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19 janv. 2012 09h21 HE

Enquête CFO Signals(MD) de Deloitte : Face aux difficultés économiques aux États-Unis et en Europe, les directeurs financiers au Canada révisent leurs prévisions à la baisse

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 19 jan. 2012) - Selon la dernière enquête CFO Signals menée par Deloitte, les effets sur le Canada du ralentissement économique aux États-Unis, la crise en Europe, l'incidence des taux de change et des politiques commerciales internationales, et la disponibilité du capital pour les entreprises ont compté parmi les principales sources de préoccupation des directeurs financiers canadiens au quatrième trimestre.

La dernière édition de cette enquête réalisée chaque trimestre pour faire le point sur l'état d'esprit et sur les initiatives des directeurs financiers de nombreuses sociétés parmi les plus grandes et les plus influentes en Amérique du Nord montre que si les directeurs financiers aux États-Unis et au Canada partagent une vision commune de la situation économique et de ses conséquences sur leurs sociétés respectives, les directeurs financiers canadiens portent un regard plus pessimiste sur le prochain semestre que leurs homologues américains. De fait, la proportion de chefs des finances canadiens qui se disaient optimistes au trimestre précédent, soit 22 %, a dégringolé pour se chiffrer à 4 %, et 28 % d'entre eux anticipent une aggravation des conditions économiques au cours du premier semestre 2012, alors qu'ils ne sont que 12 % aux États-Unis.

« Les directeurs financiers craignent que le Canada ne subisse davantage les effets du ralentissement économique mondial en 2012 que cela n'a été le cas jusqu'à maintenant », fait remarquer Trevor Nakka, coleader du programme pour les chefs des finances de Deloitte Canada. « Notre enquête montre que leurs projections moins optimistes les amènent à prendre des mesures visant à gérer une baisse des ventes et de la croissance des bénéfices d'un exercice à l'autre et à protéger leur société en conséquence. Aujourd'hui, les enjeux prioritaires des directeurs financiers sont de gérer prudemment le recrutement dans de nombreuses régions du Canada, de réduire les charges discrétionnaires et de contrôler le coût en capital. »

Tant au Canada qu'aux États-Unis, les dépenses et les politiques sociales ont constitué la préoccupation première des chefs des finances au quatrième trimestre, à la différence près que si du côté américain la persistance du chômage est perçue comme le principal obstacle, du côté canadien, cette place revient aux politiques environnementales, telles que la réglementation dans ce domaine et la communication des données sur les émissions de carbone, ainsi qu'au coût et à la disponibilité du capital. Par ailleurs, on note que les chefs des finances sont deux fois moins nombreux au Canada qu'aux États-Unis à craindre les effets de l'inflation en 2012, mais qu'ils le sont six fois plus à l'égard de la politique commerciale internationale.

Conséquence du contexte actuel, les chefs des finances adoptent un ton prudent lorsqu'ils évoquent la croissance de leur entreprise et ses perspectives de recrutement pour l'année à venir, allant jusqu'à revoir à la baisse leurs prévisions de croissance des revenus sur 12 mois (6,3 % ce trimestre au lieu de 6,8 % pour le précédent) et de recrutement de personnel sur leur territoire national (1,0 % au lieu de 1,2 % pour le trimestre précédent au total; 0,7 % au lieu de 1,9 % au Canada). En revanche, leurs perspectives relatives à la croissance des bénéfices demeurent relativement stables, puisqu'elles n'enregistrent qu'une modeste hausse aux États-Unis (10,9 % au lieu de 10,5 % au trimestre précédent) et sont en légère baisse au Canada (7,4 % au lieu de 8,0 %).

« Rares étant les directeurs financiers qui s'attendent à une réelle amélioration de la conjoncture économique en Amérique du Nord au cours du premier semestre de 2012, les entreprises soucieuses d'augmenter leurs bénéfices semblent axer davantage leurs efforts sur de nouveaux marchés, notamment à l'étranger », a commenté Dick Cooper, coleader du programme pour les chefs des finances de Deloitte Canada, précisant qu'« à court terme, cet intérêt accru pour les marchés étrangers devrait se traduire par de nouvelles embauches à l'étranger et, inversement, par une faible augmentation du recrutement national ».

