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20 mars 2007 09h18 HE

FIPPIC/Québec, élections 2007 : La question de l'immigration marginalisée au débat des Chefs

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 20 mars 2007) - Comme le reste du Canada, le Québec met en oeuvre une politique d'immigration moderne pour améliorer sa croissance et sa prospérité. Dans ce cadre, un système d'incitation et de sélection est instauré par les autorités canadiennes et québécoises compétentes dans un certain nombre de pays.

A l'occasion du débat sur l'accommodement raisonnable, certaines prises de position révèlent une ignorance générale autant sur cette politique que sur le profil des travailleurs sélectionnées. Quelques aspects des propos tenus par des responsables politiques apparaissent même comme des outrages pour ces travailleurs qui se sentent d'ailleurs floués et bafoués. Les ordres professionnels, les corps de métiers règlementés multiplient les obstacles à la reconnaissance des titres acquis dans leurs pays d'origine d'un côté, les employeurs refusent de les embaucher arguant de leur manque d'expériences québécoises ou canadiennes de l'autre. Alors que la sélection repose essentiellement sur les titres et expériences antérieurs.

On est surpris de constater comment cette question cruciale est complètement évacuée dans la campagne électorale. Comme en témoigne le silence à ce propos lors du débat télévisé entre les chefs des trois principaux Partis politiques.

Bien que l'animateur du débat des chefs, Monsieur Jacques Moisan, a péremptoirement attiré, dans ses propos introductifs, l'attention de ces chefs sur la politique de l'immigration du Québec, aucun d'eux n'a daigné effleurer ce sujet. Tout se passe comme s'il s'agit d'une question secondaire, alors que celle-ci met en cause l'avenir de la société québécoise. Pour citer Monsieur Moisan : "Le Québec a et aura besoin de l'immigration."

Pour la FIPPIC, cette attitude des trois principaux chefs de Parti, constitue un mépris grave par rapport à un sujet aussi crucial pour le développement économique et social du Québec. D'autant que la marginalisation socioprofessionnelle des immigrants qualifiés représente un risque très important compte tenu de la frustration accumulée.

Ainsi la FIPPIC demande à tous les chefs de Partis politiques en lice pour les prochaines joutes électorales de faire, avant le 26 mars 2007, une déclaration claire sur la nouvelle orientation de la politique d'immigration permanente du Québec, assortie des mesures concrètes qu'ils comptent prendre pour favoriser l'insertion professionnelle comme outil d'intégration des immigrants.

Willy Louis, Président de la FIPPIC, mars 2007

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