Illustration Québec



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30 nov. 2012 09h19 HE

Illustration Québec dénonce le boycott* décrété par Blaise Renaud contre les livres illustrés par Philippe Béha

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 30 nov. 2012) - Tout comme l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), Illustration Québec (IQ), s'insurge contre la décision de Blaise Renaud, le directeur général de Renaud-Bray, de renvoyer aux éditeurs les titres jeunesse illustrés par Philippe Béha en réaction aux propos tenus par l'illustrateur au Salon du livre de Montréal lors de la remise du prix Marcel-Couture.

Monsieur Renaud, qui dirige l'une des plus importantes chaînes de librairies au Québec avec 27 succursales, a justifié sa décision en affirmant: « Je ne donnerai pas d'espace privilégié, qui me coûte le gros prix au pied carré, à quelqu'un qui me discrédite publiquement. » Il a même ajouté ne pas se préoccuper de la réaction du milieu de la littérature jeunesse à la suite de son boycott : « Ce n'est pas quelque chose qui importe. Renaud-Bray n'est ni un organisme public ni la propriété de M. Béha. Comme tous les libraires et tous les éditeurs, nous avons le droit de faire des choix, de décider quels titres, parmi des centaines de milliers, nous voulons mettre en évidence. »

Par sa décision d'expulser les oeuvres de Philippe Béha, qui exerçait son droit à la liberté d'expression en dénonçant le peu d'espace que Renaud-Bray accordait aux livres jeunesse québécois, le patron de la chaîne de librairies ne pénalise pas seulement l'artiste qu'il cible, mais aussi les nombreux auteurs dont il a illustré les oeuvres, dont Henriette Major, Dominique Demers, Louise Portal, Andrée Poulin, Louis Émond, Lucie Papineau, Gilles Tibo, Bertrand Gauthier, Robert Soulières, Mario Brassard, Danielle Simard et plusieurs autres, ainsi que des maisons d'édition reconnues comme Fides, Québec Amérique, Les 400 Coups et Hurtubise qui les ont publiés.

Tout comme l'UNEQ, IQ estime que Blaise Renaud doit, par respect pour la liberté d'expression, renoncer à ce boycott inacceptable et remettre sur les étagères de ses librairies les livres de Philippe Béha. Notre association entend continuer à mobiliser le milieu littéraire et le public en général contre une décision aussi odieuse qu'injuste.

* le terme boycott fait référence à un article publié dans l'édition papier du journal La Presse en date du 29 novembre 2012 sous le titre 'Renaud-Bray boycotte Philippe Béha' . Le titre de l'article dans sa version électronique a depuis été modifié et s'intitule maintenant 'Renaud-Bray retourne des titres de Philippe Béha'.

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