L'Institut Canadien des Comptables Agréés

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07 déc. 2010 13h32 HE

IFRS : Ce que les dirigeants du secteur minier doivent savoir

Par Gordon Beal, CA

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 7 déc. 2010) -

Note de la rédaction : Une photo accompagnant ce communiqué sera disponible sur le fil photo de la Presse Canadienne par l'intermédiaire de Marketwire.

Il se peut que les résultats et les valeurs des actifs présentés par les sociétés minières qui adoptent les Normes internationales d'information financière (IFRS) connaissent une plus grande variabilité. Le basculement ne modifiera pas les aspects économiques des activités, mais il risque d'avoir une incidence sur la présentation de la performance financière et les mesures utilisées pour analyser la performance de l'entreprise avec les investisseurs.

«L'ampleur des changements dépendra de la nature des activités de la société, a expliqué Glenn Ives, CA, leader de la pratique du secteur minier nord-américain chez Deloitte. La plupart des sociétés pourront conserver leur traitement actuel des coûts pendant les phases de prospection et d'évaluation.»

«À l'heure actuelle, les indications précises concernant l'industrie extractive énoncées dans les IFRS se limitent à ces phases, a précisé Gordon Heard, CA, conseiller principal de The Finance Group. Sous réserve de certaines restrictions, les IFRS permettent aux entreprises de choisir de passer en charges ou d'incorporer au coût de l'actif, de façon uniforme, leurs dépenses de prospection et d'évaluation.»

M. Ives a indiqué que les changements apportés à la dépréciation d'actifs risquent d'avoir une incidence plus importante. «On prévoit que la comptabilisation de pertes de valeur sera plus fréquemment nécessaire en vertu des IFRS», a-t-il mentionné.

«Selon les IFRS, lorsqu'il y a des indications qu'un actif s'est peut-être déprécié, il faut effectuer une comparaison immédiate avec les flux de trésorerie futurs actualisés pour déterminer s'il y a lieu de comptabiliser une perte de valeur, a précisé M. Heard. À l'heure actuelle, les sociétés tiennent compte des flux de trésorerie non actualisés pour déterminer s'il faut comptabiliser une perte de valeur. Les nouvelles méthodes relatives à la dépréciation doivent être mises en œuvre dès la première application des IFRS. En raison des dispositions particulières s'appliquant à la dépréciation des actifs de prospection, ces différences risquent d'avoir une incidence plus importante pour les actifs aux phases de la mise en valeur ou de la production.»

«Nous nous attendons à observer une variabilité accrue dans les états financiers du secteur, en particulier si l'on tient compte du fait que les IFRS exigent une reprise des pertes de valeur précédemment comptabilisées lorsque les circonstances économiques changent», a ajouté M. Ives.

De plus, les acquisitions d'entreprises sont traitées différemment et les changements qui devraient être apportés aux IFRS d'ici la fin de 2010 risquent de modifier significativement la façon dont certaines coentreprises sont reflétées dans les états financiers.

On prévoit que d'autres changements seront apportés aux IFRS, et que des indications précises sur les frais de découverture sont disponibles dans un proche avenir. Par ailleurs, un projet est actuellement en cours en vue de déterminer si des normes plus détaillées devraient être élaborées pour les activités extractives.

L'adoption des IFRS sera obligatoire en 2011 pour les sociétés ouvertes dont la clôture de l'exercice est en décembre, et en 2012 pour celles dont l'exercice ne correspond pas à l'année civile. Les investisseurs attendront des dirigeants qu'ils soient en mesure de commenter les changements de façon éclairée.

Pour en apprendre davantage sur la communication avec les investisseurs et sur d'autres aspects du passage aux nouvelles normes comptables, on peut consulter un site Web spécial, à l'adresse www.icca.ca/IFRS.

Note : Gordon Beal, CA, directeur de projets à l'Institut Canadien des Comptables Agréés, a joué un rôle de premier plan dans le cadre du programme de soutien de la profession de CA en vue du passage aux IFRS.

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Renseignements

  • L'Institut Canadien des Comptables Agréés
    Tobin Lambie
    Responsable, Médias
    416-204-3228
    tobin.lambie@cica.ca