Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

20 juin 2013 08h15 HE

Enquête locative du printemps 2013 de la SCHL

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 20 juin 2013) - Selon l'Enquête sur les logements locatifs réalisée au printemps par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation moyen des immeubles d'initiative privée comprenant trois logements et plus s'établissait à 3,1 % en avril dans les centres urbains (10 000 habitants et plus) du Québec. Il s'agit d'une hausse d'environ un point de pourcentage par rapport à la même période l'an dernier.

Ce résultat est en grande partie attribuable à la détente dans de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal - dont l'univers représente les deux tiers du parc locatif de la province - mais aussi aux autres régions de la province. À l'exception de la région de Trois-Rivières, toutes les RMR ont enregistré une hausse statistiquement significative du taux d'inoccupation. En ce qui a trait aux autres agglomérations urbaines, l'enquête rapporte un taux stable (3,1 %) dans les agglomérations de 10 000 à 49 999 habitants et un taux à la hausse (3,8 %) du côté des agglomérations de 50 000 à 99 999 habitants (voir tableau).

Encore cette année, le portrait du marché selon la taille du logement demeure assez uniforme dans la province : le marché est plus serré dans le segment des grands appartements. En effet, le taux d'inoccupation est notablement plus faible du côté des appartements de deux et de trois chambres (2,5 % et 2,9 % respectivement) que pour les appartements d'une chambre (3,8 %). Cela étant, l'écart entre ces segments est plus ou moins important selon les régions de la province.

Le loyer moyen se chiffre à 691 $ pour les appartements de deux chambres. Pour ce qui est des RMR, le loyer moyen oscille entre 560 $ et 746 $. Quant aux autres agglomérations urbaines, il se situe dans la partie inférieure de cet intervalle. Le portrait des loyers par taille de logement est congruent avec la nature du produit et sa disponibilité relative. L'enquête montre souvent que le loyer moyen grimpe d'environ 100 $ avec l'ajout d'une chambre à coucher.

« La détente d'une grande part des marchés locatifs de la province reflète principalement une demande en baisse. Ce phénomène s'explique, d'une part, par la migration de jeunes ménages à l'extérieur du Québec (comme en témoigne l'augmentation récente du déficit migratoire) et par l'accession à la copropriété, comme en témoignent les statistiques du marché de la revente. Du côté de l'offre, elle demeure inchangée. Les promoteurs immobiliers préfèrent toujours le segment de la copropriété », affirme Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL pour le Québec.

La conjonction des mêmes facteurs évoqués précédemment s'est traduite par une augmentation du taux d'inoccupation dans la région métropolitaine de Montréal : il est passé de 2,2 % en avril 2012 à 3,0 % en avril 2013. Formant environ la moitié du parc locatif de la métropole, le segment des appartements de deux chambres à coucher se démarque par le fait que son taux d'inoccupation est demeuré inchangé (2,2 %) et par le fait qu'il est le plus bas parmi les catégories de chambres. Pour sa part, le loyer moyen des logements de deux chambres se chiffrait à 719 $ en avril 2013.

Dans la RMR de Québec, le marché locatif s'est également détendu de façon notable ce printemps. Le taux d'inoccupation y est passé de 0,7 % l'an dernier à 2,2 % cette année. C'est le cas pour tous les segments de marché, en particulier pour celui des appartements de deux chambres. Outre un certain recul de la demande, on peut ajouter, dans le cas de Québec, une augmentation de l'offre, comme en témoignent les données issues de l'enquête des mises en chantier. Le loyer moyen d'un appartement de deux chambres atteignait 763 $/mois ce printemps.

La partie québécoise de la RMR d'Ottawa-Gatineau est une des régions pour lesquelles le marché locatif se serait le plus détendu. Selon l'enquête d'avril, le taux d'inoccupation a presque doublé (4,0 % contre 2,1 % au printemps dernier). Ce résultat traduit aussi la situation par taille de logements. Cette détente du marché locatif s'explique également par un recul de la demande locative. Le loyer moyen de la RMR (746 $) est toujours le plus élevé de la province. Ceci s'explique, entre autre par l'âge moins avancé du parc et par la proximité de ce marché avec celui d'Ottawa.

En hausse d'un point comparativement au printemps 2012, le taux d'inoccupation se chiffrait à 4,6 % dans la région de Sherbrooke. Il s'agit du plus haut taux d'inoccupation parmi les RMR (suivi de Gatineau, à 4,0 %). À Sherbrooke, le recul de la demande locative s'expliquerait par une accession à la propriété de maisons jumelées et en rangée. Du côté de l'offre, une augmentation est observée. Le loyer moyen d'un appartement de deux chambres à coucher est passé de 581 $ à 586 $ en avril 2013.

À la différence des autres RMR de la province, la situation de l'ensemble du marché locatif est demeurée stable dans la région de Trois-Rivières (taux d'inoccupation de 3,9 %). Encore cette année, les logements plus spacieux sont ceux qui affichaient les conditions les plus tendues. Plus encore, les taux dans certaines catégories ont même reculé. En avril 2013, le loyer moyen des appartements a atteint 562 $ pour les appartements de deux chambres, parmi les plus faibles des RMR. On peut penser que la dynamique de marché est différente dans cette région : une demande locative toujours soutenue par les loyers relativement bas et une offre stagnante.

Passant de 0,7 % au printemps de 2012 à 2,9 % cette année, le taux d'inoccupation de la région de Saguenay enregistre la plus forte hausse du taux d'inoccupation. Ce desserrement est observable dans tous les segments de marché et est attribuable à une stabilité de la demande et une hausse de l'offre. Quant au loyer moyen, il se chiffre à 560 $ pour les appartements de deux chambres.

Mettant à contribution plus de 65 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de haute qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l'habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l'habitation à prendre des décisions éclairées.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site www.schl.ca ou composer le 18006682642. Les rapports standards d'analyse de marché que produit la SCHL peuvent être téléchargés gratuitement à partir du www.schl.ca/marchedelhabitation.

Ce communiqué est également diffusé sur le site Web de la SCHL, au www.schl.ca.

(Also available in English)

Un tableau est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/cmtabfren.pdf

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