Institut Fraser

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30 août 2012 06h32 HE

Institut Fraser: Le marché du travail du Québec est moins efficace que celui des provinces de l'Ouest, mais plus efficace que celui de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 30 août 2012) - L'efficacité du marché du travail du Québec est de loin inférieure à celle des provinces de l'Ouest, mais dépasse celle de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique, selon une nouvelle étude l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays.

L'étude, qui s'intitule Measuring Labour Markets in Canada and the United States: 2012 Edition, classe le Québec au cinquième rang des provinces canadiennes pour la deuxième année de suite, derrière les quatre provinces de l'Ouest.

L'Alberta possède toujours le marché du travail le plus efficace au pays, suivie de la Saskatchewan, du Manitoba et de la Colombie-Britannique. L'étude intégrale est accessible au www.institutfraser.org.

Le Québec se classe devant Terre-Neuve-et-Labrador (sixième), l'Ontario (septième), l'Île-du-Prince-Édouard (huitième), le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse (ex æquo au neuvième rang).

« Le marché du travail du Québec a été plus efficace que celui de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique. Toutefois, des mesures peuvent être adoptées afin qu'il produise de meilleurs résultats », a déclaré Filip Palda, senior fellow de l'Institut Fraser et professeur à l'École nationale d'administration publique.

L'étude mesure l'efficacité des marchés du travail des dix provinces canadiennes et des cinquante États américains en plus d'examiner les caractéristiques ayant une influence sur cette efficacité. L'étude comprend une mesure globale de l'efficacité du marché du travail fondée sur cinq indicateurs : la croissance de l'emploi total, la croissance de l'emploi dans le secteur privé, le taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail pour les années 2007 à 2011.

Le Québec a obtenu de meilleurs résultats que l'Ontario dans deux indicateurs clés : la croissance de l'emploi dans le secteur privé et le taux de chômage moyen. La croissance moyenne de l'emploi dans le secteur privé au Québec a été de 0,8 % par année de 2007 à 2011 (8e rang sur 60), comparativement à 0 % en Ontario (21e rang). Le taux chômage au Québec a été en moyenne de 6,6 % pendant la même période alors qu'il a été de 6,9 % en Ontario. Cependant, le Québec affiche aussi l'un des taux de productivité du travail les plus faibles en Amérique du Nord (56e sur 60), dépassant seulement le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Vermont.

« Bien qu'il existe de nombreux facteurs externes et de politiques gouvernementales qui ont une influence sur l'efficacité du marché du travail, le marché du travail québécois possède des caractéristiques défavorables et des réglementations qui nuisent à sa performance », a affirmé M. Palda.

Le marché du travail québécois possède le taux de couverture syndicale le plus élevé (39,5 %) et les lois du travail les plus restrictives en Amérique du Nord. Par conséquent, il s'est classé bon dernier (60e rang) pour ces deux caractéristiques. La province s'est classée 57e sur le plan du salaire minimum, qui atteint un taux élevé de 42,2 % du salaire moyen, et 51e pour le taux d'emploi dans le secteur public qui est également élevé à 21,8 %.

« Le taux de couverture syndicale élevé du Québec est la conséquence de lois en matière de relations de travail qui favorisent un groupe au détriment d'un autre. Ces lois restrictives limitent l'innovation et la flexibilité, sont trop sévères et nuisent au fonctionnement adéquat et efficace du marché du travail québécois », selon M. Palda.

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politiques publiques et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal et qui entretient des liens avec un réseau mondial de 85 laboratoires d'idées. Son objectif est d'effectuer et de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements, ni de contrats de recherche.

Consultez le site Web www.institutfraser.org.

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