Institut Fraser

Institut Fraser

22 nov. 2011 06h32 HE

Institut Fraser: La faible liberté économique du Québec se traduit par un niveau de vie inférieur à celui des autres provinces

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 22 nov. 2011) - Selon une nouvelle étude publiée aujourd'hui par l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays, le niveau de liberté économique du Québec est l'un des plus faibles parmi les provinces canadiennes et les États américains. La Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard sont les seules provinces que le Québec dépasse.

« Le faible niveau de liberté économique de la province est l'un des principaux obstacles à sa prospérité. Dans les provinces les moins libres sur le plan économique, le niveau de vie des familles est moindre », explique Jean-François Minardi, analyste senior de politiques publiques à l'Institut Fraser.

L'étude, révisée par des pairs de l'Institut Fraser et intitulée Economic Freedom of North America 2011, mesure l'impact de la liberté économique sur la performance et la croissance économiques. Les auteurs ont analysé des indicateurs clés de la liberté économique – lesquels sont fondés sur la taille du gouvernement, le taux d'imposition et la flexibilité du marché du travail – dans les 10 provinces canadiennes, les 50 États américains et les États du Mexique à partir de données de 2009 (dernière année où des données sont disponibles). La version intégrale de l'étude en version PDF (en anglais seulement) est téléchargeable gratuitement à www.institutfraser.org.

Des études ont montré que la liberté économique est importante pour le bien-être global d'une société. À l'échelle mondiale, il existe une corrélation positive entre la liberté économique, d'une part, et, d'autre part, le revenu par habitant, la croissance économique, l'espérance de vie, la baisse de la mortalité infantile, le développement d'institutions démocratiques, les libertés civiles et politiques, et d'autres résultats sociaux et économiques souhaitables.

« Le Québec a un nombre disproportionné d'emplois dans le secteur public provincial et local, des programmes de prestations sociales généreux, des impôts élevés, des syndicats puissants et une réglementation sur le travail défavorable. L'ensemble de ces facteurs contribue à réduire les possibilités et à limiter la croissance économique », déplore M. Minardi.

Comme le montre la nouvelle étude, le niveau de liberté économique a augmenté dans la plupart des provinces canadiennes et baissé dans de nombreux États américains. C'est ainsi que l'Alberta se classe maintenant en première place sur le plan de la liberté économique en Amérique du Nord. La Saskatchewan arrive en deuxième place parmi les provinces canadiennes et en 32e place en Amérique du Nord et Terre-Neuve-et-Labrador, en troisième place au Canada et en 37e place en Amérique du Nord.

Suivent la Colombie-Britannique (43e place) et l'Ontario (49e place). Des provinces canadiennes occupent les cinq dernières places du classement nord-américain : Manitoba (56e), Nouveau-Brunswick (57e), Québec (58e), Nouvelle-Écosse (59e) et Île-du-Prince-Édouard (60e).

La corrélation entre liberté économique et prospérité est par ailleurs soulignée par le fait que les 12 territoires canadiens et américains les plus libres sur le plan économique affichaient un PIB par habitant de 54 435 $ CA en 2009, contre 40 229 $ pour les 12 territoires nord-américains les moins libres.

« Les provinces les plus libres sur le plan économique ont montré leur attachement à des taux d'imposition faibles, à un État de petite taille et à un marché du travail flexible. Ces conditions favorisent la création d'emploi et la croissance économique », affirme M. Minardi.

L'indice de liberté économique nord-américain est inspiré de l'indice de liberté économique mondial de l'Institut Fraser, qui est le résultat d'un quart de siècle de travail par plus de 60 universitaires, dont trois lauréats du prix Nobel.

Le Québec est l'une des cinq provinces canadiennes – avec l'Ontario, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick – dont le niveau de liberté économique a reculé de 2000 à 2009; les progrès des autres provinces ont toutefois permis d'augmenter le niveau global de liberté économique du pays.

Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan ont le plus progressé sur le plan de la liberté économique de 2000 à 2009. Ces provinces sont suivies par la Colombie-Britannique et l'Alberta.

« Tant que le Québec connaîtra un faible niveau de liberté économique, le niveau de vie de la plupart des familles québécoises sera nettement inférieur à celui des familles en Alberta et dans la plupart des États américains », fait valoir Fred McMahon, vice-président de la recherche en politiques internationales de l'Institut Fraser et coauteur de l'étude intitulée Economic Freedom of North America 2011.

« Pour accroître la prospérité du Québec et le niveau de vie des Québécois, il est essentiel de réévaluer le degré d'intervention de l'État. »

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal, et collabore avec 85 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.institutfraser.org.

Renseignements