principaux défis qui guettent leur entreprise comprennent la croissance des revenus en provenance des marchés existants (60 %), l'encadrement ou l'adaptation de leur stratégie (37 %), le talent (33 %) et le classement par ordre de priorité des investissements (29 %). Chez les directeurs financiers canadiens, le talent était à égalité avec la croissance des revenus provenant des marchés existants en tête des défis rencontrés;

  • l'amélioration de la capacité des finances d'être un partenaire d'affaires est un défi constant. Pour mieux servir leurs divisions opérationnelles, les directeurs financiers ont indiqué que ce qu'ils désirent le plus est d'améliorer les capacités des finances à l'égard de la planification stratégique (52 %), de la gestion des TI et de l'information (48 %), et de la planification budgétaire et financière (47 %);

  • les importantes initiatives introduisant de nouveaux changements, le changement des exigences réglementaires et l'ambiguïté au plan stratégique sont les trois principales sources de stress professionnel chez les directeurs financiers, alors que les relations avec le conseil d'administration et ses exigences semblent être une source croissante de stress.

Pour télécharger une copie de l'enquête, consultez le site: http://www.deloitte.com/view/en_US/us/Services/additional-services/chief-financial-officer/cfo-signals/751a4454c034b310VgnVCM2000003356f70aRCRD.htm

L'enquête CFO Signals de Deloitte a été réalisée pour le quatrième trimestre de 2012. Quelque 77 % des 86 directeurs financiers ayant participé à l'enquête étaient issus d'entreprises dont les revenus annuels s'élèvent à plus d'un milliard de dollars, et les trois quarts d'entre eux étaient à l'emploi de sociétés publiques. Ont participé à cette enquête 17 directeurs financiers canadiens, ce qui représente 20 % de l'ensemble des sondés.

Chaque enquête trimestrielle CFO Signals présente une analyse des opinions des directeurs financiers dans cinq domaines : leur profession, le service des finances de leur entreprise, leur entreprise, leur secteur et l'économie. Pour obtenir de plus amples informations au sujet des enquêtes CFO Signals de Deloitte ou pour y participer, veuillez communiquer avec nous à l'adresse canadiancfo@deloitte.ca.

À propos du programme pour les chefs des finances de Deloitte

Le programme pour les chefs des finances de Deloitte tire parti des vastes capacités de notre Cabinet dans l'optique de fournir aux directeurs financiers une perspective novatrice et tournée vers l'avenir qui les aidera à gérer les aspects complexes de leur fonction, à rehausser la contribution qu'ils apportent à leur organisation et à s'adapter aux réorientations stratégiques du marché. Pour obtenir de plus amples informations sur le programme pour les chefs des finances de Deloitte, veuillez nous écrire à canadiancfo@deloitte.ca ou visiter le site www.deloitte.com/us/cfocenter.

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