Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADI)

Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADI)

17 juin 2010 21h33 HE

Gestion des ressources non institutionnelles du Centre de réadaptation Lisette-Dupras : Un rapport d'enquête qui suscite l'indignation

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 17 juin 2010) - Nous avons appris avec consternation aujourd'hui les conditions de vie déplorables d'usagers du Centre de réadaptation Lisette-Dupras. Ces personnes, présentant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble envahissant du développement (TED), voient leurs droits les plus fondamentaux bafoués quotidiennement. Ce rapport vient confirmer la peur de plusieurs parents de confier leur fils ou leur fille à une ressource résidentielle du réseau de la santé et des services sociaux.

Et si la situation déplorable des services résidentiels au centre de réadaptation Lisette-Dupras était loin d'être une exception ? Il suffit de se rappeler du reportage de l'émission Enquête, à la télévision de Radio-Canada, concernant le 3911, Sainte-Catherine Est, immeuble où des personnes ayant une déficience intellectuelle (donc vulnérables) étaient voisines de résidents qui se livraient à la prostitution ou au commerce de la drogue. Nous recevons aussi de nombreux appels de parents de partout au Québec qui nous demandent quoi faire pour trouver une ressource résidentielle qui réponde en toute sécurité aux besoins de leur fils ou fille. Pour le moment, nous avons peu de réponses à ces questions.

Le milieu associatif milite depuis longtemps auprès des différentes instances du réseau de la santé et des services sociaux afin d'améliorer la qualité des services résidentiels pour les personnes ayant une DI ou un TED. Nous demandons depuis longtemps une meilleure formation et un meilleur soutien des intervenants. C'est d'ailleurs un point relevé dans le rapport d'enquête, les intervenants se sentent abandonnés par les CRDITED. Nous demandons aussi la création de différents modèles qui répondent davantage aux besoins des usagers et non à ceux des établissements. Finalement, nous voulons que les mécanismes de contrôle de la qualité et d'encadrement des ressources résidentielles soient revus. Nous prônons des mesures de contrôle extérieures au réseau afin d'éviter que des personnes chargées de contrôler la qualité des services soient à la fois juge et partie. Dans l'immédiat nous demandons que les établissements et l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal redoublent de vigilance et ne laissent rien passer. Il est important de garder en tête que ces usagers sont parmi les personnes les plus vulnérables de la société.

Par ailleurs, nous demandons au Protecteur du citoyen de faire une enquête concernant les services résidentiels offerts aux personnes ayant une DI ou un TED partout au Québec pour s'assurer que des situations comme celle vécue au Centre de réadaptation Lisette-Dupras ne se reproduisent jamais.

Signataires : 

Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI)

Autisme et troubles envahissants du développement Montréal (ATEDM)

Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADI)

Mouvement Personnes handicapées pour l'accès aux services (PHAS)

Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l'intégration des personnes handicapées (AQRIPH)

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