Institut Fraser

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23 févr. 2012 06h32 HE

Institut Fraser: La réputation du Québec auprès de l'industrie minière mondiale est en déclin, le Nouveau-Brunswick et l'Alberta sont les provinces les plus attrayantes pour investir

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 23 fév. 2012) - La réputation du Québec poursuit son déclin du point de vue de l'industrie minière mondiale. C'est ce qui ressort de l'enquête annuelle internationale auprès des dirigeants de l'industrie minière, publiée aujourd'hui par l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays.

« Le Québec perd des plumes, ayant été couronné pendant trois années consécutives comme le territoire le plus attrayant pour l'investissement minier, de 2007 à 2010 », a déclaré Jean-François Minardi, directeur associé du Centre mondial de recherche sur les ressources naturelles de l'Institut Fraser.

« Bien qu'il se classe toujours parmi les cinq premiers, sa réputation est moins enviable depuis deux ans en raison de l'incertitude liée aux hausses de redevances et aux modifications proposées à sa loi sur les mines. Les sociétés minières ont plutôt décidé de faire confiance au Nouveau-Brunswick et à l'Alberta, qui possèdent des politiques minières claires et un gouvernement favorable au développement des ressources naturelles. »

L'Enquête sur les sociétés minières 2011-2012 attribue le premier rang à l'échelle mondiale au Nouveau-Brunswick en matière d'exploration et de développement miniers; l'Alberta se classe troisième.

Dans le cadre de cette enquête, l'Institut Fraser a interrogé les dirigeants de 802 sociétés d'exploration et de développement miniers au sujet du climat d'investissement de 93 pays, provinces et États dans le monde (parmi les ajouts cette année, on compte le Missouri, la République dominicaine, l'Égypte, le Guyana, le Laos, la Mauritanie, le Maroc, la Pologne, le Suriname ainsi que huit provinces de l'Argentine). Les sociétés participant à l'enquête ont déclaré des dépenses d'exploration de 6,3 milliards de dollars américains en 2011 et de 4,5 milliards de dollars américains en 2010. L'enquête intégrale peut être téléchargée gratuitement en format PDF au www.institutfraser.org.

Les provinces et territoires canadiens ont obtenu cinq des dix premières places cette année, le Nouveau-Brunswick s'étant propulsé du 23e rang au premier. À l'inverse, l'Alberta a glissé du premier rang au troisième, le Québec du quatrième au cinquième et la Saskatchewan du troisième au sixième. Le Yukon a bondi du quinzième au dixième rang, ce qui lui vaut l'honneur d'être le premier territoire canadien à se classer parmi les dix premières places de l'enquête.

Les répondants ont émis une opinion plutôt favorable des autres provinces et territoires : l'Ontario se classe 13e, la Nouvelle-Écosse 15e, Terre-Neuve-et-Labrador 16e, le Manitoba 20e, la Colombie-Britannique 31e, le Nunavut 36e et les Territoires du Nord-Ouest 48e.

À l'échelle mondiale, les dix premiers rangs sont occupés par le Nouveau-Brunswick, la Finlande, l'Alberta, le Wyoming, le Québec, la Saskatchewan, la Suède, le Nevada, l'Irlande et le Yukon.

Les dix dernières places reviennent au Viet Nam, à l'Indonésie, à l'Équateur, au Kirghizistan, aux Philippines, à l'Inde, au Venezuela, à la Bolivie, au Guatemala et au Honduras.

L'enquête fait aussi remarquer que les sociétés minières semblent relativement pessimistes par rapport au prix des ressources à l'avenir. Elles s'attendent à une stabilisation ou à une diminution du prix de l'argent, du cuivre, du diamant, du charbon, du zinc, du nickel, de la potasse et du platine. La seule exception est l'or, une vaste majorité de répondants estimant que son prix va poursuivre son ascension.

Le déclin de l'optimisme se reflète également dans les projections d'investissement des sociétés minières. Une proportion de 68 % des répondants ont déclaré qu'ils prévoyaient augmenter leur budget d'exploration en 2012, comparativement à 82 % en 2011.

« Pour mettre en place un climat d'investissement favorable, la clé pour les gouvernements est d'adopter une vision claire et raisonnable des politiques minières et de s'y tenir, » a affirmé M. Minardi.

« En faisant appliquer la primauté du droit, en respectant les contrats négociés et les droits de propriété ainsi qu'en éliminant les risques liés aux hausses d'impôts et aux formalités administratives, les pays peuvent attirer des investissements miniers et bénéficier des avantages économiques et sociaux découlant de la création d'emplois et d'une plus grande prospérité. »

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L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politiques publiques et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal et qui entretient des liens avec un réseau mondial de 80 laboratoires d'idées. Son objectif est d'effectuer et de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements, ni de contrats de recherche.

Consultez le site Web www.institutfraser.org.

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