En ce qui concerne la gestion des risques liés à la retraite, notre enquête fait ressortir des différences entre le Canada et les États-Unis. Ainsi, 70 % des chefs des finances canadiens indiquent que les nouvelles recrues de leur société seront désormais bénéficiaires d'un régime à cotisations définies, contre 30 % seulement aux États-Unis. De plus, les entreprises canadiennes ont été beaucoup moins portées que les entreprises américaines à suspendre leur régime de prestations de retraite ou à réformer leur régime d'assurance maladie à l'intention des retraités.

L'enquête CFO Signals de Deloitte a également révélé les résultats suivants (ces estimations sont des moyennes ajustées afin d'éliminer les effets des observations aberrantes) :

  • Comme nous l'avons observé au trimestre précédent, le pessimisme généré par des facteurs externes est le premier motif d'inquiétude des directeurs financiers. Seulement 6 % d'entre eux se déclarent plus optimistes pour des raisons externes au cours du trimestre, soit 3 % de moins que lors du précédent.

  • Les entreprises éprouvent des difficultés à présenter des résultats prévisionnels en raison de l'incertitude et de la volatilité économiques persistantes. Elles optent de plus en plus souvent pour des estimations prudentes (24 %), ou s'abstiennent de présenter des résultats prévisionnels (37 %).

  • Selon les directeurs financiers, les trois grands défis que leurs entreprises respectives devront relever sont la croissance des revenus qu'elles tirent des marchés sur lesquels elles sont déjà présentes (54 %, inchangé), la formulation ou l'adaptation de leur stratégie (41 %, en hausse de 34 %) et la définition de leurs priorités en matière d'investissement (39 % contre 18 % auparavant).

  • Les entreprises maintiennent le cap sur la croissance ou la conservation des revenus, 53 % d'entre elles ayant placé ces objectifs au cœur de leur stratégie (35 % pour les marchés actuels, 17 % pour les nouveaux marchés).

  • La plupart des directeurs financiers indiquent que le conseil d'administration de leur société a une influence notable sur les décisions relatives aux objectifs stratégiques et à la rémunération des cadres et, en ce qui concerne les risques dont la surveillance incombe aux directeurs financiers, qu'ils mettent un accent important sur les risques stratégiques (66 % au total, 56 % au Canada), sur les risques de non-conformité et les risques réglementaires (48 %) et sur les risques financiers (48 %). Enfin, seulement 10 % des directeurs financiers aux États-Unis font état d'une influence notable du conseil d'administration sur les relations avec les actionnaires, tandis que ce chiffre s'élève à 20 % au Canada.

  • Plus des trois quarts des directeurs financiers (77 %) ne pensent pas que la rotation obligatoire des cabinets d'audit améliorera l'indépendance et l'objectivité des auditeurs et font état de profondes réserves au sujet des coûts internes, des honoraires d'audit et de la perte de pouvoirs discrétionnaires de la direction.

L'enquête CFO Signals de Deloitte a été réalisée pour le quatrième trimestre de 2011. Plus de 70 % des chefs des finances qui y ont répondu sont issus d'entreprises dont les produits s'élèvent à plus de un milliard de dollars, et plus de 75 % d'entre eux travaillent pour des sociétés ouvertes.

Chaque enquête trimestrielle CFO Signals présente une analyse des opinions des chefs des finances dans cinq domaines : leur profession, le service des finances de leur entreprise, leur entreprise, leur secteur et l'économie. Pour obtenir de plus amples informations au sujet des enquêtes CFO Signals Deloitte ou pour y participer, veuillez communiquer avec nous à : canadiancfo@deloitte.ca.

Le programme pour les chefs des finances de Deloitte tire parti des vastes capacités de notre Cabinet dans l'optique de fournir aux directeurs financiers une perspective novatrice et tournée vers l'avenir qui les aidera à gérer les aspects complexes de leur fonction, à rehausser la contribution qu'ils apportent à leur organisation et à s'adapter aux réorientations stratégiques du marché. Pour obtenir de plus amples informations sur le programme pour les chefs des finances de Deloitte, veuillez nous écrire à canadiancfo@deloitte.ca ou visitez le site www.deloitte.com/us/cfocenter.

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