L'Institut Canadien des Comptables Agréés

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07 déc. 2010 13h31 HE

IFRS : Ce que les dirigeants du secteur pétrolier et gazier doivent savoir

Par Gordon Beal, CA

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 7 déc. 2010) -

Note de la rédaction : Une photo accompagnant ce communiqué sera disponible sur le fil photo de la Presse Canadienne par l'intermédiaire de Marketwire.

Le passage aux Normes internationales d'information financière (IFRS) modifiera vraisemblablement la façon de présenter la performance financière des sociétés pétrolières et gazières cotées. Les dirigeants devront être prêts à aider les investisseurs à comprendre si les différences observées dans les états financiers sont le reflet de véritables changements dans l'entreprise ou, simplement, du nouveau référentiel comptable.

Le basculement ne modifiera pas les aspects économiques des activités, mais les nouvelles normes comptables peuvent donner lieu à des différences dans la présentation des flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles, des résultats et des valeurs des actifs.

Comme l'explique Matt Bootle, FCA, associé du groupe de la pratique professionnelle du bureau de Calgary de Ernst & Young, «l'un des changements les plus importants pour le secteur pétrolier et gazier réside dans la différence de traitement des coûts associés aux activités de prospection et de mise en valeur. La majorité des sociétés de prospection et de production cotées utilisent actuellement ce que l'on appelle la méthode de la capitalisation du coût entier pour la comptabilisation des coûts de prospection et de mise en valeur. Elles vont devoir modifier le traitement comptable de ces coûts lorsqu'elles appliqueront les IFRS.»

«De façon générale, les sociétés pétrolières et gazières sont actuellement autorisées à inscrire à l'actif les coûts d'exploration sismique, de prospection et de mise en valeur comme un montant unique dans le bilan, précise Gordon Heard, CA, conseiller principal de The Finance Group. Ces coûts sont ensuite passés en charges au fil du temps en fonction des niveaux de production. En vertu des IFRS, tous les coûts engagés avant l'acquisition des droits de prospection sont généralement passés en charges immédiatement. De plus, les coûts associés aux activités de forage infructueuses peuvent aussi être passés directement en charges, ce qui réduit les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles présentés.»

En outre, les IFRS entraîneront des changements quant à la façon de refléter les échanges de biens et de droits, ainsi que les acquisitions d'entreprises, dans les états financiers.

Ces différences, de même que le fait que l'on prévoit que la comptabilisation de pertes de valeur sera plus fréquemment nécessaire en vertu des IFRS, sont susceptibles d'avoir une incidence sur l'analyse de la performance financière d'une société, analyse qui devient particulièrement importante à mesure que les investisseurs comprennent mieux les IFRS.

L'adoption des IFRS est obligatoire en 2011 pour les sociétés cotées dont la clôture de l'exercice est en décembre, et en 2012 pour celles dont l'exercice ne correspond pas à l'année civile. Pour en apprendre davantage sur la communication avec les investisseurs et sur d'autres aspects du basculement aux nouvelles normes comptables, on peut consulter un site Web spécial, à l'adresse www.icca.ca/IFRS.

Note : Gordon Beal, CA, directeur de projets à l'Institut Canadien des Comptables Agréés, a joué un rôle de premier plan dans le cadre du programme de soutien de la profession de CA en vue du passage aux IFRS.

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Renseignements

  • L'Institut Canadien des Comptables Agréés
    Tobin Lambie
    Responsable, Médias
    416-204-3228
    tobin.lambie@cica.ca