Institut Fraser

Institut Fraser

31 janv. 2012 06h32 HE

Institut Fraser : Le risque de maladies liées à la pollution est exagéré au Canada : la qualité de l'air s'améliore depuis les années 70

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITTANIQUE--(Marketwire - 31 jan. 2012) - La qualité de l'air au Canada s'est considérablement améliorée au cours des quarante dernières années et continue de le faire. C'est la conclusion d'une nouvelle étude publiée aujourd'hui par l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays.

« La qualité de l'air au Canada s'est nettement améliorée dans la plupart des régions depuis les années 1970 en ce qui concerne tous les principaux polluants », affirme Joel Wood, économiste principal de recherche à l'Institut Fraser et auteur de l'étude intitulée Canadian Environmental Indicators - Air Quality.

« Pourtant, les organismes de protection de l'environnement et de soins de santé continuent d'effrayer les gens en prétendant que la pollution de l'air empire et que cela présente un sérieux risque pour la santé au pays. Ces affirmations sont exagérées ou carrément fausses. »

À titre d'exemple, l'étude cite deux récents rapports de l'Association médicale canadienne et de la Fondation David Suzuki préconisant l'adoption de règlements plus sévères sur la pollution atmosphérique au Canada, position fondée sur les hypothèses que la pollution de l'air demeure constante, voire empire. Ces deux études ont été fortement médiatisées malgré le fait qu'elles ne présentaient aucun contexte historique et que leurs conclusions reposaient sur des hypothèses erronées.

L'étude de l'Institut Fraser, Canadian Environmental Indicators - Air Quality, analyse des données à long terme provenant du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada. Ces données portent sur cinq polluants principaux qui sont régulièrement cités comme posant des risques pour la santé des Canadiens : l'ozone troposphérique, les particules en suspension, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone. L'étude examine aussi les normes de qualité de l'air ambiant et la réglementation déjà en vigueur au Canada pour déterminer si la qualité locale de l'air s'améliore ou empire, et comparer cette dernière aux cibles fixées pour les émissions à l'échelle du pays.

Les données indiquent que les Canadiens bénéficient à l'heure actuelle, dans la plupart des cas, d'une qualité de l'air considérablement meilleure qu'à tout autre moment depuis qu'on a commencé à la mesurer dans les années 1970. De plus, selon les données, la qualité de l'air continue de s'améliorer. Les concentrations de deux des polluants les plus préoccupants, soit l'ozone troposphérique et les particules en suspension ultrafines, ont généralement diminué à l'échelle du pays depuis 2000.

Plus précisément, les concentrations de particules en suspension ultrafines ont baissé depuis le début de la surveillance généralisée vers 2000. En 2008, dernière année pour laquelle des données sont disponibles pour toutes les provinces, on a atteint la norme nationale pour les émissions de particules en suspension ultrafines partout au pays sauf à deux des 125 stations de surveillance. Les concentrations d'ozone troposphérique ont diminué dans la plupart des provinces, y compris l'Ontario et le Québec, depuis 1980.

L'étude a également permis de constater que les concentrations annuelles moyennes de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre au Canada ont respectivement baissé de 87 % et de 80 % depuis le début de leur surveillance en 1974. Celles de dioxyde d'azote ont diminué de 60 % depuis le début de leur surveillance en 1980.

« Cette analyse de données nationales à long terme sur la qualité de l'air dément les études très publicisées des groupes écologistes et des organismes de soins de santé selon lesquelles l'augmentation de la pollution de l'air se traduira par un plus grand nombre de décès et des dépenses de santé énormes à l'avenir », soutient M. Wood.

L'étude souligne par ailleurs que les objectifs nationaux de qualité de l'air ambiant, dont le respect est garanti par un ensemble de politiques souple mais complet qui fait intervenir tous les paliers de gouvernement au Canada, sont ambitieux par rapport aux normes internationales. Les entreprises industrielles ne peuvent émettre des substances dans l'air sans l'approbation du gouvernement provincial concerné. Or, le processus d'approbation provincial impose des restrictions sur les différents polluants pour veiller à ce que les taux de pollution locale ne dépassent pas les objectifs fixés par les gouvernements fédéral et provinciaux. Les émissions de sources diffuses et mobiles comme les moteurs de véhicules sont régies par des normes et règlements imposés par les gouvernements fédéral et provinciaux et les administrations locales.

« Les initiatives politiques coûteuses dans le domaine de l'énergie ou de l'environnement qui sont fondées sur l'affirmation que la pollution de l'air augmente ou dépasse les taux tolérables doivent être examinées de près, conclut M. Wood.

« Rien n'indique que le Canada doit resserrer la règlementation sur la qualité de l'air. Dans bien des cas, cela ne ferait qu'augmenter les coûts sans amélioration notable de la qualité de l'air. »

L'étude complète (en anglais seulement) est disponible à www.institutfraser.org.

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal, et collabore avec 80 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.institutfraser.org

Renseignements